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EAN : 9782810214945
164 pages
Éditeur : Rue de Sèvres (02/01/2020)

Note moyenne : 4.37/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement. Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trés... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  09 septembre 2020
Février 1927. le Tout-Paris s'est réuni pour assister aux obsèques de Marcel Péricourt, un riche banquier. En haut du perron, Madeleine, sa fille héritière légitime, les larmes aux yeux, le regard dans le vide. À ses côtés, Gustave Joubert, le fondé de pouvoir de la banque Péricourt, qui aurait dû épouser cette dernière si seulement elle n'était pas revenue sur sa décision. S'apercevant de l'absence de son fils, Paul, âgé de 7 ans, elle demande à Léonce, sa dame de compagnie, et André Delcourt, le précepteur, d'aller le chercher. C'est alors que l'enfant apparaît, grimpé au second étage de l'immeuble, perché sur le rebord de la fenêtre. Avant de sauter. Une chute qui le laissera paralysé. Un drame pour Madeleine qui en appellera d'autres. En tant que riche héritière, elle sera l'objet de convoitises, aussi bien de Joubert que de son oncle, Charles Péricourt, furieux d'avoir été lésé lors du partage de l'héritage...
Après "Au revoir là-haut", Christian de Metter adapte de nouveau un roman de Pierre Lemaitre, mais cette fois-ci seul aux commandes. Une adaptation très fidèle à l'originel où l'on retrouve ces hommes cupides, perfides et vénaux, ces femmes tantôt rusées tantôt courageuses dans un entre deux-guerre où fascisme, nazisme et communisme émergent. Une fois le décor planté, l'on se délecte des manigances en tout genre et des rebondissements qui font apparaître peu à peu la noirceur de l'homme. Une véritable fresque romanesque, passionnante et riche. Graphiquement, Christian de Metter, de par sa palette nuancée, son trait élégant, ses visages expressifs, ses planches tantôt lumineuses tantôt sombres, magnifie un récit captivant et foisonnant.
Une très belle adaptation dont on attend impatiemment la suite...
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Tostaky61
  19 mars 2020
Quel plaisir de me replonger dans ce roman de Pierre Lemaître.
Après l'adaptation d'Au revoir là-hautChristian de Metter nous livre Couleurs de l'incendie.
Une totale réussite pour un album magnifique.
Pour tous ceux qui ont aimé le livre et pour les amateurs de Bandes dessinées, qu'ils aient lu ou non ce deuxième tome de la trilogie.
Les déboires de Madeleine Péricourt à la mort de son père, sa faillite et la vengeance implacable qu'elle met en place.
A découvrir sans modération.
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Bdotaku
  06 janvier 2020
La mère était en noir
Paris, 1927, divorcée d'Aulnay Pradelle qui croupit en prison suite à ses trafics dans les cimetières militaires, Madeleine Péricourt lassée des hommes a refusé d'épouser en secondes noces le fondé de pouvoir de la banque familiale, Joubert. Quand son père meurt et que son fils unique de sept ans, Paul, se défenestre et reste paralysé, Madeleine sombre dans la neurasthénie et se désintéresse de la gestion de son empire bancaire. C'est le moment que choisit Joubert pour attaquer …
Si Pierre Lemaître avait participé à l'adaptation en bande dessinée de son roman « Au revoir là-haut » au côté de Christian de Metter, il a laissé cette fois le dessinateur-scénariste seul aux commandes puisqu'il était occupé à finir le troisième volet de sa trilogie (« Miroir de nos peines » paru le 2/01/20) et se consacrait en parallèle à l'adaptation cinématographique de ce second volet.
