AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Claude Roy (Préfacier, etc.)Michel Décaudin (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070413209
Éditeur : Gallimard (14/03/2000)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Le demi-siècle qui va de 1890 à 1940 est pour la poésie française l'époque de son plus somptueux épanouissement. Elle est marquée aussi bien par la diversité de ses figures de proue que par un renouvellement radical des thèmes et des modes d'expression.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
frandj
  13 septembre 2015
Cette anthologie est un gros recueil qui promène le lecteur dans la poésie française - maintenant devenue presque classique - de P. Claudel à René Char. Le XXème siècle a été douloureux mais d'une extrême créativité. Il y a là tous les "poids lourds" du ce siècle (Apollinaire, Valéry, Péguy, Saint John Perse, Aragon, Breton, Desnos, Prévert, etc), mais aussi des poètes beaucoup moins connus qui méritent d’être découverts.
Pour ma part, assez peu porté au lyrisme, je ne trouve pas toujours de grandes qualités à certaines des poésies proposées. L’idéal serait de lire une poésie (prise au hasard) chaque jour; j’avoue que pour de mauvaises raisons, je n’y parviens pas. Je suppose qu’une lecture à voix haute serait d’un bel effet; je ne le fais pas non plus. Quoi qu’il en soit, le plaisir de lire ces textes me semble proportionnel à la connaissance que j’en ai déjà. En d’autres termes, plus je lis une poésie et plus je l’apprécie. Cela confirme l'idée que la poésie serait d'abord l'art de "retenir" une impression, un sentiment, une expérience.
La préface de Claude Roy est intéressante. Elle rappelle que « il y a une grande différence entre ce que nous ressentons comme poétique et ce qui est de la poésie. Un saule pleureur sur la pelouse d’une demeure ancienne (…) peut se révéler comme indiciblement poétique. Mais il faut qu’un poète le transmue en poésie, pour que ce qui était indicible devienne dicible et dit ». Elle souligne aussi comment, au cours du XXème siècle, la poésie s’est affranchie des contraintes et formes poétiques traditionnelles - et notamment le vénérable alexandrin - qui la gouvernaient auparavant (avec le "monstre" V. Hugo). C'est une analyse qui n’a rien de très nouveau, mais qui devait être (bien) développée avant la présentation des textes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Wozniaksandy
  08 octobre 2017
C'est la base ! Indispensable pour les amoureux de la poésie. Un recueil à garder à portée de main !
On retrouve l'oeuvre de Paul CLAUDEL, de Francis JAMMES, Paul VALERY,... Mais aussi celle de Francis CARCO, Max JACOB, ..., Tristan TZARA, Paul ELUARD, André BRETON,... Géo NORGE, ..., Henri MICHAUX, Jacques PREVERT, cette anthologie est une référence exceptionnelle, avec notices, index, chronologie...
Quant à la préface, elle compte 14 pages, de quoi alimenter la réflexion...
Un outil indispensable pour tout amateur de poésie...
Commenter  J’apprécie          59
Andr
  02 août 2019
Très belle anthologie de la poésie française...
Livre acheté à la Poste...
Vous pouvez le trouver chez Gilbert...
Commenter  J’apprécie          80
Rodin_Marcel
  10 avril 2015
Anthologie de la poésie française du 20ème siècle – Gallimard-NRF (préface de Claude Roy) (ISBN 978-2070413201)

Un recueil indispensable, à garder constamment à portée de la main, à ouvrir à n'importe quelle page, n'importe quand. Juste pour lire.

