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Critiques sur Tu tueras le Père (176)
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Souri7
  28 février 2017
Un enfant disparu, sa mère retrouvée décapitée et son père suspecté. Sur l'enquête, tout le monde est persuadé d'avoir résolu l'affaire avec une banale histoire de famille. Rovere sollicite l'aide de Colomba Caselli, commissaire en congé maladie après un attentat à la bombe et lui demande de rencontré quelqu'un de spécial : Dante Torre, ancienne victime d'un kidnappeur et psychiquement instable.
Petit à petit, leur collaboration assez houleuse leur permet d'écarter la thèse d'un drame familial. Pire… les indices trouvés font comprendre à Dante Torre que son tortionnaire surnommé le Père est derrière tout cela avec des ramifications touchant de nombreuses sphères de la société.
En qui avoir confiance ?


Un thriller à couper le souffle !😈
Le Père est là dans toutes les pages, nous sentons sa présence, son influence et pourtant, tout comme Dante et Colomba, nous ne pouvons l'atteindre et le comprendre, et ce, jusqu'à la dernière page. Au fil de notre lecture, nous faisons à chaque fois un pas nous rapprochant de lui mais par la même occasion nous sombrons également de plus en plus dans l'horreur avec un retournement de situation puisque le chassé, à savoir le Père se transforme en chasseur face à Dante.
Les révélations pleuvent avec à chaque fois des rebondissements inattendus. Et nous pauvre lecteur, nous sommes littéralement accrochés au livre, tournant les pages afin de suivre cette histoire.


Ajouté un cela un duo de héros de choc ! Colomba et Dante, deux êtres psychiquement fragiles qui face à l'horreur doivent s'aider et se dépasser. Sandrone Dazieri semble se complaire mettre ses deux héros en difficulté et nous brosse des portraits d'eux vraisemblables. Exit le super héros bodybuildé et sûr de lui…À la place, un Dante complètement brisé par son passé et accroc aux anxiolytiques, un homme frêle qui face à des situations se met en mode « hors service ». Colomba, une commissaire victime de crise de panique et ne sachant plus ce qu'elle désire réellement. Ce duo si improbable va pourtant faire des étincelles.


Enfin, une intrigue digne d'un thriller psychologique haletant et anxiogène. C'est simple, par moment je pense que le lecteur aurait apprécié emprunter quelques cachets dans la pharmacie de Dante. Sandrone Dazieri ne se contente pas de nous raconter une histoire, il nous l'a fait carrément vivre de l'intérieur. le vice est même poussé plus loin puisque l'auteur semble prendre plaisir à maltraiter son lecteur : combien de fois le lecteur pense arriver à un dénouement avant de voir surgir un rebondissement inattendu et machiavélique le poussant encore plus loin dans les sphères de l'horreur.


Bon si vous n'avez pas encore compris. J'ai adoré,dévoré, paniqué. Je ne connaissais pas cet auteur et mon seul regret est de ne pas l'avoir connu plus tôt. 👍

L'Ange des tueurs sort en mai. 😍
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nameless
  17 avril 2017
Mon avis est, à ce jour, le 103ème proposé sur ce roman mais je pense qu'il en suscitera de nombreux autres en raison de son excellence. Le mien ne contredira pas la majorité des précédents qui expriment fréquemment une satisfaction littéraire évaluée à 5*****.


Le ton est donné dès le titre qui transforme le 6ème commandement du décalogue, Tu ne tueras pas, en une injonction parricide : Tu tueras le père. C'est pas gentil, ça ! Pour rester un instant dans le registre religieux, je n'ai pu m'empêcher de remarquer, comme d'autres avant moi, que ce roman compte précisément 666 pages dans son édition originale, collection « la bête noire », chez Robert Laffont. S'agit-il pour autant d'un roman diabolique, la religion n'étant pas le thème choisi par l'auteur ? A vous de juger...


