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EAN : 9781022600812
Éditeur : Editions Métailié (06/03/2014)
3.66/5   25 notes
Résumé :
Buenos Aires, 1894. Le jeune Sigmundo Salvatrio a repris l'agence Craig après la mort de son mentor. Il affronte ici sa première affaire. La découverte d'un cadavre avec une statuette de Narcisse oriente l'enquête vers un groupe de philosophes des jardins aux agissements pour le moins bizarres.
Quelle est la place des jardins dans la culture ? Doivent-ils être la réplique du Jardin d'Éden avant la Chute ou bien ordonnés et géométriques à l'image de ceux de l'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  19 décembre 2014
C'est mon deuxième roman de cet auteur, je venais juste de lire "La soif primordiale" et j'ai tout autant aimé "Crimes et jardins".
L'auteur a un style très poétique et presque philosophique par moment, tout en restant simple et compréhensible.
L'histoire est une fois encore pleine de tours et de détours, à l'image de Buenos Aires, la ville dans laquelle se déroule l'action en 1898.
Un jeune détective va devoir enquêter sur la disparition d'un antiquaire et à partir de là, il va être entraîné dans une aventure tortueuse qui va lui faire rencontrer un chasseur, un psychiatre, un journaliste, un magnat du sel, des férus de jardinage, d'étranges philosophes, des illuminés, des fous, d'autres détectives....
J'ai aimé cette ambiance qui nous fait découvrir des univers hors du commun comme ce club de "jardiniers psychiques" par exemple.
La folie, la poésie et l'occultisme ne sont jamais bien loin dans les histoires de Pablo de Santis et cela donne une atmosphère très particulière à ses romans. Personnellement, j'ai été envoûtée !
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chroniquesassidues
  21 juillet 2014
A Buenos Aires en 1894, le jeune Sigmundo Salvatrio fait face tout seul à sa première affaire de meurtre après la mort de son maître, le détective Craig. La victime est Isidoro Ranier, antiquaire, retrouvé dans le bassin de son jardin, une statuette de Narcisse attaché autour du ventre. Ranier faisait partie d'un groupe de philosophes des jardins qui se réunissaient régulièrement pour discuter des jardins :
"Non pas les jardins vus seulement comme des carrés de pelouse, mais comme des espaces mythiques, où les villes conservent leurs vieilles histoires. Les jardins peuvent être des bois, des déserts, des labyrinthes. Ce sont des mondes en miniature et, à travers l'étude de leur forme, nous entrons dans la région des symboles. Après tout, l'idée que nous avons du paradis est celle d'un jardin..."
Le meurtre est-il lié à cet étrange groupe réunissant un psychiatre, un antiquaire, un poète, un chasseur et un riche entrepreneur ? Pourquoi ont-ils brutalement cessé de se retrouver ? Irène, la belle mais dérangée fille de Dux Olaya, qui évoque la princesse de l'Atlantide, y a-t-elle joué un rôle ?
Ce n'est pas la première fois que Pablo de Santis écrit un roman policier avec pour personnage princical Sigmundo Salvatrio, mais comme je fais un peu les choses à l'envers, je n'ai pas encore lu le Cercle des douze, le premier des deux. Qu'importe ! Crimes et jardins m'a beaucoup plu, et s'il y a quelques rappels du premier roman (l'histoire personnelle - et amoureuse - de Sigmundo par exemple), il peut très bien se lire tout seul.
Pablo de Santis nous emmène dans le Buenos Aires de la fin du 19e siècle, où nous suivons un jeune et sympathique détective pour sa première enquête de meurtre en solo. Et quelle enquête ! Mythologies, légendes, jardins mystérieux, folie, crimes ingénieux, et même une pointe de philosophie... Tous ces éléments nourrissent une intrigue riche en rebondissements, bien menée et développée, qui m'a passionnée jusqu'au bout ! Je n'en dirai pas plus de peur de vous gâcher la lecture, courrez-vite le lire !
Lien : http://leschroniquesassidues..
