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Serge Quadruppani (Traducteur)
EAN : 9782864246633
304 pages
Editions Métailié (04/09/2008)
3.35/5   17 notes
Résumé :
Alors que les juges Falcone et Borsellino viennent d'être assassinés en Sicile, le commissaire Scialoja renoue avec l'amour de sa vie, Patrizia, l'ex-prostituée. Scialoja a succédé au Vieux à la tête d'une structure secrète, jamais nommée et toujours redoutée parce qu'elle possède des archives sur les manœuvres occultes et criminelles de certains dirigeants italiens depuis cinquante ans. Il entame des négociations avec la mafia pour éviter des attentats massacres. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
jcjc352
  22 octobre 2020
Bon je vais encore râler cette semaine !
Dès les premières lignes j'ai senti que cela n'allait pas faire.
Je venais juste sortir de Zonzon Pépette qui parle d'une mauvaise fille et de mauvais garçons, donc du milieu de voyou (ici petites frappes) et surtout du meurtre de Roger Ackroyd (là meurtre BCBG) ; le second rien à dire que du bon le premier par contre …
bon j'étais vous l'avez compris dans l'ambiance et avant de replonger dans la littérature plus sophistiquée qui titille les sens intellectuels un troisième petit polar ( cette fois-ci milieu des grosses pointures) pour la route ce n'était pas de refus surtout qu'il traînait là sous mon nez depuis pas mal de temps!
De Cataldo m'avait sacrément fait plaisir avec son « Romanzo Criminale » et son « je suis le libanais » basés sur l'histoire vraie de la bande de mafieux romains de Magliana , période des « années de plomb » en Italie. Là on peut préciser (c'est juste pour appâter le lecteur sur les deux livres précédemment cités) que les années dites de plomb évoque une période de tension politique (1960/1980) avec des troubles sociaux très violents mais on peut y voir aussi le plomb des balles. Fallait pas se trouver au mauvais endroit.
Chose que malheureusement je venais de faire en m'asseyant dans mon fauteuil avec « La saison des massacres »
Dès les premières lignes l'embrouille Premières pages je ne savais plus qui faisait quoi qui était qui, bref une confusion déjà extrême (quand on songe que l'auteur est juge à la cour d'assise on en reste rêveur) qui laissait présager une lecture difficile.
Et elle le fut ! Enfin… assez difficile et un peu ennuyeuse. Je minore car j'aime bien de Cataldo
Et ça me chiffonne car j'en était resté sur la bande du libanais qui menait tambour battant la conquête maffieuse de Rome avec brio. Là on a du mal à décoller car DE Cataldo sans cesse hésite entre le roman d'espionnage de John le Carré, le roman policier historique de Ellroy, le roman policier tout court.
Ce qui fait qu'on a droit à des épisodes de documentaires d'archives politico/policières , des épisodes, invraisemblables, plus ou moins « glamour» entre les cadors et leur poules, des conciliabules confidentiels et arrangements maffieux, vague à l'âme de politiques le tout dilué dans beaucoup de bavardages.
Et on s'y perdrait dans les embrouillaminis politiques et le trop plein de personnages pas vraiment utiles à l'intrigue. mais quelle intrigue ?
de Cataldo « ventile et se disperse façon puzzle » (je ne cite pas l'auteur vous connaissez)
Étant donné que je ne lisais pas un San A où les aventures gouleyantes et désopilantes de Bérurier sont assez faciles à suivre j'ai essayé de me rappeler les protagonistes et faits du bouquin précédent pour me remettre le contexte. le flashback n'a pas fonctionné : il n'y a pas de lien, dans l'action du moins, avec Romanzo Criminale et donc je me suis fatigué à revenir à l'intrigue présente sans accrocher en essayant toutefois de m'y retrouver dans les circonvolutions cérébrales des méchants
Je suis arrivé à terminer le livre mais je n'ai pas eu l'impression d'en avoir pour mon compte
Quand je veux lire du polar je n'aime qu'on me serve un minestrone politique Il y a Pierre Bellemare pour ça, ni un roman historique italien il y a Roberto Saviano pour ça, ni américano/italien pour Ellroy.