Parmi de multiples splendeurs : le "Cimetière marin" de Paul Valéry, l'un des plus beaux textes poétiques de la littérature française : «Envolez-vous, pages tout éblouies!».
Commenter  J’apprécie          30
Phebe14
  04 février 2014
Très bon recueil de poésies qui rassemble ce qui s'est fait de mieux en poésie dans le 20eme siècle (précision utile et indispensable !!!)
Pour tous ceux qui ne sont pas rebutés par un peu de poésie. Ça change !!!
Dans mon édition, pas de biographie sur les différents auteurs. Mais laisser vous emporter surtout par ce recueil de poésie.
Un livre très utile !!!
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick75   09 février 2014
CHANSON D'AUTOMNE


Ecoutez la voix du vent dans la nuit,
La vieille voix du vent, la lugubre voix du vent,
Malédiction des morts, berceuse des vivants...
Ecoutez la voix du vent.
Il n'y a plus de feuilles, il n'y a plus de fruits
Dans les vergers détruits.
Les souvenirs sont moins que rien, les espoirs sont très loin.
Ecoutez la vois du vent.

Toutes vos tristesses, ö ma Dolente, sont vaines.
L'implacable oubli neige sinistrement
Sur les tombes des amis et des amants...
Ecoutez la voix du vent.
Les lambeaux de l'été suivent le vent de la plaine;
Tous vos souvenirs, toutes vos peines
Se disperseront dans la tempête muette du temps.
Ecoutez la voix du vent.

Elle est à vous, pour un moment, la sonatine
Des jours défunts, des nuits d'antan...
Oubliez-la, elle a vécu, elle est bien loin.
Ecoutez la voix du vent.
Nous iront rêvez, demain, sur les ruines
D'aujourd'hui; préparons les paroles chagrines
Du regret qui ment quotidiennement,
Ecoutons la voix du vent.

Le Poème des décadences
( O.v.de L.Milosz ).


+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
patrick75patrick75   11 février 2014
Ce jour-là, quand je t'ai vue,
j'étais comme quand on regarde le soleil;
j'avais un grand feu dans la tête,
je ne savais plus ce que je faisais,
j'allais tout de travers comme un qui à trop bu,
et mes mains tremblaient.

Je suis allé tout seul par le sentier des bois,
je croyais te voir marcher devant moi,
et je te parlais,
mais tu ne me répondais pas.

J'avais peur de te voir, j'avais peur de t"entendre,
j'avais peur du bruit de tes pieds dans l'herbe,
j'avais peur de ton rire dans les branches;
et je me disais:" Tu es fou,
ah! si on te voyait, comme on se moquerait de toi!"
Ca ne servait à rien du tout.

Et, quand je suis rentré, c'était minuit passé,
mais je n'ai pas pu m'endormir.
Et le lendemain, en soignant mes bêtes,
je répétais ton nom, je disais:" Marianne..."
Les bêtes tournaient la tête pour entendre;
je me fâchais, je leur criais:" Ca vous regarde ?
allons, tranquilles, eh! Comtesse, eh l la Rousse."
et je les prenais par les cornes.

Ca a duré ainsi trois jours
et puis je n'ai plus eu la force.
Il a fallu que je la revoie.
Elle est venue, elle a passé,
elle n'a pas pris garde à moi.


Le Petit Village
Charles Ferdinand Ramuz.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
absoluabsolu   31 juillet 2012
DÉJÀ !


Hé quoi ?... Déjà ?... Amour léger comme tu passes!
A peine avons-nous eu le temps de les croiser
Que mutuellement nos mains se désenlacent.
Je songe à la bonté que n’a plus le baiser.


Un jour partira donc ta main apprivoisée!
Tes yeux ne seront plus les yeux dont on s’approche.
D’autres auront ton coeur et ta tête posée.
Je ne serai plus là pour t’en faire un reproche.

Quoi? sans moi, quelque part, ton front continuera!
Ton geste volera, ton rire aura sonné,
Le mal et les chagrins renaîtront sous tes pas;
Je ne serai plus là pour te le pardonner.


Sera-t-il donc possible au jour qui nous éclaire,
À la nuit qui nous berce, à l’aube qui nous rit,
De me continuer leur aumône éphémère,
Sans que tu sois du jour, de l’au’be et de la nuit?


Sera-t-il donc possible, hélas, qu’on te ravisse,
Chaleur de mon repos qui ne me vient que d’elle!
Tandis que, loin de moi, son sang avec délice
Continuera son bruit à sa tempe fidèle.


