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Marcel Schwob (Traducteur)
EAN : 9782844851512
96 pages
Éditeur : Allia (27/05/2004)
3.39/5   23 notes
Résumé :
" Voici donc quel est le sens du récit qui suit. De Quincey considère que jamais l'intelligence humaine ne s'éleva au point qu'elle atteignit en Emmanuel Kant. Et pourtant l'intelligence humaine, même à ce point, n'est pas divine. Non seulement elle est mortelle mais, chose affreuse, elle petit décroître, vieillir, se décrépir. Et petit-être De Quincey éprouve-t-il encore plus d'affection pour cette suprême lueur, au moment où elle vacille. il suit ses palpitations.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Alcapone
  20 janvier 2012
Ce texte comme son nom l'indique, relate Les derniers jours d'Emmanuel Kant. Publié pour la première fois en 1827 dans le Blackwood Magazine, ce petit opuscule répond peut-être au besoin de De Quincey de montrer que même les plus grands génies sont soumis à leur humanité. Grâce aux mémoires laissés par Wasianski pour la majeure partie de ses sources, De Quincey prête ses mots au fidèle ami de Kant pour raconter les derniers moments du célèbre philosophe allemand. Suivant méticuleusement les événements des journées de Kant, De Quincey livre les inquiétudes qui occupent désormais cet esprit jadis brillant. Rattrapé par sa vieillesse et ses ennuis de santé, le philosophe dépeint par l'auteur anglais, est un homme épuisé et malade. Ses pertes de mémoire et pertes d'équilibre affligent de tristesse Wasianski qui tente par tous les moyens de rendre la vie agréable à son ami vénéré jusqu'au souffle ultime... Et de Quincey de conclure son récit avec les mots suivants : Paix à sa poussière ; et à sa mémoire éternel honneur !
Marcel Scwhob explique la raison de ce livre dans les termes suivants : "De Quincey considère que jamais l'intelligence humaine ne s'éleva au point qu'elle atteignit en Emmanuel Kant. Et pourtant l'intelligence humaine, même à ce point, n'est pas divine. Non seulement elle est mortelle mais, chose affreuse, elle peut décroître, vieillir, se décrépir." Mais à part la description détaillée d'une mort inévitable, ce récit n'a à mon sens aucun intérêt. Ni le style, ni le contenu n'apportent d'indices qui justifient ce texte. De Quincey décrit simplement Les derniers jours de Kant... Pourquoi de Quincey a t-il choisi Kant plutôt qu'un autre ? Marcel Schwob l'explique par le fait que l'auteur anglais aime à mettre en scène les hommes qu'il les respecte dans leurs aspects les plus intimes. Pour moi, le récit de cette agonie aurait pu être celle de n'importe qui et le fait de savoir que c'était celle de Kant n'y change rien. Si de Quincey avait usé de talent, le même récit de la mort d'un inconnu aurait pu toucher... Je ne m'attendais nullement à découvrir la philosophie de Kant dans ce livre mais je voulais le lire pour en avoir lu de bonnes critiques. On revient déçu du voyage...
Lien : http://livresacentalheure-al..
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peloignon
  04 décembre 2012

Partant des notes prises par Wasianski, l'ancien élève qui s'occupa de Kant à la fin de sa vie, De Quincey nous présente ici d'une manière très humaine et touchante les derniers moments de la sénescence kantienne.
Doté d'une volonté peu commune, Kant s'était imposé un régime rigoureux qui lui a permis de se rendre à quatre-vingts ans avec son petit corps voûté, aux épaules inégales et dont la cage thoracique trop étroite écrasait les poumons. Si cette existence exceptionnelle a accomplit cet effort, c'est afin de se donner les moyens de se consacrer à la mise en lumière d'une possibilité d'espérance qui devint tout son être : la moralité.
En effet, cette volonté peu commune ne tenait rien pour bon dans le monde en dehors d'une volonté bonne (FMM, 393). C'est donc en souhaitant de tout coeur que les efforts de cet homme admirable n'auront pas été vains que nous reprenons à notre compte la phrase conclusive de ce petit opuscule : « Paix à sa poussière; et à sa mémoire éternel honneur! »
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JeanLouisBOIS
  05 décembre 2017
Kant à hauteur d'homme.
Ce n'est pas avec ce genre d'opuscule que Thomas de Quincey est passé à la postérité ! En effet, comme le souligne Marcel Schwob dans la préface, alors que l'écrivain anglais porte une admiration sans borne pour le philosophe allemand, il choisit d'écrire sa biographie qu'à partir du moment où l'homme Kant commence à décliner physiquement et intellectuellement. Il décrit minutieusement et presque avec une certaine satisfaction les petites manies et la vie quotidienne somme toute banale d'un individu qui, peu à peu, perd ses facultés jugées exceptionnelles. Ce ne saurait constituer le meilleur hommage qui soit. Même si le programme du livre est bien annoncé par le titre, on n'a droit qu'à l'aspect superficiel, pratiquement extérieur de la fin de vie de Kant, aucune allusion à ses doctrines, à ses pensées, à ses systèmes théoriques. On sait seulement qu'il fut brillant, admiré, amical, mais en quoi concrètement consistaient ces qualités, l'auteur ne fouille pas plus avant. La déception qui accompagne la lecture est d'autant plus forte que l'on éprouve l'impression de ne pas en savoir davantage sur Kant une fois le livre refermé. Je dois être probablement réfractaire à l'humour anglais … surtout quand il consiste à faire le panégyrique d'un personnage célèbre en ne montrant que son déclin dans les derniers moments de sa vieillesse.

Lien : https://embuscades-alcapone...
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Marpesse
  13 juin 2014
Il est raconté les derniers jours du philosophe, sa déchéance.
Lien : http://edencash.forumactif.o..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
MarpesseMarpesse   13 juin 2014
D’autres personnes notent ce dont elles désirent se souvenir. Là, Kant avait noté ce qu’il devait oublier : Mem. - février 1802 - il ne faut plus se souvenir du nom de Lampe.
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SBysSBys   25 août 2014
On sait que Voltaire répondit à un jeune médecin qui accusait le café d'être aussi un poison lent: «Vous avez bien raison, mon ami: lent et horriblement lent, car j'en bois depuis soixante-dix ans, et il ne m'a pas encore tué.
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   01 décembre 2017
"C'est assez." Et ce furent ses dernières paroles. "C'est assez" Sufficit! Puissantes et symboliques paroles! (p.88).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   01 décembre 2017
Quelque erronées que fussent toutes ces vues, on éprouvait un plaisir infini à entendre la fertilité d'arguments et d'analogies qu'il [Kant] apportait pour les soutenir. (p.34).
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Video de Thomas De Quincey (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas De Quincey
Les Derniers jours d'Emmanuel Kant: Evocation des derniers jours d'Emmanuel Kant a Koenigsberg en 1804, librement inspirée du récit de Thomas de Quincey. Réalisateur; Philippe Collin (1995).
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Philosophes et psychologues : biographies (91)
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