AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2207136736
Éditeur : Denoël (15/02/2018)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Lorsque, au milieu des années 1960, la romancière Patricia Highsmith s'installe dans un petit cottage dans le Suffolk, en Angleterre, c'est pour s'isoler et se donner le temps d'écrire, mais également pour protéger son intimité : elle entretient en effet une liaison avec Sam, une femme mariée qui vit à Londres. Cependant Patricia est convaincue que quelqu'un l'observe, la surveille, et cette sensation ne fait qu'augmenter avec l'arrivée d'une jeune journaliste qui m... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Titania
  03 avril 2018
C'est assez original ce vrai faux roman policier…ou cette vraie fausse biographie d'auteur, et j'aime beaucoup ce procédé qui correspond tout à fait au personnage en question. Patricia Highsmith c'est tout un univers mental inquiétant et incertain.
En effet, quel meilleur hommage à la plus anglaise des auteurs américains de thriller que d'en faire le personnage principal d'une intrigue glauque située dans le Suffolk, jolie région pluvieuse où elle a effectivement résidé en 1960.
On nage entre deux eaux en permanence, impossible de démêler le réel du fantasme dans ce récit plein d'humour noir, dans lequel les choses sérieuses commencent avec le meurtre ...d’un lapin.
Une bonne dose de délire paranoïaque, pas mal d'alcool, une enfance meurtrie, des amours compliquées, une passion obsessionnelle pour les escargots, tout concourt à brouiller les pistes, dont la principale c'est le processus créatif d'Highsmith et sa manière particulière d'aborder le crime dans la fiction.
Tout ça nous donne envie de découvrir ou redécouvrir le sulfureux Mr. Ripley, l'inconnu du Nord Express, ou encore Carol, et d'aller voir les brillantes adaptations cinématographiques qui ont été faites de ces oeuvres.
Jill Dawson fait dans cette « docu-fiction » très documentée, de la bonne vulgarisation littéraire, un de ces livres qui vous envoie dans d'autres livres. Elle le fait avec un certain style, parfois quelques longueurs, mais elle réussit à nous convaincre que tout ce qui importe est dans l'oeuvre.
Je remercie les éditions Denoël et Babelio, pour cette plongée dans le côté obscur de la force à l'occasion de l'opération Masse Critique « Mauvais genre ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          470
sabine59
  31 mars 2018
C'est un livre que j'avais sélectionné à la dernière Masse critique, j'en ai obtenu un autre ( qui m'a d'ailleurs beaucoup plu ). Aussi me le suis-je procuré, car il m'attirait.
Entremêler éléments biographiques et fiction est le principe même de ce roman. Au début des années 60, Patricia Highsmith séjourne dans le Suffolk. Pour y écrire mais aussi pour dissimuler sa liaison avec une femme mariée, qui habite Londres ( on pense bien sûr à "Carol")
L'atout majeur du livre est cette oscillation permanente entre réalité et imaginaire, l'auteure de thrillers angoissants devenant elle-même un personnage de sa propre histoire, ce qui est en soi une idée originale... Dans sa maison de la campagne anglaise se déroulent des faits étranges...elle a l'impression d'être suivie, la femme qu'elle aime vient...ou ne vient pas, des lettres anonymes lui font peur...elle pense commettre des crimes... Tout baigne dans une ambiance oppressante, comme dans son univers littéraire!
Je pense qu'il faut bien connaître l'oeuvre de Patricia Highsmith ( même si j'ai lu plusieurs livres d'elle ) pour apprécier tous les clins d'oeil, les allusions de Jill Dawson à des situations, des personnages , comme Mr Ripley ou Carol, elle s'amuse à semer des indices, mais aussi à mélanger des détails romanesques.
Cependant je me suis un peu lassée, au fil de ma lecture, de ce méli-mélo confus, du passage de "je" à "elle", des événements dont on ne sait plus s'ils sont rêvés ou vécus...
L'auteure s'est en tout cas beaucoup documentée, et la personnalité si singulière de Patricia Higsmith nous est présentée de manière vivante, non dénuée d'humour, et dans un style agréable. Un livre qui sort de l'ordinaire, assez inclassable!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
totopinette
  01 novembre 2018
Ma réaction ? À chaud, après avoir tout juste terminer la lecture de ce roman ? Doux Jésus, j'ai cru que la foi m'avait touché et que des larmes de sang allaient couler de mes yeux. C'était si bien ? Non, au contraire ! C'était une véritable corvée. Je n'ai pris absolument aucun plaisir à lire ce roman. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même et à mes règles autoproclamées : on essaie, au maximum, de ne pas abandonner une lecture en cours. Apparemment, j'aime me faire du mal !
Que dire ? Les personnages sont plats, insipides … Sans intérêt, en somme ! Je ne suis parvenue à m'attacher à aucun d'eux. le déroulement de l'histoire est lent … lent … lent … Trop lent ! Si lent que ça a réussi à m'endormir. Oui, j'ai mis six longs jours pour achever mon calvaire. Six jours pour si peu de pages … Une perte de temps ! Pourtant, en lisant les commentaires des autres lecteurs, je me suis dit ça a l'air sympathique ce polar intégré à une biographie. En plus, le côté British m'avait fortement attiré. Mais, je n'ai jamais ressenti cette ambiance bien que l'auteur n'a de cesse de répéter « Cottage ceci » par-là, « Cottage cela » par-ci. Il manque de fraîcheur, de dynamisme, de limpidité … L'écriture, pourtant, est simple. Il n'y a aucune complexité. Mais, il n'y a pas non plus de sentiments. C'est ce que j'appelle une écriture vide. de fond, de forme et de sens.
