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EAN : 9782896623211
201 pages
Éditeur : Mortagne (07/05/2014)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 6 notes)
Résumé :
La lame de l'exacto va et vient. Clic, clic ! De plus en plus vite. Je l'approche du bout de l'un de mes doigts. Des frissons me parcourent. J'anticipe la douleur de la coupure et, en même temps, elle semble tellement... libératrice ! Juste un petit trait, tout doucement, pour voir... Je n'appuie pas trop fort, je ne veux pas mourir ! Je veux seulement contrôler ma souffrance intérieure. Comment ? Je l'enterre sous une autre souffrance : physique, celle-là. Quel sen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
NanouAnne25
  01 décembre 2019
"Je ne sais pas pourquoi, j'ai du mal à mettre le mot exact sur ce que je me fais. Pourtant, il y en a un, et je le connais (...) : automutilation"
A travers l'histoire d'Angélique, le livre aborde le mal-être adolescent qui se traduit ici par l'automutilation. Harcèlement, rejet de son corps, situation familiale complexe, vide intérieur, viol, inceste... les raisons de cette pratique sont multiples. Dans le cas de notre héroïne, c'est l'absence d'un père, qu'elle ne connaît pas alors qu'elle sait qu'il n'habite pas loin de chez elle, et l'impression que sa mère la rejette. Elle a 14 ans. Cette sensation d'être de trop, de ne pas avoir été désirée la conduit à s'isoler, à un âge où le développement corporel, mental et affectif nécessite plus que jamais un environnement stable.
"Comment mettre des mots sur ce que je ressens au fond de moi, alors que je ne le sais pas moi-même ? Il faut qu'on me laisse du temps pour comprendre..."
Le déclenchement de son geste, c'est ce sentiment de culpabilité qu'elle ressent alors que son frère a un grave accident. Mais comme elle l'admettra plus tard, cet évènement ne constitue que la face émergée de l'iceberg.
Pourquoi Angélique s'automutile-t-elle ? "C'est assez bizarre à dire, mais je réalise que je peux contrôler l'intensité de ma souffrance mentale en provoquant une souffrance physique." "Au moment où la lame entaille ma peau, je me moque qu'on ne m'ait pas invitée à un party, qu'aucun gars ne s'intéresse à moi ou que ma mère ne me voie pas... La Terre pourrait cesser de tourner, ça ne me ferait pas réagir. La seule chose qui compte maintenant, c'est MON bras, MA lame, MON sang, MA douleur pour calmer MON angoisse, MA haine et MA rage. Tout ça forme une sorte de cage protectrice autour de moi. Rien ne pourrait m'arrêter de me couper. J'ai l'impression que ma survie en dépend."
Le roman se lit vite, le style d'écriture est simple, il devrait plaire aux ados, en particulier à ceux qui se reconnaîtront dans les sentiments et les actions d'Angélique. En fin de livre se trouve une liste des ressources et organismes d'aide en France. Je précise que l'histoire n'est pas si hard, ni trop dark. C'est peut-être ce que je reprocherais d'ailleurs à ce roman, un manque de profondeur ou de réalisme dans les sentiments et les émotions d'une ado en difficulté. Mais au moins, cela permet de toucher un public plus large.
La maison d'éditions est canadienne, le roman contient donc des termes et expressions idiomatiques. Cela n'entrave pas vraiment la compréhension du texte. J'ai souri à plusieurs reprises devant ces expressions propres au Canada. Par exemple : "la blonde" c'est la petite copine, le "chum" c'est le petit copain, etc...
Par la masse critique de novembre 2019, je découvre une maison d'éditions et une collection intéressante, la collection "Tabou". Elle aborde différentes thématiques en lien avec les problématiques et le mal-être des adolescents, je vais me pencher sur cette collection d'un peu plus près pour mes élèves. En tout cas, je vais leur proposer la lecture de ce livre et j'ai hâte de connaître leur retour.
Merci à Babelio et aux Editions de Mortagne pour l'envoi du roman.
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carine38
  06 décembre 2019
Lorsqu'on choisit des livres pendant les opérations masse critique, on ne le fait pas par hasard.... Ce livre m'a beaucoup touchée, en tant que mère d'ados mal dans leur peau. Il permet d'amorcer une réflexion, ici, sur l'automutilation. J'ai apprécié la présence de liens, pas seulement pour le Canada mais aussi pour la France.