Je veux des truands « avec des petits yeux méchants » (là non plus je ne cite pas ma source) des tueries en fiat 500 dans les ruelles de Rome (ou en scooter c'est plus pratique dans les venelles italiennes, car « enfiler la venelle » veut dire prendre la fuite) des coups de feu de luparas dans les calanques siciliennes, des exécutions sommaires de préférence dans des trattorias pleines à craquer, des bains d'acide, des chefs de Cosa Nostra assassinés en train de manger une pana cotta à la framboise.
Pas que des complots politiques, pas que des magouilles maçonniques, pas que des magouilles de barbouzes, pas que l'histoire un peu nauséabonde de l'Italie préberlusconiciste même si ce pas complètement inintéressant
Voilà tout ! de Cataldo s'est planté et symboliquement je lui tire l'oreille
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encoredunoir
  06 septembre 2011
Après nous avoir raconté avec brio, dans Romanzo Criminale, l'ascension et la chute de petits truands romains finalement liés à la mafia, à la loge P2 et aux services secrets italiens, Giancarlo de Cataldo reprend le fil de cet Italia undercover en 1992, peu après les attentats contre les juges antimafia Falcone et Borsellino.
On retrouve là, notamment, deux figures du premier roman : le dottore Scialojia et l'ex-prostituée Patrizia. le destin a fait son oeuvre, tout autant que les basses oeuvres des services secrets. Scialojia a remplacé le Vieux en tant que chef de cette structure occulte qui semble déterminer la politique intérieure de l'Italie, il est entré dans une loge maçonnique tout aussi gangrénée et influente que la défunte P2, et il jouit de ce pouvoir contre lequel il avait pourtant tenté de lutter des années auparavant. Patrizia, de son côté, a donc abandonné la prostitution et a épousé un homme dangereux au prénom trompeur. Stalin Rosseti, trafiquant de drogue et violemment anticommuniste aurait sans doute dû succéder au Vieux mais a finalement été écarté. Cela ne l'empêche pas de faire partie du jeu de dupe qui se joue entre 1992 et 1993, cette saison des massacres où chacun cherche à tirer son épingle du jeu : la mafia durement touchée par l'arrestation de Riina, les services secrets qui voudraient que cesse la violence et sont prêts à négocier pour cela, les hommes d'affaires compromis avec le crime organisé, Berlusconi qui monte son parti…
de Cataldo se montre particulièrement ambitieux en se lançant dans le traitement romancé mais bien documenté de cette période trouble de l'histoire récente de l'Italie. le sujet est passionnant, certes, mais aussi compliqué à traiter avec clarté. Et force est de constater que le roman de Giancarlo de Cataldo n'est pas à la hauteur de son ambition. le foisonnement des personnages, les digressions sentimentales pas toujours utiles, dans un contexte politico-historique trouble ont tôt fait d'égarer le lecteur qui passe beaucoup de temps – et peut-être est-ce une manière de le mettre dans la même position que les protagonistes de l'histoire – à essayer de comprendre ce qu'il lit.
L'influence d'Ellroy est claire, tant dans le choix du sujet que dans son traitement. Mais c'est une influence écrasante, et de Cataldo ne réussit pas à égaler l'auteur américain. Trop de circonvolutions, d'effets de style par trop artificiels, rendent son propos bien difficile à suivre. C'est d'autant plus dommage qu'il avait montré une bien meilleure maîtrise de l'intrigue dans Romanzo Criminale et que le sujet abordé ici avait tout pour mettre sur pied un grand roman.
Au final, on a l'impression que Giancarlo de Cataldo se prend un peu les pieds dans le tapis d'une ambition littéraire peut-être trop élevée et fait d'un sujet prometteur un roman moyen et un peu tape à l'oeil. On en ressort déçu et l'on espère qu'il saura de nouveau nous offrir des histoires de la trempe de Romanzo Criminale, à la fois passionnantes, biens structurées, et dans un style moins abscons que cette Saison de massacres.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
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maltese
  20 octobre 2010
"La saison des massacres" est plus ou moins la suite de "Romanzo criminale".
L'action se situe toujours pour l'essentiel à Rome, cette fois-ci au milieu des années 90, juste avant l'avénement au pouvoir de Berlusconi.
On retrouve Scialoja et Patrizia, deux des principaux protagonistes du premier volet: le commissaire a pris la place du Vieux, mais très vite on s'apercevra, tout comme lui, qu'il n'en a pas l'envergure.
De Cataldo parvient, avec une écriture nerveuse et une intrigue qui évite de trop longs développements qui pourraient s'avérer confus, à tenir le lecteur en haleine et à le plonger au coeur de magouilles entre pouvoirs politiques, mafia, police...
Chacun tente de tirer parti de la situation et on voit arriver de nouvelles générations, notamment au sein de la mafia, avec une conception différente des affaires.
Mais ce roman est également celui de la passion amoureuse et de la difficulté d'être sincère, de ne rien cacher à l'âme soeur; il en est ainsi entre Maya et Ilio ou entre Scialoja et Patrizia. Cette dernière n'arrive pas à vivre pleinement sa passion, ni même à l'accepter, tout comme Valeria la camé, dont Pino, tueur à la solde de Rossetti ancien bras droit du Vieux, est tombé fou amoureux. de très beaux portraits de femmes qui tentent de se faire une place dans ce monde au combien masculin.
Roman certainement un cran en dessous de "Romanzo criminale" mais tout autant passionnant à suivre.
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airess600
  27 janvier 2019
Pour une fois, la jaquette du livre n'exagère pas : roman influencé par Ellroy et Balzac. Contrairement à une autre critique faite sur ce livre, je dirais plus Balzac qu'Ellroy. Stalin( eh oui, vous saurez pourquoi ce prénom en lisant) ROSSETTI , c'est Vautrin. Je dirais même plus , j'ai plus pensé à Ellory qu'à Ellroy mais on reste dans la cour des grands quand même.
Ce roman est très maitrisé et il est tout simplement magnifique autant par la forme que le fond. La trame du livre sur la future prise du pouvoir par Berlusconi est tout à fait vraisemblable. Les retrouvailles avec les protagonistes de Romanzo Criminale sont passionnantes . Dévorez ce livre qui est, à mon humble avis, tout sauf abscons.
In fine, un écrivain né en 1956 ne peut pas être mauvais ( j'avoue ça , c'est de la mauvaise foi).
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bibliopmo
  08 septembre 2008
Automne 92 -automne 93, La saison des massacres. La guerre sanglante entre l'état italien et la mafia est à son apogée. Les juges Falcone et Borsellino ont été assassinés en Sicile. Toto Riina a été arrêté et placé dans une prison spéciale. La mafia engage un bras de fer, multipliant les attentats, et les partis au pouvoir sont touchés, les uns après les autres, par l'opération mains propres. Scialoja a pris le poste du Vieux à la tête d'une officine secrète, jamais reconnue officiellement, mais redoutée par tous car le Vieux avait des dossiers sur tout le monde. de nouveau sa route va croiser Patrizia dont il est toujours amoureux. Elle va surtout croiser celle de Stalin Rossetti, ex bras droit du Vieux, qui fut, avant la chute du Mur, à la tête d'une cellule anti-communiste, et qui n'a jamais accepté de ne pas succéder à son mentor.
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Vidéo de Giancarlo De Cataldo
A l'occasion du festival des littératures du monde : "L'usage du monde" organisé par Lettres du monde, rencontre avec Giancarlo de Cataldo autour de son ouvrage "L'agent du chaos" aux éditions Métailié.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2306288/giancarlo-de-cataldo-l-agent-du-chaos
Notes de musique : Youtube library
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