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ISBN : 2707323993
Éditeur : Editions de Minuit (04/09/2014)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Mademoiselle ne veut plus travailler. Mademoiselle est criblée de dettes. La vie serait tellement plus simple sous une nouvelle identité. Qu'à cela ne tienne, elle emprunte celle de la romancière Bérénice Beaurivage, change de ville et rencontre l'Inspecteur, dont elle tombe aussitôt amoureuse. C'est sans compter la journaliste Blandine Lenoir, éprise du même homme et résolue à la confondre. Bientôt le soupçon gagne sur tous les côtés du triangle que forment ces tro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
MarianneL
  11 mars 2015
Plutôt que de vivre une existence banale, Mademoiselle a choisi de se renommer Bérénice Beaurivage, comme une romancière dans un film d'Éric Rohmer, et de se détacher d'une routine sans issue, boulots précaires, bas salaires et petits chefs tyranniques. Elle a quitté son dernier poste chez Darty après avoir brandi un batteur-mixeur à la tête du chef de rayon qui lui refusait des vacances estivales.
«Certes elle pourrait chercher un emploi, attendre frugalement son premier salaire puis louer une studette où démarrer une nouvelle vie. Mais tout cela est trop lent, trop fastidieux, et il lui semble avoir parcouru mille fois ce sentier qui toujours ramène au point de départ.»
Installée dans un studio au Havre elle vit seule, détachée du monde, dans cette ville aux rues géométriques entièrement reconstruite sous la direction d'Auguste Perret, où les traces du passé ont été effacées par le bombardement de 1944. Elle aimerait se rebâtir une identité depuis ses fondations, « devenir en tous points la femme suggérée par ses six syllabes », Bénédicte Beaurivage. Et de fait Mademoiselle ressemble à Arielle Dombasle, qui incarnait la romancière dans ce film obscur. Séjournant tour à tour dans trois villes portuaires reconstruites après la guerre, le Havre, Saint-Nazaire et Marseille, Mademoiselle n'est qu'une façade, il n'y a ici aucune trace de sa vie d'avant. D'elle on ne connaît que ce nom de scène, et sa personnalité mythomane, désaxée et tellement versatile.
Oisive, elle contemple le port, les paquebots et leurs maquettes dans les musées, se fait passer pour une romancière sans écrire une ligne, et use de ses charmes pour rester à flot. Sa rencontre et sa liaison durable avec un Inspecteur de bateaux à Saint-Nazaire finit par fragiliser sa façade, sous les yeux inquisiteurs et jaloux d'une journaliste, Blandine Lenoir. Mais Bérénice Beaurivage s'accroche à son imposture et à l'Inspecteur jusqu'au délitement.
«La fin de semaine annonce deux jours en tête à tête. du lundi au vendredi, elle caresse cette perspective et, le moment venu, ne sait plus sur quel pied danser, la situation exigeant en quelque sorte de parler le plus en disant le moins. A l'écran, la romancière Beaurivage n'était jamais en reste d'un point de vue à partager, gazouillant sur mille sujets divers, et son assurance à toute épreuve la propulsait invariablement au centre des conversations.»
Sous l'apparence d'une vie indécise et cotonneuse, écho d'un monde désincarné qui ne tourne pas rond, Julia Deck compose un roman d'une construction extraordinairement rusée, comme une forme géométrique parfaite.
«Les aménagements intérieurs du studio, tout en angles droits, équipements fonctionnels et baies verticales, témoignent du style qui prédominait à la Reconstruction. le plancher exhibe quant à lui les marques d'un désastre plus récent – ouvrages de la médiathèque écrasés pages contre terre, pots de yaourt, emballages de plats cuisinés, rouleau essuie-tout, vernis à ongles, coton hydrophile, cotons-tiges, c'est dégoûtant, rien à foutre.»
