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Critique de LaureC


LaureC
  20 novembre 2010
Bien que Jeffery Deaver fasse partie de mes auteurs de thrillers étrangers préférés, je m'attendais à nettement mieux de sa part, surtout après les excellents Meurtre.com et La place du mort (entre autres de ses livres). Au moment où j'écris cet avis, il s'avère que je n'ai pas pu terminer La vitre brisée, tellement celui ci est lourd et fastidieux à lire.

Pourtant, celui ci démarre très vite sur l'intrigue, puisque les premières pages sont "consacrées" au meurtre qui conduira le cousin de Rhyme directement en prison, accusé du meurtre de cette femme alors qu'il dispose d'un alibi en béton. Et, bien que ses supérieurs le lui interdisent, afin d'éviter tout conflit d'intérêt lors du procès qui se prépare contre son cousin, Rhyme décide néanmoins de mener l'enquête concernant ce crime et son accusé, tant les conclusions de l'enquête et les indices désignent le coupable idéal (comme indiqué dans le résumé du livre). On s'attend donc tout naturellement à retrouver l'équipe de choc menée d'une main de maître par Lincoln Rhyme, criminologue réputé devenu tétraplégique après un tragique accident : Sachs et Sellito (pour ne citer qu'eux), que l'on retrouve systématiquement lorsque l'auteur écrit un livre relatif aux enquêtes de Rhyme. "Ses fins limiers", comme je les appelle.

Le livre aurait pu (et aurait du), se poursuivre en se concentrant sur l'investigation en elle-même, sur ses personnages principaux, à savoir les enquêteurs qui tiennent bien souvent le premier rôle, et enfin le tueur avec lequel Deaver nous fait partager ses pensées via de courts chapitres de quelques pages, et qui fait la "synthèse" des avancées de l'enquête. C'est une manière un peu curieuse de procéder, mais je me suis dit que la nouveauté n'est pas toujours mauvaise chez un auteur dont on a l'habitude de lire les livres... Et de les apprécier.

Quelle ne fut pas ma déception ! La vitre brisée est un roman qui comporte une quantité impressionnante de détails à la fois techniques et scientifiques, qu'il faut impérativement assimiler au fil des pages pour une bonne compréhension de la suite de l'enquête, ce qui se révèle au final très lourd et ennuyeux. Dans sa volonté de donner un maximum d'informations au lecteur, Deaver fini par l'en abreuver au point que l'on ne peut toutes les assimiler, et que la fréquence à laquelle j'ai été obligée de revenir sur les pages précédentes pour comprendre à quoi il voulait faire référence a eu raison de ma patience et de ma volonté d'en savoir plus sur ce fameux "522".

Ce roman représente à mes yeux davantage un documentaire scientifique et technique qu'un réel thriller dans lequel j'aurais pu me plonger et me concentrer sur le coeur de l'intrigue, ce qui m'a empêchée d'apprécier l'histoire à sa juste valeur. Quant aux personnages principaux (Rhyme, Sachs, Sellito et toute l'équipe d'enquêteurs), au stade où j'ai arrêté ma lecture (chapitre 28, soit un peu plus de la moitié), ils en étaient devenus des personnages secondaires, ou presque.

Je ne peux donc donner qu'un retour négatif sur ce livre, tout en ne cachant pas ma déception : Monsieur Deaver, vous m'avez habituée à mieux que ça !

Et comme je ne veux pas terminer cet avis sur un aspect négatif, je cite tout de même un passage qui m'a fait sourire au moment où je l'ai lu. Passage narré par "522", qui est un collectionneur :

"Le dimanche est mon jour préféré. Parce que c'est jour de repos pour les masses, les seize qui se sentent chez eux dans cette ville insensée. Les hommes, les femmes, les enfant*, les avocats, les artistes, les cyclistes, les cuisiniers, les voleurs, les épouses et les amants (je collectionne aussi les DVD), les policiers, les coureurs à pied, les administrateurs judiciaires... C'est incroyable quand on y pense, tout ce que les seize font pour se distraire."

La source de mon sourire vient du simple fait qu'il compare des êtres humains à une collection de DVD. Humains contre objets, voilà une bien curieuse comparaison...

*Le manque du pluriel apparaît dans le livre pour le mot "enfants". Une coquille parmi d'autres, que je n'ai pas toutes relevées...
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