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EAN : 9782372310949
128 pages
Éditeur : Le Pythagore (01/08/2020)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
"Adieu donc. La poste va partir. Je t'embrasse vivement. Ecris-moi de bien longues lettres qu'au moins je parle ma langue un quart d'heure trois fois la semaine."
Ces quelques mots jetés sur le papier son pour son ami François Devaux expriment probablement la secrète quintessence de la correspondance de Madame de Graffigny.
En écrivant ses lettres à la hâte et sans formalités l'épistolière semble vouloir retenir le plus longtemps possible le souvenir ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
AmIvankovDiaz
  04 septembre 2020
Le livre "Petits Riens de Mme de Graffigny" est écrit par Pascale Debert
"Après avoir obtenu en 1723 (fait extrêmement rare au XVIIIe siècle) un décret de séparation de son mari violent, Mme de Graffigny est invitée à la cour de Lunéville par sa protectrice, la duchesse Elisabeth-Charlotte.
Veuve précoce (à seulement 30 ans), elle y tombe amoureuse de Léopold Desmarest de 13 ans son cadet…
La future écrivaine gardera jusqu'à la fin de sa vie un petit faible pour les très jeunes garçons.
En 1750, l'un d'entre eux, Antoine Bret, jeune auteur de 33 ans, lui envoie cette missive enflammée :
« J'aurai l'honneur d'aller chez vous, Madame, avec ma gaité, et vous ferez de moi tout ce qu'il vous plaira toute la journée. Grillez-moi, enfermez-moi, retenez moi : je suis tout à vous, et je ne vois à cela que du plaisir. »
La femme de lettres de 55 ans sent son coeur chavirer…"
Comme quoi Macron et Brigitte n'ont rien inventé... Eternel recommencement, ou éternel aveuglement ?
Delicieux petit livre, foisonnant de détails craquants, sur la vie tumultueuse et galante de la Lorraine Mme de Graffigny. Livre que l'on déguste comme on déguste un baba au rhum, pâtisserie créée pour le roi Stanislas, en sa Cour de Nancy.

Lien : https://www.kobo.com/fr/en/e..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AmIvankovDiazAmIvankovDiaz   17 septembre 2020
Madame de Graffigny ne s’attendait pas à rencontrer un tel succès en écrivant son roman épistolaire « Lettres d’une Péruvienne », et cependant elle va devenir la femme de lettres la plus connue de la fin du XVIIIe siècle, plus de 45 éditions de son ouvrage verront le jour.
Véritable Madonna de son époque, on la reconnait dans la rue, on l’adore, on l’adule, et la "bonne Grosse" se voit comme « dame de la fête ».
Une nouvelle mode, dite « à la Zilia » soit « à la Péruvienne » envahit littéralement Paris.
On se coiffe et s’habille « à la Péruvienne » et les dames de l’aristocratie se font « portraiter » avec des plumes dans les cheveux et portant des étoles chatoyantes.
Notre bonne grosse Lorraine trouve tout de même cela assez ridicule… :
» à Devaux
Mardi matin, 18 juillet 1752
Nous nous separames a cinq heures. J’alai prendre Minette pour aller voir une poupée que le Furstemberg a fait habiller pour porter les modes a sa femme ; et puis nous revi[n]mes ici, ou elle resta jusqu’a neuf heures. Chez cette marchande nous fumes fort surprise de voir des coeffurs toutes nouvelles que l’on nome a la Zilia. C’est la plus ridicule chose du monde. Cette femme ne me connoissoit pas.
Ce vilain Furstemberg me fit connaitre et je fus fort embarassée des venerations de cette marchande. »
Lettre 1894
Correspondance de mme de Graffigny

(orthographe d'époque respectée)
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AmIvankovDiazAmIvankovDiaz   05 septembre 2020
Les transport ou il m’entraîne si aisément a present me desolent : ils ne me vont plus, ce coquin la n’est pas contant qu’il ne m’ait donné autant de folie qu’il en a. […] Ce miserable est bien glorieux de me faire oublier moi-meme et de me faire eprouver des folies que
je ne connoissois pas.
(...)
O qu’il est bon, qu’il est aimable, ce cher ami, et qu’il rend heureuse ton Abelle !

(Orthographe d'époque)

(Mme de Graffigny découvre les voluptés de l'amour. A cinquante ans il était temps...) ;)
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