La voilà donc finie alors la course folle?
Et tu n’appuieras plus jamais, sur ma poitrine,
Ton front inconsolé à mon coeur qui console,
Rosine, ma Rosine, ah! Rosine, Rosine!


Voici venir, rampant vers moi comme une mer,
Le silence, le grand silence sans pardon.
Il a gagné mon seuil, il va gagner ma chair.
D’un coeur inanimé, hélas, que fera-t-on?


Eh bien, respire ailleurs, visage évanoui!
J’accepte. À ce signal séparons-nous ensemble...
Me voici seul ; l’hiver là... c’est bien... Nuit.
Froid. Solitude... Amour léger comme tu trembles!


Le Beau Voyage, Henry Bataille
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
ignatus-reillyignatus-reilly   16 avril 2011
LES QUATRE SANS COU

Ils étaient quatre qui n'avait plus de tête,
Quatre à qui l'on avait coupé le cou,
On les appelait les quatre sans cou.

Quand ils buvaient un verre,
Au café de la place ou du boulevard,
Les garçons n'oubliaient pas d'apporter des entonnoirs.

Quand ils mangeaient, c'était sanglant,
Et tous quatre chantant et sanglotant,
Quand ils aimaient, c'était du sang.

Quand ils couraient, c'était du vent,
Quand ils pleuraient, c'était vivant,
Quand ils dormaient, c'était sans regret.

Quand ils travaillaient, c'était méchant,
Quand ils rodaient, c'était effrayant,
Quand ils jouaient, c'était différent.

Quand ils jouaient, c'était comme tout le monde,
Comme vous et moi, vous et nous et tous les autres,
Quand ils jouaient, c'était étonnant.

Mais quand ils parlaient, c'était d'amour.
Ils auraient pour un baiser
Donné ce qui restait de leur sang.

Leurs mains avaient des lignes sans nombre
Qui se perdaient parmi les ombres
Comme des rails dans la forêt.

Quand ils s'asseyaient, c'était plus majestueux que des rois
Et les idoles se cachaient derrière leurs croix
Quand devant elles ils passaient droits.

On leur avait rapporté leur tête
Plus de vingt fois, plus de cent fois,
Les ayant retrouvés à la chasse ou dans les fêtes,

Mais jamais ils ne voulurent reprendre
Ces têtes où brillaient leurs yeux,
Où les souvenirs dormaient dans leur cervelle.

Cela ne faisait peut-être pas l'affaire
des chapeliers et des dentistes.
La gaieté des uns rend les autres tristes.

Les quatre sans cou vivent encore, c'est certain
J'en connais au moins un
Et peut-être aussi les trois autres.

Le premier, c'est Anatole,
Le deuxième, c'est Croquignolle,
Le troisième, c'est Barbemolle,
Le quatrième, c'est encore Anatole.

Je les vois de moins en moins,
Car c'est déprimant à la fin,
La fréquentation des gens trop malins.

- Fortunes - Robert DESNOS
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
patrick75patrick75   30 janvier 2014
Ombre des bois

Je suis tout à la tristesse de ma vie perdue dans les
bois que le vent berce.

Je suis tout à la détresse de ma vie sans but dans
l'ombre des bois touffus.

Mon bonheur est d'y frémir, je m'y sens perdu. Tout
ajoute à ma tristesse.

Je le dis, j'ai du plaisir dans les bois touffus qu"aucun
sentier ne traverse.

Ballades françaises
Paul Fort
Commenter  J’apprécie          140
Video de Michel Décaudin (1) Voir plusAjouter une vidéo

Alfred Jarry : Oeuvres
Attablé au café "Le Rostand" Olivier BARROT presente les Oeuvres d'Alfred JARRY puliées dans la collection Bouquins par Michel Decaudin, chez Laffont. Banc Titre de la couverture du livre.
autres livres classés : anthologiesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
750 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre