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EAN : 9782366582024
352 pages
Éditeur : KERO (24/08/2016)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Leon, 9 ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n’arrive plus à se lever le matin, il s’occupe de son demi-frère Jake. Quand l’assistante sociale emmène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c’est lui qui sait de quoi le bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu’on lui dit que chez ses nouveaux parents il n’y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c’en est trop.
Heureusement Leon rencontre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
shmileblik
  22 août 2016
Léon a 9 ans, il est métis et il vient d'avoir un petit frère Jake qui lui, n'est pas métis et qui ressemble beaucoup à sa maman, Carol parce qu'il a de grands yeux bleus. Ceux de Léon sont noirs, comme ceux de son papa. Son papa ne vit plus à la maison.Le papa de Jake ne vit plus à la maison. Et sa maman Carol vit à la maison, mais elle n'est pas vraiment là. Elle part longtemps pour téléphoner et lorsqu'elle est enfin de retour, elle pleure dans sa chambre avant de s'endormir avec ses médicaments. Alors Léon, s'occupe tout seul de Jake et il fait ça bien Léon, parce qu'il est "grand" et responsable.Il vieille à ce que Jake n'ait pas les fesses rouges en les séchant bien. Il fait attention à ce que Jake ne mette rien dans sa bouche parce que c'est dangereux. Mais le jour arrive où il n'y a plus à manger à la maison, et plus de couches pour Jake. Léon va réveiller sa maman qui dort dans sa chambre et lui dit qu'il a faim, qu'il faut de l'argent pour aller faire des courses, mais la maman de Léon le regarde, se tourne dans le lit puis se rendort.Alors, Léon monte chez la voisine, Tina, qui était aussi la copine de maman, avant pour lui demander de l'aide.
C'est après cela que le zèbre débarque dans la vie de Léon. le zèbre, c'est l'assistante sociale qui va les placer, lui et son frère chez Maureen, la vieille dame grosse. Maureen est très gentille, elle donne toujours des sucreries à Léon , et elle a compris que Léon était le mieux placer pour lui dire ce dont son petit frère avait besoin.
Mais un jour, une autre assistante sociale vient expliquer à Léon que Jake va être adopté. "Moi aussi je vais être adopté? Non, pas toi Léon"
Maureen ne le dit pas, mais Léon comprend bien qu'elle trouve ça dégueulasse. Pourquoi tout le monde sous entend qu'elle n'est pas gentille? Et pourquoi on lui enlevé son frère? Pourquoi les assistants sociaux lui parlent comme s'il était débile pour lui expliquer qu'on lui arrache son frère. Même s'il comprend ce qui se passe, comment le concevoir, comment l'accepter?
A travers les yeux de ce petit garçon devenu grand trop vite, on découvre la vie d'un gamin abîmé par la vie mais accroché comme jamais à l'amour qu'il ressent pour son frère, pour sa mère et aussi pour Maureen et Sylvia sa soeur, même si elles sentent le vieux. En déambulant avec son vélo, Léon tombera sur de nouveaux amis, qui sont, à leur façon, eux aussi des écorchés vifs et qui l'aideront, sans le savoir à concrétiser ses projets. Parce que Léon a fait une promesse à sa mère et il compte bien la tenir.
