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ISBN : 2330113099
Éditeur : Actes Sud (05/09/2018)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 31 notes)
Résumé :
A la fin des années 1980, Kwane Diggs, le plus jeune tueur en série de l’histoire, a sauvagement assassiné deux femmes et trois petites filles avec des couteaux de cuisine avant même d’être en âge de conduire. Lors de son arrestation, il y a dix-huit ans, le Code pénal de Rhode Island prévoyait que tout délinquant juvénile, quel que soit son crime, soit libéré à vingt et un ans. Il devrait donc être sorti de prison depuis des années mais il est toujours derrière les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  07 décembre 2018

« La loi est difficile » = en latin = « Dura Lex », le titre du livre de Bruce DeSilva, un thriller américain, paru récemment chez Actes Sud.
Dans le « Mot de l'auteur » (page 9), j'ai relevé : « Ce roman s'inspire de deux des plus célèbres affaires criminelles de Rhode Island. Cela dit, le récit que vous trouverez dans ces pages ne se veut en aucun cas une description fidèle à la réalité des assassins, de leurs victimes, de la police qui a enquêté sur ces meurtres, des avocats et des juges qui se sont prononcés sur ces affaires, des matons qui ont surveillé les coupables, ou des journalistes qui ont raconté leurs histoires. (…) Dans l'ensemble, la géographie de Rhode Island est aussi fidèle que possible, mais j'ai joué un peu avec la chronologie et certains lieux. »
Nous avons ainsi affaire avec d'abord, le meurtre de la jolie Becky et de sa petite fille. Apparemment, ce meurtre est celui d'un voyeur qui en est arrivé au geste fatal pour assouvir ses fantasmes : il aime les femmes blondes et jolies et les massacrer lui apporte une jouissance insensée… C'est ainsi que l'on trouve de l'ADN.
Le hasard fait qu'un journaliste sportif au « Dispatch », Mulligan, est appelé pour aider l'enquête afin d'épauler le policier Jennings qu'il connaissait déjà.
Un suspect est rapidement repéré et arrêté, un jeune garçon Noir, de quinze ans, Kwane Diggs. Ceci se passait en 1992 mais deux ans plus tard, un crime similaire a lieu.
Pour ce qui est du suspense lié à la recherche du coupable, il est vite résolu : c'est Kwane. Mais le suspense ne s'arrête pas là, ce serait trop facile.
Tout l'intérêt se trouve dans cette longue recherche de la vérité : Pourquoi ? Comment ? On relève de fausses accusations. En même temps, on apprend qu'un prisonnier Blanc (Kessler) va être libéré car il vient d'avoir une soit-disant crise cardiaque et a été hospitalisé (bizarre, bizarre, d'autant plus qu'il avait bien joué la comédie en se montrant plein de regrets…). Pendant ce temps, Kwane lui, reste en prison : il faut dire qu'il est Noir alors… Il y aurait donc une justice selon la couleur de la peau ? Eh oui, ce n'est pas nouveau. Ceci dit, s'il reste en prison, on ne peut que s'en réjouir étant donné l'atrocité de ses crimes mais la loi étant la loi, on voit bien qu'elle est « difficile - dure ».
Environ vingt ans plus tard, en 2012, le journal « Dispatch » se meurt, ce journal où Mulligan était devenu un des piliers, surtout après la mort de sa meilleure amie, Rosie Morelli, chef des pompiers. D'ailleurs, il va souvent sur sa tombe lui porter des fleurs et lui parler.
Quant au « Dispatch », Edward Mason, fils du propriétaire de ce journal (on le surnomme « Merci- Papa »), il va collaborer avec Mulligan.
La grande question qui se pose est : « Comment peut-on libérer un meurtrier plutôt qu'un autre qui a purgé sa peine et qui est majeur ? » Ainsi que suggéré pus haut, il y aurait une loi pour les Blancs et une autre pour les Noirs. Et donc, « Dura Lex » qui porte bien son nom dans cette histoire où on trouve un tout petit brin d'humour avec un perroquet ara, Larry Bird que possède Mulligan et qui ne sait que crier : « Victoiiire des Yankees ! » - un piaf qui va d'ailleurs attirer quelques ennuis.
Mais le propre de ce livre est la question du respect du Code Pénal, le respect de la loi, le côté juridique (qui m'intéresse beaucoup), les fausses accusations et bien d'autres points. C'est surtout pour cela que j'ai apprécié ce livre et pas pour les crimes sordides qui me gênent toujours lorsque des enfants sont concernés. Je fais abstraction comme je peux (je gère).
