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EAN : 9782841725205
336 pages
L’Atalante (21/10/2010)
3.74/5   60 notes
Résumé :
J'aurais pu faire bien des choix, j'aurais pu faire de nous nos propres divinités, j'aurais peut-être même pu guider l'Humanité dans les étoiles. Mais j'ai préféré aider l'Autre à naître. Et nous nageons ensemble dans l'infinité des possibles, et je chante avec lui la chanson d'un milliard de mondes entre les mondes, tous grouillants de vies.
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
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Voilà une autrice française qui gagne à être plus connue. J'avais déjà beaucoup apprécié sa trilogie d'Urban Fantasy située à Paris, Testament. Ici, Plaguers est un roman post-apo qui se passe dans une réserve dédiée à des adolescents qui développent des pouvoirs uniques en leur genre et fortement liés à la nature.

Plaguers met en avant un univers où les Hommes ont usé les ressources naturelles de la planète au maximum. Nous sommes dans un futur sombre malgré l'apparition d'une source d'énergie unique : les catastrophes naturelles ravagent les communautés restantes. Sécheresse, tempête, températures intenables… Voilà le quotidien d'une grande majorité de l'humanité qui lutte contre la faim et des conditions difficiles. Seuls quelques privilégiés ont des existences à peu près calmes en vivant des bulles protégées.

Les plaguers ont provoqué beaucoup de craintes à cause de leurs pouvoirs parfois destructeurs et incontrôlables. le plus étonnant est qu'ils évoluent au fil du temps et se mélangent les uns aux autres pour devenir des créatures plus puissantes que l'on appelle les Uns (deux personnes en une) et les Multiples (plusieurs personnes). Ils sont séparés de la population dans des réserves. Grâce à leurs pouvoirs, ce sont des oasis de calme dans un monde à la dérive. Ils louent leurs services pour l'extérieur quand c'est nécessaire et pour renflouer les caisses.

Plaguers met en avant un univers où les Hommes ont usé les ressources naturelles de la planète au maximum. Nous sommes dans un futur sombre malgré l'apparition d'une source d'énergie unique : les catastrophes naturelles ravagent les communautés restantes. Sécheresse, tempête, températures intenables… Voilà le quotidien d'une grande majorité de l'humanité qui lutte contre la faim et des conditions difficiles. Seuls quelques privilégiés ont des existences à peu près calmes en vivant des bulles protégées.

Les plaguers ont provoqué beaucoup de craintes à cause de leurs pouvoirs parfois destructeurs et incontrôlables. le plus étonnant est qu'ils évoluent au fil du temps et se mélangent les uns aux autres pour devenir des créatures plus puissantes que l'on appelle les Uns (deux personnes en une) et les Multiples (plusieurs personnes). Ils sont séparés de la population dans des réserves. Grâce à leurs pouvoirs, ce sont des oasis de calme dans un monde à la dérive. Ils louent leurs services pour l'extérieur quand c'est nécessaire et pour renflouer les caisses.

J'ai beaucoup aimé les prises de risque de l'autrice. le roman traite de la diversité et de la tolérance sous toutes ses formes de manière très directe. Jeanne-A Débats met en avant une humanité qui est au bord de la destruction, mais qui développe continuellement des rapports antagonistes et de haine face à ce qui est différent. L'univers est très polarisé : les très pauvres se heurtent aux très riches. Les premiers sont victimes des changements climatiques violents qui secouent le monde, les seconds vivent dans une bulle en tentant de sauver ce qui reste du monde et de leurs privilèges. le discours est d'ailleurs très présent et ne fait pas vraiment de concessions.

Le roman prend également le parti pris d'évoquer la fraternité. Paradoxalement, les plaguers sont isolés du reste de l'humanité mais ils parviennent entre eux à avoir un relationnel si fort qu'ils finissent par n'être capables de ne former qu'un seul être. La fraternité, l'acceptation mais aussi leurs aspects sacrificiels, sont les seuls moyens de sauver une humanité rongée par l'égoïsme et une vision purement utilitariste de la nature et de ses ressources.