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beatriceferon
  18 mai 2015
A l'agence Pôle emploi, Mademoiselle, dont nous ne connaissons pas le nom, n'écoute rien de ce qu'on lui dit. Ses pensées vagabondent. Pourquoi ne se glisserait-elle pas dans la peau de l'écrivain Bérénice Beaurivage ? Ce personnage d'un film de Rohmer est interprété par Arielle Dombasle à laquelle on la compare souvent. Et quitte à changer de nom, pourquoi ne pas changer de vie aussi ?
Ce roman, je l'ai découvert grâce à l'émission d'Olivier Barrot « Un livre, un jour ». Il est paru aux éditions de Minuit dont j'adore Jean Echenoz, Philippe Toussaint ou Jean Rouaud. En revanche, je n'aime pas du tout Laurent Mauvignier, Eric Chevillard ou Christian Oster. J'ouvre donc le livre de Julia Deck avec prudence.
Si elle est courte, cette oeuvre demande quand même beaucoup de réflexion, même si l'histoire, à première vue, paraît simple.
Du Havre en décembre, nous descendons vers Saint-Nazaire, Marseille en janvier et, au final, aboutissons à nouveau au Havre en décembre.
Les narrateurs alternent : une narratrice dit « je », une voix extérieure parle « d'elle ».
Le triangle d'hiver est le nom donné à « un astérisme à cheval sur l'équateur céleste, formé par trois étoiles plus brillantes, visibles dans l'hémisphère nord, surtout pendant l'hiver », m'apprend Wikipédia. Autant dire du chinois pour moi !
Mais plus je réfléchis, plus je cherche, plus le génie de la composition m'apparaît. Quand on connaît le nom des étoiles qui composent ce triangle, on peut les associer aux personnages du livre. Puis, on découvre le titre du film de Rohmer qui a inspiré Mademoiselle. Et les noms des protagonistes sont ceux des personnages du récit.
Un subtil jeu sur le temps est mis en place et il aboutit à un final qui m'a laissée admirative et envoûtée.
Mademoiselle lit, bien sûr, la pièce de Racine qui, elle aussi, repose sur un triangle amoureux. Ces allusions au cinéma (Rohmer est un réalisateur que j'adore, un de mes préférés) et à la littérature sont faites pour me plaire.
La maîtrise de la construction et étourdissante. Et-il possible que ce ne soit que le deuxième roman de Julia Deck ? Je lui tire mon chapeau !
Les dialogues insérés dans le texte sans tirets ni guillemets, l'absence de point d'interrogation la plupart du temps, me font penser à Philippe Djian.
Quelques mots hermétiques apparaissent de temps à autre : « parabolohyperboloïdique », « superpostpanamax » ou « contrapposto ». Ils forment comme une musique énigmatique.
De fascinantes symétries miroir intriguent : l'Inspecteur aimerait lire le carnet de Bérénice, « Mais Bérénice ne s'éloignait jamais de la chambre. Pour découvrir son contenu, il aurait fallu que l'Inspecteur se lève la nuit après s'être assuré que la jeune femme dormait profondément, qu'il l'emporte dans le couloir et l'examine sous la veilleuse, seul, debout et ridicule. L'Inspecteur était beaucoup trop fatigué pour se livrer à une telle entreprise. » Quant à Bérénice, elle voudrait percer les mystères de la messagerie de l'Inspecteur. Mais comment consulter son téléphone ? « Il aurait fallu qu'elle se lève la nuit, l'emporte dans le couloir et l'examine sous la veilleuse, seule, debout et ridicule. Bérénice avait bien trop peur de ce qu'elle pourrait y découvrir pour se livrer à une telle entreprise. »
C'est un roman qui m'a paru riche, étrange, ésotérique. C'est peu dire que je l'ai adoré !
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photomum01
  30 octobre 2014
Ce roman énigmatique, dont le style ne m'a pas laissé indifférente, est l'histoire d'une errance aux interrogations surprenantes.