C'est un ouvrage très intéressant avec tous ses rebondissements, de nombreux autres personnages qui interviennent. Un livre à découvrir, « une histoire tellement moche » (par les faits comme le dit Mulligan à Rosie, mais un ouvrage passionnant avec une tension qui monte sans cesse pour aboutir à un dénouement vraiment inquiétant.
En fin de livre, l'auteur remercie, entre autre, « Thomas H. Cook, l'un des meilleurs écrivains de ma génération...(…) Pendant deux heures, le maître Jedi de la prose m'a patiemment écouté. »
Vous l'aurez compris, ce thriller est à la hauteur de ce que le lecteur pouvait attendre dans ce genre et un auteur à suivre et un bon livre pour cette rentrée littéraire 2018.
❤❤ ❤❤❤
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isabelleisapure
  06 décembre 2018
Comment accepter l'idée qu'un tueur en série puisse être libéré au risque de faire de nouvelles victimes, même si la loi de Rhode Island est claire à ce sujet : « Tout délinquant juvénile, quel que soit son crime doit être remis en liberté à 21 ans » ?
Impensable pour le journaliste Liam Mulligan qui va s'employer à retrouver d'autres crimes non élucidés pouvant être imputés à Kwame Diggs afin de prolonger sa détention.
D'autres se contenteront d'inventer des agressions contre le personnel pénitentiaire ou détention de drogue en cellule.
Ce roman noir démarre de façon on ne peut plus classique avec le sauvage assassinat de deux femmes et trois petites filles.
Le coupable, un jeune noir de 15 ans est rapidement arrêté.
L'intérêt du livre ne se trouve donc pas dans la recherche du criminel, mais dans les possibilités de contourner la loi pour maintenir un coupable en prison.
Bruce Desilva signe un roman noir totalement original servi par une écriture efficace, une sensibilité qui perce dans les propos et la psychologie des personnages.
Cependant, je n'ai pas été totalement transportée. Si je n'ai rien de négatif à dire sur l'intrigue et les personnages, et que j'ai été conquise par l'atmosphère, j'ai quand même trouvé ce récit trop long et trop lent.
« Dura Lex » n'est pas un roman que j'ai dévoré. Je regrette un léger manque de rythme qui m'a un peu fait patiner dans ma lecture.

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Bazart
  26 janvier 2019
⚖️LA LOI EST DURE MAIS C'EST LA LOI ⚖️
Cela commence comme un thriller "classique " avec l'histoire d'un serial killer qui assassine sauvagement deux femmes et trois enfants.
Sauf que Kwame Diggs est mineur et que le Code Pénal de Rhode Island prévoit alors que tout délinquant juvénile doit être libéré à ses 21 ans.
Et c est ainsi que ce livre bascule dans un thriller beaucoup plus intéressant et également terriblement captivant et haletant.
💪Les 5 super pouvoirs de Dura Lex 💪

🔻Mettre au coeur de l'intrigue un questionnement moral : peut-on pour la sécurité de tous (si Kwame ressort il tuera à nouveau c'est certain) bafouer les libertés individuelles d'un individu ?
🔻Montrer le pouvoir et les dérives de la presse et de la justice.
🔻Construire l'intrigue de manière à ce que ce soit haletant MAIS intelligent et alors même que très vite on sait qui est le coupable.
🔻 Opter pour un traitement original de l'histoire, et ce mélange de tournure politique et juridique que le thriller prend très vite et assume pleinement
🔻C'est rythmé, c'est crédible et cela nous donne très envie de découvrir d'autres titres de cet auteur notamment Jusqu'à l'os, où apparaissait déjà le personnage du très attachant journaliste Liam Mulligan !
Et vous, vous connaissez Bruce Desilva ? ⚖️⚖️
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Sharon
  23 octobre 2018
Bruce Desilva est l'auteur de trois romans traduits à ce jour en français. J'ai lu son premier roman Pyromane, voici deux ans, et après avoir lu sur mon ordinateur (j'ai emprunté l'ebook à la bibliothèque de Rouen), je fais le même constat que je faisais à l'époque : pourquoi ne parle-t-on pas davantage de cet auteur ?
