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ISBN : 2919241087
Éditeur : Ad Astra (24/05/2012)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Raphaël est un drôle de vampire. Non seulement il est vieux et immortel, mais il entretient un rapport ambigu avec le Vatican. Pour tout dire, il travaille en sous-main pour lui... comme espion assassin. Avec ses dons de vision, ses capacités surnaturelles, il ne peut être qu'un agent hors normes ! Et, voici qu'il se rend au Brésil, mis sur la trace d'une autre créature de la nuit dangereuse, qu'il doit capturer... ou éliminer. Accompagné d'un prêtre, Ignacio, et d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  04 août 2013
Avec « Métaphysique du vampire », Jeanne-A. Debats quitte pour une fois le domaine de la science-fiction pour ceux du fantastique et de la bit-litt. Connaissant déjà un peu le style percutant et très cynique de l'auteur, ce mélange des genres me semblait prometteur, et le résultat ne m'a pas déçu. Il faut dire que l'auteur a le don pour dépoussiérer tous les vieux clichés qui collent malheureusement souvent à la peau de ce type de roman : cette fois, nous sommes dans les années 1960, alors que se poursuit la traque des criminels de guerre nazis ayant échappé à leur procès après la Seconde Guerre Mondiale, et le protagoniste n'est pas une fille canon et grande gueule trimbalant de gros pistolets (comment, je caricature ?) mais un vampire séculaire cynique, solitaire... et travaillant pour le compte du Vatican. Avouez que le pitch de base change un peu de l'ordinaire, et c'est ce qui fait l'un des principaux attraits de ce roman dont le véritable sujet n'est pas le surnaturel mais plutôt la monstruosité : de quoi s'agit-il réellement et dans quelle mesure peut-on la détacher de la définition de ce qu'est la nature humaine ? Qui a dit qu'on ne pouvait pas réfléchir grâce aux littératures de l'Imaginaire ?
Parmi les autres points forts du roman figure évidemment l'univers élaboré par Jeanne A. Debats, univers d'ailleurs déjà existant et auquel l'auteur a consacré plusieurs nouvelles parues dans diverses anthologies et recueils : « Gilles au bûcher » dans « La Vieille Anglaise et le Continent » où on en apprend davantage sur le « créateur » du héros du roman ; « Le Blues du Vampire le soir au-dessus des paraboles » dans « Fiction 2011 » ; ou encore « Eschatologie d'un vampire » dans « Elfes et assassins ». La volonté de l'auteur est claire, il s'agit de mettre en place une vaste fresque dans laquelle coexisteraient tous les genres de l'Imaginaire, de la fantasy à la SF en passant par le fantastique, la fantasy urbaine, la bit-litt... Un projet de grande ampleur mais qui ne manque pas d'attraits. Parmi les autres points forts du roman, citons également la plume de l'auteur, pleine d'humour et toujours aussi incisive et mordante. Une seule ombre au tableau, mais hélas de taille : la trop grande brièveté de l'ouvrage (un peu moins de deux cent pages). L'intérêt du lecteur pour les personnages et l'histoire en pâtit, et c'est d'un oeil presque distrait que l'on suit l'avancée de l'intrigue, bien trop vite résolue.
« Métaphysique du vampire » avait au départ été pensé par l'auteur comme une nouvelle, et cela se ressent malheureusement un peu trop. le cadre, les personnages et certains éléments de cet univers sont cela dit intéressants et c'est avec plaisir que je poursuivrai ma découverte des textes de Jeanne A. Debats qui, décidément, semble aussi à l'aide en SF qu'en fantastique ou en fantasy. Ne vous laissez donc pas rebuter par la brièveté de l'ouvrage, la réflexion qu'il propose ainsi que l'ironie et la brutalité qui imprègnent chaque réplique valant à elles seules le détour.
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Pois0n
  14 mars 2018
Métaphysique du Vampire est, du début à la fin, une sorte d'OLNI (Objet Littéraire Non Identifié). Ça commence dès les premières lignes, entre le protagoniste, un vampire au service du Vatican, et la plume, mélange improbable de vocabulaire riche et de ton assez cru d'une acidité à tout épreuve.
Au premier abord, le mélange fonctionne plutôt pas mal, la langue de pute de Navarre séduit d'emblée, et lui aussi par la même occasion. On le suit à Rome, puis au Brésil... et c'est là que les choses commencent à se gâter.
Passé la première impression, très positive, on se rend compte que tout ça est très verbeux pour pas grand-chose, que la narration piétine et que l'histoire traîne méchamment en longueur. Lorsqu'il s'agit de faire digresser Navarre pendant des plombes, Jeanne-A-Debats excelle (et, la plupart du temps, sait reprendre le fil du récit juste avant que ça ne devienne vraiment lourdingue) ; par contre lorsqu'il s'agit d'éclaircir certains points obscurs (), pouic ! Et que dire de ces passages qui ne servent franchement à rien () ? Quant aux personnages secondaires, si le Père Ignacio se révèle aussi attachant que peu présent, Dana, elle, est tantôt transparente, tantôt imbuvable. Où est la valkyrie pleine de charme promise dans la résumé ? Nulle part, et même Navarre n'est pas plus emballé que ça, lui qui a pourtant plus ou moins envie de sauter tout ce qui bouge. Pourtant, il y a là de super idées : le passage « d'infiltration », haletant ; la... « protection » de la maison, franchement rigolote. Enfin l'idée cesse d'amuser dès lors que l'auteure en abuse, d'autant qu'en dépit de l'utilisation de métaphores plus imagées les unes que les autres, aucune ne parvient réellement à retranscrire de façon un tant soit peu efficace ce que ressent Navarre. Bilan, (), mis à part pour buter du nazi lors de 2-3 passages d'action là encore bien foutus. L'ensemble a le mérite d'être original, mais l'épilogue, longuet comme pas permis, achève de laisser un goût bizarre sur le palais. En fait, l'histoire courte nommée « Métaphysique du Vampire » donne l'impression d'avoir été rallongée artificiellement, comme s'il y avait un nombre minimum de mots à atteindre...
Bref, autant dire que l'effet « soufflé qui retombe » ne pardonne pas et c'est sans enthousiasme mais avec un espoir certain que l'on se lance dans les trois autres récits, plus courts.
Dans « Lance », il est là encore question de trucider du nazi (décidément...), mais avec en plus Lancelot du Lac et une histoire de bébé à sauver d'un dragon. Que... ? Oui, vous avez bien lu. Et en attendant de savoir ce que l'auteure a fumé, on ne pourra pas lui reprocher de manquer d'idées saugrenues. Pour le reste, c'est malheureusement bis repetita malgré le changement de décor : beaucoup de blabla, la queue de Navarre toujours au premier plan, et une énorme déception au bout du compte ().
Bref, c'est de plus en plus pessimiste que l'on entame « Ovogenèse du Vampire »,qui nous emmène dans le Londres victorien. Et là, contre toute attente, la magie opère. Est-ce parce que la nouvelle est la plus courte du recueil, celle-ci ne souffre d'aucun problème de rythme. Alors oui, l'histoire manque peut-être du grain de folie des deux textes précédents, mais a justement le mérite de ne pas partir dans tous les sens. C'est direct, c'est efficace, les deux acolytes de Navarre sont attachants, la narration cesse enfin de s'attarder plus que nécéssaire sur les érections du héros et on passe vraiment un excellent moment.
Las, celui-ci ne dure pas, puisqu'il reste encore à affronter le pire du recueil, « La fontaine aux serpents ». Dans cette nouvelle, on a droit à tout pour nous rebuter : l'effet flashback peu après le début de l'histoire (alors que montrer l'arrivée de Navarre dans la navette ne sert à rien) ; le changement de point de vue, certes utile pour le scénario, mais qui commence par être pouuuuuussif à un point incroyable dans l'introduction (non, franchement, toutes ces digressions politiques de l'espace c'est bien gentil, mais ça ne sert à rien, c'est chiant à lire et les explications qui permettent de rendre tout ça compréhensible pour le lecteur n'arrivent... qu'à la fin du « chapitre », génial) ; des personnages pourtant ultra prometteurs et charismatiques sous-exploités (Joran !!!) ou dont on se demande l'utilité autre que symbolique (Eugénie, ). L'auteure parvient certes à faire le tour de son thème, reste que l'histoire elle-même n'est pas bien folichonne, que le décor fait très « station spatiale générique n°5496 » et que la conclusion laisse une impression de « tout ça pour ça ». Heureusement que la postface nous décrit l'auteure comme spécialiste de la SF, tant celle-ci s'avère (dans ce livre, en tout cas) meilleure avec le fantastique...
Faut-il donc faire l'impasse sur ce recueil ? Pas forcément. La personnalité assez unique de Navarre rend tout de même ses aventures sympa à lire (disons-le tout net : « sauve carrément les meubles »), le mélange soutenu/vulgaire du style est une curiosité à lui seul bien que plus l'on avance dans sa lecture, plus celui-ci laisse une impression bizarre...
Un OLNI, donc, qui mérite très certainement qu'on lui laisse sa chance, qui peut sans doute être une bonne surprise, à condition de savoir à quoi s'attendre.