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BMMousseron
  31 mars 2017
En Argentine, fin du XIXème, un jeune détective se voit confier une enquête par un ami sur la disparition d'une connaissance. Cette enquête va le mener sur la piste d'un tueur qui s'inspire de la mythologie grecque pour commettre ses meurtres. Par ailleurs, il ne semble s'attaquer qu'aux membres du club "Sub Rosa" qui dissertent et philosophent sur les jardins. Au centre de cette intrigue, un riche industriel et sa fille.
C'est le troisième roman de Pablo de Santis que je lis après "Le Calligraphe de Voltaire" et "La Soif primordiale" que j'ai lus avec un réel plaisir chaque fois. J'ai renouvelé l'expérience avec ce roman et comme le précédent, il est inclassable: aux frontières de l'ésotérisme, l'auteur agrémente son récit d'une intrigue policière avec un soupçon de fantastique. le roman peut paraître un peu brouillon à lire à cause de toutes les digressions dues aux problèmes personnels du narrateur/héros (et il les cumule) qui s'ajoutent au récit central. Mais elles font partie intégrante de l'intrigue et permettent au narrateur d'avancer dans son enquête grâce à de heureux hasards.
Même si je n'ai pas retrouvé l'engouement de mes premières lectures de cet auteur, je me suis laissée happer par l'atmosphère étrange qui se dégage du roman, à la fois sombre et lumineuse.
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zakfm
  09 octobre 2019
Contrairement à ce qui est affirmé par les éditeurs, ce roman n'appartient pas du du tout au genre fantastique. Mais par contre il est vraiment fantastique de par ses qualités littéraires. Avec à peine 262 pages, nous sommes comblés.
Nous avons un peu de tout : du suspense, de l'action, de la culture, des sentiments et surtout de l'ironie. le dosage est parfait.
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saucdol
  21 octobre 2015
Un jeune détective argentin à la fin du 19e siècle sucesseur tout désigné de son illustre maître récemment décédé est chargé d'enquêter sur la mort mysterieuse et aux indices ésotériques d'un membre des "philosophes des jardins"société secrète constutuée des notoriétés locales chacun dans un domaine bien spécifique.Au fur et à mesure disparaissent les autres membres toujours de façon aussi brutale jusqu'au dénouement qui rappelle la mise en scène célèbre d'hercule Poirot dans les romans d'Agatha Christie lorsque le détective réunit tous les "acteurs" du drame pour finalemlent confondre le coupable présent parmi l'assistance.
Une grande maîtrise de l'auteur pour tenir en haleine le lecteur jusqu'au bout malgré d'importante références ésotériques.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SophieChalandreSophieChalandre   02 décembre 2016
Construire quelque chose exige d’énormes efforts, mais pour dégrader ce que l’on a construit, le désintérêt, l’apathie, la négligence suffisent. Je trouvais une correspondance entre le jardin philosophique de Dux, formé par ses amis, et celui qui s’étendait autour de moi : à mesure que les amis mouraient, les plantes flétrissaient et l’ivraie triomphait de l’aristocratie végétale.
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SophieChalandreSophieChalandre   02 décembre 2016
Nous autres, partisans du jardin édénique, tendons à considérer le jardin comme une représentation de l’état sauvage, du monde antérieur à la civilisation, à la culture. Le jardin nous emporte dans un temps hors de l’histoire. Les autres, en revanche, voient dans le jardin comme un ordre idéal où le génie humain se distingue par le dessin.
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PhilippeSAINTMARTINPhilippeSAINTMARTIN   02 décembre 2016
Il résolvait l’affaire de telle façon qu’il semblait ne pas seulement parler d’un criminel particulier, mais de l’espèce humaine tout entière.
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CsylCsyl   19 janvier 2015
C'est pourquoi je tenais à l'idée du sentier : il faut qu'il y ait un chemin très précis pour parcourir un jardin. Un jardin doit être comme un livre : on ne commence jamais par le milieu ou par la fin. Tailler une plante ou arracher une fleur fanée, c'est comme corriger un poème, comme biffer les mots qui n'ont plus de vie.
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AskingforlullabyAskingforlullaby   07 août 2014
Pourquoi alourdir les arbres de paroles, alors que ce qu’il y a de merveilleux dans les plantes c’est qu’elles ne parlent pas, ne grognent pas, n’aboient pas ?
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