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Pierre Leyris (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070718883
Éditeur : Gallimard (01/06/1990)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Nouvelle édition entièrement revue et augmentée par Pierre Leyris
"Je viens de finir Le mangeur d'opium. C'est un livre vraiment prodigieux". Herman Melville, Journal d'une visite à Londres et sur le Continent (1849) "
Ce livre incomparable". Baudelaire, Les paradis artificiels (1860)
"Le rêve est une seconde vie... une vie nouvelle affranchie des conditions du temps et de l'espace et pareille sans doute à celle qui nous attend après la mort.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
steka
  17 octobre 2012
"... Et, quelquefois, dans un effort pour remettre le cap sur mon logis, en fixant, d'après les principes nautiques, mes yeux sur l'étoile polaire, cherchant ambitieusement mon passage au Nord-Ouest, pour éviter de doubler de nouveau tous les caps et les promontoires que j'avais rencontrés dans mon premier voyage, j'entrais soudainement dans des labyrinthes de ruelles, dans des énigmes de cul-de-sac, dans des problèmes de rues sans issue ..."
C'est à Baudelaire (encore), dans ses « Paradis artificiels » que l'on doit la découverte de cette oeuvre si singulière de Thomas de Quincey, qui mêle avec virtuosité poésie, humour noir, philosophie et érudition ; synthèse miraculeuse à laquelle, seuls quelques auteurs privilégiés sont en mesure de donner vie. On citera ici simplement Swift et Lichtenberg par la sorte de parenté qu'ils ont avec notre auteur. A cette parenté, se rajoute la forme romantique si caractéristique du XIXème siècle, qui fait de De Quincey un auteur profondément « européen », dans un sens qu'il serait bien difficile de saisir en se référant à ce qui constitue la misérable Europe que nous connaissons aujourd'hui. Une époque où tout citoyen anglais cultivé trouvait fort naturel de maitriser la langue française et où un français trouvait lui fort agréable de converser en anglais, n'ayant pourtant en vue aucun profit marchand.
Mais notre prolixe auteur ne s'arrêta pas en si bon chemin et beaucoup se surprendront de le retrouver, cité en référence par Marx dans son Capital, et donc dans un domaine qui a désormais fort peu de lien avec la poésie ; l'explication tient au fait que notre homme avait le sens du commun et de l'universel, justement. Et que c'est peut-être bien cela qui fait les vrais poètes, en finalité …
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zenzibar
  19 février 2013
Oeuvre décousue, on s'attend à une plongée romanesque dans un Londres à la Dickens du début du XIXème siècle mais l'oeuvre alterne des réflexions personnelles et des séquences plus narratives. Quelque beaux passages néanmoins. Pour le lecteur qui a apprécié les paradis artificiels de Baudelaire
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VACHARDTUAPIED
  29 mars 2013
c'est une autobiographie, qui fait référence à son addiction à l'opium, qu'il consomme sous forme de teinture alcoolique (en vente libre à l'époque) pour soigner une douleur. Il référence aussi une consommation de l'opium sous sa forme brut.
Troublantes ses révélations sur le bonheur que lui procure l'opium.....
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DonaSwann
  07 février 2016
Un ancien opiomane (plus exactement consommateur de laudanum) raconte comment il en est venu à cette consommation et décrit ses effets, positifs comme négatifs. Il s'efforce d'être méthodique : il divise l'oeuvre en différentes parties, ce qui précéda cette période de toxicomanie, la période où il fut un consommateur heureux, huit années, et une descente aux enfers ensuite.
Cf. mon avis sur le billet de mon blog dont j'ai joint l'URL ci-dessous :
Lien : http://aufildesimages.canalb..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   11 janvier 2018
Je vais sortir. Il faut oublier aujourd’hui les vieux chagrins, car l’air est frais et les montagnes sont élevées. Les forêts sont tranquilles comme le cimetière. Cela va m’ôter ma fièvre et je ne serai plus malheureux dorénavant.
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GODONGODON   01 mai 2015
Ce fut, parmi les épreuves que la plupart des hommes rencontrent en cette vie, ma plus lourde affliction. Si elle a vécu, nous avons dû souvent nous chercher mutuellement à travers l'immense labyrinthe de Londres; peut-être même à quelques pas l'un de l'autre, distance suffisante, dans une rue de Londres, pour créer une séparation éternelle! Pendant quelques années, j'ai espéré qu'elle vivait, et je crois pouvoir dire – en employant le mot «myriade» dans son sens littéral, sans rhétorique – que, lors de mes différentes visites à Londres, j'ai examiné des myriades et des myriades de visages féminins dans l'espérance de rencontrer le sien. Si je la voyais une seconde, je la reconnaîtrais entre mille; car bien qu'elle ne fût pas jolie, elle avait l'expression douce, avec un port de tête particulièrement gracieux.

This, amongst such troubles as most men meet with in this life, has been my heaviest affliction. If she lived, doubtless we must have been some time in search of each other, at the very same moment, through the mighty labyrinths of London; perhaps even within a few feet of each other—a barrier no wider than a London street often amounting in the end to a separation for eternity! During some years I hoped that she did live; and I suppose that, in the literal and unrhetorical use of the word myriad, I may say that on my different visits to London I have looked into many, many myriads of female faces, in the hope of meeting her. I should know her again amongst a thousand, if I saw her for a moment; for though not handsome, she had a sweet expression of countenance and a peculiar and graceful carriage of the head.
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KanelbulleKanelbulle   01 septembre 2011
I have often been asked how I first came to be a regular opium-eater, and have suffered, very unjustly, in the opinion of my acquaintance from being reputed to have brought upon myself all the sufferings which I shall have to record, by a long course of indulgence in this practice purely for the sake of creating an artificial state of pleasurable excitement. This, however, is a misrepresentation of my case. True it is that for nearly ten years I did occasionally take opium for the sake of the exquisite pleasure it gave me; but so long as I took it with this view I was effectually protected from all material bad consequences by the necessity of interposing long intervals between the several acts of indulgence, in order to renew the pleasurable sensations. It was not for the purpose of creating pleasure, but of mitigating pain in the severest degree, that I first began to use opium as an article of daily diet.
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stekasteka   07 novembre 2012
"... Et, quelquefois, dans un effort pour remettre le cap sur mon logis, en fixant, d'après les principes nautiques, mes yeux sur l'étoile polaire, cherchant ambitieusement mon passage au Nord-Ouest, pour éviter de doubler de nouveau tous les caps et les promontoires que j'avais rencontrés dans mon premier voyage, j'entrais soudainement dans des labyrinthes de ruelles, dans des énigmes de cul-de-sac, dans des problèmes de rues sans issue ..."
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LlewysLlewys   03 mars 2016
La plupart des gens commettent l'erreur de supposer que c'est l'oreille qui les met en communication avec la musique et que, par conséquent, ils en subissent les effets de manière purement passive. Mais il n'en est rien: c'est par la réaction de l'esprit aux indications de l'oreille (la matière venant par les sens, la forme venant de l'esprit) que le plaisir s'élabore.
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Video de Thomas De Quincey (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas De Quincey
Les Derniers jours d'Emmanuel Kant: Evocation des derniers jours d'Emmanuel Kant a Koenigsberg en 1804, librement inspirée du récit de Thomas de Quincey. Réalisateur; Philippe Collin (1995).
Dans la catégorie : EssaisVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Essais (43)
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