Plaguers est donc une lecture post-apo réussie à mes yeux. Son univers plutôt innovant et original permet de développer une galerie de personnages variés mais auxquels on s'identifie volontiers. Si le livre se concentre sur le relationnel, c'est pour mieux nous rappeler ce qui nous relie et fait de nous des humains, et donc pour transmettre un message universel et écologique.

Lien : https://lageekosophe.com/
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Plague en anglais veut dire peste, et donc plaguers pestiférés.

Dans ce futur proche, l'Humanité a détruit la quasi totalité des ressources que la Terre lui donnait, se condamnant elle-même à survivre sur une terre hostile. La réaction de la nature à cette destruction semble être l'apparition des plaies, ces manifestations fantastiques qui touchent une partie de la population à partir de l'adolescence. Quentin et Illya sont de ceux là. Rejetés par tous, souvent même par leurs proches, ils votn devoir apprendre et réapprendre à vivre ensemble et à s'accepter.

Dans ce roman Jeanne A. Debats parle de différence et d'acception sous toutes ses formes. Les plaguers ne rêvent souvent que d'une chose se faire accepter du monde « extérieur », mais même entre eux ils doivent apprendre à s'accepter. Quentin, par exemple, est plutôt chanceux, produire des sources n'est pas pour lui un très grand handicap. Que dire par contre de Leïla, entourée de serpents, ou d'un adolescent qui peut contrôler les hormones de ses camarades. Les jeunes exclus, accompagnés des Uns et des Multiples (vous découvrirez bien assez tôt qui ils sont), vont finalement avoir un rôle très important à jouer qui bouleversera leur manière de voir leur monde.

Dans l'univers de Plaguers les personnages sont fouillés, rarement tout blanc ou tout noir, l'auteur nous amène à les voir sous des jours différents au fil du roman. Chacun a des choses à apporter aux autres. C'est un très bon roman de science-fiction, mêlant habilement histoire d'amour, mystère et conte sur la différence. J'ai été tenue en haleine jusqu'à la dernière page.

J'ai du mal à évaluer s'il s'agit plutôt d'un ouvrage pour la jeunesse ou les adultes, il me semble qu'il plaira autant aux ados à partir de 13 ans qu'aux adultes amateurs de fantastique et d'anticipation.

Un très bon moment de lecture.
Lien : http://calokilit.wordpress.c..
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Le roman est bâti sur la différence, déclinée à de multiples niveaux : entre les humains eux-mêmes puissants ou misérables ; entre les humains et les plagueurs ; entre les plagueurs eux-mêmes, qu'ils soient « Uns » ou non, et enfin dans les identités sexuelles , hétéros, homos ou inter-sexes.

Ces différences s'expriment parfois de manière violente, physique, mais le plus souvent, c'est dans le ressenti des protagonistes qu'elles vont émerger.

La difficulté des relations à l'autre, les doutes quant à sa propre identité, sont exprimés tout en finesse et rythment le déroulement du récit. L'ambiance y est doux-amère, empreinte de gaîté triste.

Jeanne-A Debats signe un remarquable opus qui ne peut laisser personne indifférent.

Je suis donc déçu par la fin, qu'on pressent assez vite dans l'histoire, trop emphatique, à la limite du triomphalisme, et qui gâche l'ambiance. C'est un peu comme si on finissait la « symphonie inachevée » de Schubert par la « Chevauchée des Walkyries ».

Coup de chapeau à la très belle couverture, signée par Frédéric Perrin , qui rend de manière magistrale l'ambiance du roman.
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Une lecture très originale partant du thème de l'épuisement écologique de la Terre pour dériver vers les mutations génétiques de ses habitants. J'ai été agréablement surpris et immergé dans ce roman qui m'a donné l'eau à la bouche mais, en me laissant un peu sur ma faim.
Trois points à retenir:

- le thème: c'est ce qui m'a poussé à entamer ma lecture et m'a enchanté tout au long du livre. On suit ici les aventures de mutants, les «  Plaguers » disposant de pouvoirs permettant de contrôler des créatures ou encore commandant aux éléments. Quentin en fait partie et peut faire jaillir de l'eau sous ses pieds. Son ami Illya fait fleurir ses orchidées là où elle passe. Toute l'histoire est développée autour d'eux et de la manière dont ils fusionnent (évoluent) au bout d'un certain temps pour devenir des « Uns » plus puissants et imposants.

