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ISBN : 2081471922
Éditeur : Flammarion (08/01/2020)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 11 notes)
Résumé :
«Je ne vois pas pourquoi l’amour entre une mère et un fils ne serait pas exactement comme les autres amours. Pourquoi on ne pourrait pas cesser de s’aimer. Pourquoi on ne pourrait pas rompre. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’en foutre, une fois pour toutes, de l’amour.»

Constance Debré poursuit sa quête entamée avec Play Boy, celle du sens, de la vie juste, de la vie bonne. Après la question de l’identité se pose la question de l’autre et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Killing79
  17 janvier 2020
Contrairement à la plupart des gens, Constance Debré a décidé de faire tout l'opposé de ce que l'on attendait d'elle. Elle a lâché son boulot stable pour se consacrer à l'écriture, elle a divorcé pour vivre son homosexualité sans tabous, elle a quitté son logement pour passer d'appartement en appartement. Autant dire qu'en terme de changement, elle n'a pas fait dans la dentelle. Elle a laissé une vie ordinaire et rangée pour vivre SA vie. Elle s'est créé sa propre liberté, en faisant exploser l'ensemble des conventions de son quotidien. N'écoutant que ses envies, elle se contente d'un minimum qui la rend heureuse.
Seulement cette quête de liberté se heurte aux préjugés, qui sont encore très puissants dans notre société pourtant moderne. Tel « l'étranger » de Camus, l'autrice n'est jamais comprise par le reste de la population. Son comportement déroute le monde aseptisé d'aujourd'hui, qui rejette ce qu'il ne comprend pas. Elle pourrait s'en moquer mais la présence de son fils constitue un lien avec le monde qu'elle ne peut briser.
Grâce à une plume incisive, à l'os, l'autrice nous livre le récit d'une écorchée vive qui se débat afin de rester un électron libre. Elle tente de continuer son chemin en dehors des clous, malgré les injonctions des us et coutumes. le texte est subversif sans concession, mentalement brutal. Il dérangera surement les bienpensants. Mais l'honnêteté dont fait preuve Constance Debré, rend son histoire particulièrement touchante.
Personnellement, je suis plutôt conventionnel dans mes choix de vie. Conditionné par mon environnement, j'ai toujours essayé de faire comme Monsieur Tout le Monde, suivre les règles, ne pas trop déranger. C'est pourquoi le roman de Constance Debré a agi sur moi telle une véritable secousse. Entrer dans son esprit libéré m'a vraiment dérouté. J'ai été bouleversé par sa révolte silencieuse, dénuée de violence. Mon premier coup de coeur de la rentrée !
Lien : http://leslivresdek79.com/20..
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ATOS
  09 janvier 2020
Écrire. Partant de là pour un au delà. Au delà de ce qui vient et va de soi. Faire travail d'une oeuvre utile. Tenir la ligne ce n'est pas tirer un trait. C'est tracer son propre chemin. Voyager léger, ne garder que le nécessaire. le nécessaire à vivre, passer le chaos du vide, remplir les silences des dieux, réduire le mal à son insignifiance. Oui c'est un livre qui parle à l'amour. Parce qu'il n'y a pas de compromis possible, ça ouvre, ça entre, ça coupe, ça donne, ça prend, ça s'écrit en dedans, ça laisse des traces comme des mots imprimés sur la peau . Une lettre ouverte qu'on ne referme pas.
Faire place, ne pas se soumettre à un rôle, se détacher, délier sa pensée et son geste.
Aimer, non de la raison qui nous lie, mais à raison de ce que vivons, à la hauteur des possibles que nous rencontrons, construisons, partageons.
Aimer ne va pas de soi. Ce serait trop simple, trop peu humain. Tout ne se réduit pas au rôle distribué, arbitrairement attribué.
L'amour ne lie pas, il émancipe.
Ce n'est pas une question de choix mais de liberté.
Un immense merci à Constance Debré de nous le rappeler.
Astrid Shriqui Garain
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SeriallectriceSV
  08 janvier 2020
L'amour maternel est au coeur de ce texte (autofiction). Un amour humain qui, par définition et comme tout amour, est fragile et imparfait. Il n'y a rien de mécanique dans l'acte d'aimer, dans l'amour, y compris dans l'amour maternel.