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idevrieze
  16 novembre 2015
Ma petite rentrée littéraire, cette année, ce fut chez Actu SF
J'aime bien flâner en librairie pour la rentrée littéraire. Et par tradition, je prends toujours deux sorties, parce que mon grand père m'offrait toujours deux livres pour la sortie littéraire. Mon grand père n'est plus là maintenant mais je perpétue sa tradition, jusqu'à ce que mes monstres puissent avoir eux aussi leur rentrée. Et comme cette fois ci, en librairie, rien ne m'a fait plaisir, je me suis dit que ma rentrée littéraire serait chez Actu SF, une de mes maison d'édition chouchou. Et j'ai trouvé deux poches dont celui ci (le premier est une réédition d'un livre que j'avais déjà lu mais que voulez vous, j'ai été faible face à la couverture) (et c'était le Bouclier Obscur de John Lang soit dit en passant).
Bref, malheureusement, je n'ai pas eu le temps de me jeter dessus car j'avais d'autres lectures à faire. Et puis, là, comme ça pouf, il m'a sauté dans les bras dis donc. J'ai été donc obligée de l'emporter à mon travail, je sentais bien qu'il avait peur à la maison. Et comme le midi, j'aime pas les gens, et bien j'y ai lu. Et j'y ai aimé. Et vala. Maintenant, je vais vous raconter un peu pourquoi.

Raphaël est le type même du vampire que j'aime bien.
Raphaël, ou Navarre, c'est comme vous voulez hein. C'est un vampire que j'aime parce que c'est un vampire qui s'assume. On n'est plus du tout au point du Oh mon dieu, je risque de tuer des gens en buvant tout leur sang, je viens du démon, il faut me crucifier et me brûler au soleil pour faire pénitence. Soit. C'est un peu ce qu'on entend en ce moment avec Bella et Edward et d'autres encore, mais ils ne m'intéressent pas. Et c'est aussi ce qui me gonflait dans mes sagas chouchou, comme Louis, pour ne citer que le champion de la culpabilité chez Anne Rice (mais pourquoi l'as tu transformé Lestat, pourquoi???)
Bref, Raphaël fait partie des vampires que j'aime bien. Il est pas super pervers, pas contre les plaisirs de la vie non plus. le nombre des années astronomiques qu'il a en stock ne le rend pas non plus super sage (n'est ce pas Marius). Cela le transforme en quelqu'un de cool, qui s'occupe (faut bien un job hein) et c'est pas vraiment le genre à passer son temps habillé en velours en train de lire des classiques. Des fois, rien que pour cela, je me dis qu'être vampire c'est gonflant.
Bref, Jeanne Lebats, elle est cool parce qu'elle reprend le vrai mythe du vampire. En gros, le mec qui est débarrassé de toute contrainte sociale, qui mène la vie comme il l'entend. Qui se plie aux règles s'il a envie. Et surtout, qu'il fait ce qu'il lui plait. Et donc, là, de suite, Raphaël, il aime bien tuer les pourritures. Et il le fait très bien. Et en plus avec la grâce du Vatican, si c'est pas beau la vie.

Jeanne Lebats a l'art et la manière de rendre un texte absolument vivant.
Le roman est divisé en quelques parties parce que ce sont des nouvelles. En gros, au tours du même mec. Les aventures de Navarre (au lieu de Conan). Oui, je sais, je simplifie à mort, mais l'avantage d'un recueil des aventures, c'est qu'en fait, la chronologie, on s'en fiche un peu. Et surtout, le récit est vraiment rythmé, il n'y a pas de temps mort et en quelques centaines de pages (300 et des ?), on a le loisir de vivre 4 aventures assez sympas.
Et il n'y a pas que de l'action là dedans. Il y a une notion de ce qui est bien ou mal, de la monstruausité de l'humain, de la nature de l'âme du vampire et de l'être humain. Bref, y a pas que des aventures,il y a aussi de la matière grise et j'avoue que ce genre de réflexions, j'aime bien les avoir au repos, en lisant peinard mon recueil de nouvelles. C'est double emploi en fait.
En bref : je ne regrette absolument pas ma rentrée littéraire à ma sauce. Et ce livre est tout ce qu'il vous faut pour vous détendre. Alors, zou, on le commande et on le lit :)
Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
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Archessia
  30 juin 2012
Voilà un livre fantastique jouant avec les codes de la bit-lit et offrant une vague de renouveau rafraîchissant à l'image du vampire francophone !
