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ISBN : 2266264311
Éditeur : Pocket (03/01/2019)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Leon, 9 ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n’arrive plus à se lever le matin, il s’occupe de son demi-frère Jake. Quand l’assistante sociale emmène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c’est lui qui sait de quoi le bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu’on lui dit que chez ses nouveaux parents il n’y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c’en est trop.
Heureusement Leon rencontre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
shmileblik
  22 août 2016
Léon a 9 ans, il est métis et il vient d'avoir un petit frère Jake qui lui, n'est pas métis et qui ressemble beaucoup à sa maman, Carol parce qu'il a de grands yeux bleus. Ceux de Léon sont noirs, comme ceux de son papa. Son papa ne vit plus à la maison.Le papa de Jake ne vit plus à la maison. Et sa maman Carol vit à la maison, mais elle n'est pas vraiment là. Elle part longtemps pour téléphoner et lorsqu'elle est enfin de retour, elle pleure dans sa chambre avant de s'endormir avec ses médicaments. Alors Léon, s'occupe tout seul de Jake et il fait ça bien Léon, parce qu'il est "grand" et responsable.Il vieille à ce que Jake n'ait pas les fesses rouges en les séchant bien. Il fait attention à ce que Jake ne mette rien dans sa bouche parce que c'est dangereux. Mais le jour arrive où il n'y a plus à manger à la maison, et plus de couches pour Jake. Léon va réveiller sa maman qui dort dans sa chambre et lui dit qu'il a faim, qu'il faut de l'argent pour aller faire des courses, mais la maman de Léon le regarde, se tourne dans le lit puis se rendort.Alors, Léon monte chez la voisine, Tina, qui était aussi la copine de maman, avant pour lui demander de l'aide.
C'est après cela que le zèbre débarque dans la vie de Léon. le zèbre, c'est l'assistante sociale qui va les placer, lui et son frère chez Maureen, la vieille dame grosse. Maureen est très gentille, elle donne toujours des sucreries à Léon , et elle a compris que Léon était le mieux placer pour lui dire ce dont son petit frère avait besoin.
Mais un jour, une autre assistante sociale vient expliquer à Léon que Jake va être adopté. "Moi aussi je vais être adopté? Non, pas toi Léon"
Maureen ne le dit pas, mais Léon comprend bien qu'elle trouve ça dégueulasse. Pourquoi tout le monde sous entend qu'elle n'est pas gentille? Et pourquoi on lui enlevé son frère? Pourquoi les assistants sociaux lui parlent comme s'il était débile pour lui expliquer qu'on lui arrache son frère. Même s'il comprend ce qui se passe, comment le concevoir, comment l'accepter?
A travers les yeux de ce petit garçon devenu grand trop vite, on découvre la vie d'un gamin abîmé par la vie mais accroché comme jamais à l'amour qu'il ressent pour son frère, pour sa mère et aussi pour Maureen et Sylvia sa soeur, même si elles sentent le vieux. En déambulant avec son vélo, Léon tombera sur de nouveaux amis, qui sont, à leur façon, eux aussi des écorchés vifs et qui l'aideront, sans le savoir à concrétiser ses projets. Parce que Léon a fait une promesse à sa mère et il compte bien la tenir.
L'auteur a su, de manière juste, transcrire les pensées de ce jeune garçon. S'y mêlent ainsi la naïveté de ses 9 ans et la maturité que la vie lui a imposée prématurément. Il comprend à la fois tout, et pas grand chose parce que les adultes parlent à voix basse. Ces adultes qui à travers son regard, sont réduits à des odeurs, des objets ou des manies, des expressions. Ces adultes qui, en cet été 81 s'inquiètent des éléments racontés à la télé ou au contraire s'en réjouissent. Léon n'est ni encore un adulte, ni tout à fait un enfant mais il s'accroche à ses sentiments, à l'amour qu'il a en lui et c'est ce qui le rend si touchant. Un livre comme une barre de Raiders: doux pour l'amour qui s'en dégage, mais qui colle aussi aux dents parce que les coups durs de la vie marquent à jamais. 3,5/5
(SP)
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SerialBookineuse
  10 octobre 2016
Tout d'abord, je tiens à remercier les éditions Kero pour m'avoir permis de découvrir ce roman. Je m'appelle Leon de Kit de Waal a été une très bonne surprise. Certes, ça n'a pas été le coup de coeur auquel je m'attendais (pour des raisons que je vais évoquer par la suite) mais j'ai pris plaisir à suivre cette histoire et au final, j'ai passé un très bon moment de lecture !