Que faire lorsque l'on est femme et que l'on n'a plus ou pas envie de travailler ? Mademoiselle décide de se faire passer pour une autre et de vivre aux crochets d'hommes bien intentionnés, voire attentionnés, de vivre dans l'oisiveté, le mensonge, le déni... C'est tour à tour inquiétant, étouffant ou absurde.
Un roman à l'allure de polar, tantôt drôle tantôt mélancolique où l'on finit par tourner... en triangle !
Bref peut être n'ai je rien compris mais le récit ne m'a pas convaincue.
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mamansand72
  12 juillet 2018
C'est après avoir lu « Sigma » pour le jury de la Galerne que j'ai eu envie de découvrir les autres livres de Julia Deck. Celui-ci est très différent, dans le fond et la forme, de Sigma. le point commun des deux récits réside dans leur originalité propre.
Le triangle d'hiver évoque une constellation évoquée dans le roman à travers le nom de paquebots, mais il s'agit surtout d'un triangle entre Mademoiselle, alias Bérénice Beaurivage, l'Inspecteur, spécialiste en construction navale et Blandine Lenoir, une journaliste qui va jouer les trouble-fêtes. Mademoiselle est le personnage le plus singulier de ce trio : après plusieurs petits boulots, elle n'a plus envie de travailler et se rêve écrivain : elle s'identifie, littéralement, à une auteure vue à la TV, Bérénice Beaurivage, et elle vit en jouant à l'écrivain, en adoptant des attitudes et habitudes qu'elle imagine typiques des écrivains. Havraise, elle quitte sa ville sur un coup de tête, pour fuir sa vie qu'elle trouve ennuyeuse, et se rend dans une autre ville industrio-portuaire, Saint-Nazaire. Elle y rencontre un inspecteur de construction navale et entame une relation amoureuse avec lui, se fait passer pour Bérénice Beaurivage et profite allégrement de sa gentillesse et de son portefeuille bien garni. Celle qui va menacer sa relation et la percer au jour, c'est Blandine Lenoir, journaliste, amoureuse elle aussi de « L'Inspecteur » de bateaux.
Ce roman est surprenant avec des personnages originaux, décalé, marginaux. Il porte un regard différent sur
le monde du travail et sur les relations amoureuses dans notre société actuelle. J'ai beaucoup aimé ce livre, son histoire et la plume de l'auteure : précision, concision et sens du rythme. On sent un vrai travail d'écriture, une maîtrise du récit avec de nombreuses références qui se télescopent ou se répondent. Connaissant les deux villes, le Haver et Saint-Nazaire, j'ai aussi trouvé leurs descriptions très justes, fidèles à la fois au regard qu'on leur porte en les découvrant, mais aussi à l'ambiance générale qui s'en dégage.
Pour moi, ce roman est une belle découverte, qui a confirmé mon envie de lire d'autres récits de Julia Deck dont l'univers est à la fois décalé, éclectique et très riche.
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MarleneChapou
  29 novembre 2014
J'ai lu Viviane Elisabeth Fauville et le triangle d'hiver de Julia Deck (Ed de Minuit). Ses héroïnes sont de douces frappadingues à l'identité troublée, à la mémoire bizarre, et c'est un peu comme si Lol V. Stein de Duras se retrouvait dans un roman policier, parce que l'auteur arrive à mettre dans ses histoires à la fois une dose de fantaisie originale, et du suspens (ce sont des intrigues "à chute")... La première, après une séparation douloureuse, cherche à cacher qu'elle a tué son psychanalyste et la deuxième usurpe l'identité d'une romancière rohmérienne: "Bérénice Beaurivage", cachant sous sa capuche une chevelure qui fait d'elle la sosie imparfaite d'Arielle Dombasle... Ces jeunes femmes sont attachantes, parce qu'elles font de leur mieux, ces filles seules, paumées, veulent reconstruire à partir de débris quelque chose qui ressemble à une identité. Et pourquoi pas une identité de voyou ou de criminelle. Il y a de la beauté et de la poésie en elles, un vertige lié à la possibilité du vide. Bref, j'ai trouvé la lecture de ces deux romans hautement agréable, pas prise de tête, les phrases sont vraiment belles, et j'ai été attirée par la profondeur et la singularité de son univers marqué par une empreinte très féminine. On sourit à plusieurs reprises, on est un peu effrayé, on est finalement assez surpris.
