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EAN : 9781022601482
Éditeur : Editions Métailié (07/01/2016)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Samouraï, ex-leader fasciste devenu gangster, est sur le point de réaliser le couronnement de sa carrière criminelle : piloter en sous-main un gigantesque projet immobilier prévoyant la bétonisation du territoire, du bord de mer jusqu’à la capitale. Pour cela, il lui faut maintenir à tout prix la paix entre les différentes mafias qu’il fédère : Calabrais, Napolitains, Gitans… Il s’appuie aussi sur les réseaux de Malgradi, politicien priapique et véreux. Mais une nui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  15 mars 2016
Suburra est un film coup de poing sur la mafia italienne sorti en salles le mercredi 9 décembre dernier.
Si je n'ai pas pu voir ce film en salles, bousculade de fin d'années oblige, j'ai profité de la prochaine venue de Carlo Bonini et Giancarlo de Cataldo, aux quais du polar 2016, pour me rattraper en plongeant dans le livre éponyme dont il est adapté.
A l'origine du livre, le célèbre juge Giancarlo de Cataldo, auteur de plusieurs best Sellers dont le formidable « Romanzo criminale » déjà adapté au cinéma et en série. le célébrissisme magistrat italien a ainsi voulu s'associer à Carlo Bonini (journaliste d'investigation à la « Repubblica ») dans le but de transmettre à leurs lecteurs l'état de gangrène qui frappe Rome, sous forme d'une fiction à la fois haletante et très documentée.
En lisant Suburra, on est assez terrifié de voir à quel point le grand banditisme des générations précédentes est parvenu à subsister et à prendre des formes nouvelles, afin de prendre possession de la cité romaine, dans un contexte de la mondialisation du crime, dont Berlusconi- l'intrigue se déroule juste avant le déclin de l'empire berlsuconien- n' y est évidemment pas étranger.
Les milieux du crime, des affaires, de la religion et de la politique sont tous étroitement reliés dans Suburra. Et pas pour faire le bien des citoyens, bien au contraire.
Suburra-2
On ne sait si le Rome vu par Carlo Bonini et Giancarlo de Cataldo est plus proche de leurs fantasmes que de la réalité, même si la lecture de certains articles de presse pencherait plutôt hélas pour la seconde option, mais on est assez terrifié et captivé en même temps par ce monde où ce côtoient policiers et politiciens totalement corrompus, grand banditisme, haut clergé peu scrupuleux, sous fond de spéculation immobilière, prostitution, règlement de compte, piratages d'internet.
Chantage, trahisons meurtres, sexe, extorsion : tous les ingrédients d'une bonne saga policière sont présents : cela pourrait donner un mélange assez indigeste de polar contemporain, un peu à la Gérard de Villier,s mais ca serait sans compter sans le style percutant et prenant du duo qui s'appuient sur un sens de la formule et de l'anecdote pour sonder en profondeur les coulisses criminelles de Rome.
On oubliera certains personnages caricaturaux et excessifs (la prostituée du chef de la mafia, l'altermondialiste..), et plus globalement une vision un peu manichéenne du monde- même si les méchants sont bien plus présents que les gentils, pour ne garder que l'essentiel de cette galerie des monstres romaine: le plume alerte et vive, pour un roman qui se lit d'une traite et qu'on a hâte de comparer au film lorsque celui-ci sortira en DVD ( pour info, sa date de sortie est prévue le 19 avril 2016 chez TF1vidéo).
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Nicolas9
  29 octobre 2019
Membre repenti des jeunesses fascistes romaines, le colonel des carabiniers Marco Malatesta assiste impuissant à une série de règlements de comptes entre les diverses mafias de la cité éternelle.
Ce que contrairement au lecteur il ignore, c'est que tout a commencé lors d'une énième nuit de débauche du député Péricle Malgradi au cours de laquelle l'une des deux professionnelles engagées pour l'occasion meurt d'une overdose de cocaïne...