Oui, il est atypique, puisque son enquêteur est un journaliste d'investigation qui travaille pour un journal au bord du dépôt de bilan, ce qui n'empêche pas d'avoir une éthique - on a trop souvent tendance à l'oublier quand on voit certains reportages télévisées que les mots doivent être pesés avant d'être dits, publiés, et les sources vérifiées. Mulligan est un homme particulièrement touchant, rendant visite à sa meilleure amie Rosie, lui apportant des fleurs - peu importe qu'elle ait été assassinée alors qu'elle tentait d'éteindre un incendie, elle est encore dans ses pensées, parce qu'elle était une amie, justement. Gloria, la photographe du journal, est toujours présente elle aussi, même si surmonter ses traumatismes physiques et psychologiques a été tout sauf facile. Merci-Papa est toujours son supérieur, et il n'est pas un si mauvais journaliste que cela, l'intrigue le prouvera.
L'intrigue, justement, venons-en à elle. Il n'y aura guère de suspens, parce que le coupable sera arrêté très rapidement. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, je ne suis pas fan du tout des histoires de tueurs en série, surtout quand nous sommes dans la tête du tueur. Heureusement, cela ne dure pas longtemps, mais cela nous permet de cerner sans préjugés aucun sa véritable personnalité et de ne pas être dupe de ses propos ultérieurs. D'ailleurs, bien qu'il ait tué cinq personnes, il n'est pas considéré complètement comme tel puisqu'il a tué deux fois - deux victimes d'abord, trois victimes ensuite - il aurait fallu qu'il tue une troisième fois pour recevoir ce titre peu enviable. Heureusement, il a été arrêté avant. Malheureusement, nous sommes dans l'état de Rhode Island, l'état le plus corrompu qui soit, mais aussi l'état le plus tranquille et sa législation n'est pas adaptée à l'existence de ce tueur en série mineur : il devrait donc être relâché à sa majorité. S'il ne l'a pas été, c'est à cause des infractions qu'il a commis pendant son emprisonnement, ce qui, au moment où s'ouvre la partie la plus importante du récit, est fortement remis en cause. Se pourrait-il que de fausses accusations aient été créées contre lui afin de le maintenir en prison, et si oui, a-t-on vraiment le droit d'agir ainsi, même si c'est pour le bien d'une communauté ? En effet, si l'on triche une fois, on peut être amener à le faire d'autres fois, et c'est la porte ouverte à tous les abus.
C'est cette enquête que nous allons suivre, ou plutôt ces deux enquêtes. D'un côté, Merci Papa, fils du patron et patron de Mulligan, oeuvre pour faire éclater la vérité sur les fausses accusations portées contre le tueur. Minutieux, il obtiendra même de lui rendre visite en prison grâce à sa nouvelle avocate, et pourra entendre sa version des faits, également sa version des crimes. de l'autre, nous avons Mulligan. Lui était le journaliste qui était là quand le jeune homme a été arrêté : Mulligan avait détesté chaque minute qu'il avait passé sur cette affaire. Avant Kwame Diggs, il avait vécu parfaitement tranquille sans côtoyer le mal incarné. Il se demanda s'il réussirait à chasser de ses rêves la puanteur du sang. Mais après dix ans passés à jouer et plus de trois passés à écrire sur ceux qui jouaient, il avait accompli quelque chose d'important. Il comprenait à présent ce que ressentait Rosie - et c'était un sentiment agréable. Peut-être était-il taillé pour ce genre, après tout. Lui connaît les détails des crimes, et n'a aucun doute sur la culpabilité du jeune homme. Il est quasiment certain qu'il recommencera. Pire : il est certain qu'il a dû commettre d'autres crimes, et que les enquêteurs de l'époque, en dépit de leur minutie, sont passés à côté d'une agression. Pour le journaliste, il n'a pu tenir aussi longtemps entre ces deux crimes connus sans en avoir commis un autre. Lui aussi se met à chercher, ce qui est tout sauf facile avec le recul du temps.
Ce recul permet aussi de savoir ce que sont devenus les proches. Les proches des victimes, d'abord, qui ont dû vivre avec les images de leurs soeurs, leurs nièces, massacrés, qui ont choisi de construire leur vie, malgré l'horreur. La famille de l'assassin n'est pas à oublier non plus, parce que son frère et sa soeur ont souffert également de ce qu'il a fait. Par la voix de Mulligan, l'auteur le déclare : il n'y a pas d'hérédité du crime, on ne devient pas meurtrier parce que l'on n'a pas été aimé, parce que l'on a été maltraité, non, on peut devenir un tueur sans émotion en ayant été entouré d'amour et de soin.
