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ISBN : 2882584598
Éditeur : La Joie de Lire (11/09/2008)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 9 notes)
Résumé :

Granninouchka écrit à Gaspard, son petit-fils, pour lui raconter ce qui vient de lui arriver. Une aventure étrange, désagréable, mais qu'elle essaie de prendre avec humour. Aventure qui devient plus étrange encore quand elle découvre au fond du parc de la maison de soins où elle se trouve (enfermée ?) un petit pavillon que squatte... un enfant ? Une famille ? Un... des fantômes ? Elle ne sait pas, elle ne sait plus. C'est peut-être ça le problème : elle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
zazimuth
  14 octobre 2017
J'ai beaucoup aimé ce court texte qui se présente comme le journal intime que tient la grand-mère de Gaspard. Internée dans une maison de retraite pour personnes atteintes de troubles psychiatriques parce qu'elle commençait à perdre la tête, elle décide de noter pour raconter à son petit-fils ce qui lui est arrivé.
C'est intéressant parce que c'est de son seul point de vue mais elles rapporte aussi les propos de son entourage (sa fille, le commissaire qui l'a recueillie errant à 200km de chez elle, les médecins et infirmiers...).
Elle raconte aussi l'enquête qu'elle mène depuis qu'elle a découvert un vieux pavillon dans le fond du parc dans lequel semble habiter un petit garçon...
A lire !
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cible95
  08 avril 2014
Un livre destiné plutôt pour de grands ados ou adultes. Effectivement, je m'interroge si les jeunes lecteurs vont avoir envie de lire un livre qui traite du thème : la maladie d'Alzheimer, si ils ne sont pas concernés par quelqu'un de leur entourage.
C'est l'histoire de Nouchka, une grand-mère qui a été placée par sa fille dans un établissement spécialisée, après s'être perdue à Dunkerque, à plusieurs heures de chez elle. Elle décide d'écrire à son petit-fils qu'elle a élevé, pour ne pas perdre la mémoire. Elle y raconte dans ce cahier, qu'elle lui dédie, son quotidien, ses rapports avec ses proches, ses relations avec le personnel de cet établissement. Peu à peu, elle s'invente une maison au fond du parc, elle y invente un enfant qui y vit... Roman émouvant et pleins de sensibilités qui parle de la maladie, de la distance des proches, et de la souffrance des malades qui essaie de cacher les oublis.
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Virgule-Magazine
  13 novembre 2017
Comme il arrive parfois aux personnes âgées, Granninouchka a perdu la tête ; et pour ces quelques heures d'égarement dont elle se souvient à peine, Granninouchka est placée contre son gré dans une maison de retraite spécialisée. Sa mémoire flanche parfois, elle le sait bien. Mais pour ne pas laisser les souvenirs s'évader, elle décide d'écrire, dans un cahier destiné à son petit-fils Gaspard, ce qui lui arrive au quotidien. Un jour, alors qu'elle se promène dans le parc, elle découvre un curieux pavillon abandonné, dans lequel semble pourtant habiter un jeune garçon prénommé Maurice. La mémoire de Granninouchka lui jouerait-elle encore des tours ?
L'avis de Marion, 14 ans : L'histoire est parfois difficile à suivre, car certains passages sont presque fantastiques. Mais ce petit livre montre un aperçu de la vie qu'ont les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.
L'avis de la rédaction : Ce livre, troublant, joue sur la confusion de la narratrice : le lecteur peut-il lui faire confiance, et croire en cette histoire presque fantastique, ou doit-il placer le récit sur le compte de la maladie, et rompre le pacte narratif ? Sur un mode métaphorique et original, l'auteur aborde un problème grave, celui de la mémoire qui fuit devant le passage du temps et la maladie.
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CelC
  03 avril 2014
Granninouchka vient d'être placée dans un "établissement psychiatrique pour sénile et présénile". Elle décide alors d'écrire dans un petit cahier pour ton petit fils Gaspard, de cette manière elle pense lui montrer qu'elle ne perd pas la tête. Atteinte d'Alzheimer, nous suivons dans son écriture ses moments de lucidité mais aussi ses doutes par rapport à ce qu'elle voit, ce qu'elle croit voir. Un livre bien écrit sur une thématique peu traitée, mais je ne suis pas sure que cela intéresse un public jeune.
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Myrtil
  14 octobre 2015
La fin d'une vie racontée très tendrement à son petit-fils, par une charmante grand-mère.
La relation intergénérationnelle, le 4ème âge et la transmission sont ENFIN abordés pour la jeunesse.
Pour lecteur averti, dès 10 ans.
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 décembre 2008
Lecture jeune, n°128 - Granninouchka, la grand-mère de Gaspard commence à perdre la tête et d’après sa fille, elle devient dangereuse pour elle-même et pour les autres. Elle est alors placée dans un hospice. Seul son petitfils semble la rattacher à la réalité. Mais, désormais adolescent, il lui rend rarement visite. Pour ne rien oublier et pour tout lui raconter, elle s’adresse à lui, par le biais d’un cahier. Elle y décrit notamment ses déambulations dans le parc et la maison, située tout au fond, où semble vivre le fantôme d’un enfant...