- L'histoire: elle nous propulse au coeur d'un centre dans lequel sont regroupés les Plaguers, pour qu'ils ne nuisent pas à la société. Nous pourrons ainsi observer l'évolution de Quentin,d'Illya au sein de ce groupe et découvrir de fil en aiguille les origines de l'organisation actuelle de la Terre. Malheureusement, le roman se cantonne au centre où sont regroupés les Plaguers et cela nuit à la prise de hauteur du roman qui débouche sur une conclusion certes très spectaculaire mais manquant clairement de profondeur.

- Les personnages: l'auteur a réussi son pari. Pour moi, le contrat est rempli car je me suis sincèrement attaché aux personnages qui parfois sont un peu dans le cliché (probablement à cause de leur jeune âge). J'ai pris du plaisir à suivre leur évolution: la maîtrise de leur pouvoir, leurs interactions et comment ils se rapprochaient de leur prochaine fusion pour devenir « Uns ».

Une lecture totalement atypique mais vraiment agréable avec un thème qui pour ma part était inexploré mais que j'affectionne particulièrement.
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Très, très bon. Un bouquin incroyable, une plume excellente.
Un bonheur d'avoir un roman "post apo" qui se déroule à Paris, dans les rues que j'arpente au quotidien.
La planète a vu la quasi totalité de sa faune et flore disparaître, même les insectes, rats et autres nuisibles ont rendu l'âme.
La société a vu sa population d'adolescent touchée par une étrange plaie, ils développent des dons, capacités extraordinaire leurs permettant de modifier les éléments, de créée la vie, et ainsi de réintroduire certaines espèces animales : loup, éléphant, serpent...
Nous suivons deux nouveaux plaguers qui rejoignent la réserve où sont "parqués" par la société les autres membres de la communauté.
Illya a subi une transformation sur son chromosome par son père et est devenu un homme, elle laisse sur son passage des myriades d'orchidée magnifiquement odorante. Quentin est un homme source, il créée de l'eau à volonté, et est inséparable d'Illya.
Vous remarquerez la dénomination du personnage "Il y a" ni homme, ni femme. L'auteure s'attaque à la théorie des genres et casse les codes de notre société. Elle créée une nouvelle espèce de plaguers : les Uns et Unes et les multiples. Les plaguers fusionnent pour ne faire qu'un et développer leurs potentiels. Une idée vraiment surprenante qui a du mal à faire son chemin au début du roman. Cependant, on prend très vite goût à cette caste d'outsider, on partage leur peine et remise en question.

Un très bon roman qui pousse à remettre en question nos relations, nos conditions de vies et notre consommation.
J'aurais néanmoins apprécier un peu plus de détails sur les échanges commerciaux et humains entre l'extérieur et la réserve, sur l'avenir des parents de Quentin notamment.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Nous étions en tous lieux, j'étais partout et je/nous étions des millions de
nous-mêmes; nos battements de cils accouchaient de galaxies en en détruisant des centaines d'autres.
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On aime des gens, pas seulement ce que la nature leur a fourni comme service trois pièces. Tout ça, c'est que de la plomberie de baise, l'important est ailleurs.
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On nous traîna ensemble au parloir par un matin de Septembre.
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Commence par ce que tu sais faire, tu verras plus tard pour le reste.
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Videos de Jeanne-A. Debats (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jeanne-A. Debats
Festival des Utopiales à Nantes
Récipiendaire de nombreux prix, pensionnaire de la prestigieuse villa Médicis, voix majeure de la littérature française actuelle, Céline Minard a d'abord étudié la philosophie avant de se lancer dans l'écriture. Rencontre avec celle qui nous entraine en ses mondes incertains…
Avec : Céline Minard Modération : Jeanne-A Debats
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