Kit de Waal nous plonge dans la vie de Leon, un petit métisse âgé de 9 ans. On est en 1980 et Leon vient d'avoir un demi frère, Jack qui, contrairement à lui, a la peau blanche et de grands yeux bleus. Tous deux vont vivre seuls avec leur maman Carol, jusqu'au jour où celle-ci fait une grosse dépression. Leon va essayer tant bien que mal de s'occuper de son petit frère âgé d'à peine quelques mois mais, quand les choses dégénèrent, les deux enfants se voient placés en famille d'accueil. Toutefois, Jack va très vite être adopté et, Leon qui se retrouve à présent tout seul, va mal le vivre.
L'auteur a choisi de raconter cette histoire à travers les yeux et les pensées de Leon. Certains d'entres vous vont sans doute trouver que la narration est enfantine mais, pour ma part, c'est ce qui fait le point fort de ce roman et apporte une vraie authenticité au récit. le narrateur étant un enfant, il est tout à fait logique et cohérent que le vocabulaire concorde avec l'âge du protagoniste conférant ainsi, un réalisme non négligeable à l'ensemble.
Je m'appelle Leon est un roman émouvant, touchant et profondément humain. Dès les premières pages, j'ai été sensible à la situation difficile dans laquelle se trouvait Léon. J'ai été tour à tour, attendrie, émue, indignée et en colère face à la souffrance psychologique et aux injustices auxquelles faisait face le petit garçon et j'espérais de tout mon coeur que les choses allaient s'arranger pour lui. On suit donc le parcourt de Leon dans sa famille d'accueil mais aussi son évolution dans cette nouvelle vie qui lui a été imposée. J'ai bien ressenti le mal être de Leon qui ne souhaite qu'une seule chose : retrouver Jack et sa maman ! Il a beau être grand pour son âge et ressembler à un adolescent, il n'en reste pas moins un enfant et l'auteur a su retranscrire son innocence et sa naïveté. Toutefois, la tristesse, la colère et l'incompréhension qui habitent Leon vont avoir des conséquences et se traduire principalement par un comportement rebelle de la part du garçon.
J'avoue ne pas avoir toujours cautionné les agissements de Leon bien que je sois totalement consciente de son traumatisme mais n'empêche, j'aurai parfois voulu lui faire comprendre que ses choix n'étaient pas les meilleurs qui soient. Mine de rien, Leon demeure un personnage auquel je me suis très vite prise d'affection. On voit bien qu'il aime son petit frère et sa maman et qu'il espère naïvement qu'ils vont être à nouveau réunis. D'autres personnages croisent la route du petit Leon et vont, chacun à leur manière, lui faire une place dans leurs coeurs et leurs vies. Ceux qui ont particulièrement retenu mon attention sont Maureen, qui va le recueillir chez elle, puis sa soeur sylvia et enfin, Tufty et Mr Devlin qui vont lui apprendre à jardiner. Tout ce beau monde connait lui aussi des hauts et des bas mais, ils vont représenter un véritable soutien pour Leon.
Petit bémol par contre pour ce qui est de la quatrième de couverture qui, selon moi, en dévoile un peu trop. de plus, bien que l'auteur aborde d'autres sujets comme le racisme et les émeutes raciales des années 80 en Angleterre, elle ne va pas au fond des choses et cet aspect du roman reste très superficiel. J'aurai aimé en apprendre davantage, d'autant plus que Leon est particulièrement touché par cette question étant lui même métisse. Par ailleurs, je suis restée sur ma faim en terminant ma lecture car certaines questions sont restées sans réponses, en particulier par rapport à la condition familiale de Leon.
En bref, Je m'appelle Leon est un roman émouvant et qui saura vous toucher en plein coeur mais, il est également porteur d'espoir et d'amour. le style de l'auteur peut paraître très simpliste et enfantin mais je trouve qu'il est de circonstance. Malgré quelques longueurs et des non dits, le roman se lit très vite et reste très plaisant dans l'ensemble.
Lien : https://serialbookineuse.wor..
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Sabrinaaydora
  30 octobre 2017
    Lorsque j'étais enceinte, j'avais découvert un livre de Cathy Glass. Je ne connaissais rien de l'auteur et ai découvert au fil de la lecture son travail en tant que mère d'accueil. Les témoignages sont affligeants, dramatiques et font réfléchir sur l'humanité de certaines personnes. Lorsqu'on touche à l'enfance, une part de moi a envie de hurler. Aujourd'hui maman, je suis encore plus sensible à ces histoires... 
