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Danièle Valin (Traducteur)
EAN : 9782072860829
176 pages
Éditeur : Gallimard (20/08/2020)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 498 notes)
Résumé :
Traduit de l'italien par Danièle Valin

On part en montagne pour éprouver la solitude, pour se sentir minuscule face à l'immensité de la nature. Nombreux sont les imprévus qui peuvent se présenter, d'une rencontre avec un cerf au franchissement d'une forêt déracinée par le vent.
Sur un sentier escarpé des Dolomites, un homme chute dans le vide. Derrière lui, un autre homme donne l'alerte. Or, ce ne sont pas des inconnus. Compagnons du même grou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (161) Voir plus Ajouter une critique
enjie77
  16 août 2020
« Permettez-moi de vous citer un vers de Phèdre de Racine : Ma vengeance est perdue, S'il ignore en mourant que c'est moi qui le tue. » (page 45)
C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé l'écriture d'Erri de Luca et je remercie les Editions Gallimard ainsi que Babelio de m'avoir permis(e) de me replonger dans ses réflexions philosophiques et métaphysiques. Ce qui me subjugue chez Erri de Luca, c'est l'aisance avec laquelle il fait de son style si dépouillé, si fluide, une véritable quête des profondeurs de la psyché humaine.
Un homme âgé, ancien militant de la cause révolutionnaire, passionné de haute montagne, alpiniste chevronné, s'engage sur le chemin escarpé d'une Vire dans les Dolomites en prenant soin de ne pas trébucher. Loin devant lui, à son insu, un autre homme, le précède. Ce dernier n'est autre qu'un ancien militant du même groupe révolutionnaire, à ceci près qu'il a dénoncé, auprès de la police, un certain nombre d'activistes dont notre homme âgé qui s'est retrouvé incarcéré quarante années plutôt. Assistant au loin à la chute de ce supposé inconnu, l'homme âgé alerte les services de secours.
« Impossible » une telle coïncidence, un tel hasard aux yeux du magistrat qui va tenter de faire « trébucher » l'accusé tant il reste persuadé de sa culpabilité avec préméditation.
De cette confrontation à huis-clos à laquelle l'auteur nous convie et des interactions qui en découlent entre le juge et l'accusé, une profonde réflexion s'installe entre le lecteur et l'auteur, c'est ce que j'ai le plus apprécié. Je me suis sentie très proche d'Erri de Luca. Il parvient à créer une proximité, une intimité avec son lecteur propice aux confidences. Son écriture abolit toutes les barrières et c'est de cette sensation de partage, le temps de la lecture, de ses propres pensées sur l'engagement, la fraternité, la fragilité de l'être humain qui m'a rendu cette lecture fascinante. Son questionnement rentre en résonnance avec le mien notamment sur la supposée neutralité d'un juge d'instruction (je pense au juge Burgaud dans l'affaire d'Outreau) comme sur l'emploi du « mot juste » pour éviter les malentendus, règle qui se perd aujourd'hui tant les mots sont remplacés par du franglais ou des anglicismes. Mais dans un débat duquel dépend votre avenir, l'utilisation du mot juste prend tout son sens.
Et il y a ces quelques lettres écrites à « Ammoremio » qui viennent comme un papillon se poser entre les chapitres dédiés à l'interrogatoire, des lettres d'amour, où est citée une très belle phrase de Léonardo Sciascia « Il écrit que la vérité est au fond du puits. Si on se penche, on voit le reflet du soleil ou de la lune. Mais si on descend dans le puits, on ne trouve ni l'un ni l'autre. On trouve la vérité. C'est ainsi, il faut descendre ou tomber dedans. le magistrat par exemple m'interroge de l'autre côté de la margelle. Il ne descend pas, il se penche tout au plus. »
Petit livre intelligent comme je les aime parce qu'il bouscule nos neurones et dont il se dégage une grande richesse de réflexions proposées par un homme de talent qui pose son regard sur sa destinée et dont l'esprit est en perpétuel questionnement. C'est un livre que je relirai.