Il d'ailleurs tellement à part, qu'il va m'être difficile de bien en parler. Ben tiens

"Lorsqu'on commence à penser, on n'est jamais très loin de la métaphysique - qui rend dingue - comme je l'ai déjà dit. Pour vivre heureux et immortels, vivons stupides."

Le quatrième de couverture est parfait (ils le sont rarement, il faut bien l'avouer), il parle bien de l'histoire et de son héros, il pose les bases de l'ambiance sans rien dévoiler de l'intrigue.
Pour la peine, je n'ai même pas besoin d'en faire un à ma sauce, tout est là !
Je vais pouvoir directement attaquer sur l'histoire et ses personnages.
D'abord, bien évidemment, Raphaël. Ha ! Raphaël ... Bon sang, il mériterait une série à lui tout seul, c'est dingue. Je l'ai tout bonnement adoré. Un personnage froid, avec une dose gigantesque de cynisme, d'humour noir et de mauvaise volonté, je ne peux qu'aimer.
On dirait qu'il râle quasi constamment, c'est merveilleux ! C'est vraiment excellent de le suivre, j'ai beaucoup ri et me suis beaucoup attachée à lui, c'est tout simplement délicieux à lire, un narrateur tel que lui.
Mais attention, ça ne veut pas dire pour autant que tout le bouquin est une partie de rigolade ! Ça reste un livre fantastique mâtiné de thriller noir, il y a des passages très sombres et très durs, certains même difficiles à lire. Et pourtant, c'est incroyable comme ces deux aspects, l'humour et l'horreur, se mêlent merveilleusement ici.
À côté de Raphaël, il y a d'autres personnages hauts en couleurs qui ajoutent chacun leur pierre à l'édifice de ce récit. Je pense bien sûr à Dana, qui va pousser notre vampire à faire preuve de ... pitié ? Empathie ? Ça promet des scènes drôles et, dans un sens, assez mignonnes, en fait !
Mais mon favoris reste Sandoval, personnage au charisme remarquable et dont le courage, le mental, la force et les sentiments laissent pantois.
On a ici une fameuse brochette on ne peut plus savoureuse, ingrédient ultime pour un roman gorgé d'action, de rire, de pleurs et de tendresse.

"Je croise les bras en le fixant d'un air aussi peu amène que le sien. Il me le retourne avec usure. Ça tourne au duel de pupilles, on se croirait dans Le Bon la Brute et le Truand. j'attends les harmonicas d'un instant à l'autre."

La plume de Jeanne-A Debats est acérée et cinglante, mais peut également se montrer douce et caressante, pour mieux nous prendre par les sentiments.
Elle nous offre ici un livre haletant, riche et dense, au rythme soutenu, avec des personnages hyper travaillés et une ambiance incroyable oscillant sans arrêt entre l'humour noir grinçant et l'angoisse oppressante.
Un équilibre que l'auteur arrive à maintenir du début à la fin, avec des pics pour l'un et l'autre savamment dosés.
Métaphysique du Vampire nous offre un moment de lecture intense, intelligent et furieusement divertissant. Une histoire de vampires pas comme les autre, apportant du sang neuf au mythe, et donnant un vrai coup de fouet au lecteur !
Je ne peux que chaudement vous le recommander. Vous verrez, vous en redemanderez.
En plus, pour ne rien gâcher, la superbe couverture de Rozenn Illiano en fait un magnifique object à posséder dans votre bibliothèque. Que demande le peuple ?!
Lien : http://archessia.over-blog.c..
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Aelinel
  06 mai 2016
Quand un collègue de travail m'a parlé qu'il venait de finir un roman fantastique sur un vampire embauché par le Vatican pour traquer des Nazis, il ne m'a pas fallu longtemps pour le lui demander!
Métaphysique d'un vampire est en réalité une novella accompagnée de trois autres nouvelles avec le même personnage du vampire Navarre.
- Métaphysique du vampire : en 1969, le vampire Navarre, vieux de cinq siècles, est embauché par le Vatican afin de dénicher un Nazi qui s'était embusqué au Brésil et de le ramener afin de le confronter à ses crimes.
- La nouvelle Lance se déroule en 1936. Navarre est chargé d'aller récupérer le chevalier Lancelot sur l'île d'Avalon afin de l'aider dans sa quête pour pourfendre le dragon et sauver des orphelins.
- Ovogenèse du vampire emmène Navarre dans la Londres de 1888 afin d'empêcher un de ses pairs de modifier l'Histoire de façon irréversible.
- La fontaine aux serpents est une nouvelle futuriste de SFFF se déroulant en 2112 : Navarre est de nouveau chargé par ce qui reste du Vatican pour retrouver l'assassin d'Aaliyah, membre éminent d'Hesperis.
