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ISBN : 2841725200
Éditeur : L'Atalante (21/10/2010)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 51 notes)
Résumé :
J aurais pu faire bien des choix, j aurais pu faire de nous nos propres divinités, j aurais peut-être même pu guider l Humanité dans les étoiles. Mais j ai préféré aider l Autre à naître. Et nous nageons ensemble dans l infinité des possibles, et je chante avec lui la chanson d'un milliard de mondes entre les mondes, tous grouillants de vies.
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Asil
  05 février 2013
Plague en anglais veut dire peste, et donc plaguers pestiférés.
Dans ce futur proche, l'Humanité a détruit la quasi totalité des ressources que la Terre lui donnait, se condamnant elle-même à survivre sur une terre hostile. La réaction de la nature à cette destruction semble être l'apparition des plaies, ces manifestations fantastiques qui touchent une partie de la population à partir de l'adolescence. Quentin et Illya sont de ceux là. Rejetés par tous, souvent même par leurs proches, ils votn devoir apprendre et réapprendre à vivre ensemble et à s'accepter.
Dans ce roman Jeanne A. Debats parle de différence et d'acception sous toutes ses formes. Les plaguers ne rêvent souvent que d'une chose se faire accepter du monde « extérieur », mais même entre eux ils doivent apprendre à s'accepter. Quentin, par exemple, est plutôt chanceux, produire des sources n'est pas pour lui un très grand handicap. Que dire par contre de Leïla, entourée de serpents, ou d'un adolescent qui peut contrôler les hormones de ses camarades. Les jeunes exclus, accompagnés des Uns et des Multiples (vous découvrirez bien assez tôt qui ils sont), vont finalement avoir un rôle très important à jouer qui bouleversera leur manière de voir leur monde.
Dans l'univers de Plaguers les personnages sont fouillés, rarement tout blanc ou tout noir, l'auteur nous amène à les voir sous des jours différents au fil du roman. Chacun a des choses à apporter aux autres. C'est un très bon roman de science-fiction, mêlant habilement histoire d'amour, mystère et conte sur la différence. J'ai été tenue en haleine jusqu'à la dernière page.
J'ai du mal à évaluer s'il s'agit plutôt d'un ouvrage pour la jeunesse ou les adultes, il me semble qu'il plaira autant aux ados à partir de 13 ans qu'aux adultes amateurs de fantastique et d'anticipation.
Un très bon moment de lecture.
Lien : http://calokilit.wordpress.c..
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ildibad
  17 mars 2012
Le roman est bâti sur la différence, déclinée à de multiples niveaux : entre les humains eux-mêmes puissants ou misérables ; entre les humains et les plagueurs ; entre les plagueurs eux-mêmes, qu'ils soient « Uns » ou non, et enfin dans les identités sexuelles , hétéros, homos ou inter-sexes.
Ces différences s'expriment parfois de manière violente, physique, mais le plus souvent, c'est dans le ressenti des protagonistes qu'elles vont émerger.
La difficulté des relations à l'autre, les doutes quant à sa propre identité, sont exprimés tout en finesse et rythment le déroulement du récit. L'ambiance y est doux-amère, empreinte de gaîté triste.
Jeanne-A Debats signe un remarquable opus qui ne peut laisser personne indifférent.
Je suis donc déçu par la fin, qu'on pressent assez vite dans l'histoire, trop emphatique, à la limite du triomphalisme, et qui gâche l'ambiance. C'est un peu comme si on finissait la « symphonie inachevée » de Schubert par la « Chevauchée des Walkyries ».
Coup de chapeau à la très belle couverture, signée par Frédéric Perrin , qui rend de manière magistrale l'ambiance du roman.
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Elvynaa
  02 décembre 2019
Très, très bon. Un bouquin incroyable, une plume excellente.
Un bonheur d'avoir un roman "post apo" qui se déroule à Paris, dans les rues que j'arpente au quotidien.
La planète a vu la quasi totalité de sa faune et flore disparaître, même les insectes, rats et autres nuisibles ont rendu l'âme.
La société a vu sa population d'adolescent touchée par une étrange plaie, ils développent des dons, capacités extraordinaire leurs permettant de modifier les éléments, de créée la vie, et ainsi de réintroduire certaines espèces animales : loup, éléphant, serpent...
Nous suivons deux nouveaux plaguers qui rejoignent la réserve où sont "parqués" par la société les autres membres de la communauté.
Illya a subi une transformation sur son chromosome par son père et est devenu un homme, elle laisse sur son passage des myriades d'orchidée magnifiquement odorante. Quentin est un homme source, il créée de l'eau à volonté, et est inséparable d'Illya.