« La langue est un système d'échange comme la monnaie. La loi punit ceux qui impriment de faux billets mais elle laisse courir ceux qui écoulent des mots erronés. Moi, je protège la langue que j'utilise ». (page 113)
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palamede
  14 septembre 2020
Il fait partie de " la génération la plus poursuivie en justice de l'histoire d'Italie. " Aujourd'hui il est accusé d'avoir tué un de ses anciens camarades membres d'une organisation révolutionnaire armée pour l'avoir dénoncé, lui et d'autres, dans le but d'obtenir une réduction de peine et une remise en liberté. Au jeune juge convaincu de sa culpabilité, il explique pourquoi ce meurtre de vengeance est impossible. Pourquoi aussi il est en mesure de repousser des accusations plus que lui le juge ne l'est de les étayer.
Erri de Luca comme souvent fait appel à ses expériences personnelles et à ses passions pour construire son oeuvre. Ici il associe son passé d'activiste politique à la montagne, dont il est un pratiquant chevronné, pour livrer une réflexion sur la fraternité, sur l'engagement révolutionnaire, sur l'impossible vengeance d'une trahison liée à un temps révolu. Un livre, alternant une passe d'armes remarquable entre le juge et l'accusé et des lettres d'amour, certes moins poétique que d'autres oeuvres de l'écrivain italien mais néanmoins d'une grande sensibilité.
" Prendre connaissance des événements d'une époque à travers les documents judiciaires c'est comme étudier les étoiles en regardant leur reflet dans un étang. "
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mcd30
  16 août 2020
Merci aux éditions Gallimard et à Babelio pour ce roman de la collection "du monde entier", petit par le format mais grand par son contenu et son auteur : Erri de Luca. Impossible est un roman qui fleure bon les vacances et le dépaysement ( même si c'est un sujet sérieux ) avec sa superbe vue des Dolomites et quelques mots d'italien qui essaiment le roman, merci à la traductrice.
Dans ce roman un homme est soupçonné de meurtre, coupable, non coupable ? C'est ce que nous allons essayer de découvrir. À travers cette histoire, deux portraits très intéressants et une analyse du vingtième siècle et vingt-et-unième siècle où l'homme est passé du collectivisme à l'individualisme.
Le suspect a vécu sa vie suivant ses idéaux, a fait de la prison mais ne s'est jamais renié et n'a pas trahi ses camarades. Il est malin, joue avec les mots, mène la danse par sa sagesse et sa maturité.
Le magistrat est jeune, croit à la justice et va entrer dans cet espèce de bras de fer, il est intrigué par ce prévenu, témoin d'une autre époque, porteur d'autres valeurs.
Quant à la victime, elle a trahi tout son groupe et ses amis pour rester libre, a-t-il fait une chute en montagne où a-t-il été poussé.
Erri de Luca nous sert un récit intelligent, une critique de notre société sans jugement des personnages.
Avec son jeu du chat et de la souris, Erri de Luca nous laisse réfléchir à nos propres valeurs, un excellent roman et de belles pensées comme toujours avec cet auteur.
Rentrée littéraire 2020
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fanfanouche24
  17 novembre 2020
Encore…un petit trésor que ce dernier ouvrage traduit d'Erri de Lucca, dont j'apprécie infiniment le style, la simplicité et la force de ces récits. Ce dernier ne fait pas exception ; Un texte court et d'une intensité toujours époustouflante !
Ce dernier opus d'Erri de Luca que je souhaitais lire dès sa parution…a été détrôné très momentanément. Je me souviens qu'un autre ouvrage a capté toute mon attention dans l'instant et a reporté momentanément mon élan. …Voilà, je répare mon retard !!