Par analogie au rôle des avocats qui choisissent des mots pour qu'ils résonnent sur les juges et les jurés, les mots de Constance Debré dans Love Me Tender résonnent sur les lecteurs, ils ont résonné sur la lectrice que je suis. Des mots simples, modernes, brutaux, sans complexe. Percutants. (La dureté, la violence de certains propos pourront en rebuter plus d'un. On n'est bien loin d'une berceuse).
C'est aussi l'histoire d'une quête de liberté, une quête jusqu'au boutisme, jusqu'à détricoter sa vie passée, se détacher de tout bien matériel pour toucher du bout des doigts l'essentiel, se retrouver soi, sans artifice, sans mensonge.
" C'est important les limites pour ne pas se paumer dans le chaos".
Au centre de cette quête, il y a un fils, le fils de la narratrice et un procès. Elle espère revoir son fils dont elle est privée par un ex-mari qui l'accuse d'inceste : elle aime désormais les filles, les femmes...
Au bout de cette quête, de ce texte, un équilibre...peut-être .
Un texte ou certaines parties du texte à lire à haute voix ou à écouter pour entendre la rage, la violence, la force des mots.
Lien : https://seriallectrice.blogs..
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Agathethebook
  08 janvier 2020
Une femme explique à son ex-mari qu'elle aime les filles. Un an plus tard, elle n'a toujours pas revu leur fils. Comment peut-on en arriver là ?
Dans son premier roman, Play Boy, Constance Debré assumait sa nouvelle orientation sexuelle. Dans le second, elle raconte à quoi ressemble sa vie quand on l'a choisie. Elle nage, elle écrit, elle boit peu, elle fume des Marlboro light et elle côtoie beaucoup de femmes. À côté de cette liberté choisie, elle a perdu son fils. Son ex-mari —humilié, en colère— lui a fait vivre l'enfer, l'a totalement éloignée de lui pendant plusieurs mois. Et elle le raconte.
Méfiez-vous d'un écrivain qui n'a plus rien à perdre.
Elle aurait pu faire semblant, après tout, comme beaucoup de gens. Elle aurait pu sacrifier ses idées et le sens de sa vie pour son époux, son fils, ses clients. Elle était avocate, elle avait les cheveux longs, elle gagnait bien sa vie. Elle aurait pu mourir après avoir fêté encore une bonne trentaine de réveillons de Noël, en feignant le bonheur. Mais certaines choses méritent qu'on aille au bout de soi, que l'on dise non aux schémas ancestraux, que l'on soit heureux de se lever et d'écrire, heureuse d'aimer des femmes, et ce malgré les jugements, malgré cet enfant que l'on ne voit plus, malgré le doute, malgré le manque d'argent. Devenir soi, ça n'a pas de prix.
Les lois et les avocats, elle les connaît. Elle sait bien le temps que cela prendra. Elle fait appel à une association, petit à petit elle obtient un droit de rencontre, sous surveillance. Puis un droit de visite. Mais au juste, sous quel motif précis l'a-t-on privée de son fils ? L'amour était là, il sera toujours là. Elle ne renonce pas, elle accepte.
J'ai été profondément émue et envahie par l'abnégation dont l'auteure fait preuve. On est dans le dénuement le plus total, le corps et l'âme sont au service de l'écriture.
Sur la quatrième, il est précisé que ce roman traite de l'amour, maternel, des femmes. En le refermant, j'ai pensé que c'était avant tout une déclaration d'amour à la littérature.
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Komboloi
  24 janvier 2020
Constance Debré livre ici un texte fort, courageux et sans concession. Je n'avais pas lu son premier roman « Play Boy », je pense qu'il peut être intéressant de le lire avant pour voir l'évolution de l'écrivaine mais ça ne m'a en tout cas pas handicapé dans la lecture de ce roman. D'ailleurs, je précise d'emblée que pour moi ce n'est pas vraiment un roman. On pourrait qualifier ce livre d'autofiction voir même d'autobiographie.
Le fond du récit pousse le lecteur à s'interroger sur des sujets de société. L'écrivaine se voit retirer son fils et, à partir de cet instant, le lecteur va être mis face à des sujets aussi divers que la lenteur de l'appareil judiciaire et ces incohérences, les discriminations et préjugés, la séparation d'un couple avec enfant…C'est brut de décoffrage et, par moment, ça secoue. Un effet qui est renforcé par une écriture plutôt crue.
