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ISBN : 2072822548
Éditeur : Gallimard (07/02/2019)

Note moyenne : 4.41/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Un soir d'orage, un homme lit un conte pour enfant à son fils, dans la pénombre. Le narrateur rêve cette scène et un fils qui n'a jamais existé. Il imagine qu'il lui parle de sa vie, de son enfance napolitaine et, au fur et à mesure, la parole intime donne consistance à ce fils imaginaire.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  14 mars 2019
"Quelle puissance la vie, elle passe au-dessus de tout. (p. 85)"
Un dialogue imaginaire entre l'auteur ... et un fils inventé; l'occasion
pour Erri de Luca, de revisiter sa vie, son parcours, ses engagements
politiques,son amour pour ses parents, un père vénéré, la Guerre ,
sa passion pour la montagne ,les mots et les langues , la solitude !...
Texte très personnel qui nous offre comme un bilan de vie avec ses joies,
ses peines, ses engagements, ses idéaux, ses envies d'améliorer
le monde ! de beaux passages sur la ville de Naples , ville aimée et
quittée !
Erri de Luca nous raconte ou plutôt relate à ce fils imaginaire
sa vie d'ouvrier, les durs métiers manuel pour subsister, et enfin la
reconnaissance pour ses écrits et son travail d'écrivain, l'amour de l'italien,
langue de son père, etc.!
"L'exil serait pour moi d'écrire dans une autre langue.
Je peux en parler d'autres, les lire, mais l'italien est ma patrie, littéralement, parce que c'est la langue transmise par mon père." (p. 99)
Entre les réflexions, anecdotes, questionnements de l'écrivain, d'autres passages en caractère gras alternent... : les réponses ou observations du dit- fils imaginaire....
Et comme toujours dans les écrits d'Erri de Luca, une simplicité confondante et la poésie des mots, omniprésente qui nous "bercent"...




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Afleurdelivres
  05 mars 2019
Haute voltige
Erri de Luca, l'immense Erri de Luca.
Chacune de ses phrases, aussi courte soit-elle, est un véritable moment de grâce.
L'auteur se fait tardif, d'enfant, il n'en a pas eu, n'en aura probablement jamais. Alors dans ce court roman à la densité incandescente, il s' invente un fils, lui donne corps un soir d'orage sans électricité, à la lumière rougeoyante d'un feu de cheminée et à la flamme apaisante d'une bougie. Et il en a une image précise de ce fils fantasmé, idéalisé, miroir de lui-même. S'engage aussitôt un dialogue passionnant marquant, et étourdissant de poésie.
Un face à face avec ce fils imaginaire, non de bois mais de mots, aux liens d'encre à défaut de sang, qui, sans ménagement va le pousser dans ses retranchements, le contrer, le contraindre au bilan, à une réflexion sur la vie, à l'aveu de ses failles et de ses limites, à un questionnement sur la transmission.
L'écrivain retrace sur un fil sensible des morceaux de vie, non sans une certaine hauteur et sagesse. Une analyse lucide de l'existence et un regard subtil sur son passé (son statut d'ouvrier, son militantisme, son amour de la montagne, de la solitude , la temporalité et surtout sa passion de la littérature et de l'écriture)
Ce loup solitaire invoque aussi des disparus qui s'extraient momentanément de leur gangue évanescente : son père fuyant et sa mère surtout, dont il a manqué de tendresse, pour retourner presque aussitôt dans « la coquille de l'absence ».
Sa nostalgie et sa mélancolie sont contenues, son récit sobre, sans pathos mais lumineux.
Et puis il y a...Naples, la rebelle l'anticonformiste, la théâtrale, l'intemporelle Naples. Grouillant de personnages bruyants aux tempéraments aussi explosifs que le volcan qui les domine, Naples, « leur système nerveux ».
Enfin, la métaphore du jeu de l'oie et son lancer de dés hasardeux , jeu de vivre, spirale de l'existence dans laquelle on passe et repasse.
La fin du roman est une perle d'émotion…
Absolument sublime
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nath45
  12 février 2019
L'auteur s'adresse à l'enfant qu'il n'a jamais eu, un dialogue s'installe très vite et cet échange nous permet une certaine proximité.
Un livre très intime qui permet à Erri de Luca de revenir sur sa vie, son militantisme révolutionnaire durant sa jeunesse, sachant que c'est un homme toujours engagé qui obéit à la liberté, - sa famille - ses lectures, grand admirateur de Borges - son écriture dont il dit que « c'est son divertissement préféré » et non un métier, un compagnon de vie, il écrit à l'ancienne avec un cahier et stylo sur les genoux - Naples qu'il décrit si bien en « ville théâtrale. Ce n'est pas la ville qui imite le théâtre, mais l'inverse : le théâtre singe la ville la plus grouillante de caractères et de personnes au kilomètre carré. » - sa langue, je devrais dire ses langues l'italien et le napolitain.
C'est le questionnement d'un homme sur sa vie, une belle entrée en matière pour découvrir cet écrivain et un réel plaisir de lecture.
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saphoo
  17 mars 2019
Erri de Luca m'enchante toujours, il a le don de nous conter des histoires auréolées de poésie, de délicatesse et de sagesse.
Le temps s'est invité en sa demeure pour lui rappeler qu'un fils quelque part sans doute dans son imaginaire aurait pu être de chair et de sang.
C'est un face à face entre ce père qui aurait voulu être et ce fils qui ne fut pas mais qui peut être aurait été.
C'est un long discours par une nuit d'orage, à la lueur d'une bougie, qui lui rappelle sa propre mère. Il en est ainsi, des ambiances, des odeurs éveillent la mémoire, des souvenirs bien ancrés.
Ce dialogue est aussi une façon de se dévoiler un peu, ses parents, Naples, sa langue natale, ses écrits, la lecture, tant de sujets qu'il aborde.
Très intéressant d'ailleurs d'avoir l'avis d'un écrivain lecteur.
On se fait discret, et la lecture défile fluide et légère pour nous porter au seuil d'un adieu.
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Matatoune
  16 février 2019
Erri de Luca nous offre son nouveau roman « le tour de l'oie » comme un moment de poésie magnifique, de réflexions subtiles sur sa vie, ses choix et ses engagements et sur la transmission, ou non, de ses valeurs de citoyen engagé qui s'est impliqué tout au long du XXème siècle. Après son dernier livre La nature exposée, ce roman nous offre l'intime.
Ce nouveau livre décrit aussi quel lecteur il est et l'écrivain qu'il a choisit d'être. Au delà des pages qu'il se doit de bien écrire, Erri de Luca avait déjà confié qu'il écrivait pour donner la parole à ceux qui ne l'ont pas. Mais ici, il révèle que ses mots « donnent à la réalité la lucidité soudaine qui lui retire son opacité naturelle et ainsi la révèle. »
A partir de la relecture de Pinocchio, le narrateur, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à l'auteur, crée un fils imaginaire, assis en face de lui à la table de bois éclairée par une bougie un soir d'orage, dans une maison rustique perdue dans la montagne. Ce fils qu'il n'a jamais eu mais qu'en cette nuit de solitude, il choisit de lui confier une partie de lui-même.
Il lui raconte sa vie, ses parents et sa famille. Cette rencontre imaginaire qui débute comme un monologue face à un autre soi-même, comme une conscience sans consistance, devient rapidement un dialogue et un échange contradictoire obligeant chacun à préciser son propos. le roman se finit, la nuit vient de passer, il est temps de reprendre sa vie !
Comme souvent, c'est un récit autobiographique qui ne se dit pas. Avec la métaphore du jeu de l'Oie qui donne le titre, Erri de Luca présente les événements de sa vie comme des cases avec le sentiment de n'avoir jamais été, ou rarement, le lanceur de dé. Avec humilité, il décrit son engagement comme une réponse obligatoire à une époque qui le réclamait ! Il poursuit en présentant ses années d'ouvrier et de mineur où il met en pratique ses idées tout en assumant son travail d'écrivain.
Il y a Naples et la langue Napolitaine, langue maternelle à côté de l'italien, celle de son père, une mère décrite si affectueusement, l'attrait de la montagne qui lui vient de son père, le besoin de justice qui l'a chevillée dans ses engagements politiques et citoyens, le lien entre la terreur de sa mère pendant les bombardements de la seconde guerre mondiale et sa présence à Sarajevo lors du siège de la guerre de Bosnie-Herzegovie, la rencontre entre son père et sa mère, son premier baiser et tant d'autres choses …
Ce texte est le « souffle » d'un homme apaisé par l'âge, sûr de lui et satisfait du chemin qu'il a parcouru, aimant la vie pour goûter avec gourmandise les moments qui lui sont accordés, ne reniant rien des prises de position qui ont été les siennes, sans regret et sans colère, racontant sa vie comme si c'était une partie de campagne. Est-ce son attrait pour la marche en montagne (c'est un alpiniste chevronné!) qui semble le mener vers cette sérénité, les yeux posés ainsi au dessus de tout ?
Erri de Luca nous raconte aussi son expérience de lecteur, passion transmise par son père et la découverte de la Bible qui l'a aidé pendant les années où il devait se lever tôt pour accomplir son travail. de belles pages expliquent aussi sa façon d'être auteur, de transmettre une parole comme un forain« qui fait tourner un manège pour y faire monter l'enfant qui est en chaque lecteur ».
Véritable plaisir que la découverte de ce dernier roman ! Difficile de le présenter tant cette parole m'a interpellée, m'a ravie et m'a émue… énormément !
Lien : https://vagabondageautourdes..
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critiques presse (6)
Bibliobs   13 mars 2019
Dans le Tour de l'oie, l'écrivain italien s'adresse à l'enfant qu'il aurait pu avoir et fait le bilan de sa vie de combats.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeFigaro   21 février 2019
Erri De Luca offre au lecteur un récit conçu comme le face-à-face elliptique d'un homme avec le fils qu'il n'a pas eu.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   15 février 2019
Il est Napolitain, alpiniste et militant écologiste. Autant de traits qui font la matière de ses ouvrages, et particulièrement du Tour de l’oie, son nouveau livre, récit-bilan où il se raconte au fils qu’il n’a jamais eu.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Culturebox   14 février 2019
Avec ce Tour de l'oie, Erri De Luca publie sans doute son livre le plus intime, une mise à nu, en forme de tour de passe-passe, d'illusion ("du latin "in ludere", entrer dans le jeu", le narrateur aime ça). A travers la confrontation avec ce fils inventé, c'est toute son existence, toute sa vie d'homme et d'écrivain que questionne l'auteur.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   14 février 2019
Le tour de l’oie, le nouveau livre d’Erri De Luca, 68 ans, poursuit ses réflexions sur sa propre vie. Il est comme une suite, aussi merveilleuse, à Le Plus et le Moins. Récit poétique et profond sur notre liberté, nos engagements, la paternité, les mots.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama   12 février 2019
Son dernier livre, Le Tour de l’oie, prend la forme d’une autobiographie. Le romancier italien y raconte, avec humilité, une vie d’engagements. Pour la justice sociale, pour la nature, les migrants et, bien sûr, la littérature.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   15 mars 2019
La page est l' aujourd'hui dont j'ai besoin. (...)
L'écriture est mon aujourd'hui et je suis content qu'elle soit , quelque part, l' aujourd'hui d'un lecteur.
Les lecteurs suivants auront leurs auteurs suivants, car je reste persuadé que, tant que l'espèce humaine existera, elle continuera à se faire raconter des histoires.
Les enfants sont plus gourmands, ils naissent avec une sarabande de terreurs à calmer par les histoires. (p. 113-114)
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saphoosaphoo   17 mars 2019
Le jour est l'effacement de la nuit.
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fanfanouche24fanfanouche24   14 mars 2019
L'exil serait pour moi d'écrire dans une autre langue.
Je peux en parler d'autres, les lire, mais l'italien est ma patrie, littéralement, parce que c'est la langue transmise par mon père. (p. 99)
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fanfanouche24fanfanouche24   14 mars 2019
Expérience sous-entend qu'on devienne des experts. Je reste un inexpérimenté chronique, même si je suis doué pour certaines choses. (...)
Je suis resté un débutant, quelqu'un qui se jette dans une mêlée sans rien apprendre.
Face à la réalité, je reste un apprenti. (p. 91)
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fanfanouche24fanfanouche24   13 mars 2019
Cette histoire répétée continuait à faire rire en famille. J'ai dû rire moi aussi.
Mais en l'écrivant, non. En la racontant en silence sur une page, c'est le fond de désespoir d'un homme tentant de se sauver du ridicule qui ressort.
C'est pourquoi dans l'écriture perce le reste de l'amertume qui existe sous la surface du rire. (p. 68)
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