Le narrateur (comme un double de l'écrivain) se trouve accusé d'un homicide ; homicide d'un ancien ami de lutte qui a trahi…ses camarades. le narrateur, passionné par la montagne, fait une escalade, voit de loin un homme qui le précède dans cette marche… Notre « héros » progresse dans sa grimpe, et découvre cet homme au fond d'un ravin, il appelle , prévient les secours… et il se retrouve emprisonné ; le mort , dans la montagne, étant un de ses grands amis de lutte et de militantisme… qui deviendra un traître et fera basculer la vie de ses compagnons en les dénonçant, en les envoyant en prison. le magistrat, en charge de cette affaire, devant ce hasard des plus incroyables , est convaincu que cela ne peut pas être une simple coïncidence, qu'obligatoirement, notre héros est « coupable », a voulu se venger de cette trahison ancienne. Il s'acharnera à le faire avouer, à le pousser dans ses retranchements. Les interrogatoires tout à fait étonnants du magistrat envers le « présumé coupable m'ont fait étrangement songer à un autre face à face , redoutable et ambigü ; Je voulais nommer le film de Claude Miller (1981) interprété par Lino Ventura et Michel Serrault, « Garde à vue »
A ces interrogatoires incroyables, déroutants, alternent les lettres qu'il écrit à la femme qu'il aime… L'occasion de parler, réfléchir, discuter de thèmes chers à l'écrivain : La beauté de la Montagne, La Nature, l'engagement politique, l'idéal premier du communisme, la fraternité dans le partage des convictions, la mort, la liberté, le sens et la valeur que l'on souhaite donner à son existence, l'amour, le silence, le refus d'obéissance et de soumission à un gouvernement, la colère des injustices sociales, les méfaits du capitalisme…La foi, l'Amitié, et cette passion de la nature, de la montagne qui fait oublier la folie des hommes…
Un style sobre , élégant, efficace, poétique qui va à l'essentiel, à l'universel d'un parcours d'homme… Toujours de magnifiques passages pour parler de cette Montagne…tant chérie par Erri de Luca !
« La montagne, immobile par nature, est un mobile. C'est exactement ça : elle attire à elle. Chacun a ses propres raisons d'y aller. La mienne est de tourner le dos à tout, de prendre de la distance. Je rejette le monde entier derrière moi. Je me déplace dans un espace vide et aussi dans un temps vide. Je vois comment était le monde sans nous, comment il sera après. Un endroit qui n'aura pas besoin qu'on le laisse en paix. (p. 20)”
J'achève ce “billet”… par cet extrait explicitant au plus près le noyau de cette narration:
« Tu sais qu'on m'accuse d'avoir poussé dans le vide du haut d'un sentier un camarade de nos vieilles luttes politiques, devenu ensuite un délateur. A l'époque, nous étions amis. On dit amis pour la vie, mais cette expression ne lui suffisait pas, car la vie est imprévisible. Il disait que nous étions amis par le sang. Mais nous n'avons pas fait le pacte en nous entaillant la paume de la main et en mêlant nos deux sangs. Il me l'a demandé, mais je n'ai pas voulu. Ce geste aurait exclu les autres camarades.
Dans ces années agitées, l'amitié était un échange d'aide, en sachant qu'elle serait immédiate et sans explications. On était unis par une volonté commune.
Nous nous étions coupés de nos familles à l'arrachée (...) Nous pratiquions une autre appartenance. L'amitié remplaçait l'affection familiale en faisant de l'autre un frère, un père, un fils. « (p. 99)
Restent un vrai suspens, une attente d'une réponse…Mais cela c'est une autre histoire qui peut laisser sur une sorte d'inachevé ou de frustration… mais la progression du récit est telle que la réponse, au final, n'est plus l'urgence première… ! Un très , très fort moment de lecture et de réflexion, à la lumière de cette histoire-fable !

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berni_29
  16 août 2020
Impossible est le dernier roman d'Erri de Luca, auteur qui m'est si cher.