Et pour autant, mon avis final est très mitigé sur ce roman. Pourquoi ? Je n'ai tout simplement pas accroché au style. L'écriture à base de phrases courtes voir très courtes vient complètement hacher le rythme du récit. La construction est assez erratique également, ça part un peu dans tous les sens et il y a beaucoup de redondance ce qui fait que l'on a l'impression de tourner en rond à de nombreux moment lors de la lecture du livre. C'est peut-être la volonté de l'écrivaine pour faire écho à la vie qu'elle raconte mais pour le coup cela m'a laissé un peu trop en dehors de l'histoire. Dommage.
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critiques presse (4)
Liberation   27 janvier 2020
L'avocate et romancière le rappelle, ce n’est pas parce qu’on porte un nom célèbre et qu’on vient d’une famille ultrachic que la tragédie se tient à distance.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress   20 janvier 2020
Avec Love Me Tender, Constance Debré livre le récit implacable, sans filet et en toute honnêteté, d'une révolution intérieure et d'un dépouillement tous azimuts, au risque de mettre en péril son statut de mère.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs   13 janvier 2020
Si « Play boy » était un bras d’honneur, « Love Me Tender » est un coup de poing dans le cœur.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   10 janvier 2020
Devenue lesbienne, une femme largue tout et lutte pour la garde de son jeune garçon. L’auteure ne cherche pas la belle phrase, mais la justesse afin de dire toute la vérité.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
armand7000armand7000   21 janvier 2020
la juge fixe le tatouage qui dépasse de ma manche, me demande pourquoi j'écris un livre et sur quoi, pourquoi j'ai parlé de mon homosexualité à mon fils, elle dit que ça ne regarde pas les enfants ces choses-là, elle dit qu'on ne parle pas de droit, là, qu'on parle de morale, que je peux comprendre, que je suis intelligente.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   30 décembre 2019
Je ne conserve qu'un droit de visite, limité et encadré, médiatisé comme dit la justice. Une heure tous les quinze jours dans une association, un "espace rencontre" près de République,où des spécialistes de l'enfance assisteront aux rendez-vous entre Paul et moi, comme une mère sous crack ou un père qui cogne, et encore pas tous. [...] Je n'aurai pas d'audience avant deux ans. Deux ans c'est mille ans. Deux ans c'est jamais.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   30 décembre 2019
[...] pourquoi il faudrait absolument qu'on s'aime, dans les familles et ailleurs, qu'on se le raconte sans cesse, les uns aux autres ou à soi-même. Je me demande qui a inventé ça, de quand ça date, si c'est une mode, une névrose, un toc, du délire, quels sont les intérêts économiques, les ressorts politiques. Je me demande ce qu'on nous cache, ce qu'on veut de nous avec cette grande histoire de l'amour. Je regarde les autres et je ne vois que des mensonges et je ne vois que des fous. Quand est-ce qu'on arrête avec l'amour ? Pourquoi on ne pourrait pas ? Il faudrait que je sache.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   30 décembre 2019
[...] la juge fixe le tatouage qui dépasse de ma manche, me demande pourquoi j'écris un livre et sur quoi, pourquoi j'ai parlé de mon homosexualité à mon fils, elle dit que ça ne regarde pas les enfants ces choses-là, elle dit qu'on ne parle pas de droit, là, qu'on parle de morale, que je peux comprendre, que je suis intelligente.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   30 décembre 2019
Je nage tous les jours, j'ai le dos et les épaules musclés, les cheveux courts, bruns un peu gris devant, le détail d'un Caravage tatoué sur le bras gauche, et Fils de Pute, calligraphie soignée, sur le ventre [...] je fume des Marlboro light le soir, je bois peu, je ne me drogue pas, je vis à Paris, dans un studio vers Denfert, [...] je n'ai pas d'argent parce que je m'en fous, parce que je préfère écrire que travailler, je ne pense jamais que j'ai 47 ans, j'imagine que je vieillirai d'un coup, sauf si comme ma mère je meurs avant, à part mon fils que je ne vois plus tout va bien, il a huit ans mon fils, puis neuf, puis dix, puis onze, il s'appelle Paul, il est super.
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Videos de Constance Debré (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Constance Debré
Constance Debré vous présente son ouvrage "Love me tender" aux éditions Flammarion. Rentrée littéraire janvier 2020.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2394455/constance-debre-love-me-tender
Notes de musique : Free Music Archive
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