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Critique de Ogusta


Ogusta
  29 juillet 2016
Cadeau d'une amie lectrice du festival Les imaginales. Elle me connait bien, surtout elle connait bien la lectrice en moi, car un roman qui mêle littérature poétique et fantasy un peu sombre ne pouvait que bien tomber. Voilà bien longtemps, (trop?) que je n'avais pas lu de fantasy et je l'ai dévoré.
Juillet 2016, Port d'âmes de Lionel Davoust.

L'histoire commence fort, un jeune héritier de 14 ans à peine est éveillé un soir et conduit aux travaux forcés, en mer, pour éponger les dettes de son oncle. Son domaine est disséminé et il doit quitter son père, tout ce qu'il a toujours connu. On retrouve Ruys quelques années plus tard, sur le chemin d'Aniagrad, une ville où tout se vend et où les hommes sont libres, du moins apparemment, de succomber au pouvoir de l'argent. Ruys veut reconquérir le nom de sa famille, venger père et honneur, mais sitôt arrivé il tombe sous le charme poétique d'une vendeuse d'âme étrange qui disperse les puissances, belles certes, mais surtout douloureuses de ses propres tragédies...

Ce livre ne raconte pas uniquement l'aventure de Ruys aux prises avec son passé, les financiers retors d'Aniagrad et l'Administration de la ville qui semble démentir la réputation de liberté dont se pare la cité franche. Chez Lionel Davoust, on retrouve aussi une histoire d'amour assez étrange et le goût de la beauté, la difficulté de la ressentir et de l'écrire pour la transmettre ainsi qu'un brin de critique envers la toute puissance de l'argent. Quelque part, Aniagrad ressemble beaucoup à notre Occident, ce qui reste une interprétation personnelle.

Ceux qui cherchent des batailles épiques et de la fantasy pure ne trouveront probablement pas leur compte ici puisque tout demeure diffus et suggéré, le merveilleux n'est finalement pas si présent que cela, si ce n'est dans l'atmosphère et dans la vente des souvenirs. On dirait que le passé en contenait beaucoup plus, mais les hommes ont perdu la magie. Comment ? On en a une vague idée au cours du récit, tout reste cependant affaire d'interprétation.

Pour moi un beau récit où l'on peut se creuser un peu la tête, bien écrit et palpitant, malgré de rares longueurs. Je reviendrai vers Davoust un jour, c'est sûr...
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