En voici le sujet. Nous sommes en Italie, dans la région montagneuse des Dolomites. Un homme plutôt âgé chute dans le vide, au passage d'une vire. Derrière lui, un autre homme tout aussi âgé donne l'alerte. Malheureusement, il n'y a plus rien à faire, celui qui est tombé n'a pas survécu à cette chute vertigineuse. Or, il s'avère que les deux hommes se connaissaient, tandis que celui qui a donné l'alerte indique que cette rencontre sur ce chemin escarpé est totalement le fruit du hasard. Ce dernier, par ailleurs alpiniste chevronné, devient brusquement un suspect aux yeux de l'enquête...
En effet, ils se connaissaient, ayant été tous deux très proches l'un de l'autre dans un passé désormais lointain, ils furent des amis, notamment lors de leur engagement politique au sein d'une organisation révolutionnaire clandestine. Puis, celui qui a chuté dans le ravin s'avère avoir été un traître pour l'organisation, entraînant celui qui est suspect à des années d'incarcération... Alors, cette rencontre au détour d'un sentier abrupt, est-ce une simple coïncidence ou bien un traquenard savamment orchestré ? C'est ce que cherche à savoir le jeune magistrat dépêché sur cette affaire.
Le roman est une forme de huis-clos. Nous assistons à l'interrogatoire du principal témoin par le magistrat chargé d'instruire l'enquête. Très vite, le témoin devient suspect et les questions deviennent à charge contre lui. Alternent les interrogatoires avec un magistrat très offensif, au-delà peut-être de ses prérogatives et la détention provisoire du témoin, le narrateur, qui se confie à la femme qu'il aime en lui écrivant et qu'il appelle Ammoremio.
La forme du récit est originale, puisque les pages relatant l'interrogatoire présentent une typographie de type policière, comme saisie à la machine à écrire et restituée telle qu'elle par le greffier présent, tandis que les pages plus intimistes où le narrateur s'adresse à sa bien-aimée sont d'une typographie italique.
Nous retrouvons ici les thèmes chers à Erri du Luca : l'amour, l'amitié, l'engagement politique, le militantisme, la résistance, la transgression, la montagne, la liberté, la solitude aussi...
L'entretien avec le magistrat est une lutte acharnée d'une tension extrême, un peu comme deux cerfs mêlant leur bois dans un combat sans merci... Cela ressemble à une sorte de jeu du chat et de la souris dans lequel le juge cherche à faire tomber le suspect dans les pièges tendus, mais ce dernier ne se laisse pas faire, s'ensuit un bras de fer sans concession l'un pour l'autre. Nous assistons à des joutes verbales qui auraient toute leur place dans une scénographie théâtrale...
Une étrange relation se noue et se dénoue entre le juge et le suspect...
Dans cet échange, le narrateur cite un proverbe oriental : "quand les eaux montent, la barque doit en faire autant". Dans ces mots sans doute se résume toute la tension narrative du roman.
Si le récit est d'une rare maîtrise, une histoire construite avec intelligence, cela me semble-t-il a un peu nui à la grâce poétique habituelle qui m'a si souvent séduit chez Erri de Luca. Les scènes de l'interrogatoire m'ont paru parfois un peu artificielles, d'une rigueur froide et mécanique où j'avais du mal à entrer en empathie avec le suspect. J'attendais avec impatience que celui-ci regagne sa cellule pour m'engouffrer dans les respirations épistolaires et amoureuses avec sa bien-aimée, Ammoremio.
Il m'a sans doute manqué ici un petit quelque chose pour que je puisse être emporté par la grâce vertigineuse et solaire dans laquelle cet auteur m'a si souvent entraîné...
Cela dit, j'ai retrouvé de manière intacte les valeurs d'humanité auxquelles adhère cet écrivain sans compromis.
Je remercie Babelio et les Éditions Gallimard de m'avoir donné l'occasion de lire ce roman en avant-première.
