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Isabelle Maillet (Traducteur)
ISBN : 2253118826
Éditeur : Le Livre de Poche (07/03/2007)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Un maître du compte à rebours."People Washington est en état de choc en apprenant qu'un tueur fou vient de tirer à l'aveugle dans une station de métro. Bilan : des dizaines de morts. Une lettre arrive bientôt sur le bureau du maire, lui annonçant que l'assassin, surnommé le Digger, sèmera la terreur si une rançon de 20 millions de dollars n'est par remise à un complice.
Mais ce dernier est tué accidentellement alors qu'il va récupérer l'argent.Sans autre indi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Fredo_4decouv
  21 juin 2012
Polar et Prestidigitation
Dans le dernier opus des enquêtes de Lincoln Rhyme et d'Amelia Sachs, l'auteur explore l'univers de la magie et des illusionnistes via un adversaire qui use de tout les artifices à sa disposition pour arriver à ses fins.
Le parallèle intéressant est que l'on peut comparer Jeffery Deaver, ou tout autres auteurs de romans policiers/polars/thrillers, à un illusionniste.
Pourquoi cette comparaison ?
Parce que l'auteur va utiliser les mêmes subterfuges pour captiver son audience et l'emmener où bon lui semble...
les «Misdirections »
Un des termes les plus utilisés dans l'histoire, et qui se révèle être une des techniques les plus souvent présente dans les polars, est la « misdirection ».
La « misdirection » est un évènement qui va permettre de diriger l'attention des lecteurs ou des spectateurs, et qui servira de diversions à l'illusionniste pour mener son tour à bien.
La « misdirection » est l'outil indispensable des romanciers pour tromper leurs lecteurs et faire avancer leurs intrigues à « tiroirs ».
Jeffery Deaver excelle dans l'art de disséminer dans ses histoires des fausses pistes, des faux semblant, des apparences qui se révèlent souvent trompeuses, sans jamais tomber dans l'excès.
Le mentalisme
Outre l'art de s'échapper de situations inextricables, le romagicien (copyright Fredo : romancier + magicien= romagicien !!) use d'une technique particulière qui va lui permettre de créer un lien entre lui et son public : le mentalisme.
Le mentaliste est un spécialiste de la gestion du mental humain dans ces diverses possibilités et ressources. C'est-à-dire qu'un simple échange, un simple dialogue avec sa « victime » va lui permettre de découvrir à qui il a affaire. le langage du corps, via un regard, une respiration, les mots utilisés et les indices collectés vont permettre au mentaliste de mener à bien son « interview » afin d'avoir le maximum d'informations sur la « victime » et donc de pouvoir l'avoir sous son joug.
Le romancier va, par exemple, faire en sorte que son lecteur s'identifie au personnage principal, en le confrontant à des environnements ou des situations que le lecteur connaît. Je pense par exemple au roman de Maxime Chattam, le Sang du Temps, qui vous prépare doucement, en même temps que l'héroïne, à affronter son nouvel environnement.
On peut facilement comparer l'écrivain au mentaliste puisqu'il parvient à placer son lecteur, via des mots, dans un environnement qui doit lui sembler familier pour qu'il puisse complètement s'y plonger. Et puis à ce moment là, nous nous retrouvons à la place du mentaliste, puisque c'est via les mots de l'écrivain que nous parvenons à cerner les personnages et l'histoire qu'il nous présente. Nous ne faisons qu'un, le temps d'un roman, avec son héroïne ou son héros…
Deux univers proches
En lisant son histoire, on sera étonné de ne pas avoir pensé plutôt au nombreux points communs qui existent entre ces deux professions. L'illusionniste, comme le romancier, est chargé de captiver son audience afin de lui faire voir ce qu'il veut bien lui laisser voir et la placer dans un état psychologique qui va lui permettre d'oeuvrer aisément dans le déroulement de son numéro.
Tout est prévu, du levé jusqu'au baissé de rideau, chaque improvisation, chaque imprévu, n'est là que pour une seule chose : le final.