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critiques presse (2)
Culturebox   14 octobre 2014
L'écriture de la romancière fend les flots, phrases d'un jet, dialogues intégrés sans ponctuation, imprégnant au récit une vivacité mêlée de distance et de drôlerie. C'est confirmé : la famille Minuit s'est agrandie.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Lexpress   22 septembre 2014
L'atmosphère devient oppressante et les comportements se font de plus en plus énigmatiques, sous la plume, tout à la fois caustique, impassible et joueuse, d'une Julia Deck qui alterne les "elle", "je", "on" et "Mademoiselle" avec la maestria d'un premier violon.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
mamansand72mamansand72   12 juillet 2018
Dès que l’appareil frémit, elle ramène l’interrupteur à la position off, ébouillante la théière et y jette une pluie de feuilles roulées en billes. Tout en surveillant la trotteuse sur l’horloge murale, elle coule un regard vers la fenêtre de la cuisine. De cet angle, le paquebot se présente par l’arrière, aplati pour offrir une surface maximale aux hublots et augmenter ainsi la rentabilité du navire. Quelques passagers prennent le frais sur les coursives, elle suit distraitement leurs trajectoires pendant que le breuvage infuse puis retourne s’installer sur la banquette, sa tasse das la main droite, une madeleine dans la gauche.
D’abord le thé ou la madeleine. Humecter ses papilles afin d’améliorer le moelleux de son gâteau ou mordre la pâte bombée, d’une agréable couleur jaune-orange. Ça n’a l’air de rien mais c’est délicat, souvent ce genre de décision oriente l’avenir. Goûter d’abord la madeleine. Oui, c’est plus logique. Elle pose la tasse, ouvre la bouche et s’immobilise. Non, tremper le gâteau. Récupère son thé, s’apprête à l’y plonger. Ne sait plus. Se tourne alternativement vers la tasse et la madeleine, leur décochant son plus beau regard de méduse. Mais les objets résistent ) cet interrogatoire et, de dépit, elle finit par verser le contenu de sa tasse dans un petit palmier en pot, engouffrant coup sur coup toutes les madeleines.
Des miettes pleuvent sur son pantalon de jogging, entre ses pieds où traînent les détritus, boutons, boulons, bouchons, stylo Bic bleu privé de son capuchon.
Bérénice Beaurivage.
Elle farfouille dans son fourbi, exhume un carnet décoré d’étoiles en strass. De fines lignes bleutées attendent de guider l’écriture à travers les pages, et par prudence elle l’ouvre à la troisième, ayant observé qu’il est souvent préférable de ne pas commencer par le début.
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hcdahlemhcdahlem   07 décembre 2014
Vous avez,mettons, une trentaine d'années. Cela fait environ trois cent mille heures que vous apprenez à vous connaître, en comptant le temps de sommeil qui n'a guère moins de raisons de fournir des informations sur la personne du dormeur que les instants de veille. Ainsi, vous possédez de vous-même une certaine idée, fondée sur une pratique quotidienne, des habitudes, une manière d'éprouver les émotions, de telle sorte que vous n'êtes pas bien dans votre tête – il n'y a que les magazines de salles d'attente pour aspirer à de tels sommets –, mais comme à la maison dans votre crâne. Et voici que vous êtes contrainte d'en changer. De vous extraire de votre abri le plus intime pour élire domicile ailleurs, dans la tête de Bérénice Beaurivage, dont vous ne savez rien sinon qu'elle paraissait, à l'écran, une femme que cela vaudrait la peine d'être, avec une vie facile, un bel amant, beaucoup d'argent.