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critiques presse (9)
LaCroix   17 novembre 2020
Erri De Luca raconte le face-à-face entre un juge et un vieux montagnard. Un récit singulier et magistral.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LesInrocks   17 novembre 2020
Sur fond d’accident de montagne, un ancien militant d’extrême gauche affronte un jeune magistrat.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Actualitte   28 septembre 2020
Une joute où la force et l'ascendant ne seront pourtant pas l'apanage de l'accusateur vis-à-vis de l'accusé, pas plus que de la jeunesse sur l'âge mûr. Tous les engagements d'Erri de Luca sont le ferment de ce duel oratoire entre les deux personnages : la montagne, le militantisme, l'écriture,...
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeMonde   24 septembre 2020
L'écrivain italien signe un roman désillusionné mais jamais amer.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Culturebox   24 septembre 2020
Un concentré serré, façon expresso italien, de tout ce qui nourrit la vie et l'œuvre du romancier italien depuis ses débuts.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Lexpress   21 septembre 2020
Avec Impossible, court roman aussi épuré que dense, l'auteur de Montedidio traite, à travers le dialogue entre un vieux combattant de la lutte armée et un jeune magistrat, de justice et de morale, de vengeance et de pardon.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   16 septembre 2020
L’écrivain italien livre un roman cinglant, sec, où se retrouvent les thèmes qui hantent toute son œuvre.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   16 septembre 2020
Une vaste histoire qui fait échos à celle de l'homme, de sa jeunesse intransigeante et révolutionnaire, à la maturité apaisée, mais toujours convaincue. Un roman magistral.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   24 août 2020
Superbe nouveau livre d'Erri De Luca qui évoque la lutte nécessaire, la fraternité et sa passion pour la montagne.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (198) Voir plus Ajouter une citation
BiblioJoyBiblioJoy   10 mai 2021
Q. Que pensez-vous du hasard qui vous a placés sur le même chemin, le même jour et à la même heure ?
R. C'est une coïncidence.
Q. Définition incomplète pour moi : coïncidence volontaire ou fortuite ? Pour moi qui suis chargé de l'enquête, la coïncidence est un indice.
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fertiti65fertiti65   02 mai 2021
Et puis, avec des aveux complets il y aurait l'avantage personnel de se décharger d'un poids. Mais ce magistrat n'a sûrement jamais fait l'expérience dans sa vie d'aveux ayant des conséquences pénales. Il me propose le soulagement physique de me débarrasser d'un poids sur l'estomac. Comme si on était constipé et que les aveux servaient de purge.
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fertiti65fertiti65   01 mai 2021
Je regardes mes mains qui ne sont bonnes à rien, vides sans outils.
Je pense aux tiennes sans vernis à ongles, bonnes à tout, de l'aiguille au marteau. Tu aimes les fèves et tu en plantes, ton jardin est jaune de citrons, sans la moindre mauvaise herbe. Tu ne jettes pas les noyaux des fruits, des olives, les tomates abîmées, tu les donnes à la terre, à l'occasion qui les fera se reproduire.
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SlecrinySlecriny   01 mai 2021
Impossible n'est pas... J'ai découvert ce roman et cet auteur Erri De Luca il y a peu. Son imaginaire, toujours ancré dans le berceau de la montagne est à flan de vide. Écriture savamment maîtrisée évidemment belle. Bon rythme. J'ai eu une analyse de ce livre en décalage avec celle de mes amis lecteurs y voyant le reflet d'une déclaration politique sous couvert d'une intrique qui semple à première vue policière...
Intelligent et percutant.
merci !
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fertiti65fertiti65   01 mai 2021
Dans la vie économique où tout repose sur la partie double donner/avoir, sur le profit et l'utile, aller en montagne, grimper, escalader, est un effort béni par l'inutile. Il n'est pas utile et ne cherche pas à l'être.
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