Le grand intérêt cette intrigue haletante c'est qu'elle nous immerge dans plusieurs milieux à la fois : les élites politico-religieuses, les mafieux, les autorités, la gauche caviar ainsi que les laissés pour compte du système méritocratique.
Et, on découvre à quel point tous ces gens s'impactent mutuellement, 24h sur 24, quel que soit la décision qu'ils prennent. En effet, comme le dit Juan Manuel de Prada, « les riches sont détruits par la fascination qu'exercent sur eux la gadoue, la sexualité pressante des servantes et des chauffeurs, à laquelle ils ne peuvent résister. Ce n'est pas à l'usine, mais au lit, où ils se savent irrésistibles et presque divins, que les prolétaires l'emportent, dans la lutte des classes. »
Parmi les fils conducteurs de ce roman, de Cataldo et Bonini insistent d'ailleurs sur l'écart entre l'idéalisme des intellectuels et le réalisme populaire un peu à la manière de Manuel Vazquez Montalban ou Cervantes. Il y a d'ailleurs beaucoup de roman picaresque dans cette histoire.
Dans sa jeunesse, Samouraï (l'actuel coordinateur des mafias romaines) avait choisi de se suicider, car il ne supportait pas la médiocrité humaine qui l'entourait : « Samouraï était déçu. La prison lui avait imposé une promiscuité forcée. Il avait vu et connu les êtres humains tels qu'ils sont vraiment. Il n'y avait pas d'espoir. Impossible de réveiller leurs consciences engourdies. Il semblait que la société qu'il voulait changer n'en ait elle pas la moindre envie. »
Autre thème récurrent, la médiocrité des hauts-fonctionnaires. Même si, pour un pays qui a majoritairement voté Berlusconi durant deux décennies, ça n'est pas si surprenant, il n'en demeure pas moins que le tableau qu'en font ces deux auteurs très proches des arcanes du Palazzo Montecitorio (Chambre des députés) laisse sans voix. La mentalité de ces « serviteurs de l'État » italien me rappelle celle des dignitaires mexicains peints par Carlos Fuentes dans « le siège de l'Aigle ». Pour utiliser un doux euphémisme: inquiétante!
Un seul principe semble diriger leur action, l'argent. Et, peu importe s'il faut s'asseoir sur les lois, l'état de droit et l'intérêt général pour parvenir à ses fins. Ces gens ne sont rien d'autre que des hyènes affamées.
Pour nuancer un peu le pessimisme qu'ils ont instillé, les auteurs nous emmènent à la rencontre du grand amour de Marco Malatesta, l'archétype de la militante cultivée et à l'abri du besoin. le portrait au vitriol peint par Samouraï se veut réaliste, mais il dénote avant tout la capacité de prise de distance des auteurs par rapport à leurs personnages fétiches :
« Alice Savelli ne pouvait être définie stricto sensu comme "communiste". Tout au plus, c'était une de ces idéalistes confuses qui déblataraient sur un nouvel ordre sans tenir un minimum compte de la réalité. Ceux-là, Samouraï les considérait comme des millénaristes médiévaux. Utopistes d'un monde sans banques et sans patrons, sans plus de droite ni de gauche, une lande plate et grise sans beauté dans laquelle ce qui comptait était uniquement ce sot qualificatif, citoyen, qui voulait dire tout et son contraire. Les citoyens étaient ceux qui avaient condamné Socrate à la ciguë et qui choisirent Barabbas aux dépens du Christ. »
Finalement, un roman qu'on ne lâche pas avant la dernière ligne même s'il nous ôte nos dernières illusions sur la capacité du système dit « démocratique » à favoriser le bien commun dans la Cité.
J'ai passé un magnifique moment en compagnie des carabiniers romains et je me réjouis de lire « Romanzo criminale » le premier opus de la série paru en 2006 en France.
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Killing79
  28 mars 2016
Il y a une dizaine d'années, j'avais entendu parler de « Romanzo Criminale » le roman et le film, comme d'une plongée magistrale dans la criminalité romaine des années 70/80. Les critiques étaient élogieuses et j'étais pourtant passé à côté du phénomène. Donc lorsque j'ai appris la sortie de la version plus moderne « Suburra » et que je me suis renseigné sur les auteurs (un juge et un journaliste spécialisé), je n'ai pas voulu me louper une deuxième fois. Parce que ce genre de romans mafieux me plaît souvent, surtout s'ils sont basés sur des faits réels.
