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EAN : 9782203150201
104 pages
Éditeur : Casterman (13/09/2017)
3.86/5   69 notes
Résumé :
Après un tsunami gigantesque sur la planète, des demies sphères éclosent dans la terre. A l'intérieur, il y a des foetus en gestation qui sont à la fois des hommes et des bêtes. Ces Mixbodies étant des millions, la cohabitation avec les humains se met en place de façon très anarchique.

Une fiction haletante, basée sur les grandes problématiques sociétales actuelles.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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jamiK
  31 octobre 2020
Un style qui rappelle Frederik Peeters, mais aussi Daniel Clowes ou Charles Burns, auteurs de comics underground américains. le trait est volontairement raide, les personnages se tiennent de façon un peu rigide, les couleurs sont acides, tout cela apporte une ambiance de malaise, les personnages sont aussi décalés, inadaptés, le genre de personnages que l'on retrouve justement chez les trois auteurs précités. C'est un récit de science-fiction. David a du mal à assumer sa future paternité, il part participer avec son épouse en stage de thérapie de couple sur une petite île, mais là, trois météores tombent du ciel et un tsunami submerge leur île, seuls David et le psychologue vont survivre. Après cette catastrophe, d'étranges enfants naissent de terre, mi-hommes, mi-bêtes. David va adopter l'enfant qui a poussé dans son jardin. le récit prend des virages abrupts, on passe du mal de vivre à une ambiance de film d'horreur, pour revenir à une histoire familiale, la thématique évolue de façon aussi brusque, la paternité, l'acceptation de l'étranger, le racisme, l'écologie… J'aime ce genre de lecture où on se fait un peu secouer, elle englobe un univers très large, propose une ambiance lourde et intrigante et nous fait déambuler comme dans un labyrinthe.
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svecs
  04 octobre 2017
Il faut passer outre ses à priori avec Epiphania.
Il y a d'abord une couverture pour le moins surprenante. Un personnage christique tient dans ces bras un enfant-monstre dans une composition qui rappelle la peinture classique, le tout rehaussé de couleurs psychédéliques.
Au feuilletage, le livre ne rentre pas dans les codes de la bande dessinée tout public. Grand gaufrier rigide, dessin très lisse qui évoque une ligne claire mâtinée du Burns de Black Hole et de Clowes, palette chromatique pastel comme on en voit peu en bande dessinée.
Le fait que Debeurme soit aussi un auteur estampillé alternatif n'aide pas le lecteur non-préparé à sauter le pas.
Pour ce faire, il aurait fallu que l'éditeur ne pense pas qu'il suffit de mettre le logo "casterman" sur une couverture pour rendre subitement un auteur mainstream. Soyons clair, l'amateur de Debeurme ne se posera pas de question, mais celui qui connaît peu, ou mal, ne sera pas attiré par ce titre.
Je passerai sur que si semble être un énorme spoiler en quatrième de couverture.
Et pourtant, il a beaucoup d'atouts à faire valoir.
Tout commence par un couple en crise.
Elle veut un enfant.
Il ne se sent pas prêt.
Ils décident de suivre un cycle de thérapie de couple sur une île. C'est alors que des météorites s'écrasent sur la terre, causant un raz de marée.
Elle disparait dans les flots.
Il se retrouve seul.
De retour chez lui, il découvre, en même temps que le monde entier, une étrange bosse dans le sol. Il s'avère qu'il s'agit de foetus de créatures hybrides en plein développement. On les appelle les mixbodies parce qu'ils combinent caractéristiques humaines et animales. Lorsqu'ils naissent, il faut bien en faire quelque chose.
Il décide d'adopter légalement le mixbody né dans son jardin.
Il découvre la paternité, avec toutes ses joies et ses peines.
Ce premier tome d'une trilogie m'a vraiment séduit. le parti-pris graphique fonctionne parfaitement. La narration estd'une fluidité parfaite et, sans avoir l'air d'y toucher, Debeurme brasse des thèmes aussi divers que la paternité, la discrimination et l'écologie. Mais tout ce fait naturellement, sans tomber dans la facilité ou le matraquage. de plus, l'étrangeté toute particulière d'Epiphania en fait une oeuvre à part, sans pour autant sacrifier à la lisibilité et au plaisir de lecture.