Chaque évènement anodin est à l'origine de faits qui se révèleront finalement loin d'être aussi innocents qu'ils paraissaient…
Un art à découvrir
On pourrait encore poursuivre en parlant de la routine, de l'escapologie, ou de l'art du transformisme mais c'est à vous de franchir le pas en lisant le livre de Deaver.
Il y a quelques semaines de cela, je terminais la lecture de Ceux qu'on aime (Cry for Help), de Steve Mosby, second roman de l'auteur à être publié en France par les éditions Sonatine. le héros, Dave Lewis, est un prestidigitateur et ses connaissances en la matière vont lui permettre, avant la fin du roman, de passer du point de vue de proie, à celui de chasseur :
Il existe un principe de base chaque fois que l'on veut étudier un tour de magie. Il faut partir de l'effet final – le truc que l'on n'arrive pas à expliquer – pour remonter en arrière, en se concentrant sur les choses que l'on connaît et en cherchant des indices dans les interstices. Il n'y a que comme ça qu'on peut découvrir le secret : graver tous les paramètres du tour dans le marbre, puis comprendre comment il a pu être effectué à l'intérieur de ce cadre.
Si une bague apparaît soudain dans un pot de fleurs à côté de la porte, c'est que quelqu'un l'y a déposée. Si une seule personne se trouvait près de cette porte, alors ça ne peut être qu'elle. Si cette personne n'a pu prendre la bague qu'à un seul moment, alors elle l'a prise à ce moment-là. En s'appuyant sur le visible, on comprend l'invisible.

Encore une fois, cet extrait me permet à nouveau de faire un pont entre la magie et l'élucidation d'un mystère. Mais avant d'élucider un mystère, il faut l'élaborer. Et pourquoi ne pas commencer par tirer le bout de laine qui dépasse de la pelote ...
Lien : http://www.4decouv.com/2009/..
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vincent34380
  23 avril 2015
« L'homme qui disparaît » est la cinquième enquête mettant en scène le criminologue quadriplégique Lincoln Rhyme et sa compagne Amelia Sachs. Des meurtres sont commis, dont le modus operandi imite à la perfection de célèbres numéros de magie. Une jeune étudiante d'une école de musique est assassinée, et son meurtrier s'évade d'une salle de classe, fermée à clé et sans issue. Notre couple de limiers va se retrouver devant un adversaire de taille. Les indices qu'il laisse sont laissés à dessein pour aiguiller les enquêteurs dans une mauvaise direction. « le manipulateur », comme ils l'ont surnommé n'a pas fini de leur donner du fil à retordre. Heureusement une jeune magicienne surdouée, Kara, viendra leur apporter son aide.
houdini_handcuff_posterLes meurtres suivants, comme autant de tableaux composés à leur intention font montre que derrière ces meurtres, il y a une volonté malfaisante, un homme, « le Manipulateur ». Il est d'autant plus dangereux qu'il est passé maître dans l'art de l'escapologie et de la mystification. Kara va apporter à l'équipe sa vision d'une personne familière de ce monde-là, leur apprendre à penser et à voir différemment.
« Parce que les grandes illusions requièrent plus qu'une technique. Les illusionnistes étudient la psychologie des spectateurs et créent des routines entières destinées à les abuser. Car il ne s'agit pas seulement de tromper leurs yeux, mais aussi leur esprit. le but n'est pas de faire rire parce qu'une pièce de monnaie disparaît ; c'est de convaincre le public que tout ce qu'il voit et imagine se produit dans une certaine perspective alors qu'en réalité, le tour s'accomplit à un autre niveau. Il y a une chose que vous ne devez jamais oublier. »
« À mon avis, déclara-t-elle, c'est de cette façon qu'il va s'y prendre. le meurtrier, je veux dire. Il va utiliser la diversion. Vous serez convaincus d'avoir deviné ce qu'il prépare, mais ça fait partie de son plan. Comme moi tout à l'heure, il se débrouillera pour retourner contre vous vos soupçons et votre intelligence. En réalité, il a besoin de vos soupçons et de votre intelligence pour réussir ses numéros. M. Balzac dit toujours que les meilleurs illusionnistes maîtrisent tellement bien leurs tours qu'ils n'hésitent pas à dévoiler leur méthode, ce qu'ils s'apprêtent à réaliser. Mais vous ne les croyez pas. Vous regardez dans la direction opposée. Résultat, vous vous laissez berner. Vous avez perdu, ils ont gagné. »
L'intérêt de l'intrigue ne faiblit jamais, l'auteur mettant un soin tout particulier à nous décrire avec précision les techniques de « misdirection » qu'applique le Manipulateur, et rouerie suprême, il nous les applique à nous lecteurs, consentants et captifs, sans que nous nous doutions du subterfuge une seule seconde. Il parsème son histoire d'autant de pièges et de fausses pistes pour nous duper.