 
    Léon est un garçon fort, courageux. Sans le savoir, il possède en lui une vraie force. Alors que sa maman sombre dans la dépression, il devient sa béquille, essaye de s'occuper d'elle, de lui et son petit frère Jake. Il fait de son mieux, mais arrive le moment où il doit demander de l'aide à sa tata Tina, la voisine du dessus, et de là, ils seront tous les deux retirés à leur maman par les services sociaux. Ils emménagent chez Maureen, femme au coeur grand comme ça qui va prendre soin de lui et de son petit frère. Une fois Jake adopté, il se retrouvera seul. Maureen tombe malade et Léon ira vivre avec la soeur de celle-ci. Il y fera des rencontres importantes, et là se jouera son avenir. 
    Même s'il s'agit d'une histoire, d'un roman, je n'ai pas réussi à le lire sans me dire que cela est vraiment arrivé. Il émane des sentiments différents de ma lecture : de la tristesse, de l'inquiétude, la fameuse ride du lion, et de l'espoir. Je suis maman, j'ai eu cette envie de "protéger" ce petit garçon. En cela, le livre est réussi : on s'immerge, on accompagne ce petit garçon. L'écriture, et sa traduction, y aide beaucoup : le ton est tout d'abord enfantin, puis il mûrit doucement à mesure que Léon grandit. 
    Il y a aussi beaucoup d'espoir : il y a beaucoup de non-dits, de choses qui sont cachées à l'enfant pendant ces périodes ou tout du moins qui ne sont pas expliqués de façon suffisante. On ressent bien le questionnement de l'enfant, les incertitudes. 
    Les liens qui unissent les personnages sont différents. Il y a la famille qu'on quitte, et celle qu'on se fait. Lorsque Léon retrouve Tufty dans un grand jardin, celui-ci lui apprend les rudiments du travail de la terre, des plantes. Ces rencontres seront simples, mais importantes pour l'enfant qui y côtoiera d'autres hommes. Il y a ici la recherche de la figure paternelle, une figure masculine qui est aussi importante pour un enfant pour se développer. 
    L'équilibre que Léon trouvera sera toujours fragilisé par ses incertitudes, ses envies de revoir son frère, parfaitement légitime, son inquiétude d'être seul. 
    le style de l'écriture m'a gêné au début de la lecture. Je pensais que cela durerait quelques chapitres, mais il y a eu des passages laborieux, dense, répétitifs. Cela a alourdi ma lecture.
    Cependant, dans un sens, cette façon de raconter l'histoire par les yeux de l'enfant est un parti-pris que je respecte : il y a besoin de parler de l'incertitude et de ce vide ressenti pendant ces expériences. 
    Enfin, une partie du livre raconte le racisme : Léon a un papa noir, il est donc métisse. Son petit frère blond aux yeux bleu d'un autre père. Ce dernier a trouvé une famille pour la vie. Léon patiente pour trouver sa place. Vers la fin du livre, l'auteur y raconte une émeute. le rythme était soutenu, et en parallèle il y avait la souffrance de ce jeune garçon dont je vais taire les circonstances ici. Ce passage aurait mérité d'être davantage étayé à mon goût. 
    Je ressors de cette lecture heureuse de cette fin, même si mes pensées vont directement aux enfants qui n'ont pas la chance de trouver un dénouement heureux. 
En bref :
Une histoire racontée par les mots d'un enfant, avec autant d'incertitudes que de bons sentiments. La question de sa place, de faire partie d'une famille, même si celle ci ne ressemble à aucune autre, résonnent encore. 
Lien : http://lecturedaydora.blogsp..
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bibliothequedebracieux
  13 octobre 2016
Léon, 9 ans, vient d'avoir un petit frère.Nous rencontrons la famille - ils sont 3 seulement - à la maternité. Léon est métis, et sans père... Jake, le nouveau-né est blanc, là aussi le père se défile. Échec total pour Carol qui s'enfonce dans une déprime dévastatrice.
Très vite, Léon qui gérait un peu tout dans la maison, et surtout le bébé, se retrouve en famille d'accueil. Avec Jake. Coup de chance il est chez Maureen qui est vieille et plutôt sympa. Et voilà l'histoire de Léon, enfant placé. Mais la vie n'est pas facile lorsque l'on est métis, sans famille et que cette vie nous met des bâtons dans les roues.