L'auteur a su, de manière juste, transcrire les pensées de ce jeune garçon. S'y mêlent ainsi la naïveté de ses 9 ans et la maturité que la vie lui a imposée prématurément. Il comprend à la fois tout, et pas grand chose parce que les adultes parlent à voix basse. Ces adultes qui à travers son regard, sont réduits à des odeurs, des objets ou des manies, des expressions. Ces adultes qui, en cet été 81 s'inquiètent des éléments racontés à la télé ou au contraire s'en réjouissent. Léon n'est ni encore un adulte, ni tout à fait un enfant mais il s'accroche à ses sentiments, à l'amour qu'il a en lui et c'est ce qui le rend si touchant. Un livre comme une barre de Raiders: doux pour l'amour qui s'en dégage, mais qui colle aussi aux dents parce que les coups durs de la vie marquent à jamais. 3,5/5
(SP)
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Analire
  08 février 2019
Léon a 9 ans. Il n'a presque pas connu son père, qui croule sous les grilles de la prison. Sa mère, Carol, a mis au monde un deuxième garçon, Jake, qu'elle a eu avec un homme marié, qui renie la mère et son fils. Déjà faible psychologiquement, Carol s'enfonce dans une déprime et une souffrance intérieure profonde, qui lui cause la séparation d'avec ses enfants. Jake est adopté par une famille accueillante, tandis que Léon se retrouve promené de famille d'accueil en famille d'accueil. Léon est triste d'avoir perdu à la fois sa mère qu'il aimait tant, mais aussi son petit frère, qu'il protégeait et adorait de tout son coeur. Mais Léon reste fort, il sait qu'un jour où l'autre, il partira à la recherche de Jake.
C'est une histoire très forte émotionnellement et psychologiquement que nous narre Kit de Waal. le sujet n'est pas aisé : une mère a qui l'on retire ses enfants, deux enfants qui se retrouvent privés de repères, et que l'on sépare l'un de l'autre.
Léon est un petit garçon très intelligent pour son âge. Il a une force de caractère sans nul autre paraître, un sens de la déduction et un sens de la responsabilité élevés. C'est un garçon très curieux, studieux, un peu timide et introvertie, mais généreux et d'une aide précieuse. Après les terribles épreuves qu'il a dû traverser, il reste fort, garde la tête haute et continue de vivre, en gardant espoir de revoir sa famille réunie.
J'ai été très touchée par l'histoire de Léon et par son comportement hautement plus mature que ce qu'il aurait dû être. On ne peut pas rester indifférent à ce petit bout d'homme et à son courage. Kit de Waal a su retranscrire avec réalisme les pensées de Léon, à travers une écriture légère, douceur et sensible.
Outre cette histoire centrale de la séparation familiale, une grande partie du livre dépeint le racisme. Si Jake a été adopté, c'est parce qu'il était un enfant blanc, tandis que Léon est métisse. Léon, en sa qualité d'enfant, ne comprend pas encore distinctement cette différence et les conséquences qui en découlent. Sans le dire à sa famille d'accueil, il s'évade certains après-midi, pour se rendre dans un jardin partagé, où il fait la rencontre de M. Devlin et Tutfy, qui vont lui enseigner les rudiments du jardinage. Tutfy est comme Léon, c'est un homme métisse, qui en payera les conséquences durant l'intégralité du livre.
J'ai beaucoup aimé découvrir cette histoire, qui m'a émue. Néanmoins, j'ai trouvé que certains passages, notamment vers le milieu de cette lecture, étaient peut-être un peu trop longs. Il ne se passait rien d'exceptionnel, le personnage de Léon faisait un peu du surplace, il n'évoluait plus, les moments d'actions se sont taris et je l'ai ressenti. le rythme n'était plus comme au début, et ça a lourdement cassé ma lecture.
Une histoire touchante, racontée par un enfant, séparé de force de ses parents et de son petit frère. Il s'appelle Léon, et il va vous raconter son histoire.
Lien : https://analire.wordpress.co..
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maevedefrance
  23 décembre 2019
Traduit par Isabelle Chapman


Kit de Waal est irlandaise par sa mère et antillaise par son père. Elle vit à Birmingham. Elle a travaillé pendant 15 ans dans le domaine du droit, notamment comme magistrate ! Un profil atypique qui m'a attirée. Elle s'est beaucoup investie dans des affaires ayant trait à l'enfance, comme l'adoption et le placement. Elle a écrit plusieurs nouvelles qui ont souvent été primées. Je m'appelle Leon est son premier roman, paru en français en 2016.
