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ISBN : 2070420485
Éditeur : Gallimard (29/10/2002)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 148 notes)
Résumé :
Pour parfaire l'éducation de son fils Mikédi, le chef de guerre Nakamura Ito le confie à un rônin du nom de Miyamoto Musashi. Un samouraï de légende, le plus grand maître de sabre qu'ait connu l'Empire des quatre Poissons-Chats. Ensemble, pendant six longues aimées, le maître et l'apprenti vont arpenter la route qui mène jusqu'à la capitale Edo, où l'Impératrice-Dragon attend Mikédi pour en faire son époux.
Mais la Voie du Sabre est loin de trancher l'archipe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
  28 avril 2013
Nakamura Oni Mikédi appartient à un clan puissant du Japon médiéval!
En trois rouleaux, qui sont fort agréables à dérouler, il nous relate son enfance terne dans l'ombre d'un père indifférent, son apprentissage brutalement interrompu auprès du rônin Miyamoto Musashi et enfin ce qui le conduira à se venger de son maître, une fois arrivé à l'âge adulte.
J'ai particulièrement été sensible au merveilleux et au fantastique dans ce roman initiatique, où le jeune héros reçoit une éducation chaotique.
Délaissé quelques années comme commis de cuisine par celui qui est censé lui enseigner la voie du sabre, puis remis entre les mains des prostituées de la Pagode du plaisir pour parfaire son éducation, il est tortueux, le chemin qui doit le mener auprès de l'Impératrice-Dragon.
Récits de combats, secrets d'alcôves, rien ne manque à cet ouvrage non dénué de cruauté ni d'érotisme.
La voie du sabre, de l'acier bien trempé au pays des samouraïs!
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Eric76
  05 novembre 2015
« Mal et bien se sont mélangés, comme ils se mélangent depuis la nuit des temps. Dans ma vie prenant fin, il n'y a ni noir ni blanc, rien que du gris. »
Miyamoto Mushashi, samouraï errant, guerrier invincible, défenseur de la veuve et de l'orphelin, infatigable voyageur en quête de son graal, héraut de la voie du sabre, apprendra bien tard à ses dépens toute la justesse de cette phrase. Il n'aura pas réussi à enseigner au jeune Mikedi, rejeton de l'impitoyable chef de guerre Nakamura Ito, tout ce qu'il faut comme sagesse, bienveillance, amour et dénuement pour emprunter la voie du sabre. Son grand échec !
En passant, un sale gosse ce Mikedi ! Toujours à douter des propos de son Maître, toujours à le contredire, mais acceptant non sans fourberie son enseignement pour suivre une toute autre voie que celle du sabre. Une voie tortueuse et sombre où se côtoient le meurtre, les intrigues et la soif du Pouvoir.
Au final, les deux se rendront compte avec amertume qu'ils sont les deux faces d'une même pièce.
Figure légendaire au Japon, Miyamoto Musashi a véritablement existé au XVIème siècle. Il a écrit le « livre des cinq anneaux » où il décrit la philosophie de la voie du sabre. Eiji Yoshikawa, dans la « pierre et le sabre » et « la parfaite lumière » raconte sa vie.
Un bon livre de fantasy où les samouraïs ont la puissance des magiciens, où l'Empereur et sa fille sont des dragons shootés à l'encre de sho. Ce japon du XVIème siècle décrit par Thomas Day est coloré, primesautier et sensuel. Et cruel aussi. Très cruel.

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boudicca
  13 mars 2013
Avec ce premier volet de son diptyque intitulé « La voie du sabre », le moins que l'on puisse dire c'est que Thomas Day, sans aucun doute aujourd'hui l'un des auteurs français de fantasy et science-fiction parmi les plus talentueux, frappe encore une fois très fort. L'auteur nous y propose une plongée au coeur de l'Asie (continent qui lui est particulièrement cher et auquel il a également consacré d'autres textes tels que « La cité des crânes » ou encore « La notion de génocide nécessaire »), et plus spécialement d'un Japon médiéval relativement fidèle à ce que nous en a appris l'histoire, mais évidemment teinté d'un peu de fantasy. Nous voilà donc entraîné dans l'Empire des Quatre Poissons-Chats, puissant royaume régi par un Empereur-Dragon à la longévité exceptionnelle, où le lecteur fait connaissance avec le jeune apprenti Mikédi et son maître, le célèbre Miyamoto Musashi, héros japonnais légendaire.