Dès les premières pages, on entre dans vif du sujet. On se retrouve au coeur de l'action et celle-ci ne s'arrête jamais. Les auteurs alternent à chaque nouveau chapitre entre les différents personnages des différents clans. Et les clans sont nombreux dans cette machination crapuleuse. Les politiques, les journalistes, les religieux, les forces de l'ordre et les trafiquants jouent tous un rôle important et représentent une pièce fondamentale de ce grand échiquier de la magouille. Chacun agit dans son propre intérêt et utilise tous les moyens qu'il peut pour arriver à ses fins. Ce qui découle inexorablement sur une vague de violence dont le roman est imprégné. Entre orgueil et ambition, la paix n'a plus de place.
Giancarlo de Cataldo et Carlo Bonini nous font découvrir les multiples aspects du crime et de ses ramifications dans la ville de Rome. Ils nous font entrer autant dans le quotidien des individus les plus ingénieux et les plus influents que dans celui des plus dégénérés et donc des plus sanguinaires.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance du livre et son rythme ininterrompu. J'ai eu un peu de difficultés à ne pas me perdre avec les nombreux personnages. Mais une fois que j'ai réussi à tous les maîtriser, j'ai vraiment pris mon pied à les regarder se manipuler entre eux. Malgré l'usage de quelques clichés, les auteurs ont vraiment su me captiver pour cette grande association de malfaiteurs et j'attends avec impatience la suite des aventures qui est à priori prévue.
Ce roman a été adapté au cinéma. Je le verrai avec plaisir même si je crois que la densité de l'ouvrage mériterait d'être mieux exploitée grâce à une série.
Lien : https://leslivresdek79.wordp..
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encoredunoir
  25 janvier 2016
En novembre 2014, la police italienne arrêtait Massimo Carminati, dit Le Borgne. Dans la foulée, des dizaines d'autres personnes sont arrêtées, dont un nombre conséquent de conseillers municipaux et régionaux, fonctionnaires et chefs d'entreprises et, cerise sur le gâteau, l'ancien maire post-fasciste de Rome Gianni Alemano est mis en examen. À cette occasion, l'emprise de la Mafia – au sens général du terme – sur la capitale italienne apparaît au grand jour. Le Borgne, les lecteurs de Romanzo Criminale, roman de Giancarlo de Cataldo, ancien juge reconverti dans l'écriture, qui romance l'histoire véridique de l'ascension et de la chute de la bande de la Magliana à Rome dans les années 1970-1980 le connaissent ; il y apparaît sous le surnom du Noir, référence à son appartenance à un groupuscule terroriste d'extrême-droite avant de s'engager dans le banditisme.
Et justement, un an auparavant, en 2013 donc, c'est un peu cette histoire vraie qu'anticipent Carlo Bonini et Giancarlo de Cataldo dans Suburra.
L'alter ego de Carminati s'appelle ici Samouraï, ancien chef d'un groupe fasciste lui aussi reconverti dans le grand banditisme et véritable maître de Rome après avoir su créer des alliances fructueuses avec les différentes factions prêtes à se partager cette ville ouverte, gitans, Camorra et N'Drangheta. Plus policé et certainement plus malin que ces alliés de circonstance, Samouraï a surtout pour lui de connaître intimement Rome et ceux qui y sont au pouvoir, que ce soit dans les différentes instances politiques ou au sein des forces de l'ordre et de la justice. Grâce à des affinités politiques, bien entendu, car comme le montrent les auteurs, les idées fascistes sont aussi bien implantées dans la pègre que dans les institutions, mais aussi grâce à de nombreux dossiers que Samouraï a pu se procurer et qui lui permettent de tenir la laisse courte à ceux qui sont aux affaires.