« La misdirection… M. Balzac affirme que c'est le coeur et l'âme de l'illusion. Vous avez déjà entendu dire que la main était plus rapide que l'oeil ? Eh bien, non, ce n'est pas vrai. L'oeil est toujours plus rapide. Alors, les illusionnistes se débrouillent pour leurrer le regard afin qu'il ne s'attarde pas sur ce que fait la main. »
Une fausse bonne idée d'écriture est de nous proposer, en fin de chapitre, des petites fiches récapitulatives avec tous les éléments de l'enquête. Normalement, nous aurions dû l'intégrer à la lecture du chapitre. le style est rythmé, précis dans ses descriptions, didactique, les méthodes d'analyse des indices sont décrites de façon très détaillée.
Le style est fluide, à défaut d'être rythmé, précis dans ses descriptions, didactique mais loin d'être ennuyeux. Les personnages ne manquent pas d'épaisseur : Lincoln, frustré d'être captif de son propre corps mais dont la saisissante vivacité d'esprit fait merveille , Amelia policière passionnée, dont le l'habileté dans l'analyse de scènes de crime et la recherche d'indices fournissent le matériau de bases pour les enquêtes de ce duo si particulier. Ils sont visiblement très épris l'un de l'autre, mais dans une totale discrétion.
Les seconds rôles sont également bien dessinés, de Kara qui est un rouage essentiel de l'intrigue, et Thom le garde-malade qui, bien que cantonné à un rôle de l'ombre, est d'une importance capitale pour le bien-être et la survie de Lincoln.
Après « Carter contre le diable », de David Glen Gold, c'est le deuxième livre en quelque mois où la magie et l'illusionnisme tiennent une place importante, et cette ambiance de mystère et de fantasmagorie ajoutent encore au plaisir de la lecture.
A ce roman, je ne ferai qu'un seul reproche, c'est de s'être un peu étiré en longueur. Il eut pu être un peu allégé sans que le lecteur s'en trouve frustré.
Malgré cela, encore une fois, du très bon Jeffery Deaver.
Lien : https://thebigblowdown.wordp..
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BVIALLET
  24 avril 2012
A New-York, un criminel particulièrement retors commet une série de meurtres sans jamais se faire prendre. Toutes ses victimes ont un rapport avec le cirque et avec le monde du spectacle. Lui-même se sert de toutes sortes de techniques d'illusionnisme ou de prestidigitation pour brouiller les pistes, se présenter sous différents aspects et échapper à ses poursuivants. Un groupe d'enquêteurs exceptionnels va devoir relever le défi lancé par ce drôle d'individu et mettre un terme à ses agissements. Il s'agit de Lincoln Rhyme, profiler tétraplégique et héros récurrent de Deaver et de sa compagne la perspicace Amelia Sachs qui bénéficiera de l'aide de Kara, une jeune prestidigitatrice surdouée.