Ce dernier opus de Valérie Dayre oscille entre rêve et réalité, hallucination et imagination, pour mieux rendre compte de l’esprit vacillant de Granninouchka. Cette vieille femme esseulée, n’en demeure pas moins énergique, tentant de donner du sens à sa vie, malgré une mémoire qui la trahit, jour après jour. Le lecteur appréciera l’écriture poétique et élégante de l’auteure, qui rappelle notamment son roman Comme le pas d’un fantôme. L’humour est présent, mais comme rien n’est simpliste chez Valérie Dayre, il est teinté de mélancolie. L’ouvrage propose également une très belle métaphore sur les différents âges de la vie et interpellera le lecteur adolescent sur les questions en rapport avec la mort. Un très beau roman qui reste en mémoire, une fois achevé. Un seul bémol, l’illustration de couverture, qui ne met pas suffisamment en valeur l’ouvrage et qui engendrera peut-être quelques réticences auprès des jeunes lecteurs...

Anne Clerc
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
zazimuthzazimuth   14 octobre 2017
Hypothèses :

1) Le pavillon de chasse est habité (par Maurice, un jeune homme, un arrière-grand-père...), c'est-à-dire :
a) une famille décomposée-recomposée ?
b) des gens du voyage ?
c) des squatteurs ?
d) des clandestins

2) Le pavillon de chasse est vide, inoccupé, d'où l'on peut conclure que :
a) Je rêve (mais le rêve recommence chaque jour alors que je ne dors pas - du moins, je crois que je ne dors pas ; malheureusement, même quand on rêve on est parfois sûr de ne pas dormir) ;
b) Alzheimer et Compagnie progressent ;
c) les hypothèses a et b se cumulent (c'est encore mieux).

Conclusions :
1) je ne sais rien
2) je ne peux être sûre de rien
3) je fais bien de me taire, de ne parler du pavillon de chasse à personne. (p.66-67)
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zazimuthzazimuth   14 octobre 2017
Je crois que le chat Falbala a disparu quand il a compris que tu ne reviendrais pas vivre avec nous, quand il a cessé d'espérer. (...)
Ta mère m'a dit l'autre jour que j'avais cessé de le nourrir et même de le câliner, peut-on imaginer une chose pareille ? Elle a ajouté qu'il avait dû partir vers un foyer plus accueillant. Ma fille débloque gravement certaines fois. (...)
Tout ce qu'elle peut raconter, celle-là, encore. Que je ne tenais plus ma maison, que je ne me lavais plus, que moi aussi j'oubliais de me nourrir, j'oubliais le temps, l'heure, la date, les rendez-vous (tu parles, je faisais exprès d'oublier les rendez-vous qu'elle me prenait en douce chez des médecins de tout poil !) Quand elle venait me chercher, je n'étais pas prête, ça m'amusait un peu, même si elle se fâchait.
Ici, je ne peux rien oublier, n'ai plus rien non plus à oublier. (p.55-56)
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zazimuthzazimuth   14 octobre 2017
La semaine dernière, elle a failli s'électrocuter en essayant de démonter le digicode avec une fourchette qu'elle était parvenue à subtiliser au restaurant. Maintenant, on l'enferme à clef dans sa chambre, "pour la protéger" - la protéger de quoi, je te le demande. Son enfermement protège surtout les fourchettes, le digicode, le sommeil du gardien et la tranquillité d'esprit du personnel. (p.24-25)
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zazimuthzazimuth   14 octobre 2017
Je suis sûrement très bien ici.
C'est ce qu'il faut leur dire pour avoir l'air raisonnable. Voilà le paradoxe : j'ai à cœur de me montrer raisonnable, parfaitement sensée, mais la démonstration de raison consiste à admettre que je n'ai plus ma raison ! En conséquence, personne ne m'a enfermée, je suis venue ici de mon plein gré, de mon plein gré de déraison... On tourne en rond. (p.23)
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zazimuthzazimuth   14 octobre 2017
Je t'en prie, ma chérie, je t'en supplie, parlons encore, revenons à ce 21 novembre glacial, essayons de démêler...
"Démêler quoi ?" interroge le regard de ma fille. "Toi qui es tout emmêlée dans ta tête désormais..." (p.16)
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