Le roman est relativement court, il est donc compliqué d'avoir des personnages hyper fouillés mais le style et la longueur sont adaptés aux adolescents. Venu du Canada, certaines expressions ne nous sont pas familières mais n'empêchent en rien la compréhension. La collection Tabou, dont est issu cet exemplaire, permet d'aborder, à chaque volume, une problématique différente qui peut être à l'origine du mal-être des jeunes.
C'est l'histoire d'Angélique, ado de 14 ans qui a l'impression d'être invisible.Prise dans des sentiments contradictoires, elle vit mal ses propres paradoxes : envie de passer inaperçue et, en même temps, difficultés à vivre cet isolement. Bref, elle ne sait pas trop ce qu'elle veut... Et ces confusions sont anciennes. On découvre au fil de l'histoire le passé d'Angélique ; comment elle s'est, bon an mal an, construite avec des manques affectifs. Mais ceux-ci deviennent trop importants alors, n'arrivant pas à mettre des mots sur ses maux, elle entre dans une spirale infernale d'automutilation pour faire cesser la douleur émotionnelle au profit d'une douleur qu'elle pense maîtriser. le livre met également en lumière l'importance de la parole de l'adulte envers l'enfant, non seulement dans sa forme mais aussi sur le fond. En croyant préserver nos enfants, en pensant que ce n'est pas le bon moment pour leur parler, nous les enfermons dans des secrets qu'ils ne comprennent pas et qui les mettent en insécurité. Certaines paroles, anodines pour les parents peuvent blesser profondément les enfants, mettant à mal leur confiance en eux, les dévalorisant.
A mon sens, un tel livre devrait pouvoir servir aussi bien aux jeunes, pour trouver le courage nécessaire à une aide extérieure, que pour les parents, pour initier une reprise de communication, lorsque celle-ci est coupée par divers événements.
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larepubliquedeslivres
  29 décembre 2019
J'avais repéré depuis longtemps les livres des éditions de Mortagne dans leur collection Tabou, c'est grâce à Babelio et sa masse critique que j'ai pu en lire un. de Mortagne est une maison d'édition québécoise, il n'est pas toujours simple de se procurer leurs livres
Angélique est une adolescente sensible, avec peu d'amis. L'accident de son frère dont elle se croit responsable est la goutte d'eau qui fait déborder le vase de douleur d'Angélique. Pour faire sortir cette douleur, elle ne trouve qu'une solution : la scarification.
Ce livre aborde un sujet peu présent dans la littérature adolescente, l'automutilation. le livre permet de libérer la parole des adolescents grâce au récit d'Angélique. Par contre, même si l'autrice aborde tous les aspects de l'automutilation (cause, moyen, conséquences, solutions), j'ai trouvé que l'histoire allait trop vite, surtout sur la fin.
Malgré tout, on ressent à travers les pages la souffrance d'angélique pour en arriver là. A travers ce récit, on lit aussi les conséquences des non-dits familiaux. Les autres personnages secondaires ont une importance pour aider Angélique, surtout un.
En bref, un roman très touchant sur un sujet rarissime dans cet univers, mais j'aurais aimé que le récit soit davantage développer.
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anonyme3333
  05 juin 2017
Dernièrement, j'ai lu le roman L'âme à vif. J'ai aimé ce roman, car les personnages n'ont pas l'air inventé. On dirait que les personnages sont des personnes normales dont on raconte l'histoire de leur vie d'adolescents. L'histoire est originale, elle raconte très bien la vie de l'adolescente qui est le personnage principal. Ensuite, ce roman est basé sur la vraie vie, car l'élément déclencheur peut arriver n'importe quand dans la vie.
Aussi, le style de l'auteure m'a permis d'aimer ce livre. Pour commencer, les mots sont simples et pas trop compliqués. Par contre, le livre est gros et si tu es une personne qui n'aime pas lire, évite ce genre de roman. Des fois les phrases n'ont pas de sens, mais on comprend le texte quand même. Bref, c'était un super roman. C'est à lire!
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
NanouAnne25NanouAnne25   01 décembre 2019
Je ne sais pas pourquoi, j'ai du mal à mettre le mot exact sur ce que je me fais. Pourtant il y en a un, et je le connais. Mais je dis toujours "je fais ça" ou "je me coupe". Je suis incapable de prononcer LE mot précis.
Mais ce soir, je prends le taureau par les cornes et je tape dans un moteur de recherche ce terme que je me refuse à prononcer : automutilation.
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NanouAnne25NanouAnne25   10 décembre 2019
Comment mettre des mots sur ce que je ressens au fond de moi, alors que je ne le sais pas moi-même ? Il faut qu'on me laisse du temps pour comprendre...
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