Vous remarquerez la dénomination du personnage "Il y a" ni homme, ni femme. L'auteure s'attaque à la théorie des genres et casse les codes de notre société. Elle créée une nouvelle espèce de plaguers : les Uns et Unes et les multiples. Les plaguers fusionnent pour ne faire qu'un et développer leurs potentiels. Une idée vraiment surprenante qui a du mal à faire son chemin au début du roman. Cependant, on prend très vite goût à cette caste d'outsider, on partage leur peine et remise en question.
Un très bon roman qui pousse à remettre en question nos relations, nos conditions de vies et notre consommation.
J'aurais néanmoins apprécier un peu plus de détails sur les échanges commerciaux et humains entre l'extérieur et la réserve, sur l'avenir des parents de Quentin notamment.
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kadeline
  18 avril 2018
Le problème des coups de coeur, c'est qu'il est souvent très difficile d'en parler autrement qu'en disant LIS LE ou C'EST TROP BIEN. Alors quand en plus la découverte de l'univers et de l'histoire est au coeur du coup de coeur c'est encore plus compliqué de convaincre sans trop en dévoiler mais on va essayer.
Ici, on est dans un monde ravagé par la pollution et les changements climatiques. Certains ados développent une mutation qui leur donnent une affinité avec la faune, la flore ou un élément, ce sont les plaguers. Tout plaguer détecté finit dans un « refuge », véritable camp de concentration. On suit Quentin qui nous raconte son arrivée là-bas, les autres plaguers, ses sentiments pour Illiya…
L'écriture est très fluide et addictive tout en restant travaillé et en glissant des mots peu courants.
C'est un univers très réussi avec un traitement de l'identité de genre et de l'orientation sexuelle vraiment sympa avec une grande variété de situation. Je ne veux pas en dire beaucoup plus pour laisser la découverte lors de la lecture mais une petite parenthèse sur Illya : mais quel personnage j'adore sa complexité. Elle a tout pour agacer le lecteur, se fait détester par le refuge entier mais est franchement très intéressante à suivre et à tenter de comprendre.
Je pourrais en parler plus mais je pense vraiment que c'est le genre de livre où il faut se plonger en en sachant le moins possible. Gros coup de coeur, je vous le recommande ++++++
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Caalfein
  21 juin 2017
Ce roman de science fiction de Jeanne-A Debats nous dépeint un monde quasi apocalyptique sur lequel elle s'appui pour faire passer un message écologique. Un autre message peut également être trouvé dans son récit sur la discrimination et le rejet de la différence.
Ce livre ressemble ainsi beaucoup à une grande métaphore de préoccupations très contemporaines. C'est à la fois poétique et noir.
Pour autant le positif s'arrête là.
Le récit est lent, sans réelle action ni rebondissement permettant d'attiser l'intérêt du lecteur. On ne comprend pas vraiment où l'auteur veut nous emmener. 
Les messages sous-jacents, les détails parfois inutiles, le phrasé souvent trop long, ainsi que des noms à rallonge comme Al-Dé-Em-Ré-Dim, perdent le lecteur et alourdissent le texte.
Sans compter l'usage incohérent avec la jeunesse du héros qui nous conte l'histoire, de mots tels que barguigner, pandémonium, cornaquer, valétudinaire. A notre époque, ces mots sont déjà très peu usités, voire plus du tout, il est donc difficile de les considérer comme pouvant sortir de la bouche d'un ado de 17 ans dans les années 2100.
Pas simple non plus de se projeter tant dans les personnages que dans l'histoire elle-même qui manque de crédibilité.
Le livre se termine dans une sorte de surenchère qui nous perd définitivement.
Au final, ce fut une lecture sans plaisir d'un récit confus. 
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
LaurentftLaurentft   20 novembre 2010
Nous étions en tous lieux, j'étais partout et je/nous étions des millions de
nous-mêmes; nos battements de cils accouchaient de galaxies en en détruisant des centaines d'autres.
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BlackWolfBlackWolf   02 janvier 2011
On aime des gens, pas seulement ce que la nature leur a fourni comme service trois pièces. Tout ça, c'est que de la plomberie de baise, l'important est ailleurs.
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nanetnanet   09 décembre 2010
On nous traîna ensemble au parloir par un matin de Septembre.
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AncolieAncolie   26 mars 2012
Commence par ce que tu sais faire, tu verras plus tard pour le reste.
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Avec Jeanne-A Debats, Antonio Casilli et Baptiste Beaulieu
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