Une galerie de personnages intéressants donnent du rythme à cette histoire, on ne peut qu'aimer Maureen et sa soeur qui prend le relais. Et puis il y a les gens des services sociaux, pas toujours à la hauteur. Mais l'existence est décidément bien compliquée pour cet enfant, courageux, colérique - un peu- et chapardeur. Sa rencontre avec un vélo, et un homme qui cultive son jardin changeront la vie de ce petit garçon opiniâtre. Lui qui n'a un désir, vivre avec Jake dont il s'est occupé et qui a besoin de lui. Mensonge des adultes et désespoir d'un enfant à qui on arrache le petit frère - adoptable car blanc et tout petit. Il faut savoir encaisser lorsque l'on n'est pas tombé du bon côté et la colère et le désespoir ne sont jamais très loin.
Un livre que l'on dévore rapidement. L'écriture est simple, il y a quelques longueurs mais on ne peut que s'attacher à ce garçon écorché vif et courageux. ça cogne fort dans cette histoire, touchante mais jamais larmoyante. On s'amuse des dialogues, on sourit même si le sujet ne prête pas à rire.
Léon nous raconte sa vie bouleversée, la voix des adultes s'en mêle. Une plongée dans l'Angleterre des années 80 qui nous raconte des vies cabossées et des destins piétinés.
Un premier roman intéressant qui devrait plaire aux lecteurs de la bibliothèque.
Le petit plus : l'originalité des titres des chapitres, un dessin qui les résume et à chaque page une silhouette sur un vélo. Pédaler pour fuir le quotidien?
Livre reçu dans la cadre des "Matchs de la Rentrée Littéraire" . Merci à Priceminister.
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LaRousseBouquine
  27 septembre 2016
C'est probablement le roman qui me faisait le plus envie parmi les nouveautés d'août/septembre. J'ai bavé sur la couverture tout l'été, et autant dire que j'ai été ravie de le découvrir enfin il y a quelques jours.
Attention, âmes sensibles s'abstenir, ce livre risque de heurter votre petit coeur. Prévoyez les mouchoirs les gars ! Il n'empêche que c'est une lecture fantastique, assez originale et très touchante.
Leon fait partie de ces enfants qui sont nés au mauvais endroit, au mauvais moment. On ne choisit pas ses parents ni sa famille (merci Maxime le Forestier), et en l'occurrence Leon n'a franchement pas gagné à la loterie. Il vit avec sa mère et son petit frère Jake dans l'Angleterre des années 1980. Son père est parti, celui de Jake aussi. Sa mère, Carol est seule pour s'occuper des deux enfants, et Super Nanny aurait tout intérêt à venir faire un tour dans leur appartement. Car souvent, la mère s'absente, ou du moins, elle est complètement à l'ouest. Elle se mure dans un silence total, faisant comme une dépression post-partum sur le tard, et les enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes.
Leon, même s'il est fripon, un brin cleptomane et surtout très mal élevé, reste au-delà de ça un frère aimant et attentif, prêt à tout faire pour que Jake reste propre et nourri. Mais évidemment la situation ne peut plus durer, et quand les assistantes sociales découvrent le pot aux roses, elles prennent les choses en main. Malheureusement, pour Leon, c'est le début d'un long cauchemar…
Ce livre est déchirant par son sujet. Evidemment, entendre l'histoire d'un enfant arraché à ses parents, ce n'est jamais plaisant, même quand ceux-ci font beaucoup plus de mal que de bien. Leon est pétri d'amour pour sa mère, il a espoir qu'un jour tout redevienne comme avant, mais le lecteur comprend aisément qu'il ne pourra jamais en être ainsi.
La force de ce roman réside dans son écriture et sa narration. L'auteur a en effet pris le parti de tout raconter du point de vue de Leon, ce qui rend les choses encore plus intenses. le lecteur comprend souvent les choses plus vite que lui et aimerait lui expliquer calmement qu'il ne peut pas en être ainsi. Mais évidemment c'est pas possible, sinon ça se saurait. Leon est un garçon de neuf ans, il aime les Action Man et les Raider qui collent aux dents, il est naïf et il fait parfois encore pipi au lit quand il est très triste ou énervé. Mais compte tenu de la situation et de sa taille, tout le monde fait de lui un grand. Or parfois, Leon n'a rien de grand. Il veut sa mère, son frère, ses Action Man, point à la ligne. Et alors que tout le monde s'évertue à lui expliquer le contraire, il est totalement compréhensible que cela ne fasse pas sens pour lui.