Sandrone Dazieri a créé deux héros, Colomba Caselli, commissaire, en disponibilité suite au Désastre survenu à Paris, dont elle se sent responsable, et Dante Torre, surnommé par les media l'enfant du silo, garçonnet enlevé à l'âge de 6 ans, qui a échappé après une douzaine d'années de détention dans un silo à grains, à son tortionnaire, le Père pour lui. Sous la plume d'un auteur moins rigoureux et surtout moins brillant, ces deux là auraient pu rapidement faire vivre au lecteur une aventure grand-guignolesque compte-tenu de leur pedigree respectif extrême. Il n'en est rien, l'auteur a réussi à les accoupler savamment, mettant en avant leurs difficultés, l'assistance mutuelle qu'ils se portent pour les vaincre et les dépasser, et l'affection qu'ils éprouvent finalement l'un pour l'autre. Une fois entré(e) dans l'histoire, on ne peut plus en sortir, c'est clair, c'est simple, c'est net, c'est un grand roman, un des meilleurs que j'ai lus, depuis.... un bon moment environ..


Qu'ils soient principaux ou secondaires, les personnages sont traités avec beaucoup de soin. Leurs histoires livrent ce qu'il faut d'informations au lecteur, d'une manière suffisamment détaillée sans être pesante ou inutile, et l'auteur possède cette qualité magique de les faire immédiatement aimer, bons ou mauvais. Les troubles psychiatriques dont souffrent Colomba et Dante, des crises de panique pour la première, la claustrophobie pour le second, sont décrits avec beaucoup d'humanité et contribuent à les rendre attachants. J'ai particulièrement apprécié la méthode mise au point par Dante, pour collecter toutes les informations concernant les années, hors du monde, qui lui ont été volées par son prédateur. L'intrigue quant à elle relève du grand art littéraire : complexe, foisonnante, avec des rebondissements apportés à l'exact bon moment, jamais tombés du ciel, mais toujours en parfait accord avec le récit, et surtout crédibles. Et toujours grâce au talent de l'auteur, les implications politiques, la guéguerre des polices en Italie comme ailleurs, n'alourdissent pas le récit, elles l'enrichissent en restant toujours d'une compréhension adamique. D'un bout à l'autre, Tu tueras le père, tient la route, bien au delà des promesses faites par la 4ème de couverture. C'est suffisamment rare pour être souligné et puis c'est bien écrit.


Vous aurez probablement compris que j'ai été emballée. S'agit-il d'un roman diabolique ? Pour ma part, je l'ai trouvé divin.
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Patsales
  23 octobre 2015
Merci à Babelio, Masse critique et Robert Laffont pour m'avoir donné l'occasion de chroniquer ce livre mais franchement c'est inutile. Ce livre est tellement bon qu'on ne voit pas comment il pourrait éviter le triomphe et j'espère bien qu'il va renvoyer Millenium dans les cordes parce que ce thriller là est autrement bien fichu.
Tiens, le couple de détectives, par exemple: deux victimes abîmés par des expériences hors-norme qui oscillent entre des crises de panique et une conception très personnelle de la résilience à base de baston et de gamberge. Beaucoup plus fort que la hackeuse et le journaliste. Et le scénario ! 660 pages, peut-être, mais guère de graisse. Peu d'explications sur les tenants et les aboutissants (mais des mots-clés pour se renseigner soi-même sur Internet, j'adore) et une action trépidante mais logique, loin des twists artificiels et fatigants à la Quebert (mais je ne voudrais viser personne).
Et qui sait qui va pouvoir trouver pour Noël le cadeau parfait, pour le cousin gauchiste, la belle -mère qui pense que le Da Vinci Code c'est de la littérature, le frère conspirationniste et la soeur intello? Et ben c'est moi.
M. Dazieri, je n'ai qu'une chose à vous dire, si vous pouviez sortir le tome suivant assez vite, ce serait vraiment bien (Vous ne pouvez pas laisser vos lecteurs dans cet état ?!).
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Deslivresalire
  17 juin 2018
Stefano Maugeri est parti ce matin là pique-niquer avec sa femme et son fils. Après s'être assoupi, il découvre que son fils a disparu et sa femme est décapitée.

Conclusion rapide de la police : c'est lui le coupable.

Mais le chef Rovere charge l'un de ses commissaires de mener sa propre enquête en parallèle car la version officielle ne lui convient pas.

Colomba Caselli, aidée de Dante Torre, qui fut kidnappé durant 11 ans dans son enfance par celui qu'il appelle le Père, sont ainsi persuadés que le petit Maugeri est toujours vivant.

Et lorsque Dante retrouve sur les lieux du crime un sifflet qui lui avait été donné par le Père, il est alors convaincu que celui-ci est derrière cet enlèvement, car il n'a jamais cru à sa mort.

Ces deux personnages vont alors mener leur enquête, malgré leurs déséquilibres psychologiques, elle parce que le dernier homme qu'elle poursuivait s'est fait exploser à quelques mètres d'elle, tuant plusieurs personnes, lui parce que depuis son enlèvement et son séjour dans un silo durant 11 ans, il n'a plus de vie sociale et ne supporte plus les espaces clos.

A mon avis :
Un thriller psychologique bien mené, avec de nombreux rebondissements et des personnages complexes et bien appréhendés.

On est cependant parfois un peu perdu dans les protagonistes du fait des prénoms italiens pas toujours faciles à retenir, mais sans que cela ne soit trop difficile néanmoins.

L'intrigue est bien menée, elle se développe progressivement, ce qui permet au lecteur de rester accroché au récit jusqu'à la fin.

A titre personnel, j'avais deviné qui était le Père assez rapidement, mais d'autres intrigues permettent de conserver du suspens malgré tout jusque très loin dans la lecture.

Les deux personnages principaux s'accordent bien et pour une fois il n'y a pas d'histoire d'amour banale entre eux, ce qui change des polars où cohabitent un homme et une femme, qui ne peuvent que tomber dans les bras l'un de l'autre avant la fin du récit.

Quelques improbabilités néanmoins avec le personnage tourmenté qu'est Dante, qui ne supporte pas les lieux clos, mais qui passe son temps à y être confronté tout de même et finalement à se dominer.

Pour moi la situation géographique de l'action de ce polar en fait une bonne part de l'originalité car il n'est pas si fréquent de visiter l'Italie dans les romans policiers.

C'est un thriller prenant et assez original.

D'autres avis sur d'autres lectures sur mon blog :
https://blogdeslivresalire.blogspot.com/
Lien : https://blogdeslivresalire.b..
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diablotin0
  18 novembre 2017
Sandrone Dazieri remercie à la fin, les lecteurs, d'avoir fait ce voyage avec lui. A mon tour, je le remercie de m'avoir fait faire ce voyage qui n'a pas été de tout repos mais qui a été très prenant .
Ce thriller arrive dès les premières lignes à nous rendre addict, il n'y a pas une seconde d'ennui, on lit avec avidité et on suit avec grand plaisir Dante et Colomba dans leur quête .
Dante Torre est un homme qui a été enlevé lorsqu'il était enfant et est resté en captivité pendant plusieurs années sous le joug et l'emprise du "père". Colomba quant à elle, est une jeune policière sortie de l'hôpital et souhaitant démissionner. Ils vont être amenés à se rencontrer suite à un enlèvement d'enfant . Ce duo fonctionne bien et nous conquiert. Ces deux personnages fragilisés captent notre attention et suscitent d'emblée notre sympathie. Leur relation est touchante .
Ce thriller nous fait vivre des moments forts et nous bousculent. Je ne regrette pas une seule seconde d'avoir fait ce voyage et je signe tout de suite pour en entamer un autre.
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Crazynath
  11 décembre 2017
Voici un bouquin que j'ai acheté tout à fait par hasard.
Je me rappelle parfaitement avoir été en premier lieu intriguée par la couverture et par le titre de ce livre. Puis la quatrième de couverture m'ayant plutôt alléché, je me suis retrouvée avec ce livre d'un auteur que je ne connaissais absolument pas dans ma PAL.
Il s'agit d'un thriller très efficace qui remplit sa mission de page-turner. Ce n'est certes pas le premier livre de cette catégorie que je lis, mais j'avoue avoir été happée par l'histoire qui a eu le mérite de me tenir en haleine.
Le style de l'auteur, simple, qui va à l'essentiel et qui est émaillé de dialogues très efficaces, se laisse lire facilement et j'avoue m'être prise au jeu et avoir eu une seule envie : finir ce livre au plus vite.
Apparemment Sandrone Dazieri est scénariste de série télévisée et ceci explique certainement son style fluide et facile à lire. de plus, il sait tenir le lecteur (et la lectrice) en haleine et son récit est super bien rythmé. On ne s'ennuie pas une seconde même si ce livre fait ses 743 pages. Ici, pas de temps morts, pas de longues descriptions, on va à l'essentiel…
Et l'histoire, me direz-vous, que raconte-t-elle ? Avec ce titre, j'avoue avoir pensé en premier lieu à un livre avec une dimension mystique ou religieuse. Eh bien que nenni !! Ici, le Père est le nom que s'est attribué un mystérieux kidnappeur. Une de ses victime a réussi à s'échapper au bout de quelques années et est actuellement un adulte qui essaye de mettre ses connaissances au service de personnes recherchant des disparus. Ce survivant, car comment peu-ton l'appeler autrement, se nomme Dante Torre. Il va être contacté par une commissaire en charge d'une enquête au sujet d'une disparition d'enfant. La commissaire en question est Colomba Caselli. Comme Dante, Colomba est une écorchée de la vie et l'association de ces deux personnalités fragiles ne semble pas du tout une bonne idée au départ. Cependant, la magie va fonctionner et ces deux-là vont réussir à se comprendre et à faire un binôme très efficace.
Je n'en raconterais pas plus au sujet de cette histoire aui comporte bon nombre de rebondissements histoire d'en pimenter la lecture.
La fin m'a relativement surprise et m'a donné envie de lire la suite, car oui, il va y a avoir une site mettant en scène les mêmes personnages.
De plus, cette plongée en Italie et principalement à Rome m'a ravie. J'ai visité cette ville si particulière et chargée d'histoire il y a 18 mois et l'évocation de certains lieux et quartiers que j'ai pu visiter était fort sympathique.