J'en redemande!
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RemyBabelio
  20 mars 2018
La couverture donne le ton d'un ouvrage qui en a sous la pédale ! Colorée façon crépuscule hippie, intrigante au possible, présentant pêle-mêle des humains perplexes au côté de créatures moitié humaines moitié animales, avec au premier plan tout ce qui pourrait s'apparenter à un hipster christique tenant dans ses bras le corps frêle d'un enfant aux longues pattes, cette couverture met en haleine. Et vous n'êtes pas au bout de vos surprises

C'est malin, c'est bien ficelé, on se fait très vite prendre au piège de cette bande dessinée. Sur la forme, le découpage carré au possible donne à l'ensemble une structure plutôt sage. Mais les couleurs viennent ajouter le piment nécessaire pour captiver nos yeux et leur offrir ce pour quoi on vient et on revient vers les ouvrages de Ludovic Debeurme : on en prend plein la vue, et on en redemande ! Les tons pastel sont terriblement bien maîtrisés et font baigner cette pseudo-apocalypse dans une ambiance yéyé et rock'n'roll halluciné des plus agréables.

La différence, les tourments de l'enfance, le crépuscule de nos sociétés contemporaines, l'entrée dans le monde des grands … Ludovic Debeurme ne manque pas d'interroger et de mélanger les thématiques fortes au coeur de ses ouvrages. Cela avait déjà été le cas dans bien d'autres des parutions du dessinateur, et le voilà qui remet le couvert dans Epiphania, en faisant appel cette fois à des créateurs angoissantes apparues à la suite d'une mini fin du monde. Bien que tous ces thèmes différents et si difficiles à traiter déjà individuellement s'entrechoquent entre les pages dans un brouhaha difficile à suivre parfois, Debeurme confirme tout le bien que l'on pensait déjà et apporte des réflexions bien senties, toujours sur la corde raide d'un moralisme qui a bon dos de nos jours. Mais l'équilibre est là, et c'est tant mieux. Garde tout de même pour les deux prochains tomes.
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pycrozet
  19 novembre 2017
Un tsunami impressionnant dévaste la région où vit David. Suite à cet événement (désigné comme "La Grande Vague"), des êtres nouveaux apparaissent : les mixbodies, mi-humains mi-animaux, ils poussent dans le sol comme des légumes. On sait que David ne voulait pas d'enfants, ou tout du moins que cette idée l'angoissait ; pourtant, face au "mixbody" qui peuple son jardin, il se sent pris d'un irrépressible besoin de le protéger, jusqu'à l'adopter de façon pérenne.
Dans ce tome 1, des tensions naissent entre humains et mixbodies. de façon évidente, l'auteur nous pose une question à laquelle nous sommes bien habitués, nous qui sommes dépositaires de la mémoire des camps de concentration, des massacres terroristes : peut-on vivre en bonne intelligence avec des gens différents de nous ? Bien sûr, la question restera à jamais d'actualité, et elle est sans aucun doute universelle ; ceci étant dit, je n'ai trouvé aucune originalité dans le traitement narratif qui en est fait ici. Espérons que, sur ce point, les tomes suivants seront plus novateurs.
Si je parle des tomes suivants, c'est parce que, malgré la banalité du propos pour le moment, l'éditeur promet de le coupler avec un autre thème bien dans l'air : l'écologie. le mélange des deux thèmes pourrait bien être la véritable valeur ajoutée de la série.
En ce qui concerne les graphismes, je ne vais pas mentir, je ne suis pas très client : pas de décors ou presque, couleurs unies, pas de détails, structure des vignettes très statique, contour des formes parfois noirs, parfois rouges sans raison très apparente... Bref, j'ai déjà vu bien mieux, même si je n'ai pas été gêné dans ma lecture par cet aspect d'Epiphania, j'ai regretté une fois de plus le manque d'originalité et de dynamisme.
Après toutes ces critiques, pourquoi trois étoiles quand même ? Parce que, somme toute, j'ai lu de A à Z sans déplaisir et que je fais le pari que l'auteur en a plus sous le pied qu'il ne nous montre dans ce premier tome. Bonne découverte à vous, en attendant le tome 2 pour nous faire une meilleure idée.