S'engage alors une course contre la montre, afin qu'il ne soit pas relâché, tout en respectant la loi. Tout le monde a le droit à la justice, tout le mode a le droit d'être protégé le mieux possible. Il faut aussi résister à la pression de l'opinion public, qui ne veut surtout pas entendre parler de la libération du tueur - et tant pis pour la loi. Parallèlement, une autre affaire est évoquée, mais elle est presque secondaire. Pourtant, le sujet est le même : la libération d'un homme dont les actes ont été jugés monstrueux. La différence ? Son âge et sa très faible capacité à nuire encore. Ah ! Il est blanc, mais c'est accessoire, dira-t-on. Ah ! Il a su se montrer plein de remords lors de son procès - et tant pis s'il a joué la comédie.
Dura lex est un roman très intéressant, qui je l'espère connaîtra enfin le succès qu'il mérite.
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Cigale17
  25 novembre 2018
Dans le « Mot de l'auteur », Desilva précise que son roman est inspiré de faits réels. Deux tueurs en série ressemblant à ceux du roman ont en effet sévit dans à Rhode Island, tout petit état de la côte Est, sorte d'enclave dans le Massachusetts, dont la capitale est Providence, la ville où l'auteur situe la plus grande partie de l'intrigue. Il précise aussi qu'il a pris des arrangements avec la vérité, qu'il s'agisse des personnages ou des lieux. le roman se construit en trois parties (Des garçons précoces, Personne n'a raison quand tout le monde a tort, Prédation), elles-mêmes divisées en chapitres numérotés, parfois datés (de 1989 à 2012), certains en italique. Un narrateur à la troisième personne raconte l'histoire en donnant accès aux pensées de différents personnages. le lecteur va en suivre essentiellement quatre.
L'histoire commence par nous projeter dans la tête d'un enfant en train de torturer un criquet en lui brûlant les ailes, puis les pattes, en concentrant sur la pauvre bête la lumière du soleil grâce à une loupe, ce qui procure au garçon une excitation sexuelle. Durant tout le roman, nous suivrons son évolution dans les chapitres en italique, toujours en décalage temporel avec le reste de l'histoire de plusieurs années ou de quelques mois, et le lecteur comprend vite qu'il s'agit du tueur en série dont la quatrième de couverture révèle d'emblée le nom : Kwame Diggs.
Liam Mulligan, le personnage principal, est journaliste sportif au Providence Dispatch, journal renommé et de bonne tenue. Après le premier meurtre, des circonstances particulières vont l'amener à devenir journaliste enquêteur au sein du journal, tâche dont il s'acquitte avec beaucoup de sérieux, ce qui lui vaut la bienveillance de Lomax, le rédacteur en chef, son supérieur hiérarchique. Mulligan est un homme intelligent et chaleureux : les gens ont tendance à se confier à lui parce qu'ils le trouvent sympathique. Harmoniciste amateur, mordu de blues, il vit encore chez sa mère au début du roman.
Edward Anthony Mason, IIIe du nom, journaliste débutant, est un privilégié : surnommé Merci-Papa, il est le fils du propriétaire du journal, et mène la vie d'un jeune insouciant, sortant beaucoup et conduisant une voiture de luxe. On va le voir évoluer au fil de l'histoire. le jeu du chat et de la souris auquel se livre Mulligan à ses dépens contribuera à sa formation et à sa transformation. Mason va se révéler bien meilleur journaliste que ne le prévoyaient Mulligan et Lomax, et va faire sortir des vérités qui ne plaisent pas à tout le monde.
Gloria Costa est la photographe de presse. Sauvagement agressée une nuit de pluie, elle a perdu un oeil et porte un bandeau (sexy, trouve Mulligan) pour cacher son oeil de verre. Elle ne supporte pas qu'on la touche et elle est sujette à des crises d'angoisse plus fréquentes encore quand il pleut. Elle voit un psy et réussit à gérer les crises la plupart du temps. Elle est incroyablement tenace et sait donner confiance à ses interlocuteurs.