C'est sans réelle surprise que l'on retrouve ici tous les ingrédients qui font le charme et le succès des romans de l'auteur : un rythme soutenu du début à la fin, un univers immersif et dépaysant, des personnages attachants et ambigües qui recèlent tous une grande part d'ombre... Mikédi, le narrateur, se révèle ainsi un protagoniste difficile à saisir, tour à tour sympathique ou détestable, touchant ou exaspérant, mais dont on prend malgré tout beaucoup de plaisir à suivre l'initiation. Il en va de même pour Miyamoto Musashi dont on découvre au fil du récit grâce aux témoignages de certains personnages les histoires qui ont forgé sa légende (la création de son fameux sabre, son amour pour la belle et pure Masuji, ses combats menés aux côtés des opprimés...). Les annexes proposées à la fin du roman et comportant un lexique ainsi qu'une bibliographie et une filmographie commentées, sont quant à elles particulièrement appréciables.
Thomas Day nous propose à nouveau avec « La voie du sabre » un roman passionnant nous faisant découvrir ce qui demeure aujourd'hui encore l'une des plus célèbres légendes du Japon. Nul doute que le second tome, « L'homme qui voulait tuer l'empereur », sera du même acabit.
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Lutin82
  11 septembre 2018
La Voie du Sabre n'est pas un roman historique, il s'agit bien de fantasy. L'Empereur du Japon en ce XVII° siècle est un dragon, tout comme sa fille que le jeune Midéki rêve d'épouser (pour gagner en pouvoir et puissance). C'est la consommation régulière d'encre de Shô qui transforme cette lignée tout humaine à l'origine, en reptile gigantesque et résistant, même aux années. Cette substance attise la convoitise, provoque des frictions et bon nombre de querelles (réglée à la sauce japonaise). Ce détail aura son importance dans le récit proposé.
Un histoire d'apprentissage et d Ȏchec
Si jamais vous êtes assez sages ainsi que nés au millénaire précédent, vous connaissez sans doute le film Karaté kid, où le vénérable Senseï enseigne à son jeune padawan apprenti les rudiments et bases de cet art martial qu'est le karaté. Porter des seaux, passer un chiffon, faire la poussière, et recommencer. le gamin ne comprend pas la finalité de telles répétitions, et se demande si ce n'était pas un sot au lieu d'un sage qui lui fait trimballer des seaux… Les tâches assignées étaient pour lui d'une inanité avérée, jusqu'à ce que notre vieux bonhomme lui ouvre les yeux, et lui transmette enfin un peu de sagesse.
Dans La voie du Sabre, les ingrédients de Thomas Day sont similaires. Miyamoto Musashi ne donne pas d'emblée des cours de maniement de sabre à son élève. La première leçon est plutôt « rude », marrante et pertinente (une histoire de chaussures – 😉 ) et nous pouvons la résumer à cette maxime célèbre : ne te laisse pas prendre pour un lapin de six semaines.
Ensuite, il le confie pendant plusieurs mois à une école de cuisine, à la pagode des plaisirs (oui, nous parlons des plaisirs charnels, et il y a des passages un peu coquins), puis à un jardin. Systématiquement, notre jeune adolescent doit commencer tout en bas de l'échelle qu'il doit gravir à la seule force de son mérite. Ces périodes sont encadrées d'un séjour dans un village de pêcheurs (qui fournit l'occasion à une belle bataille), et un règlement de compte avec un magicien ( qui fournit…).