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philteys
  07 janvier 2018
Dès le départ, nous savons que nous serons dans une bd qui sort de l'ordinaire : tout d'abord, le dessin très séduisant mais un peu glacé, des personnages un peu figés, à l'image d'un Charles Burns. Mais attention, là où Burns est expert du noir et du contraste, Debeurme nous invite à des couleurs un peu seventies. D'ailleurs David, musicien de son état, ressemble à un post-soixante-huitard et s'intègrerait parfaitement à cette époque. Sorti de cette première impression, le lecteur se rend très vite compte qu'il est dans un récit de science-fiction tout à fait moderne.
L'histoire démarre autour du couple David-Jeanne, en quête d'un second souffle dans une thérapie de groupe. Lorsque la quasi-totalité du groupe, y compris Jeanne, est emporté dans un tsunami, David, dont la crainte de paternité était à l'origine des problèmes du couple, va devoir « accoucher » un être mi-homme, mi-animal (un mixbody ou Epiphanian, ce sont les noms qu'on leur donne). Il sera mis face à cette paternité qu'il redoutait tant et à tous les problèmes liés à l'apparition de nombreux mix-bodies et leur intégration dans la société.
Ludovic Debeurme en fait alors un récit palpitant où l'angoisse, la conviction que tout cela va mal tourner sont amenées petit à petit, avec subtilité. le récit est renforcé, je trouve, par le contraste de ces couleurs parfois pastel appliquées à un récit plutôt glaçant, comme si elles montraient le point de vue de l'humain tel qu'il s'imagine alors que ses actions sont loin d'être aussi parfaites.
L'épiphanie étant la fête de la révélation, que va nous révéler ce récit ? Allons-nous découvrir un nouveau messie ? Ce premier volume d'une série qui devrait en compter trois a le mérite de nous entraîner dans une histoire étrange tout en nous tendant un miroir à regarder. A la vision du monde dans lequel nous vivons et pour lequel nous avons formulé des voeux à nos proches, la moindre des politesses est d'au moins se poser des questions : cet album, sur un certain nombre de thèmes, nous permet de le faire.
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critiques presse (5)
LaFabriqueaBulles   31 août 2018
L’album explore de nombreux thèmes tels que la parternité, la xénophobie, l’avortement. Avec un réalisme du trait et des physionomies qui contraste avec la mise en couleur psychédélique de l’album.
Lire la critique sur le site : LaFabriqueaBulles
ActuaBD   09 novembre 2017
Ils viennent d'ailleurs et font figures d'hybrides entre humains et animaux. Comment nos sociétés vont-elles accepter ces enfants ? Premier tome d'un récit entre violence sociale et poésie humaniste.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   30 octobre 2017
Si ce n’est pas (encore?) son titre le plus fort, ce premier volet est indéniablement le meilleur moyen de découvrir cet artiste hors du commun.
Lire la critique sur le site : BoDoi
LeMonde   30 octobre 2017
On lit Ludovic Debeurme en se demandant si tout ça est bien réel, on ne sait plus si c’est terrifiant ou féerique.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bedeo   12 octobre 2017
Epiphania traite avec une finesse et acuité d’enjeux propres à notre époque à travers un récit qui emprunte au fantastique. Un triptyque qui confirme que Ludovic Debeurme est est bien l’un des meilleurs auteurs francophones de sa génération.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
kerfany54kerfany54   09 mars 2020
En fait c'est simple ce qu'on a à te proposer... soit tu es avec les humains, soit tu es avec nous...tu choisis. Dans les deux cas, ton père meurt... dans un seul cas, tu survis...
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Erik_Erik_   27 octobre 2020
Une foi n'est tolérable que si elle est tolérante.
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Videos de Ludovic Debeurme (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ludovic Debeurme
Alors que le dernier tome de la trilogie EPIPHANIA est en librairie depuis quelques jours, Ludovic Debeurme nous ouvre les portes de son atelier pour une immersion dessinée dans ce conte fantastique...
EPIPHANIA - tome 3, déjà disponible ? https://bit.ly/EpiphaniaT3
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