Carol, la maman de Leon vient d'accoucher. C'est son deuxième enfant. le père n'est pas le même que celui de Leon, presque 9 ans. Nous sommes le 2 avril 1980. Leon est à la maternité. Il est émerveillé par ce petit frère, prénommé Jake, au grand désespoir de Leon, qui aurait préféré que ce soit Bo, comme le héros de Shérif fais-moi peur, sa série préférée ! Il se présente à son nouveau petit frère, comme lui demande l'infirmière, pendant que Carol est partie fumer...  "Leon ne sait pas trop quoi dire sur le papa du bébé pour la simple raison qu'il ne l'a jamais vu, alors il lui parle de leur mère.
(...) Elle est très belle. Tout le monde le dit. Je trouve que tu lui ressembles. Moi, non. Je ressemble à mon papa. Maman dit qu'il est de couleur mais papa dit qu'il est noir, moi je dis qu'ils se trompent tous les deux : il est marron foncé et moi je suis marron clair. Je t'apprendrai les couleurs et aussi à compter.
(...) Tu a les cheveux blonds et elle a les cheveux blonds."
Carol, déjà bien perdue avant la naissance de Jacke, va complètement perdre les pédales et sombrer dans une profonde dépression. La fameuse dépression post-partum ? Pas seulement. Plutôt un sentiment d'abandon total, contrairement à la naissance de Leon : "Byron passait tous les jours quand Leon était petit. Il faisait la cuisine. Il était génial avec Leon. Ca me permettait de souffler. (...) Après quand il a été sous les verrous, j'ai commencé à déprimer et ils ont voulu que j'aille dans un centre deux fois par semaine. Alors que j'étais toute seule à la maison avec mon bébé et que je me sentais comme une merde", dit-elle à son amie Tina. le père de Jake refuse d'assumer son rôle, et pour cause : il est déjà marié :  "Je ne voulais pas d'autre enfant à la base et je veux sûrement pas une autre femme dans ma vie. (...) Laisse tomber, Carol, j'te dis."  Malgré ses efforts pour essayer de remonter la pente, Carol s'avère incapable de s'occuper de ses gamins. Elle oublie d'envoyer Jake à l'école, elle oublie de les nourrir. Un jour Leon monte voir Tina qui habite au-dessus pour lui demander de l'argent pour faire des courses. C'est le début d'une vie bouleversée. Tina compose le numéro d'aide à l'enfance. Leon et Jake sont séparés. Leon part vivre en famille d'accueil ; Jake va être adopté.
Le drame des adultes vu par un petit garçon. C'est la focale choisie par Kit de Waal. Leon porte sur le monde qui l'entoure un regard naïf, étonné. Ce qu'il veut par-dessus tout c'est retrouver Jake, son petit frère adulé. C'est un gamin intelligent et il comprend, malgré son jeune âge, que le monde est plutôt compliqué et parfois injuste. Pourquoi lui a-t-il été placé en famille d'accueil alors que Jake a été adopté ? Les assistants sociaux, qui visitent régulièrement Julia, expliquent à  Leon qu'il ne reverra pas Jake et que c'est pour son bien qu'ils ont décidé de le proposer à l'adoption ! Alors Leon s'interroge : pourquoi pas lui ? Peut-être parce qu'il est noir, alors que son frère est blanc ?  Peut-être parce que c'est plus facile de "caser" un bébé blanc qu'un enfant noir ? Mais pourquoi ?
Sur son chemin, Leon va croiser deux hommes qui vont devenir ses amis : Tutfy, un jardinier métisse, comme Leon, qui va lui apprendre les rudiments pour faire pousser les haricots d'Espagne "empereur écarlate", et M. Delvin, un Irlandais voisin de Tutfy dans les jardins partagés. Les deux hommes ignorent tout de la vie de Leon. le gamin assiste à leurs engueulades, notamment à propos de la grève de la faim, qu'on devine être celle de Bobby Sands et autres blanket men. Ils se disputent aussi à propos des émeutes raciales qui ont eu lieu :  Tutfy a beau expliquer qu'il n'y ait pour rien, l'occasion fait le larron...  Pendant ce temps, Leon mûrit son plan pour retrouver son petit frère...