Troisième roman de la série de Liam Mulligan, mais parfaitement autonome, Dura Lex est un polar philosophique, si j'ose dire… Bruce Desilva propose à son lecteur de réfléchir sur un postulat faussement simple qui peut se résumer ainsi : existe-t-il des cas où les représentants de l'autorité peuvent outrepasser la loi ? En effet, quand Kwane Diggs est arrêté après les meurtres extrêmement sauvages qu'il a commis, il est mineur. Or la loi de Rhode Island en vigueur à l'époque prévoit que tout individu incarcéré pendant qu'il est mineur doit être relâché à sa majorité. Bien inopportunément, à mon avis, la quatrième de couverture révèle que des preuves ont été fabriquées pour permettre de garder Kwane Diggs en prison alors qu'il devrait avoir été libéré depuis longtemps. le dilemme se pose là : est-il préférable de garder un homme dangereux en prison par n'importe quel moyen, même illégal, ou vaut-il mieux s'en tenir à la loi et le relâcher. Il faut de plus se demander en toute honnêteté si la couleur de peau du tueur a joué un rôle dans la décision de le maintenir enfermé à tout prix...
J'ai beaucoup aimé ce roman. J'ai été intéressée par l'enquête menée par les policiers, bien sûr, mais encore plus par celle des journalistes. J'ai été sensible au fait que le doute habite la plupart des personnages, parfaitement conscients de la folie qu'il y aurait à lâcher Kwane Diggs dans la nature, mais aussi, pour certains, profondément mal à l'aise à cause des moyen employés pour parvenir à le garder enfermé. L'habileté de Desilva est d'offrir un parallèle avec un autre tueur en série, et de bâtir son suspense là où on ne l'attend pas : trouvera-t-on un moyen légal de les garder l'un et l'autre en prison ? Seront-ils libérés et pourront-ils recommencer à nuire ? J'ai regretté que la quatrième de couverture me dévoile certains aspects de l'affaire que j'aurais préféré découvrir par moi-même… Mais je vais lire les deux autres romans dans lesquels apparaît Liam Mulligan.
Merci au Grand Prix des lectrices de Elle et aux éditions Actes Sud pour ce roman captivant.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
SharonSharon   23 octobre 2018
Il n'avait jamais posté de statuts sur Facebook, ni de messages sur Twitter, et quand des gens - principalement de vieilles connaissances qui ne lui manquaient pas, des ex dont il était content d'être débarrassé, et des personnes qu'il n'avait jamais rencontrées - le demandaient en ami, il cliquait sur le bouton "Plus tard", faute de bouton "Va te faire foutre".
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HolonHolon   16 septembre 2018
“Vous seriez choqué d’apprendre le nombre de gens qui se promènent avec des fantasmes de violence plein la tête, s’imaginant à quel point il serait agréable de vous étrangler ou vous poignarder jusqu’à ce que mort s’ensuive. Ce qui les distingue de notre tueur, c’est que la plupart d’entre eux ne passent jamais à l’acte.
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rkhettaouirkhettaoui   08 septembre 2018
Que c’était le même tueur qui avait perpétré les deux séries de crimes. Qu’il avait probablement un passif en tant que rôdeur, voyeur, et qu’il se livrait à des actes de cruauté sur animaux. Que sa pointure et sa façon de dominer ses victimes indiquent un homme imposant. Que sa négligence trahit sa jeunesse et son manque d’expérience. Qu’à en croire son point d’entrée, il doit s’agir d’un — Que c’était le même tueur qui avait perpétré les deux séries de crimes. Qu’il avait probablement un passif en tant que rôdeur, voyeur, et qu’il se livrait à des actes de cruauté sur animaux. Que sa pointure et sa façon de dominer ses victimes indiquent un homme imposant. Que sa négligence trahit sa jeunesse et son manque d’expérience. Qu’à en croire son point d’entrée, il doit s’agir d’un jeune homme, entre vingt-cinq et trente ans. Non que passer par une fenêtre soit si difficile, mais un type plus vieux aurait choisi une méthode moins éprouvante.”
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nadiouchkanadiouchka   08 décembre 2018
Frère Malcom a dit : Si quelqu’un pose une main sur toi, envoie-le au cimetière. Il a aussi dit : Si on lâche cette violence sur moi, on me rend fou, et je ne suis pas responsable de mes actes. Maintenant je suis plutôt du côté de King, qui a dit : La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie.
P.249
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mademoisellechristellemademoisellechristelle   28 janvier 2019
Lorsque les personnes qui ont juré de faire respecter la loi s’associent dans le but de l’enfreindre, quelle que soit la cause qu’elles défendent, elles sapent les principes mêmes sur lesquels repose notre système judiciaire. De tels actes, dignes d’un Etat policier, sentent le despotisme à plein nez et ne peuvent être tolérés dans une société démocratique.
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