Tout pourrait aller pour le mieux, et le grand projet immobilier que caressent le Samouraï et ses complices entre Rome et le littoral d'Ostie pourrait bien sortir de terre si Malgradi, politique corrompu affidé de Samouraï ne dérapait pas lors d'une nuit agitée avec deux prostituées dont l'une finira mangée par les chiens errants après une inhumation aussi sommaire que clandestine. Dès lors s'enclenche un engrenage de violence et de trahison dans lequel vient par ailleurs s'insérer Marco Malatesta, carabinier tête brûlée et ancien disciple du chef mafieux.
Comme dans Romanzo Criminale, dont la bande de la Magliana hante ce roman, Suburra est d'abord une profusion de personnages. Ils sont au moins une bonne vingtaine, que Bonini et de Cataldo entendent bien ne pas négliger, à jouer un rôle essentiel dans l'intrigue. Pour autant, la description de cette Rome souterraine, pourrie par la corruption, minée par les luttes de pouvoir et d'influence, ne se révèle jamais confuse, les auteurs prenant grand soin de ne jamais perdre le lecteur.
Mais au-delà de cette quasi enquête – et on a tôt fait, au moins à cause de la ressemblance des deux noms, d'associer Suburra et Gomorra – Carlo Bonini et Giancarlo de Cataldo savent donner à leur histoire un véritable souffle romanesque, créent des personnages ambigus dont certains évoluent sur le fil ténu qui sépare le bien du mal. Des personnages surtout confrontés à de véritables dilemmes moraux, partagés entre la fidélité à leurs idéaux et leurs amours, dépassés par leur hybris ou par la bêtise crasse de ceux qui sont censés les épauler. Portrait sans fard de la putain croulante que semble être devenue Rome sous les années Berlusconi, Suburra se révèle être un roman passionnant.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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motspourmots
  28 mai 2017
Moi qui ne suis jamais allée à Rome (le destin est contre moi, mais c'est une autre histoire), j'ai suivi sans peine le conseil de mon libraire lorsque j'ai cherché un polar italien pour honorer le rendez-vous prévu aujourd'hui. Rome : capitale de la mafia, un sous-titre évocateur pour se mettre en appétit. Un duo d'auteurs formé par un journaliste d'investigation à La Repubblica grand connaisseur des milieux politiques et un magistrat à la cour de Rome ayant déjà commis nombre de romans noirs, il n'en fallait pas plus pour me convaincre.
Et la balade fut mouvementée, à la hauteur de mes attentes. Je lis assez peu de romans noirs mais j'ai tout de suite plongé dans celui-ci qui développe une impressionnante galerie de personnages. Au coeur de l'intrigue, l'opposition entre deux hommes puissants : Samouraï, l'un des mafieux les plus puissants et les plus mystérieux de la région romaine et le lieutenant-colonel Marco Malatesta. Dans sa jeunesse, pendant un laps de temps très court, Malatesta fut le disciple de Samouraï au sein de groupes d'inspiration néo-fascistes avant de se rebeller et d'entrer dans la police. Un passé commun qui n'est pas sans influence sur la relation ambigüe entre les deux hommes désormais face à face.
"Nous et eux. Nous et eux. Dans quelle mesure toute cette saloperie dépendait-elle de notre faiblesse ? de notre désir de ressembler à ceux que nous disons vouloir combattre et qu'en réalité nous admirons ? Et qu'est-ce que nous admirons en eux ? La liberté ? L'absence de préjugés ? La vie de merde qu'ils mènent ? Voilà une dynamique qu'il connaissait bien. Au fond, tant qu'il n'avait pas décidé de s'en retirer, ça avait été son histoire."