En résumé, si vous voulez un polars très British, frais et dynamique, essayez plutôt les enquêtes d'Agatha Raisin. Pour ma part, elle m'a vraiment manqué. J'ai hâte de la retrouver et d'oublier toutes ces heures perdues à lire ce roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          133
JCOates
  25 avril 2018
Au milieu des années 1960, la romancière américaine Patricia Highsmith s'installe dans un petit cottage dans le Suffolk, en Angleterre. Elle souhaite vivre une vie simple et isolée du monde. Cependant, sa célébrité la poursuit très vite jusque dans son petit village. Elle se sent épiée et craint de devoir revivre l'angoisse provoquée par des lettres anonymes qu'elle recevait quelques années plus tôt. de plus, une journaliste, Virginia Smythson-Balby, dite « Ginny », la harcèle de visites et de questions dans l'idée d'écrire un article sur elle. La romancière quant à elle tient à préserver sa vie privée, déjà bien assez compliquée. En effet, elle entretient une liaison avec Sam, une femme mariée qui vit à Londres. Les choses dérapent lorsque cette dernière doit rejoindre Patricia dans son cottage.
Ce roman navigue entre roman policier et récit biographique. L'auteur Jill Dawson s'est en effet très bien documentée sur le sujet de la romancière Patricia Highsmith. Elle émaille son récit d'un grand nombre d'anecdotes la concernant ou d'allusions concernant ses romans. Ne connaissant pas l'oeuvre de cette auteure, ce sont les remerciements qui m'ont permis de prendre conscience de ces allusions.
Malheureusement, en jouant sur ces deux tableaux, sur ces deux types d'écrits littéraires, le roman se perd. Cela est accentué par un flou permanent et non maîtrisé entre réalité et fiction dans le récit lui-même. Des passages à la première personne et à la troisième personne s'enchaînent sans s'appuyer sur des procédés habituels qui permettent de structurer : changement de chapitre, changement de typo,… On comprend très vite que tout n'est pas à prendre au pied de la lettre, qu'une partie du récit est issue de l'imagination de la romancière. Sauf que le récit n'est pas assez maîtrisé pour que l'on se prenne au jeu. On se lasse de devoir faire le tri dans les informations distillées par l'auteur et peu à peu on se désintéresse de l'intrigue. Enfin, les personnages, sans exception, n'attirent que très peu la sympathie. Malgré les nombreuses descriptions des personnages secondaires et le fait que l'on suive au plus près les pensées et névroses du personnage principal, on reste en surface de leur personnalité.
Sur le principe, l'idée était bonne et le pari audacieux, mais malheureusement c'est une déception.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
cathulu
  15 avril 2018
Au milieu des années 60, la romancière américaine Patricia Highsmith s'installe dans un cottage de la campagne du Suffolk. Pour écrire au calme, bien sûr, mais aussi pour recevoir tranquillement, la femme mariée dont elle est amoureuse, Sam.
Las, tout cela va de mal en pis et bientôt Highsmith se retrouve plongée dans une atmosphère inquiétante ressemblant singulièrement à celle des romans dont elle a le secret.
Jill Dawson, dans ses remerciements cite obligeamment les sources biographiques comme romanesques dont elle s'est inspirée pour ce roman mêlant biographie et fiction pour notre plus grand plaisir. On y découvre une romancière sous toutes ses facettes, n'assumant pas officiellement son homosexualité (Carol a paru à l'époque sous pseudonyme) et trimballant des escargots dans son sac à main.
Jill Dawson restitue de manière vivante l'époque et la personnalité complexe de Patricia Highsmith, une auteure( un peu oubliée aujourd'hui) adaptée au cinéma par Hitchcock.
Commenter  J’apprécie          40

critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   23 avril 2018
Un captivant roman qui jette un éclairage original sur l’une des plus grandes reines du crime.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
TitaniaTitania   03 avril 2018
Ces auteurs de biographies sont de véritables vampires. Cela n'équivaut-il pas à un meurtre de voler ainsi la vie d’un autre, de se l’approprier et de vivre ainsi à l’ombre de sa gloire ?
Commenter  J’apprécie          180
sabine59sabine59   31 mars 2018
Octobre...Octobre liquide et incertain se profilait , s'insinuait insidieusement, les objets perdaient peu à peu leur contour. Les plus solides- les feuilles, le sol, les histoires d'amour- ramollisaient et finissaient en bouillie.
Commenter  J’apprécie          120
sabine59sabine59   30 mars 2018
Les couleurs du jardin-et du village en son entier- s'en tenaient à la palette limitée de l'automne anglais. Une pomme reinette. Des verts, des bruns, des rouges tirant sur la rouille: l'eau ondulait et reflétait ces couleurs.
Commenter  J’apprécie          100
EowyneEowyne   04 avril 2018
Quoi qu'il en soit, le meurtre est une drôle de chose. Nous autorisons une partie de nos semblables à le pratiquer : à condition de revêtir le costume approprié -soldats, bourreaux, médecins avorteurs- on leur donne le droit de supprimer la vie. Et comment un juge qui a condamné à mort des dizaines de personnes apaise-t-il sa conscience et trouve-t-il le sommeil ?
Commenter  J’apprécie          10
cathulucathulu   15 avril 2018
Elle aimait avoir de l'argent liquide sous la main, comme elle aimait avoir des tiroirs remplis de chemises bien pliées- et être entourée d'escargots.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Jill Dawson (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jill Dawson
Jill Dawson speaks to Jasper Sutcliffe
autres livres classés : patricia highsmithVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
817 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre