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Serge Quadruppani (Traducteur)
EAN : 978B0868T9GH9
Éditeur : Editions Métailié (23/04/2020)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Alors que les juges Falcone et Borsellino viennent d'être assassinés en Sicile, le commissaire Scialoja renoue avec l'amour de sa vie, Patrizia, l'ex-prostituée. Scialoja a succédé au Vieux à la tête d'une structure secrète, jamais nommée et toujours redoutée parce qu'elle possède des archives sur les manœuvres occultes et criminelles de certains dirigeants italiens depuis cinquante ans. Il entame des négociations avec la mafia pour éviter des attentats massacres. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
andreas50
  21 mars 2019
Auteur emblématique du roman noir italien. Magistrat, scénariste, Giancarlo de Castaldo sort en 2002 Romanzo criminale, son livre le plus connu, suivi du film éponyme, raconte les méfaits d'une bande de truands de la Manigliana dans Rome durant la période allant de 1979 à 1992. Ce roman historique raconte aussi les Années de plomb qui plongèrent l'Italie dans l'horreur de l'épopée sanglante des Brigades rouges et les non moins sanglantes répliques des néo-fascistes. C'est aussi une époque où les partis politiques cherchent à rétablir l'ordre en réalisant la plus grande alliance possible avec le Compromis historique entre la Démocratie chrétienne et le puissant Parti communiste. C'est un échec pour les grands partis traditionnels et l'émergence de mouvements régionalistes et populistes, à l'exemple de la Ligue du Nord.
Le deuxième opus de Romanzo criminale est donc La Saison des massacres, qui raconte la deuxième époque, de 1990 à 1994 et le début de l'ère Berlusconi.
Les socialistes parviennent à former un gouvernement qui engage une politique d'austérité, de révision des institutions et de la lutte contre la Mafia et la corruption.
En février 92, commence les enquêtes "Mains propres" dans le milieu des hommes politiques et des fonctionnaires. C'est le début de la série d'assassinats de juges, de personnages points de contact avec la Mafia : Salvo Lima, Giovanni Falcone et le juge Borsellino.
En 1993, c'est l'arrestation de Toto Riina, chef suprême de la Mafia, c'est le début des grands procès, des témoignafes des repentis, la condamnation à de lourdes peines les principaux dirigeants de la Pieuvre qui semble être décapitée pour un long moment.
En visite dans ma bibliothèque préférée, je cherchais Romanzo criminale, mais j'ai du me contenter du second épisode.
J'ai été, je l'avoue, un peu déçu par ce roman. Il y a deux raisons à cela. Dans son docu-fiction, l'auteur nous entraîne dans les arcanes de la politique ultramontaine, faite de petits arrangements, de corruption, de manoeuvres occultes où se mêlent Mafia, Vatican,Loges maçonniques, partis traditionnels ou régionalistes, rendent la compréhension de la vie politique italienne, quelque peu brumeuse pour un lecteur étranger. Je ne cache pas que je me suis vite égaré dans cette panade, d'autant que le récit côté fiction est lui aussi un peu nébuleux, sans suite logique, et soporifique. de plus la multiplication des acteurs n'arrange pas les choses.
En conclusion : un roman dont j'ai tourné la dernière page avec soulagement. Néanmoins, je vais continuer à découvrir l' oeuvre de Giancarlo de Castaldo, qui reste pour moi l'un des meilleurs auteurs de polars transalpins. A noter, l'excellente traduction de Serge Quadruppani.
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jcjc352
  22 octobre 2020
Bon je vais encore râler cette semaine !
Dès les premières lignes j'ai senti que cela n'allait pas faire.
Je venais juste sortir de Zonzon Pépette qui parle d'une mauvaise fille et de mauvais garçons, donc du milieu de voyou (ici petites frappes) et surtout du meurtre de Roger Ackroyd (là meurtre BCBG) ; le second rien à dire que du bon le premier par contre …
bon j'étais vous l'avez compris dans l'ambiance et avant de replonger dans la littérature plus sophistiquée qui titille les sens intellectuels un troisième petit polar ( cette fois-ci milieu des grosses pointures) pour la route ce n'était pas de refus surtout qu'il traînait là sous mon nez depuis pas mal de temps!
De Cataldo m'avait sacrément fait plaisir avec son « Romanzo Criminale » et son « je suis le libanais » basés sur l'histoire vraie de la bande de mafieux romains de Magliana , période des « années de plomb » en Italie. Là on peut préciser (c'est juste pour appâter le lecteur sur les deux livres précédemment cités) que les années dites de plomb évoque une période de tension politique (1960/1980) avec des troubles sociaux très violents mais on peut y voir aussi le plomb des balles. Fallait pas se trouver au mauvais endroit.
Chose que malheureusement je venais de faire en m'asseyant dans mon fauteuil avec « La saison des massacres »
Dès les premières lignes l'embrouille Premières pages je ne savais plus qui faisait quoi qui était qui, bref une confusion déjà extrême (quand on songe que l'auteur est juge à la cour d'assise on en reste rêveur) qui laissait présager une lecture difficile.
Et elle le fut ! Enfin… assez difficile et un peu ennuyeuse. Je minore car j'aime bien de Cataldo
Et ça me chiffonne car j'en était resté sur la bande du libanais qui menait tambour battant la conquête maffieuse de Rome avec brio. Là on a du mal à décoller car DE Cataldo sans cesse hésite entre le roman d'espionnage de John le Carré, le roman policier historique de Ellroy, le roman policier tout court.
Ce qui fait qu'on a droit à des épisodes de documentaires d'archives politico/policières , des épisodes, invraisemblables, plus ou moins « glamour» entre les cadors et leur poules, des conciliabules confidentiels et arrangements maffieux, vague à l'âme de politiques le tout dilué dans beaucoup de bavardages.
Et on s'y perdrait dans les embrouillaminis politiques et le trop plein de personnages pas vraiment utiles à l'intrigue. mais quelle intrigue ?
de Cataldo « ventile et se disperse façon puzzle » (je ne cite pas l'auteur vous connaissez)
Étant donné que je ne lisais pas un San A où les aventures gouleyantes et désopilantes de Bérurier sont assez faciles à suivre j'ai essayé de me rappeler les protagonistes et faits du bouquin précédent pour me remettre le contexte. le flashback n'a pas fonctionné : il n'y a pas de lien, dans l'action du moins, avec Romanzo Criminale et donc je me suis fatigué à revenir à l'intrigue présente sans accrocher en essayant toutefois de m'y retrouver dans les circonvolutions cérébrales des méchants
Je suis arrivé à terminer le livre mais je n'ai pas eu l'impression d'en avoir pour mon compte
Quand je veux lire du polar je n'aime qu'on me serve un minestrone politique Il y a Pierre Bellemare pour ça, ni un roman historique italien il y a Roberto Saviano pour ça, ni américano/italien pour Ellroy.
Je veux des truands « avec des petits yeux méchants » (là non plus je ne cite pas ma source) des tueries en fiat 500 dans les ruelles de Rome (ou en scooter c'est plus pratique dans les venelles italiennes, car « enfiler la venelle » veut dire prendre la fuite) des coups de feu de luparas dans les calanques siciliennes, des exécutions sommaires de préférence dans des trattorias pleines à craquer, des bains d'acide, des chefs de Cosa Nostra assassinés en train de manger une pana cotta à la framboise.
Pas que des complots politiques, pas que des magouilles maçonniques, pas que des magouilles de barbouzes, pas que l'histoire un peu nauséabonde de l'Italie préberlusconiciste même si ce pas complètement inintéressant
Voilà tout ! de Cataldo s'est planté et symboliquement je lui tire l'oreille
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encoredunoir
  06 septembre 2011
Après nous avoir raconté avec brio, dans Romanzo Criminale, l'ascension et la chute de petits truands romains finalement liés à la mafia, à la loge P2 et aux services secrets italiens, Giancarlo de Cataldo reprend le fil de cet Italia undercover en 1992, peu après les attentats contre les juges antimafia Falcone et Borsellino.
On retrouve là, notamment, deux figures du premier roman : le dottore Scialojia et l'ex-prostituée Patrizia. le destin a fait son oeuvre, tout autant que les basses oeuvres des services secrets. Scialojia a remplacé le Vieux en tant que chef de cette structure occulte qui semble déterminer la politique intérieure de l'Italie, il est entré dans une loge maçonnique tout aussi gangrénée et influente que la défunte P2, et il jouit de ce pouvoir contre lequel il avait pourtant tenté de lutter des années auparavant. Patrizia, de son côté, a donc abandonné la prostitution et a épousé un homme dangereux au prénom trompeur. Stalin Rosseti, trafiquant de drogue et violemment anticommuniste aurait sans doute dû succéder au Vieux mais a finalement été écarté. Cela ne l'empêche pas de faire partie du jeu de dupe qui se joue entre 1992 et 1993, cette saison des massacres où chacun cherche à tirer son épingle du jeu : la mafia durement touchée par l'arrestation de Riina, les services secrets qui voudraient que cesse la violence et sont prêts à négocier pour cela, les hommes d'affaires compromis avec le crime organisé, Berlusconi qui monte son parti…
de Cataldo se montre particulièrement ambitieux en se lançant dans le traitement romancé mais bien documenté de cette période trouble de l'histoire récente de l'Italie. le sujet est passionnant, certes, mais aussi compliqué à traiter avec clarté. Et force est de constater que le roman de Giancarlo de Cataldo n'est pas à la hauteur de son ambition. le foisonnement des personnages, les digressions sentimentales pas toujours utiles, dans un contexte politico-historique trouble ont tôt fait d'égarer le lecteur qui passe beaucoup de temps – et peut-être est-ce une manière de le mettre dans la même position que les protagonistes de l'histoire – à essayer de comprendre ce qu'il lit.
L'influence d'Ellroy est claire, tant dans le choix du sujet que dans son traitement. Mais c'est une influence écrasante, et de Cataldo ne réussit pas à égaler l'auteur américain. Trop de circonvolutions, d'effets de style par trop artificiels, rendent son propos bien difficile à suivre. C'est d'autant plus dommage qu'il avait montré une bien meilleure maîtrise de l'intrigue dans Romanzo Criminale et que le sujet abordé ici avait tout pour mettre sur pied un grand roman.
Au final, on a l'impression que Giancarlo de Cataldo se prend un peu les pieds dans le tapis d'une ambition littéraire peut-être trop élevée et fait d'un sujet prometteur un roman moyen et un peu tape à l'oeil. On en ressort déçu et l'on espère qu'il saura de nouveau nous offrir des histoires de la trempe de Romanzo Criminale, à la fois passionnantes, biens structurées, et dans un style moins abscons que cette Saison de massacres.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
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maltese
  20 octobre 2010
"La saison des massacres" est plus ou moins la suite de "Romanzo criminale".
L'action se situe toujours pour l'essentiel à Rome, cette fois-ci au milieu des années 90, juste avant l'avénement au pouvoir de Berlusconi.
On retrouve Scialoja et Patrizia, deux des principaux protagonistes du premier volet: le commissaire a pris la place du Vieux, mais très vite on s'apercevra, tout comme lui, qu'il n'en a pas l'envergure.
De Cataldo parvient, avec une écriture nerveuse et une intrigue qui évite de trop longs développements qui pourraient s'avérer confus, à tenir le lecteur en haleine et à le plonger au coeur de magouilles entre pouvoirs politiques, mafia, police...
Chacun tente de tirer parti de la situation et on voit arriver de nouvelles générations, notamment au sein de la mafia, avec une conception différente des affaires.
Mais ce roman est également celui de la passion amoureuse et de la difficulté d'être sincère, de ne rien cacher à l'âme soeur; il en est ainsi entre Maya et Ilio ou entre Scialoja et Patrizia. Cette dernière n'arrive pas à vivre pleinement sa passion, ni même à l'accepter, tout comme Valeria la camé, dont Pino, tueur à la solde de Rossetti ancien bras droit du Vieux, est tombé fou amoureux. de très beaux portraits de femmes qui tentent de se faire une place dans ce monde au combien masculin.
Roman certainement un cran en dessous de "Romanzo criminale" mais tout autant passionnant à suivre.
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airess600
  27 janvier 2019
Pour une fois, la jaquette du livre n'exagère pas : roman influencé par Ellroy et Balzac. Contrairement à une autre critique faite sur ce livre, je dirais plus Balzac qu'Ellroy. Stalin( eh oui, vous saurez pourquoi ce prénom en lisant) ROSSETTI , c'est Vautrin. Je dirais même plus , j'ai plus pensé à Ellory qu'à Ellroy mais on reste dans la cour des grands quand même.
Ce roman est très maitrisé et il est tout simplement magnifique autant par la forme que le fond. La trame du livre sur la future prise du pouvoir par Berlusconi est tout à fait vraisemblable. Les retrouvailles avec les protagonistes de Romanzo Criminale sont passionnantes . Dévorez ce livre qui est, à mon humble avis, tout sauf abscons.
In fine, un écrivain né en 1956 ne peut pas être mauvais ( j'avoue ça , c'est de la mauvaise foi).
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
andreas50andreas50   18 mars 2019
État et mafia étaient des institutions qui cohabitaient depuis la nuit des temps.
Il y avait toujours eu un pacte. Un pacte qui n'excluait pas des actions de guerre à l'intérieur des limites acceptables. Limites établies d'un commun accord, pour ainsi dire.
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andreas50andreas50   18 mars 2019
C'est une chose de tonner pour défendre la légalité et la justice quand on est dans l'opposition, c'en est une autre de se salir les mains dans l'exercice du pouvoir.
Commenter  J’apprécie          110
andreas50andreas50   20 mars 2019
Les journaux sèment des idées. Les journaux créent des mythes. Les journaux contrôlent les consciences.
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andreas50andreas50   19 mars 2019
L'Histoire serait une belle chose, si elle était vraie.
Léon Tolstoï
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Videos de Giancarlo De Cataldo (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Giancarlo De Cataldo
A l'occasion du festival des littératures du monde : "L'usage du monde" organisé par Lettres du monde, rencontre avec Giancarlo de Cataldo autour de son ouvrage "L'agent du chaos" aux éditions Métailié.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2306288/giancarlo-de-cataldo-l-agent-du-chaos
Notes de musique : Youtube library
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