A Rome, Samouraï a de grands projets. Transformer le littoral en un gigantesque Atlantic City, promesse de gains mirifiques et de règne incontesté. Il lui faut simplement parvenir à faire tenir tranquilles les différentes familles qui s'affrontent régulièrement pour quelques arpents de territoire. Pour le reste, tout semble sous contrôle. Députés corrompus pour pousser le projet et obtenir les permis de construire. Journalistes à la botte. Des ramifications jusqu'au sein du Vatican dont l'évêque Tempesta est la figure de proue, vitrine factice d'un volet social du projet destiné à amadouer les décideurs. Mais c'est sans compter sur le petit grain de sable qui ne manque jamais de dérégler une machine bien huilée. En l'occurrence, le petit service que le député Malgradi demande à la mauvaise personne lorsque l'une des prostituées avec lesquelles il occupe une suite d'hôtel décède d'une overdose...
Pas de code d'honneur ici, on plonge directement dans ce qu'il y a de plus pourri au royaume des hommes. On élimine, on piège, on asservit. le lecteur est transporté certes dans les rouages de la mafia qui recrute ses sbires parmi les mouvances fascistes et les nostalgiques du nazisme, mais également dans les coulisses politiques bien contaminées elles aussi par une infection difficile à éradiquer. Un contexte qui sonne terriblement vrai, montrant l'inertie des forces de l'ordre minées par la corruption et le manque de moyens de groupes altermondialistes tentant de lutter contre la pieuvre. Mais la réussite du livre tient vraiment à ses seconds rôles. Chaque personnage apporte sa touche à un tableau d'ensemble saisissant. de la prostituée en fuite qui se recase avec un producteur de cinéma au fils malheureux d'un entrepreneur réduit à servir ceux-là même qui ont poussé son père au suicide. de la passionaria rebelle prête à risquer sa vie pour défendre la cause du peuple à l'ébéniste talentueux, émigré iranien et résistant majestueux. Et j'en passe... Tous contribuent à la réalisation de cette fresque sanglante et dramatique qui nous offre un final à haute dose de testostérone.
L'impression de visiter Rome par les égouts en quelque sorte. D'ailleurs j'ai vraiment regretté de ne pas connaître la ville car les descriptions des quartiers sont si précises qu'on aimerait les matérialiser par des images. Disons que, le jour où j'y mettrai les pieds, je ne la verrai peut-être pas simplement à l'aune des cartes postales touristiques. Quant au quartier de Suburra ...
"Suburra, image éternelle d'une ville incurable. Demeure d'une plèbe violente et désespérée qui des siècles auparavant s'était faite bourgeoisie et qui occupait le centre géographique de la ville. Parce qu'elle en était et en restait le coeur."
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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critiques presse (1)
Telerama   06 avril 2016
Pas de code d'honneur, de parrains magnifiques ni autres fariboles ici, juste le cynisme, la rapacité, l'argent comme seule valeur qui vaille. A l'image du monde tel qu'il va. Glaçant
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   17 février 2016
Un vertige violent le fit vaciller. Il s’appuya à la balustrade. Le produit était en train de monter au cerveau. Et de là, très vite, il allait redescendre dans l’engin. Tandis que le cocktail érectile commençait à faire son effet, un joyeux sentiment d’invincibilité l’envahissait. Tout le monde disait d’y aller mollo, tout le monde disait qu’on dansait au bord du volcan, tout le monde craignait que les choses changent d’un moment à l’autre. Tout le monde déblatérait sur le spread, la révision des dépenses publiques, la moralité… et bordel ! L’Italie ne changera jamais. Nous serons toujours en haut, et les misérables en bas.
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BMRBMR   17 janvier 2016
[... La liste des personnages en début d'ouvrage ...]