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Killing79
  07 février 2016
« Tu tueras le père » est le genre de roman qui sort de nulle part et dont les critiques sont unanimes. Dès sa sortie, sous la bannière d'une nouvelle collection « La bête noire » chez Robert Laffont, toute la presse, tous les blogueurs ont fait l'éloge de cet auteur qui m'était inconnu jusqu'alors.
Autant le dire tout de suite, j'ai vraiment accroché à cette histoire. J'ai tout de suite été emballé dans cette aventure aux relents malsains. L'atmosphère de secrets et de non-dits crée une envie de connaître la suite. Sans temps mort, les évènements et l'action se succèdent, au fur et à mesure que le mystère se désépaissit. le scénario est bien ficelé et semble documenté.
Mais ce qui fait de ce thriller une véritable réussite, ce sont les personnages ! En effet, ils sont d'une grande originalité et je m'y suis vraiment attaché. Colomba, l'inspectrice battante aux actes incontrôlés et Dante, le reclus au passé traumatisé, vont très rapidement constituer une équipe hors du commun. Grâce à une plume agréable, Sandrone Dazieri fait vivre à ses deux compères des péripéties qui vont rouvrir leurs plus profondes blessures et mettre en lumière leurs failles sentimentales. Leurs deux caractères pourtant si différents vont finalement se compléter. Ils créent un ensemble basé sur une asociabilité commune. Ils deviennent alors des personnages marginaux pour lesquels on a de l'empathie et on s'inquiète pour eux.
Pendant leurs différentes investigations, ils vont aussi croiser un grand nombre d'individus aussi bien alliés qu'ennemis, qui sont aussi captivants…Et que dire du Père, ombre glaçante qui rode toujours et hante constamment les pages du livre!
Fourmillant de dialogues d'une grande authenticité et souvent drôles, cette énigme m'a enchanté. Après Donato Carrisi, le polar italien nous dégote une nouvelle perle. Je n'ai pas vu passer les 650 pages et j'ai hâte de découvrir la suite des aventures de ces deux protagonistes atypiques, aussi torturés que déterminés.
Lien : https://leslivresdek79.wordp..
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canel
  29 décembre 2017
Un conflit oedipien mal résolu ? J'aurais bien aimé trouver un peu de Freud ou équivalent, là-dedans, mais non hélas.
Juste une histoire de séquestration (encore) et la nécessité, pour la victime, de tuer son ravisseur, qui se faisait appeler 'le Père'.
D'aucuns prétendent que le monstre est mort ; celui qui a réussi à lui échapper est persuadé du contraire, et lui attribue même une autre disparition d'enfant, vingt-cinq ans après sa propre évasion.