On retrouve d'emblée, une parenté entre cet album et le précédent puisque le « saut de l'ange » du petit Paul en pleine page à la p.4 rappelle la magnifique couverture d' « Au revoir là-haut ». Cette pleine page du deuxième opus donne le ton choisi par De Metter également : quand on avait dans le roman un véritable morceau de bravoure, une description qui s'étendait sur 30 pages un peu grandguignolesque (le corps du petit garçon rebondissait sur le catafalque funéraire avant de s'écraser sur le cercueil), ici tout est traité en ellipse et en sobriété. Pour passer du roman foisonnant de 530 pages à un « one shot » de 160 p, l'auteur a en effet choisi de resserrer l'action, de ne pas développer certains caractères comiques (Vladi et Robert Ferrand par exemple) et de ne pas multiplier les interventions d'un narrateur-bateleur comme dans l'oeuvre source. L'album devient plus noir et se concentre sur de très beaux portraits de femmes, la trame de la vengeance et la chronique des années 30.
Une affaire de femmes
Le sujet principal de « couleurs de l'incendie » c'est Madeleine Péricourt, personnage très secondaire d' « Au revoir là-haut », qui prend l'envergure d'une grande héroïne comme l'indique la superbe couverture sur laquelle elle occupe les deux tiers de l'espace. Elle nous y dévisage, nous toise même, avec une expression énigmatique : à la fois moqueuse et mystérieuse ; elle se présente à la fois comme une sphinge et une Joconde moderne. Après le roman et l'album qui racontaient une histoire d'hommes, voici venu celui consacré aux femmes.
En effet, la bande dessinée de De Metter donne beaucoup moins d'importance au Paul adolescent de la deuxième partie du roman par exemple et met au premier plan Madeleine, Léonce, Solange Gallinato et même un personnage a priori anecdotique et qui devient crucial ici : Hortense Péricourt.
Ce sont les femmes qui amènent de la couleur dans cet univers sombre : les seules pages à bénéficier de lumière sont celles dévolues aux héroïnes et dotées de couleurs pastels bleu, rose et jaune d'or. De Metter en fait des personnages bien plus complexes que les protagonistes masculins. Ainsi, Solange Gallinato malgré son aspect comique de Castafiore (aux traits proches de ceux de Rastapopoulos !) s'avère être une vraie héroïne qui brave le Reich et son führer ; Léonce et Madeleine entretiennent une relation presque amoureuse que souligne un montage parallèle dans lequel on voit d'une part Solange interpréter un air dans lequel l'abandonnée se plaint de la trahison de son amant et d'autre part Madeleine comprendre la machination de Joubert et découvrir que sa fidèle gouvernante était de mèche. Avec le dernier plan du passage on perçoit que le chant d'amour (« je vous ai tant aimée pourquoi vous haïrais-je ?) s'adresse à l'amie … Les héroïnes sont donc moins lisses qu'on pourrait le penser.
A travers ces figures féminines, l'auteur évoque le sort des femmes des années 1930 qui, malgré ce qu'elles avaient fait durant la grande guerre en assurant le rôle des hommes, demeuraient d'éternelles mineures et passaient de la tutelle d'un père à celle de leur mari. Il souligne comment certaines s'affranchissaient de cela grâce à leur art (Solange), leurs charmes (Léonce) ou en décidant de ne plus être de simples femmes objet en agissant (Madeleine mais aussi Hortense).
Une vengeance à la Monte Cristo
Lemaître l'indiquait lui-même dans ses notes finales, il avait voulu rendre dans ce roman un hommage à Dumas. De Metter reprend également ce thème de la vengeance. le tournant de l'album est fort bien marqué par l'épisode central (dans tous sens du terme) du long flashback en noir et blanc avec juxtaposition de scènes présentées par ordre chronologiques en pleine pages qui s'affranchissent du gaufrier comme pour évoquer le débit précipité de l'aveu longuement tu du petit Paul.
A partir de ce moment, Madeleine se transforme en louve et va se venger de ceux qui leur ont fait du tort en élaborant une machination. On notera d'ailleurs le rôle symbolique de sa confrontation avec Léonce dans son ancien hôtel particulier : elle sont dans le hall qui est pavé en noir et blanc et ressemble à un échiquier. Madeleine va petit à petit avancer ses pions et gagner la partie. Pour souligner ce côté méthodique et implacable, De Metter multiplie les parallélismes de situation et les répliques en écho : ainsi le baiser de Judas que Léonce lui avait donné en première partie est présent de façon symétrique dans la deuxième partie de l'album mais cette fois c'est Madeleine qui embrasse ; la phrase moqueuse « la roue tourne » prononcée par l'une des nièces Péricourt se retrouve dans la bouche de Madeleine au moment du procès et à chaque fois qu'un de ceux qui ont oeuvré à sa perte est châtié, elle apparait fugacement telle Edmond Dantès pour lui signifier qu'elle est à l‘origine de sa ruine…
Chronique des années 30
Mais ce roman d'aventures est aussi une chronique des années 30. le livre était extrêmement documenté, l'album l'est aussi. A la manière d'un Zola dans «L 'Argent », Lemaître et De Metter dépeignent grâce aux personnages de Charles Péricourt et de Joubert les magouilles financières des députés, les délits d'initiés et la spéculation. Dans l'album tout se négocie de façon feutrée dans des dîners. On y perçoit également la montée du nationalisme lors des diverses assemblées ainsi que l'accueil favorable fait à Hitler par des entrepreneurs français qui vont jusqu'à arborer sa célèbre moustache ! De Metter souligne aussi un certain retour hypocrite de l'époque vers l'ordre moral avec le personnage de Delcourt devenu la coqueluche des soirées depuis qu'il a écrit un article contre l'avortement ainsi qu'avec le chantage dont est victime Hortense.
Ce climat particulièrement délétère est bien symbolisé par les camaïeus de bruns qui composent l'essentiel de la couleur des pages. On a vraiment l'impression d'y voir « les couleurs de l'incendie », c'est-à-dire l'extension de la tragédie brune… De Metter inclut dans sa bande dessinée des extraits de journaux de l'époque qui relatent le boycottage des magasins juifs et montre par la retranscription in extenso de la lettre que le petit Paul adresse à son idole qu' un enfant de douze ans, est finalement bien plus clairvoyant que la plupart des adultes de son entourage. Il nous emmène également à Berlin où le décorum nazi fonctionne déjà à plein et consacre un long passage au récital de Solange afin de souligner comment les artistes furent parfois les premiers à entrer en résistance et à éveiller les consciences ( Solange provoque ainsi la révolte du chef d'orchestre allemand qui l'accompagne).
Loin d'être anecdotique, cette adaptation tient donc toutes ses promesses …
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blandine5674
  23 septembre 2020
Dès les premières planches, on retrouve Madeleine, la fille du banquier, qui va porter toute l'histoire. Sympa aussi de retrouver d'autres personnages de Au revoir là-haut. Place aux femmes dans ce roman graphique ! Ingrédients : accident d'un enfant que l'opéra va sauver, argent, placements, politique, famille, sexe, montée de Hitler. Un mélange de tous ces ingrédients, alliés à une succulente présentation de qualité et le lecteur se régale de ce plat 4 étoiles.
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Ogrimoire
  21 janvier 2020
Un superbe roman graphique qui donne vie à la splendide histoire créée de toute pièce par Pierre Lemaitre !
Sans surprise, c'est un coup de coeur, un immense coup de coeur !
Christian de Metter arrive à nous plonger dans le roman de Pierre Lemaitre sans aucun souci. Il adapte la colorisation de ses planches en fonction de la scène décrite – par exemple on se retrouve avec une série de planches verdâtres voire grises lorsqu'on nous explique l'acharnement du précepteur sur Paul ou à l'inverse des planches un peu plus claires lors de la vente de l'hôtel particulier des Péricourt. Malgré tout, niveau couleur cela reste assez froid mais en même temps c'est normal vu les thèmes abordés dans le roman.
Ce que j'ai aimé, c'est de constater que les personnages dessinés par De Metter sont tels que je les avais imaginés, je prends comme exemple les filles de Charles Péricourt, elles sont vraiment vilaines !
Et puis il faut saluer également le talent de l'auteur de ce livre qui arrive à adapter un roman de plus de cinq cent pages en à peine plus de cent cinquante pages sans que rien ne manque ! Toutes les scènes importantes y sont et on se régale !
Une lecture plaisir qui fait vraiment du bien pour commencer 2020 !

Lien : https://ogrimoire.com/2020/0..
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critiques presse (4)
BDGest   18 février 2020
Couleurs de l'incendie est de ces albums qui valent par l’immersion cinématographique à laquelle ils invitent leur lectorat, tout en respectant le contexte historique au sein duquel ils sont censés se dérouler. Une façon de ne pas réécrire l'Histoire !
Lire la critique sur le site : BDGest
ActuaBD   23 janvier 2020
Avec ce nouvel album de 170 pages, Christian de Metter poursuit fidèlement l’adaptation du roman, sans rien céder de son style graphique et narratif toujours aussi personnel qu’expressif. Dans un registre sombre et pesant, le dessinateur parvient à restituer de manière crédible et puissante le climat de l’époque.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Auracan   15 janvier 2020
Le scénario, sur fond de règlement de comptes, apparaît aussi sombre que le précédent avec un Pierre Lemaître qui a l’art et la manière de ménager le suspense tout le long d’une machiavélique machinerie qui se déroule implacablement.
Lire la critique sur le site : Auracan
BDZoom   07 janvier 2020
Dans « Couleurs de l’incendie », de nouveau adapté par Christian De Metter, l’on retrouvera Madeleine Péricourt en héroïne inattendue, plongée dans un imbroglio politico-financier à la fin des années 1920. Non sans drames ni vengeances dignes de Dumas ou Balzac… Ni correspondances avec l’actualité et la question de la place des femmes dans notre société, encore un siècle plus tard.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
YdamelcYdamelc   07 janvier 2018
On peut faire souffrir quelqu'un qu'on aime, mais quelqu'un qu'on n'aime pas... Non, c'est bas.
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marina53marina53   09 septembre 2020
De tout ce que vous possédez, c'est encore votre liberté qui a le plus de prix.
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OgrimoireOgrimoire   21 janvier 2020
– Je vous ai conseillé au mieux, mais vous n’avez pas voulu m’écouter.

– Avec Charles, mon propre oncle… Vous me retrouverez sur votre route, Gustave. Je vais utiliser les obligations de Paul dont j’assure la gestion pour réorganiser notre vie et…

– Quelles obligations ?

– Celles dont Paul a hérité de son grand-père.

– Mais… Vous les avez vendues, souvenez-vous, je vous ai conseillé de restructurer en abandonnant les titres pauvres, vous m’avez dit comprendre ce que vous signiez.
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marina53marina53   09 septembre 2020
Ce sont les morts qui se chargent de réunir les vivants.
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nathavhnathavh   15 mars 2020
Ce sont les morts qui se chargent de réunir les vivants, c'est ainsi que Madeleine rencontra par hasard Dupré au Père Lachaise
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Videos de Christian De Metter (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian De Metter
Second volet du Vidéo-Blog Grif''GRAPHE sur le salon BD de Montargis: 3 interviews-dédicaces de dessinateurs talentueux et polymorphes, qui ont le vent en poupe: -Christian de Metter dont on connait les adaptations de polars très noirs chez Rivages-Casterman : pour l'heure, il abandonne le picturalisme pour faire retour sur le trait : un trait incisif comme à la pointe d'un couteau - l'occasion également de renouveler le genre Western. -Kokor qui rend hommage à Beuville, Morris et Gus Bofa ('Excusez du peu!) : le critique n'a plus rien à faire: l'auteur est entré en osmose avec ses pairs et pourtant en parallèle, il propose la caméra un trait vif et Kokoresque à nul autre pareil -même si on le décrypte mieux...- -Riff Rebs' ou la "Défense et illustration" de l'adaptation littéraire, à condition que cette "re-création" soit l'occasion de propositions visuelles fortes, donc faite avec ses tripes et pas sur injonction éditoriale.Sabre de Bois, frères de la côte, buvons à la santé de Jack London et Pierre Mac Orlan ! Ca bouge, ça s'agite et ça cogite dans la BéDé : Montargis le Festival animé par Arnaud Floc'h le reflète bien !
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