Un roman qui, malgré la noirceur du sujet, adopte un ton léger car il est vu par les yeux d'un gamin innocent. C'est peut-être le tour de force de Kit de Waal avec cette histoire. Nous découvrons les erreurs commises par les services sociaux dits de l'aide à l'enfance, qui justement, ne sont pas du tout à l'écoute de ceux qu'ils sont censés aider. Leon est placé dans deux familles d'accueil : deux femmes au grand coeur, Maureen et Julia vont s'occuper du petit bonhomme et lui donner tout l'amour qu'elles ont. Cependant, étant elles-mêmes en difficulté, la vie n'est pas facile pour elles non plus.
Le racisme au Royaume Uni est également présent en arrière fond. de la difficulté d'être noir dans les années 80, dans l'Angleterre de Thatcher. C'est sidérant !
Cependant, c'est une belle histoire que raconte Kit de Waal car Leon ne sait pas ce qu'est le racisme, il est guidé par l'amour pour son demi-frère, il se projette dans l'avenir avec lui, malgré son absence il s'adresse à lui, raconte ce qu'ils feront ensemble plus tard. Il se fait aussi de beaux amis, sans distinction de couleur. La fin est jolie et pleine d'espoir. Les personnages sont attachants. J'ai beaucoup aimé, bien que la thématique ne soit pas nouvelle. Kit de Waal évite l'apitoiement et le côté "gnangnan" que pourrait aussi avoir ce type d'histoire. le ton est juste et original.  On ne sort pas accablé, c'est quelque chose que je trouve très important dans un roman.
Kit de Waal a écrit un deuxième roman, encore non traduit : The trick to time (2018).
Lien : http://milleetunelecturesdem..
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SerialBookineuse
  10 octobre 2016
Tout d'abord, je tiens à remercier les éditions Kero pour m'avoir permis de découvrir ce roman. Je m'appelle Leon de Kit de Waal a été une très bonne surprise. Certes, ça n'a pas été le coup de coeur auquel je m'attendais (pour des raisons que je vais évoquer par la suite) mais j'ai pris plaisir à suivre cette histoire et au final, j'ai passé un très bon moment de lecture !
Kit de Waal nous plonge dans la vie de Leon, un petit métisse âgé de 9 ans. On est en 1980 et Leon vient d'avoir un demi frère, Jack qui, contrairement à lui, a la peau blanche et de grands yeux bleus. Tous deux vont vivre seuls avec leur maman Carol, jusqu'au jour où celle-ci fait une grosse dépression. Leon va essayer tant bien que mal de s'occuper de son petit frère âgé d'à peine quelques mois mais, quand les choses dégénèrent, les deux enfants se voient placés en famille d'accueil. Toutefois, Jack va très vite être adopté et, Leon qui se retrouve à présent tout seul, va mal le vivre.
L'auteur a choisi de raconter cette histoire à travers les yeux et les pensées de Leon. Certains d'entres vous vont sans doute trouver que la narration est enfantine mais, pour ma part, c'est ce qui fait le point fort de ce roman et apporte une vraie authenticité au récit. le narrateur étant un enfant, il est tout à fait logique et cohérent que le vocabulaire concorde avec l'âge du protagoniste conférant ainsi, un réalisme non négligeable à l'ensemble.
Je m'appelle Leon est un roman émouvant, touchant et profondément humain. Dès les premières pages, j'ai été sensible à la situation difficile dans laquelle se trouvait Léon. J'ai été tour à tour, attendrie, émue, indignée et en colère face à la souffrance psychologique et aux injustices auxquelles faisait face le petit garçon et j'espérais de tout mon coeur que les choses allaient s'arranger pour lui. On suit donc le parcourt de Leon dans sa famille d'accueil mais aussi son évolution dans cette nouvelle vie qui lui a été imposée. J'ai bien ressenti le mal être de Leon qui ne souhaite qu'une seule chose : retrouver Jack et sa maman ! Il a beau être grand pour son âge et ressembler à un adolescent, il n'en reste pas moins un enfant et l'auteur a su retranscrire son innocence et sa naïveté. Toutefois, la tristesse, la colère et l'incompréhension qui habitent Leon vont avoir des conséquences et se traduire principalement par un comportement rebelle de la part du garçon.