Alors que le jeune homme peine à saisir le but de cette méthode et les attentes de Miyamoto Musashi , son maître, le lecteur se rend compte du décalage qui s'opère entre l'un et l'autre. Midéki a un but, épouser la fille-dragon, La Voie du Sabre n'est qu'un moyen d'y parvenir, tandis que Miyamoto Musashi ne cesse de lui monter que c'est avant tout une philosophie de vie.
Le maître parviendra-t-il à faire renter du plomb dans la tête de Midéki (au sens propre ou figuré) ? Là, est toute la question et il vous appartient de le découvrir (et le plus rapidement possible, s'il vous plaît).
Un roman qui mêle action et fond
L'ambiance de la Voie du Sabre ne joue pas sur les moments suspendus, le cérémonial du thé empreint de tant de solennité, l'odeur de l'encens ou tout autre cliché de zénitude. Les sensations proposées à la lecture seront nettement plus corsées, vibrantes et même scintillantes dans une nuance souvent rouge carmin. L'action sans être omniprésente y est prépondérante, et le lecteur attentif aux courts battements de la plume de Thomas Day déchiffrera les messages que le Maître cherche à faire passer à son élève, sur un art de vivre et un lâcher prise plus propice à l'harmonie personnelle que la quête du toujours plus.

Roman jouissif par bien des aspects, La Voie du Sabre de Thomas Day offre une lecture pleine de vitamines et d'hémoglobine. Il met en scène un rônin qui tente d'enseigner un principe de vie à un jeune adolescent. Ouvrez-vos oreilles.
Lien : https://albdoblog.com/2018/0..
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celindanae
  08 juillet 2018
Aux Imaginales, j'ai pu assister à une conférence en présence de Thomas Day durant laquelle il a parlé de ce roman. Il n'en fallait pas plus pour me donner envie de le lire, surtout que j'aime beaucoup ce qui a trait au Japon médiéval version fantasy (la pratique du jeu de rôle Legend of the Five Rings ayant aiguisé mon intérêt). le nom du jeu de rôle vient d'ailleurs du livre de Musashi Miyamoto appelé le Livre des cinq anneaux en référence aux 5 éléments de la tradition extrême-orientale :Feu, Terre, Métal/vide, Eau, Bois/vent. Musashi Miyamoto est d'ailleurs au centre du roman de Thomas Day.
La Voie du sabre a été adaptée en bande-dessinée, sans la présence de Thomas Day, remplacé par Mathieu Mariolle au scénario. Je suis assez curieuse de voir cette adaptation. le roman a obtenu le Prix Julia Verlanger en 2003. Avec ce roman, Thomas Day mélange éléments historiques avec la présence de Musashi ou encore le bushidô et fantasy dans un Japon du XVIIe siècle où l'on trouve de la magie, où l'empereur est un dragon, un Japon transformé en Empire des Quatre Poissons-Chats.
La Voie du sabre est le récit de la vie de Nakamura Oni Mikédi, conté à la première personne. Ce récit est proche d'un voyage initiatique. Mikédi grandit au milieu des courtisanes de son père, qui ne s'occupe pas de lui, jusqu'à ses douze ans, moment où il fera la rencontre du rônin Miyamoto Musashi. Son père décide alors de confier la formation du jeune Mikédi à Musashi afin de permettre à Mikédi d'épouser plus tard la fille de l'Empereur, l'Impératrice-Dragon. L'apprentissage de la voie du sabre ne sera pas aisée pour le jeune homme, qui a un maître pour le moins spécial.
Le récit est composé de trois actes appelés rouleaux, chacun voué à une période de la vie de Mikédi. Au milieu du récit, des petites histoires racontent des points précis liés aux personnages et enrichissent les mémoires de Mikédi. L'apprentissage de Mikédi est pour le moins très différent de ce à quoi on pourrait s'attendre, son voyage passera par la profession de commis de cuisine, ou encore par la Pagode du plaisir. La route vers l'Impératrice-Dragon est sinueuse, et les leçons difficiles à apprendre.
L'univers du roman est très bien construit, on y retrouve bien l'ambiance caractéristique du Japon. Dès les premières pages, on se sent happé par cet univers très dépaysant qui ne manque pas de piquant. Thomas Day nous fait partager sa passion pour le Japon et pour Musashi au travers de ce roman qui mêle de très belle manière violence, traditions, érotisme, et combats.