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mamansand72mamansand72   13 juillet 2018
Ensuite j’ai pris le DVD. Il s’agissait d’un long-métrage d’Erich Rohmer intitulé L’arbre, le maire et la médiathèque, formule étrange qui ne m’a pas encouragée à l’insérer tout de suite dans le lecteur. Pour ce faire, j’ai attendu que l’Inspecteur parte travailler le lendemain matin, et je me suis installée à mon aise dans le canapé.
L’intrigue, au demeurant fort mince, reposait sur le triangle composé par un homme et deux femmes, le rôle principal échéant au comédien Pascal Greggory, qui d’abord vivait avec Arielle Dombasle puis, au fil d’interminables arguties, se retrouvait avec Clémentine Amouroux. J’ai pensé que je ressemblais assez à la première, on me l’avait déjà remarquer, mais en dehors de ce détail, rien dans le film ne pouvait éclairer ma situation précédente. De dépit, comme j’avais lu tous les romans de la bibliothèque, je me suis tournée vers la pièce de Jean Racine, qui n’avait pas regagné le dernier tiroir, intitulée Bérénice et que j’ai parcouru d’un oeil distrait, n’étant guère portée vers la tragédie. !j’ai tout de mêmes enregistré la coïncidence entre les deux Bérénice, le personnage interprété par Arielle Dombasle dans le film d’Erich Rohmer s’appelant ainsi, et le soupçon m’est alors venu que c’était également le prénom de la morte.


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mamansand72mamansand72   12 juillet 2018
Bérénice doit lever les yeux pour se faire une idée de sa figure, âs précisément de l’espèce qu’elle aurait aimé trouver à proximité de l’Inspecteur. Un visage dessiné au pinceau de soie, orné de longs yeux calmes sous une brève coupe rousse et surmontant un corps élancé, précieusement enveloppé dans des tissus délicats.
Bérénice Beaurivage, enchaîne-t-elle sans se démonter. Puis elle se tourne vers l’Inspecteur, dit J’ai tant à faire demain, il faut que j’aille me coucher.
Déjà, s’alarme-t-il, si bien qu’un nuage traverse les yeux de Blandine. Celle-ci examine alors plus intensément Bérénice, et n’aperçoit pas tout à fait ce qu’il y voit. En vérité, elle y discerne même le contraire – l’illusion vestimentaire, les finitions approximatives, le corps mal à l’aise dans ces habits brodant une histoire à laquelle il n’adhère pas. Et Bérénice, au regard appuyé sur la couture de ses vêtements, pressent que l’autre la devine, que sans savoir exactement à quoi s’en tenir, elle estime l’adversaire à sa portée.

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mamansand72mamansand72   12 juillet 2018
Elle aurait pu chercher un travail. Le cœur n’y était pas. Elle a commencé de fréquenter la médiathèque, les cinémas proposant un tarif réduit aux personnes dans sa situation. Au fil des mois, les heures devenues élastiques, ses actions n’étaient plus guidées que par de brusques accès d’envie ou de dégoût.
Tel celui, à l’instant, d’avoir trop buté contre les murs, et simultanément le désir de prendre l’air. Elle renfile ses baskets à scratch, son anorak argent doublé de fourrure synthétique, et dévale l’escalier de son immeuble.
Sur le quai de Southampton, il n’y a aps un chat ni même un arbre, l’architecte de la Reconstruction ayant estimé que la verdure eût inutilement distrait le regard de ses édifices en béton armé. De fait, les volumes quadrangulaires dégagent une belle impression d'équilibre grâce aux variations de hauteur, au jeu des éléments horizontaux – placettes, portiques, balcons, terrasses-, qui modulent en douceur la composition des façades.

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