AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Didier Chiche (Traducteur)Ralph F. McCarthy (Éditeur scientifique)
ISBN : 2877301532
Éditeur : Editions Philippe Picquier (19/05/1998)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 33 notes)
Résumé :

On peut lire ces récits, tous nourris de la vie de l’auteur, comme autant de croquis, de “choses vues”, comme autant de photographies que l’on disposerait dans un album si l’on veut découvrir un homme ; mais il faut les relire pour découvrir un écrivain, pour entendre cette “petite musique”, ce curieux mélange de véhémence, d’humour et de familiarité qui, dans un même r&#... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
dbacquet
  04 décembre 2017
Les récits présentés dans cette anthologie sont tous autobiographiques. Dazai s'y met en scène, non sans malice, en se jouant des conventions et des apparences, sans fard, en étant brillant et drôle, mais aussi, le plus souvent, sarcastique et cruel, écrasé, après avoir mené une vie des plus dissolues, sous le poids de ses fautes et obsédé par la mort. Dazai devrait sans doute repousser le lecteur, tant il s'est abandonné à son pessimisme, à ses passions et ses vices. Or, il semble qu'il puisse aussi l'attirer comme un aimant, sans doute parce qu'il a mis dans son oeuvre autant de lui même, avec cette irrévérence et sincérité qui le caractérisaient.
Commenter  J’apprécie          282
DarkHawk
  05 avril 2013
Tout d'abord, je vous propose une courte introduction sur l'auteur. Osamu Dazai est un auteur japonais incontournable de la première partie du XXème siècle. Ses écrits sont caractéristiques du style littéraire Watakushi shōsetsu, c'est à dire qu'ils sont rédigés à la première personne et comportent de nombreux éléments autobiographiques.
D'un point de vue plus personnel, c'est un auteur tourmenté qui est connu pour ses excès (alcools, drogues, femmes) et pour ses tentatives de suicides (la dernière ne fut pas qu'une tentative).
Les éditions Philippe Picquier ont choisi de réunir dans ce roman plusieurs nouvelles écrites par Osamu Dazai à des moments-clé de sa vie. Chaque texte est précédé d'une présentation de l'éditeur nous expliquant le contexte de celui-ci.
Ce choix me semble judicieux pour ce livre, car il renforce l'aspect biographique et dramatique de l'oeuvre.
Dramatique, c'est bien le mot pour décrire ce que l'on ressent à la lecture du livre. Les textes sont souvent noirs et pessimistes mais portés par une plume agile et poétique.
« On a dépassé la mi-septembre. Mon yakata immaculé n'est déjà plus de saison, et j'ai le sentiment que sa blancheur tranche sur les couleurs du soir avec un éclat trop brutal : mon chagrin n'en est que plus intense, et je prends la vie en horreur. le vent, dont le souffle vient rider l'étang de Shinobazu, est tiède et chargé d'odeurs d'égouts. Les lotus, que l'on a laissé croître sans prendre soin d'eux, commencent à pourrir : hideux tableau - ce sont autant d'images cadavériques ; et les promeneurs du soir affluent, le visage stupide et l'air épuisé : spectacle de fin du monde. »
Au début du livre, l'auteur ne m'était clairement pas sympathique. Il apparaît comme un jeune homme issu d'une famille riche avec un ego surdimensionné et qui de plus s'évertue à foutre sa vie en l'air...
Mais rapidement, on commence à comprendre son cheminement et sa souffrance. C'est un être fascinant, un homme qui cherche désespérément son chemin.

« Immobile, je pleurais. J'eus l'agréable sensation que mes larmes faisaient fondre cette frénétique raideur qui m'habitait.
Oui, j'avais perdu - et tant mieux : il le fallait. La victoire de ces êtres illuminera la route que je suivrai demain.»
Dans cette quête d'identité, on sent par moments qu'il s'apaise. Son écriture devient plus légère et il joue alors avec ses lecteurs.