Leon a tout d'un enfant perturbé et Kit de Waal le montre très bien. Il est agressif, il vole à peu près tout et n'importe quoi du moment qu'il peut voler quelque chose (souvent par colère), il adore les gros mots et surtout, l'école c'est pas son truc. Il ne cesse de réclamer son frère, qui a été adopté par une autre famille, alors que lui reste dans une famille d'accueil provisoire. Une des seules choses qu'il aime, c'est découvrir le monde par lui-même, quand il roule à toute vitesse sur son BMX en direction des jardins partagés de la ville. Là-bas, il fait de drôles de découvertes, et rencontre des personnes qui vont beaucoup l'aider dans son parcours.
Même avec un récit enfantin, l'auteur réussit avec brio à nous évoquer les problèmes de son époque en Angleterre : sont brièvement cités les manifestations des Noirs alors que le pays connaît une vraie crise identitaire, la NRA en Irlande, le mariage princier et ses préoccupations… Tous ces phénomènes d'actualité en arrière-plan nous aident à avoir une idée de ce à quoi pouvait ressembler le pays à l'époque.
S'il y avait quelques petites longueurs, je n'en ai pas moins apprécié ma lecture, profondément touchante et intéressante. Je m'appelle Leon est un livre qui vous fait rire et presque pleurer, c'est un roman drôle, qui vous tient en haleine, un portrait très crédible d'une partie de la société anglaise des années 1980. Partez vite à la rencontre de ce petit bonhomme facétieux qu'est Leon, aussi détestable – car mal élevé – qu'adorable !
Lien : http://laroussebouquine.fr/i..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AproposdelivresAproposdelivres   02 décembre 2017
Personne n'a besoin de dire à Leon qu'il vit un moment important. La maternité est devenue silencieuse, comme si rien d'autre n'existait plus. L'infirmière lui demande de se laver les mains puis de s'asseoir le dos droit.
- Attention, dit-elle. Il est fragile.
Mais Leon le sait déjà. L'infirmière lui pose le nouveau-né dans les bras, son petit visage face au sien de manière qu'ils puissent se regarder.
- Tu as un petit frère maintenant. Tu vas pouvoir t'occuper de lui. Tu as quel âge ? Dix ans ?
- Presque neuf, répond la maman de Leon en se tournant vers eux. Huit ans et neuf mois. Presque.
La maman de Leon raconte à Tina l'accouchement, le temps que ça a pris et à quel point elle a eu mal.
- Eh bien, dit l'infirmière en arrangeant la couverture du bébé, tu es grand et fort pour ton âge. Un vrai petit homme.
Elle tapote la tête de Leon et lui caresse la joue d'un doigt.
- Il est beau, tu trouves pas ? Vous êtes beaux tous les deux.
Elle sourit. Leon la trouve gentille : il peut compter sur elle pour bien s'occuper du bébé quand il n'est pas là. Le bébé a les doigts les plus petits qu'il ait jamais vus. Quand il a les yeux fermés, il ressemble à une poupée. Il a une touffe de cheveux blancs très doux sur le sommet du crâne et sa bouche n'arrête pas de s'ouvrir et de se fermer. A travers les petits trous de sa couverture, le bébé chauffe le ventre et les cuisses de Leon. Tout d'un coup, il se met à se tortiller.
- J'espère que tu fais un beau rêve, bébé, chuchote Leon.
Au bout d'un moment, Leon a mal au bras. Pile quand cela devient trop pénible, l'infirmière revient, prend le bébé et veut le donner à la maman de Leon.
- C'est bientôt l'heure de la tétée.
Mais la maman de Leon a son sac à main sur les genoux.
- Ça peut attendre une minute ? Désolée, j'allais au fumoir.
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Camille_PixieCamille_Pixie   24 octobre 2016
Si Leon avait une télécommande, il resterait allongé sur son lit et éteindrait Sylvia, clic, et les maîtresses, clic, et les assistantes sociales, clic, clic, clic. Puis il aplatirait la télécommande d'un coup de massue, afin qu'elles ne reviennent jamais.
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Camille_PixieCamille_Pixie   24 octobre 2016
Je vais te le répéter jusqu'à ce que tu me croies, Leon. Ca va aller pour toi et ça, mon petit monsieur, c'est une promesse.
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LaRousseBouquineLaRousseBouquine   21 septembre 2016
Personne ne regarde Léon. Personne ne l'écoute. Comme d'habitude. Personne ne sait qu'il est là.
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