Tâtonnement et profiling, voilà qui rappelle 'L'Aliéniste' (Caleb Carr).
Enquête officieuse, odeur de complot, duo de 'fêlés' sympas - hop, un petit air des 'Millenium' de Stieg Larsson.
Intrigue aux accents italiens, et on pense au 'Chuchoteur' (Donato Carrisi).
Du suspense ? Oui, comme dans les ouvrages cités ci-dessus.
Mais aussi des longueurs, un côté Fantômette, de l'action à gogo, des héros qui se relèvent de bastons sévères et reprennent leurs courses-poursuites sans faillir, qui se jettent dans la gueule du loup et en réchappent in extremis, moult rebondissements et une fin à la con ... Tout ça sur plus de 700 pages. Pfiou, je suis sur les rotules, à bout de souffle et de patience.
'Tu tueras l'Ange'*, VOUS tuerez l'ange, je n'en doute pas. De même que toi + elle, vous survivrez aux imprudences les plus folles pour quelques épisodes encore.
Mais je ne vous suivrai pas.

* titre du 2e opus, paru en VF en mai 2017
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DoVerdorie
  14 juin 2017
Ce n'est pas dans mes habitudes de lire des pavés de 660 pages (je manque de patience ^^) or, ce thriller sur les rapts et séquestrations de jeunes garçons a été "avalé" en quelques jours.

Non seulement à cause de l'intrigue, loin d'être banale, se développant (e.a.) vers une méfiance envers les autorités et leurs agissements comploteurs, mais également (surtout ?) à cause des relations qui se tissent entre deux "estropiés" de la vie. Elle, une belle et musculeuse femme flic (avec une endurance et persévérance un peu trop hors du commun) et lui... l'un des rares hommes échappés de sa geôle, très doué sur le plan de l'observation et en proie à des phobies et de la paranoïa.

La psychologie des caractères est travaillé à un point que vers la moitié du livre environ je me suis dit : "c'est lui, le Père !" (et tortionnaire). Non parce que certains faits pouvaient le faire croire mais uniquement parce qu'à ce moment précis l'attitude et la réaction de ce personnage ne cadraient pas avec l'image qu'il souhaita donner.

Et j'avais raison : c'était bien lui le bourreau parâtre !
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domeva
  17 avril 2016
Le commissaire Colombe Caselli , , encore traumatisée par une affaire et pas officiellement réintégree dans la police, va enquêter sur la disparition d'un enfant de 8 ans. Dante,,kidnappé dans son enfance et coupé du monde pendant des années, va lui servir de second dans cette enquête qui va s avérer difficile et dangereuse.
Le milieu de la police est décrit comme une famille avec ses haines, ses coups bas, ses préférences, ses ambitions, sa hiérarchie. Colomba est déterminée à donner à nouveau un sens à sa vie, , malgré les embûches et ses démons personnels. Je l'ai aimée pour son caractère bien trempé malgré sa fragilité.
Dante, , toujours sous l'emprise du Père (ainsi qu il nomme son ravisseur jamais retrouvé) s est construit tant bien que mal sans les repères de l enfance. l'auteur traduit sa peur du noir, sa claustrophobie, ses pertes de repères et de conscience lorsqu'il est en crise. Ce que j'ai trouvé extraordinaire dans ce roman, c'est la force qu a l écrivain à mettre le lecteur dans la peau de chacun des 2 personnages, à tel point qu on a l impression de vivre ce qu'ils vivent, de souffrir de leur souffrance.
Le style est impeccable (bravo à la traductrice qui l a si bien préservé).Ce roman, de 665 pages, m a enchantée et j aurais aimé faire encore un bout de chemin avec ces 2 enquêteurs tellement passionnants.
Conclusion:j ai adoré!
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