« Lecteur, écoute moi : si tu es avec ta bien-aimée et qu'elle éclate de rire, tu peux t'en féliciter. Ne le lui reproche surtout pas : la signification de ce rire, c'est tout simplement qu'avec toi, elle se sent parfaitement en confiance et que ce sentiment la submerge.»
Il retombe cependant bien rapidement dans la frustration, la peur et le dégoût de lui-même. Ce cheminement est parfaitement rendu par ce livre, où l'on découvre la vie de l'auteur par le prisme déformant de ses textes. La fiction se mélange à la réalité, les faits sont déformés mais au travers de son style et de ses écrits l'auteur se met à nu. Il nous fait partager ses sentiments, nous fait entrevoir sa solitude.
« Qu'on veuille bien me pardonner. Je suis allé trop loin. Devant la vie, je n'ai pas à me comporter en accusateur ni en juge. Je n'ai pas qualité pour condamner mes semblables. Je suis un enfant du mal. Je suis maudit. J'ai commis sans doute cinquante ou cent fois plus de péchés que vous. C'est un fait : à l'heure présente encore, je suis en train de faire le mal. J'ai beau être vigilant, c'est peine perdue : il ne se passe pas de jour que je ne fasse le mal.»
Pour conclure, Cent vues du mont Fuji est le livre fort et poignant d'un auteur tourmenté dans une période chaotique. Un livre indispensable pour qui veut découvrir les grands auteurs japonais.
Note : 8/10
Pour lire mes chroniques :
Lien : http://www.les-mondes-imagin..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          131
milan
  21 juin 2015
Très belle lecture, avec de faux airs de "facilité". on ne peut pas parler de ce livre sans aborder la vie de son auteur; Osamu Dazai, car c'est de lui qu'il s'agit dans cette série de nouvelles plus ou moins courtes. Dazai est né au sein d'une famille privilégiée du Japon, il a trois frères aînés,et je ne sais plus combien de soeurs, deux je crois,et ce n'est pas anodin d'en avoir oublié le nombre , il n'en parle quasiment jamais, contrairement à ses frères.Le père meurt assez tôt dans la vie de cette famille influente, et c'est au frère aîné, âgé alors d'environ vingt ans, de s'occuper de la famille. Dès le début, Dazai montre des signes de "turbulences". Il est l'enfant terrible au coeur tendre, incapable d'exprimer ses émotions, mort de timidité avec tout le monde, la tête pleine de rêve et de projets, mais aussi de dégoût envers tout le monde et de "malaise" quant à ses origines. Il balance sans arrêt entre l'absolue certitude de son génie, et le désespoir complet devant sa "nullité", entre le mépris pour ce que pensent les autres -écrivains ou non- de son oeuvre, et le désir secret, douloureux d'avoir leur approbation. Alors il se comporte honteusement, s'endette, boit, ne finit pas ses études alors qu'il la promis tant de fois- et sincèrement- à son frère afin que celui ci continue de l'aider financièrement. Et quand rien ne va (c'est à dire presque tout le temps), que la douleur l'envahit, il tente de se suicider, plusieurs fois, seul ou accompagné, et se rate à chaque fois , (mais pas celle qui l'accompagne), jusqu'à cette dernière tentative. Sans oublier les maladies, la toxicomanie, la guerre. Cent vues du mont Fuji parle de tout ça, sans détour, simplement, très simplement, avec un style qui semble être l'évidence même de l'écriture, directe, mais tout en profondeur et sincérité. Les descriptions sont limpides, lumineuses. Les nouvelles sont tantôt drôles, tantôt touchantes, et d'autres fois douloureuses (avec l'impression de voir le Tombeau des Lucioles). Et c'est toujours Dazai qui se lamente, se plaint, promet de faire des efforts, avoue ses torts, mais reprend ses vieilles habitudes....et pas une fois il n'est condamnable, parcequ'il souffre, profondément, et c'est superbement retranscrit dans ce livre, donnant envie de voir ce que ça donne avec une oeuvre de fiction.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Corboland78
  11 novembre 2013
Osamu Dazai (1909–1948) dont le vrai nom est Shuji Tsushima est l'un des écrivains japonais les plus célèbres du XXe siècle, où il fait l'objet d'un véritable culte. Cent Vues du mont Fuji est paru en 1993.