Les personnages sont aussi particulièrement réussis. Musashi est très énigmatique, on devine des bribes de son passé, cependant il conserve une grande part de mystère. Il essaye de faire passer sa philosophie à son élève avec des méthodes particulières et dures mais arrive à être attachant. Mikédi est aussi un personnage très intéressant, il est face à de nombreux doutes, confronté à des choix difficiles et à l'échec. le fait que ce soit lui qui raconte son histoire de manière rétrospective permet de voir les erreurs qu'il a pu commettre et de mieux percevoir la notion de choix qui est au centre du roman.
Le rythme du roman est très soutenu, les péripéties sont nombreuses. Les scènes de combat sont très expressives. En peu de descriptions, l'auteur arrive à faire passer la beauté et la cruauté de son univers. le style de Thomas Day est fluide et très vif à l'image des combats au katana. L'utilisation des termes japonais apporte un plus indéniable. Les annexes à la fin du roman sont aussi très utiles.
La Voie du sabre est ainsi un excellent roman qui nous offre une vision du Japon médiéval empreinte de fantasy. le récit est habilement construit et arrive à être poétique par moments mais surtout très vif et taillé à coup de katana. le rythme soutenu accompagne des personnages charismatiques et un univers immersif. Un très bon moment!
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Lorraine47Lorraine47   21 avril 2013
Si ta vie en dépendait, douze ans ou pas, tu essayerais. Alors essaye!
Je veux voir si tu es aussi intelligent que je le suppose.
Je veux voir à quel moment tu frappes du pied pour me faire comprendre que tu abandonnes. Je veux te voir renoncer, car la perspective du renoncement forge un homme. Je veux te voir perdre, car celui qui perd vit, et celui qui gagne meurt.
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Lorraine47Lorraine47   24 avril 2013
L'amour consommé est le meilleur des mets, je vous l'offre sans que vous ayez à souffrir de ses horreurs. L'amour est dans l'esprit, voilà pourquoi j'ai cuisiné cette cervelle au curry; il est dans le cœur , voilà pourquoi je vous offre ces brochettes de cœur; il est dans la chair, voilà pourquoi ces mille trésors de viandes marinées n'attendent que vos dents et votre palais.
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Lorraine47Lorraine47   28 avril 2013
La vie est assujettie à la souffrance.
La souffrance est causée par les désirs.
Renoncer aux désirs entraîne donc l'arrêt de la souffrance.
Pour y parvenir, il suffit de renoncer au monde, de se détacher de soi et de suivre l'Octuple Sentier: compréhension juste, intention juste, parole juste, action juste, mode de vie juste, effort juste, conscience juste, concentration juste.
Une roue à huit rayons, représentation parfaite de la justice véritable.
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Lorraine47Lorraine47   22 avril 2013
Personne n'aime comme cet homme... Il transforme l'acte en art.
C'est comme de la calligraphie, chaque geste est parfait, d'une couleur qui dépend de son intensité. Mais le plaisir qu'il te donne a un prix: pour lui ton corps est comme une feuille blanche, à jamais il y laisse son empreinte.
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boudiccaboudicca   14 mars 2013
-Essaye. Je veux voir si tu es aussi intelligent que je le suppose. Je veux voir à quel moment tu frappes ton travail du pied pour me faire comprendre que tu abandonnes. Je veux te voir renoncer, car la perspective du renoncement forge un homme. Je veux te voir perdre car celui qui perd vit, et celui qui gagne meurt.
-C'est idiot ce que vous dites. Les gagnants sont toujours les vivants.
Mais plus tard, je compris ce qu'il voulait dire : celui qui gagne toujours n'apprend jamais rien.
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Videos de Thomas Day (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Day
Peter A. Flannery, en compagnie de Gilles Dumay, répond à nos questions concernant Mage de bataille (éd. Albin Michel Imaginaire) durant le festival Trolls & Légendes 2019.
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