L’ÉTAT :
Ses serviteurs :
MARCO MALATESTA, lieutenant-colonel et tête brûlée
ALBA BRUNI, capitaine courageuse
EMANUELE THIERRY DE ROCHE, général et gentilhomme
MARIO RAPISARDA, carabinier à cheval
CARMINE TERENZI, pomme pourrie
GIORDANO BRANDOLIN, soutien idéal
NICOLA GAUDINO, Napolitain à Ostie
MICHELANGELO DE CANDIA, procureur jazzeux
MANLIO SETOLA, procureur bronzé
Ses intouchables :
PERICLE MALGRADI, “Relève-toi, Rome”
TEMISTOCLE MALGRADI, profession : frère
MONSEIGNEUR MARIANO TEMPESTA, auteur de Éthique pour un nouveau millénaire
DOTTOR BENEDETTO UMILTÀ, porte-coton

BANDITS À ROME :
Ceux de la Romanina :
MARCO SUMMA, dit SPADINO, les yeux plus gros que le ventre
DARIO ZUPPA, dit PAILLE, gros bras
LUCA SCAVI, dit FOIN, autre gros bras (amateur de kebab)
ROCCO ANACLETI, le duc gitan
SILVIO ANACLETI, héritier et sujet
MAX, dit NITCHÉ, philosophe de rue
Ceux d’Ostie :
CESARE ADAMI, dit NUMÉRO HUIT, le Néron du Ponant
NINO ADAMI, dit ONCLE NINO, empereur en cage
DENIS SALE, aspirant empereur
MORGANA, fée perverse
ROBERTINO, le deux de pique

LES HORS-CLASSE :
SAMOURAÏ, l’homme du destin
SHALVA ISRAELACHVILI, un homme vaut un ours
CIRO VIGLIONE, cœur de Naples
ROCCO PERRI, sourire de Calabre

LES REBELLES :
ALICE SAVELLI, esprit libre
ABBAS MURAD, ébéniste combattant
FARIDEH MURAD, l’amour blessé
SEBASTIANO LAURENTI, le fils de l’ingénieur
KERION KEMANI, Albanais aux ressources multiples

LES RICHES :
EUGENIO BROWN, un regard depuis la terrasse
SABRINA PROIETTI, nom de scène Lara, un petit bijou de fille
SPARTACO LIBERATI, the Voice of Rome
TITO MAGGIO, cordon-bleu

AUTRES PERSONNAGES :
Bandits, demoiselles, trafiquants d’indulgences, lascars et trans’ Rombières, gauche caviar et cinéphiles Condés, tiques et zammammeri Les casseurs de San Giovanni Supporters, nazis, boxeurs, infiltrés et banlieusards Banquiers, usuriers, avocats et Chevaliers de Constantin Chiens, chevaux de trait et mouettes DANDY, LE FROID, LE LIBANAIS, fantômes
+ Lire la suite
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Nicolas9Nicolas9   29 octobre 2019
Il avait grandi dans le mythe de la révolution nationale fasciste, il s'était endurci en cognant les rouges au lycée, il était passé aux braquages pour financer le groupe, la prise de pouvoir, l'extermination des juifs et des communistes. Un jour, il vit mourir son meilleur ami sous le plomb des condés. Lui-même n'en réchappa que par miracle. Les flics le dénichèrent. Un salaud avait balancé. Samouraï l'apprit par hasard, par un camarade facho qui fréquentait la même salle de gym que certains superflics des groupes d'intervention. Il se prépara à mourir dans l'honneur.
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BMRBMR   23 janvier 2016
[...] Pour quelle raison le parquet devait s’en prendre à ceux qui travaillaient pour procurer pain et travail à une ville durement frappée par la crise ? Ce n’était quand même pas un délit de bâtir des maisons et des ports. Qui les croirait s’ils essayaient d’expliquer qu’il n’y aurait pas d’expansion mais de la corruption, pas d’emplois mais de l’esclavage.
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Martin1972Martin1972   26 décembre 2015
Tu n'es pas une mauvaise personne, Marco. Mais tu as un problème. Un gros problème. Tu ne sais pas de quel côté te mettre. Avec ceux qui cognent ou avec ceux qui encaissent. Tu n'arrives pas à te décider. Alors tu es un peu d'un côté et un peu de l'autre. Et ça veut dire que tu n'es nulle part.
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Videos de Giancarlo De Cataldo (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Giancarlo De Cataldo
A l'occasion du festival des littératures du monde : "L'usage du monde" organisé par Lettres du monde, rencontre avec Giancarlo de Cataldo autour de son ouvrage "L'agent du chaos" aux éditions Métailié.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2306288/giancarlo-de-cataldo-l-agent-du-chaos
Notes de musique : Youtube library
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