L'ouvrage est un recueil de dix-huit nouvelles largement autobiographiques où l'écrivain se livre sans complexes. Il faut admettre qu'il a matière à écrire car si sa vie fut courte, elle fut aussi riche en expériences éprouvantes. Très jeune attiré par l'écriture, le suicide de son écrivain préféré Akutagawa Ryūnosuke en 1927, changera son destin. Il délaisse alors ses études et s'enfonce lentement dans une vie dissolue tout en tentant d'écrire et se faire publier. Fils de bonne famille, l'un de ses frères entrera à la Diète (parlement japonais) durant quelques mois, il est rejeté et ne survivra que grâce à la modeste somme qui lui est versée chaque mois. Communiste, alors que ce parti est clandestin au Japon, il est souvent arrêté par la police, amateur de femmes, il se mariera plusieurs fois et aura plusieurs enfants, il boit beaucoup, se drogue un peu. Sorte de dandy nippon, son caractère dépressif le poussera au suicide à de nombreuses reprises sans suites tragiques, jusqu'à ce 13 juin 1948 où il se noie avec sa dernière compagne dans un canal.
Ce sont ces éléments de vie qui nourrissent l'inspiration de Dazai, mais s'il part de faits réels et vécus, il sait faire oeuvre d'écrivain en leur ajoutant sa touche ou disons plutôt, en les transposant pour en faire de la littérature. On découvrira ses années de jeunesse dans Mes frères, sa profonde détresse dans Paysage doré ou encore le Tokyo d'après-guerre dans Merry Christmas pour ne citer que quelques exemples.
Nouvelles ou journal intime, le lecteur a du mal à faire la différence car tous les textes sont écrits à la première personne du singulier, d'une écriture très fluide sans afféterie. Ce qui peut surprendre par contre, ce sont ces traits d'humour qui parfois éclosent à la surface de ce fleuve sombre, car ne nous leurrons pas, l'idée du suicide est omniprésente induite par son pessimisme profond et sa souffrance perpétuelle, « ma vision du monde, l'art, la « littérature de demain », la « nouveauté », tout cela donnait lieu à des interrogations répétées, qui m'angoissaient et – je n'exagère pas – me torturaient ».
Le bouquin est complété par une introduction biographique de Ralph F. Mc Carthy particulièrement intéressante puisqu'elle permet de remettre dans leur contexte les nouvelles qu'on s'apprête à lire. Mais c'est surtout la courte postface du traducteur Didier Chiche qu'il ne faut pas rater, et même parcourir en premier car nous expliquant comment lire l'écrivain. « Dazai n'arrive peut-être pas à donner le meilleur de lui-même lorsqu'il recherche le lié, le suivi. Mais il est incomparable dans le fragmentaire et le discontinu. En somme ce qu'il y a de plus important chez Dazai, c'est peut-être le rythme. »
Malgré la réputation littéraire de l'écrivain et la postface déjà évoquée, j'avouerai que ce n'est pas mon Japonais préféré. Les artistes maudits et autodestructeurs, certes, certes…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
VALENTYNE
  20 avril 2013
Première lecture de cet écrivain très célèbre au Japon. Je dois dire avoir eu un peu de mal avec cette lecture. Ce recueil de 18 nouvelles retrace une grande partie de la vie de l'auteur : Il parle de ses vingt ans, de son premier suicide d'amour (raté), de sa poursuite (laborieuse) dans ses études, de ses premiers pas en tant qu'écrivain, de sa famille et de sa vie pendant la seconde guerre mondiale. L'auteur est très centré sur lui même, il se cherche, boit énormément. D'une famille aisée, il reçoit une maigre pension d'un des ses frères : il est donc à la fois riche par rapport à de nombreux de ses contemporains car il n'a pas réellement besoin de travailler et pauvre par rapport à ce dont il a eu l'habitude dans sa jeunesse. Dans l'édition que j'ai emprunté à la bibliothèque , un court passage présente chaque nouvelle dans le contexte de l'époque et cela m'a bien aidé à comprendre la vie de cet écrivain.