J'avoue ne pas avoir toujours cautionné les agissements de Leon bien que je sois totalement consciente de son traumatisme mais n'empêche, j'aurai parfois voulu lui faire comprendre que ses choix n'étaient pas les meilleurs qui soient. Mine de rien, Leon demeure un personnage auquel je me suis très vite prise d'affection. On voit bien qu'il aime son petit frère et sa maman et qu'il espère naïvement qu'ils vont être à nouveau réunis. D'autres personnages croisent la route du petit Leon et vont, chacun à leur manière, lui faire une place dans leurs coeurs et leurs vies. Ceux qui ont particulièrement retenu mon attention sont Maureen, qui va le recueillir chez elle, puis sa soeur sylvia et enfin, Tufty et Mr Devlin qui vont lui apprendre à jardiner. Tout ce beau monde connait lui aussi des hauts et des bas mais, ils vont représenter un véritable soutien pour Leon.
Petit bémol par contre pour ce qui est de la quatrième de couverture qui, selon moi, en dévoile un peu trop. de plus, bien que l'auteur aborde d'autres sujets comme le racisme et les émeutes raciales des années 80 en Angleterre, elle ne va pas au fond des choses et cet aspect du roman reste très superficiel. J'aurai aimé en apprendre davantage, d'autant plus que Leon est particulièrement touché par cette question étant lui même métisse. Par ailleurs, je suis restée sur ma faim en terminant ma lecture car certaines questions sont restées sans réponses, en particulier par rapport à la condition familiale de Leon.
En bref, Je m'appelle Leon est un roman émouvant et qui saura vous toucher en plein coeur mais, il est également porteur d'espoir et d'amour. le style de l'auteur peut paraître très simpliste et enfantin mais je trouve qu'il est de circonstance. Malgré quelques longueurs et des non dits, le roman se lit très vite et reste très plaisant dans l'ensemble.
Lien : https://serialbookineuse.wor..
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Meyna
  03 février 2019
Dans ce roman nous suivons une famille déchirée ; une Maman seule, tourmentée et deux enfants livrés à eux-mêmes. Caroline la mère est en proie à la dépression. Au point où elle ne se lève plus de son lit, elle dort tout le temps et se drogue aux médicaments. Elle n'arrive plus à s'occuper d'elle-même et par conséquent elle ne s'occupe plus de ses deux enfants. Léon est l'aîné, il n'a guère que 9 ans mais déjà il a la responsabilité du bébé Jack. Il essaie à la fois de prendre soin de son petit frère et de prendre soin de sa maman. Mais c'est un peu beaucoup pour un petit garçon.
Un jour à court de tout, plus rien à manger dans le frigo, plus de couche dans les placards, plus d'argent dans le porte-monnaie ; Léon va demander de l'argent à leur voisine. Et leur situation va être découverte, les deux frères vont alors se retrouver placés dans une famille d'accueil. Cependant les enfants ne sont pas au bout de leur malheur. En plus de leur séparation douloureuse avec leur maman ; ils vont en connaître une nouvelle. Léon va se voir séparer de son petit frère. Les professionnels de la protection de l'enfance ont décidé de trouver pour Jack une nouvelle famille. Il considère que lui a cette chance d'être adopté. Nous allons suivre pendant un an le parcours de Léon.
Cette histoire est à la fois triste et tendre.
La psychologie des personnages est bien abordée, surtout celle de Léon. Nous voyons comment il tente de se reconstruire après un déchirement pareil. Et quelles sont les failles que ces épreuves difficiles font apparaître dans son développement.
L'autrice maîtrise bien son sujet et cela rend le livre précieusement intéressant. Elle nous donne l'impression d'en connaître beaucoup sur la protection de l'enfance et sur le parcours d'un enfant placé.
Cette histoire est réaliste et bouleversante, nous percevons le système de protection de l'enfance tel qu'il est avec ses bons et mauvais côtés.
Léon rencontre des assistantes de services sociales plus ou moins investies mais il rencontre aussi des personnes pleine de tendresse.
À travers la période abordée par l'histoire et ses événements décrits, ce roman aborde aussi un autre sujet très important : le racisme.
Pour moi le seul petit bémol de ce livre c'est les longueurs que certains de ses passages renferment. Quelques moments sont un peu longs et ne nourrissent pas vraiment l'intrigue. Cependant cela ne gêne pas particulièrement la lecture =) .
En somme, Je m'appelle Léon est un livre coup de poing, je vous le conseille vivement !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
gouelangouelan   01 mai 2020
Dans l'escalier, il pense à une question qu'il aimerait poser mais le temps de se mettre au lit, elle lui est sortie de la tête. Quelque chose à propos de combien de temps il lui faudra attendre l'avenir mais il ne trouve pas les mots pour le dire.
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AproposdelivresAproposdelivres   02 décembre 2017
Personne n'a besoin de dire à Leon qu'il vit un moment important. La maternité est devenue silencieuse, comme si rien d'autre n'existait plus. L'infirmière lui demande de se laver les mains puis de s'asseoir le dos droit.
- Attention, dit-elle. Il est fragile.
Mais Leon le sait déjà. L'infirmière lui pose le nouveau-né dans les bras, son petit visage face au sien de manière qu'ils puissent se regarder.
- Tu as un petit frère maintenant. Tu vas pouvoir t'occuper de lui. Tu as quel âge ? Dix ans ?
- Presque neuf, répond la maman de Leon en se tournant vers eux. Huit ans et neuf mois. Presque.
La maman de Leon raconte à Tina l'accouchement, le temps que ça a pris et à quel point elle a eu mal.
- Eh bien, dit l'infirmière en arrangeant la couverture du bébé, tu es grand et fort pour ton âge. Un vrai petit homme.
Elle tapote la tête de Leon et lui caresse la joue d'un doigt.
- Il est beau, tu trouves pas ? Vous êtes beaux tous les deux.
Elle sourit. Leon la trouve gentille : il peut compter sur elle pour bien s'occuper du bébé quand il n'est pas là. Le bébé a les doigts les plus petits qu'il ait jamais vus. Quand il a les yeux fermés, il ressemble à une poupée. Il a une touffe de cheveux blancs très doux sur le sommet du crâne et sa bouche n'arrête pas de s'ouvrir et de se fermer. A travers les petits trous de sa couverture, le bébé chauffe le ventre et les cuisses de Leon. Tout d'un coup, il se met à se tortiller.
- J'espère que tu fais un beau rêve, bébé, chuchote Leon.
Au bout d'un moment, Leon a mal au bras. Pile quand cela devient trop pénible, l'infirmière revient, prend le bébé et veut le donner à la maman de Leon.
- C'est bientôt l'heure de la tétée.
Mais la maman de Leon a son sac à main sur les genoux.
- Ça peut attendre une minute ? Désolée, j'allais au fumoir.
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Camille_PixieCamille_Pixie   24 octobre 2016
Si Leon avait une télécommande, il resterait allongé sur son lit et éteindrait Sylvia, clic, et les maîtresses, clic, et les assistantes sociales, clic, clic, clic. Puis il aplatirait la télécommande d'un coup de massue, afin qu'elles ne reviennent jamais.
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gouelangouelan   02 mai 2020
- Demain, c'est dimanche, dit Sylvia. Une semaine de plus qui mord la poussière.
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AnalireAnalire   27 janvier 2019
J'ai un nouveau petit frère. Il est vraiment très petit et il dort presque tout le temps. C'est normal, il faut qu'il emploie ses forces à grandir.
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