Ce très long thriller (600 pages) démarre sur les chapeaux de roues et tombe assez vite dans la lourdeur et le répétitif. le lecteur finit même par trouver invraisemblables les aventures de ce magicien qui se sort de situations complètement inextricables avec des astuces, des tours de passe-passe et autres transformations époustouflantes en s'aidant de latex, de masques et de bouts de ficelles ou de métal... Les répétitions et les lourdeurs sont nombreuses, l'auteur ajoutant une fiche technique résumant chacun des meurtres ou agressions arrivant en doublon après une longue description sur le vif, elle-même suivie par un interminable déchiffrage des indices de la scène de crime. Seul véritable intérêt de ce bouquin : son excellente documentation sur les procédés utilisés par les enquêteurs de la police scientifique et sur le monde de la magie et de la prestidigitation. Pour les amateurs de ce genre de littérature...
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Sydola
  19 octobre 2018
New York. Différents meurtres se succèdent selon des méthodes utilisées par les grands illusionnistes : transformisme, escapologie, ventriloquie, mentalisme, crochetage....
La police aura recours au talent de Lincoln Rhume, ancien policier tétraplégique devenu consultant et de Kéra, jeune apprentie illusionniste pour tenter d'enrayer cette série de meurtres.
L'intrigue est bien écrite, le lecteur est tenu en haleine jusqu'à la fin car tout au long il y a des rebondissements auxquels on ne s'attend pas et quand on croit trouver une réponse c'est parfois une impasse.
Roman très bien documenté sur le monde de l'illusion.
A découvrir
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Fioriture
  02 août 2018
J'ai découvert J. Deaver dans Clair de lune. Personnellement, j'avais préféré. Ici l'intrigue est presque trop bien ficelée pour garder du réalisme, d'illusions en illusions on finit par s'y perdre. Cependant, je suis attachée aux personnages de l'enquêteur Rhymes, paraplégique et de sa coéquipière Sach. Je les aime bien. Je vais tenter un troisième opus pour me faire définitivement une opinion.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   19 juillet 2014
Et tout ce qui concerne le futur n’est qu’imagination. Dans les deux cas, il s’agit d’une illusion : les souvenirs ne sont pas fiables et nous nous contentons de formuler des hypothèses sur l’avenir. La seule réalité, c’est donc l’instant présent – qui oscille constamment entre l’imagination et le souvenir. Alors, vous voyez ? La plus grande partie de notre vie n’est qu’illusion.
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rkhettaouirkhettaoui   19 juillet 2014
Un magicien français a inventé ce terme au XIXe siècle, lui avait expliqué son interlocuteur. “Presti”, comme dans presto, rapide. “Digit”, comme dans “doigt”. La prestidigitation, l’art de mouvoir rapidement ses doigts. Les tours de passe-passe. La manipulation.
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rkhettaouirkhettaoui   19 juillet 2014
Pour modifier un visage, il faut commencer par les sourcils. En leur donnant un aspect différent, ous opérez déjà soixante à soixante-dix pour cent de la métamorphose. Ensuite, vous ajoutez des prothèses – des bandes et des coussinets en latex que vous fixez avec de la colle à postiches. Les transformistes étudient la structure faciale primaire des deux sexes et de diverses races. Un bon artiste dans ce domaine connaît les proportions d’un visage féminin par rapport à un visage masculin et peut changer de sexe en quelques secondes. Il prend également en compte les réactions psychologiques telles qu’elles s’expriment sur les traits et le maintien, de façon à pouvoir paraître beau, laid, effrayant, compatissant, en manque d’affection et que sais-je encore
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rkhettaouirkhettaoui   19 juillet 2014
Le feu et l’illusion sont inséparables.Explosions de poudre flash, bougies, flammes de propane au-dessus desquelles dansent les artistes de l’évasion…
Le feu, cher public vénéré, est le jouet du diable et le diable a toujours été associé à la magie. Le feu illumine et le feu obscurcit, il détruit et il crée.
Le feu transforme.
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rkhettaouirkhettaoui   19 juillet 2014
Ce qui est déjà du passé pour les spectateurs d’aujourd’hui paraîtra nouveau et créatif à d’autres ailleurs, demain et le jour d’après.
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Videos de Jeffery Deaver (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jeffery Deaver
Écrivain américain de romans policiers, Jeffery Deaver est surtout connu pour les enquêtes de son héros préféré et paraplégique, Lincoln Rhyme.
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