.
J'ai aimé certaines de ses réflexions sur sa façon d'écrire et de rechercher l'inspiration (Par exemple dans cet extrait de la nouvelle "I can speak") : "Comme elles sont pénibles, ces nuits d'efforts obstinés et ces aubes de désespérance! Qu'est-ce donc que vivre en ce monde : se contraindre à la résignation ? Supporter la misère ? Ainsi, au fil des jours disparaît la jeunesse, rongée petit à petit. Il faut pourtant trouver le bonheur en ce monde....
Ma voix était devenue muette ; et dans le désoeuvrement de ma vie tokyoïte, je me mis à écrire, fragment par fragment, des textes qui, à défaut d'être des chants, méritaient bien d'être appelés "morceaux de vie" : ainsi ma propre création m'aida-t-elle à prendre conscience de la voie qui serait désormais la mienne en littérature. Petit à petit, un sentiment qui ressemblait à de la confiance s'empara de moi".P91
.
J'ai également aimé certaines descriptions très poétiques comme celle- ci dans la nouvelle "Belle enfant" : (Cette nouvelle se passe dans un sanatorium où Dazai accompagne sa femme, soignée pour une maladie de peau).
"A l'angle opposé du bassin se trouvaient trois personnes, accroupies et formant un groupe serré : un vieillard d'à peu près soixante-dix ans, au corps tout noir et raide, et au visage étrange, parcheminé et rétréci ; une vieille du même âge, petite et maigre, et dont la poitrine laissait deviner les côtes, saillantes comme les lattes d'un volet. Avec sa peau jaunie et ses seins qui évoquaient des sacs de thé flétris, elle faisait pitié. Ce couple n'avait pas même figure humaine : on aurait dit des blaireaux réfugiés dans un trou et regardant tout alentour. Mais entre eux, il y avait , tranquillement installée, une jeune fille qu'ils semblaient protéger - leur petite fille, peut être...Et elle était d'une merveilleuse beauté : une perle attachée à ces coquillages hideux- ou plutôt, protégée par ces coquillages noirâtres. Comme je ne suis pas homme à épier les choses et les gens du coin de l'oeil, je l'observais bien en face. Elle devait avoir seize ou dix-sept ans, dix-huit, peut-être....Son corps, un peu pâle, ne donnait cependant aucune impression de faiblesse : grand et ferme, il me faisait penser à une pêche verte. Shiga Naoya dit quelque part que le moment où la femme est la plus belle est celui où elle devient nubile - expression qui m'avait surpris par sa hardiesse. Or, maintenant qu'il m'était donné de contempler le corps nu de cette beauté, je me disais que dans les mots de Shiga, il n'y avait pas la moindre lubricité : comme pur objet d'observation, ce corps me parut d'une splendeur qui touchait au sublime." p98
.
"Le chien" est la seule nouvelle qui m'ait fait rire : par son sens de l'autodérision, l'auteur, tout en déclarant détester les chiens se comporte comme s'il les aimait. Il se voit poursuivi par un chien qui peu à peu prend une place très importante dans sa vie, sous le regard un peu narquois de sa femme.
.
J'ai également aimé la nouvelle Pa-pa où l'auteur raconte sa vie pendant la seconde guerre mondiale, il perd deux fois son logis dans des bombardements, se retrouve hébergé dans de la famille, sa fille étant gravement malade aux yeux. Dazai Osamu écrit de très belles pages sur le sentiment de responsabilité d'être parent (ce qui ne l'empêche pas de "gaspiller" ses économies en achetant 10 bouteilles de whisky)
.