Navarre est un vampire qui sort de l'ordinaire : c'est un véritable Bad Boy. Oubliez donc le ténébreux Dracula de Stoker, le romantique Louis d'Anne Rice, le mièvre Edward Cullen de Meyer ou le flegme de von Lowinski de Khara. Navarre est politiquement incorrect : il est bisexuel, profite de TOUS les plaisirs de la vie qui lui sont dévolus, cynique, caustique, rebelle, un brin misanthrope mais aussi manquant de finesse et de subtilité. Pour ma part, je me suis bien attachée à ce personnage qui m'a quelque peu rappelé la gouaille de Benvenuto Gesufal dans Gagner la Guerre. Mais, je dois bien avouer qu'il m'a parfois aussi un peu tapé sur le système en essayant de toujours vouloir être drôle.
Le style de DÉBATS est également très agréable à lire : au travers de ses nouvelles où fleurent bon différents style de la littérature de l'imaginaire (fantastique, Fantasy, Science Fiction et un peu de Steampunk), elle n'hésite pas non plus à insérer quelques traits d'esprits et des pistes de réflexion. Passons sur les remarques caustiques sur l'hypocrisie de l'Eglise (que j'ai trouvées très justes au passant) mais bien sur le discours quasi philosophiques : qu'est-ce qu'un humain? Qu'est-ce qui fait d'une créature, un monstre?
Si j'ai tant aimé le personnage principal et le style de l'auteur, en revanche, il n'en est pas de même pour les intrigues que je qualifierai de linéaire. En effet, il y a eu peu de rebondissements et je me suis même posée plusieurs fois la question si je n'allais pas tout simplement m'arrêter... Heureusement, je suis allée jusqu'au bout mais ma lecture à parfois été laborieuse.
En conclusion, Métaphysique du vampire a été une lecture agréable sur la forme mais pas vraiment sur le fond d'où ma note moyenne. Seuls la psychologie de Navarre et le style d'écriture de l'auteur auront attiré mon attention.

Lien : https://labibliothequedaelin..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   03 août 2013
J'ai déjà constaté ça chez les gens qui sont très souvent en contact direct avec leurs divinités : ils ont tendance à considérer avec beaucoup de sérieux chaque mot tombé de lèvres surnaturelles et en même temps, ils sont d'une incroyable familiarité. Les monothéistes sont moins relax dans les mêmes situations. Un rien les affole. J'ai déjà vu un chrétien devant un ange, croyez-moi, ça vaut le déplacement si on aime les scènes de panique. Quelque part, je préfère les athées, au moins il leur arrive de me surprendre. On ne sait jamais trop comment ils vont réagir. Et ils ont raison en plus. Quand on ne se préoccupe pas des dieux, ceux-ci nous le rendent bien ; la vie est beaucoup plus simple, même si elle n'en est pas moins garce.
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wentworth23wentworth23   16 septembre 2012
" - C'est un monstre, il est totalement inhumain!
Putain, la prochaine fois qu'on me sort une connerie de ce genre, je jure que j'ouvre mon cran d'arrêt et que je donne une leçon d'humanité bien comprise à l'abruti qui l'aura proférée. Je ne me rappelle pas avoir entendu parler de monstres canins ou félin. La monstruosité, c'est une caractéristique purement humaine. Les tigres ont juste faim, eux. Mail le mal pour la mal...le mal con en plus, c'est humain, très humain. Trop humain, même, je ne sors pas de là. Je peux le prouver : c'est mon travail de traquer les monstres. J'en ai connu beaucoup, brievement.
Ils étaient tous humains à la base."
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BlackWolfBlackWolf   18 juin 2012
D'ailleurs, j'évite au maximum de me laisser entrainer au maximum sur le terrain de l'analyse, j'ai remarqué que ça ne fait aucun bien. Lorsqu'on commence à penser, on est jamais très loin de la métaphysique - qui rend dingue - comme je l'ai déjà dit. Pour vivre heureux et immortels vivons stupides.
Et beaux.
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AelinelAelinel   04 mai 2016
"La Sainte Église Catholique et Romaine n'est pas devenue aussi immensément riche en pratiquant trop assidûment la charité, je présume." (P. 18)
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AelinelAelinel   06 mai 2016
"Les intégristes des religions révélées sont très doués pour ne pas croire à leur propre mythologie, ils ont tendance à s'arrêter à deux principes basiques du style : Tu feras chier ton voisin comme toi-même. Ou Tu interdiras à autrui tout ce que tu t'autoriseras en douce. Si on y réfléchit bien, ça englobe assez vite les dix commandements." (P.320)
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