En conclusion : Malgré quelques très bons passages, j'ai ressenti une (petite) déception donc avec ce recueil (peut être en attendai-je trop? ). L'auteur est trop tourmenté ou trop narcissique (c'est d'ailleurs le titre d'une nouvelle : Narcissisme et cigarettes) pour moi peut être.....

Lien : http://l-echo-des-ecuries.ov..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun   28 novembre 2009
J'ai finalement décidé, toutes les fois que je croisais un chien, d'arborer un grand sourire, pour bien lui signifier que je n'avais nulle intention de lui faire du mal. Et le soir, comme mon sourire ne se voyait peut-être pas, je fredonnais innocemment des berceuses, pour montrer que j'étais un humain tout à fait bienveillant. J'ai l'impression que cette stratégie a plus ou moins porté ses fruits. Aucun chien ne m'a encore sauté dessus.... .. Ma propre lâcheté me dégoûte....
Dans mon impuissance à analyser la psychologie canine, et préoccupé comme je l'étais de me concilier les bonnes grâces de tous les chiens que je croisais sur mon chemin - sans penser aux conséquences de mes actes -, je suis arrivé à un résultat qui m'a surpris : ils se sont mis à m'aimer
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
brigetounbrigetoun   28 novembre 2009
mais j'ai tout de même remarqué que presque tous les clochards qui étaient là, dans le noir, couchés dans leur coin, étaient beaux : ils avaient les traits fins et réguliers. Conclusion : quand on est beau, on risque fort de finir comme ça, dans un souterrain.....On s'abîme dans la contemplation de son moi - et ce au mépris de tout avertissement -, et sans même avoir eu le temps de s'en apercevoir, voilà qu'on se retrouve couché au fond d'un souterrain....
.... Or, coucher à même le ciment, rester pieds nus, ils s'en moquent, du moment qu'ils peuvent continuer à fumer. J'imagine que l'homme, ou plutôt l'homme d'aujourd'hui, si bas qu'il tombe, et quand bien même il se retrouverait tout nu, ne peux se passer de fumer
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
DarkHawkDarkHawk   31 mars 2013
Qu'on veuille bien me pardonner. Je suis allé trop loin. Devant la vie, je n'ai pas à me comporter en accusateur ni en juge. Je n'ai pas qualité pour condamner mes semblables. Je suis un enfant du mal. Je suis maudit. J'ai commis sans doute cinquante ou cent fois plus de péchés que vous. C'est un fait : à l'heure présente encore, je suis en train de faire le mal. J'ai beau être vigilant, c'est peine perdue : il ne se passe pas de jour que je ne fasse le mal.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
DarkHawkDarkHawk   25 mars 2013
Immobile, je pleurais. J'eus l'agréable sensation que mes larmes faisaient fondre cette frénétique raideur qui m'habitait.
Oui, j'avais perdu - et tant mieux : il le fallait. La victoire de ces êtres illuminera la route que je suivrai demain.
Commenter  J’apprécie          90
DarkHawkDarkHawk   31 mars 2013
On a dépassé la mi-septembre. Mon yakata immaculé n'est déjà plus de saison, et j'ai le sentiment que sa blancheur tranche sur les couleurs du soir avec un éclat trop brutal : mon chagrin n'en est que plus intense, et je prends la vie en horreur. Le vent, dont le souffle vient rider l'étang de Shinobazu, est tiède et chargé d'odeurs d'égouts. Les lotus, que l'on a laissé croître sans prendre soin d'eux, commencent à pourrir : hideux tableau - ce sont autant d'images cadavériques ; et les promeneurs du soir affluent, le visage stupide et l'air épuisé : spectacle de fin du monde.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : Japon (Ère Meiji)Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les mangas adaptés en anime

"Attrapez-les tous", il s'agit du slogan de :

Bleach
Pokemon
One piece

10 questions
387 lecteurs ont répondu
Thèmes : manga , littérature japonaiseCréer un quiz sur ce livre