AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2707345784
Éditeur : Editions de Minuit (05/09/2019)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Il était temps de devenir propriétaires. Soucieux de notre empreinte environnementale, nous voulions une construction peu énergivore, bâtie en beaux matériaux durables. Aux confins de la ville se tramaient des écoquartiers. Notre choix s'est porté sur une petite commune en pleine essor. Nous étions sûrs de réaliser un bon investissement.
Plusieurs mois avant de déménager, nous avons mesuré nos meubles, découpé des bouts de papier pour les représenter à l'éch... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  18 octobre 2019
Après avoir apprécié le premier roman de Julia Deck, Viviane Elisabeth Fauville, il était logique de découvrir Propriété privée. Pas de déception, on retrouve ce ton sarcastique sans en avoir l'air, cette ironie douce-amère et l'art de construire une intrigue sur des détails qu'on aurait tort de considérer comme insignifiants.
Le décor est une zone semi-urbaine, un petit lotissement, on dit plutôt une résidence pour faire plus chic, où se crée une communauté un peu forcée, et rapidement chahutée par la promiscuité.
Il faut dire que le couple idéal présenté au départ dévoilera ses failles peu à peu. de chat crevé en pelouse dévastée, au gré des alliances mouvantes, le drame finira par arriver.

Ça se lit comme un thriller , avec un crescendo jubilatoire, et l'on est pas loin de l'ambiance de Desperate Housewives. Espionnage domestique et médisance argumentée viendront à bout du processus.

Même impression que dans le premier roman de Julia Deck, dont les personnages sont à la fois odieux et attachants, et l'humour ravageur.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          621
victoryhelene
  18 septembre 2019
Quand le rêve devient cauchemar...
C'est ce que va vivre un couple de parisiens en quête de campagne et de calme en achetant le pavillon idéal dans un éco quartier nouvellement construit.
Un couple caricatural en vérité qui cherche à préserver l'environnement tout en réalisant le meilleur investissement possible.
Un couple qui progressivement révèle ses failles, parfois inquiétantes, au contact de l'autre. Fini l'anonymat de la ville, la campagne impose le jeu de l'ouverture, de la camaraderie souvent forcée, des verres échangés, une politesse parfois surjouée...
Un couple qui symbolise donc à lui seul le monde moderne, tout en apparence. Hypocrite et exigeant. A la recherche d'un bonheur matériel, d'une vie trop parfaite, un monde nombriliste qui voudrait oublier les autres, leur vue, le bruit qu'ils font...
Julia Deck construit habilement son roman comme un thriller. Elle ménage le suspense, joue sur les non-dits en faisant de la femme son unique narratrice et impose une tension progressive, et on se laisse happer. Tenu en haleine, le lecteur plonge en réalité dans l'âme humaine, sa noirceur enfouie, ses travers dissimulés.
Emportée par cette intrigue haletante, et oubliant les vrais desseins de l'autrice, j'ai été déçue par un final trop taiseux à mon goût, arrivant trop vite, trop brutalement. Mais avec le recul, je trouve ce livre court assez subtil, plutôt efficace voire brillant. le thriller n'est qu'un prétexte à la critique sociale.
Derrière le mystère se cache un livre sur les rapports humains, sur les contrastes entre la grande ville et la campagne, sur les faux-semblants de notre société... Un livre finalement assez mordant et sarcastique, un tableau sans concession du monde dans lequel on vit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          246
Cacha
  17 octobre 2019
Dans ce court roman, il est question d'un couple d'âge mûr, dont le mari est malade, qui emménage dans un quartier résidentiel de villas mitoyennes.
Pendant peu de temps tout va bien, jusqu'à ce qu'un jeune couple sadique s'installe à côté.
Même si les relations humaines dans toute leur noirceur (un peu trop pour moi d'ailleurs) sont bien analysées, je n'ai pas su apprécier ce récit résolument moderne.
La fin cadre avec l'ambiance générale.
Il se lit comme une sorte de thriller mélancolique et je n'ai éprouvé aucune empathie pour tous les personnages sans exception, ce qui rend difficile la poursuite d'une lecture.
Je n'ai pas non plus aimé la deuxième et troisième personne du singulier employés par la narratrice et son mari.
Mais ce n'est que mon opinion personnelle...
Commenter  J’apprécie          280
Litteraflure
  27 octobre 2019
Sans intérêt ! Présenté comme une irrésistible satire de la vie des bobos en résidence écologique, ce livre n'est rien de plus que le récit poussif d'une embrouille entre voisins. Ennuyeux, prétentieux, je m'interroge sur les critères qui ont valu à ce « roman » d'être publié. Quelles réflexions suscite-t-il ? Quelles émotions déclenche-t-il ? Quelle opinion défend-t-il ? Aucune. le néant. La promiscuité pavillonnaire pouvait être le prétexte à une comédie cruelle, à la limite de l'étude anthropologique. Raté. D'autres écrivains plus inspirés s'en chargeront. Et s'il fallait se passionner pour la déprime du citadin emporté par la fièvre verte, autant lire « Sous le compost » de Nicolas Maleski qui, à défaut d'être transcendant, était original dans son usage de la langue. D'ailleurs, l'auteure tournant en rond, s'essaye au polar dans les cinquante dernières pages et on se dit que, ça y est, ça va enfin décoller cette histoire, que toutes ces élucubrations de couples adultérins, de mères de familles névrosées, de pères qui virent leur cuti, avaient pour but de brouiller les pistes et de nous emporter dans une intrigue plus subtile. Même pas ! Un crime qui n'en est pas un. Un mobile qui n'en est pas un. Un suspect qui n'en est plus un. Comme disait ma grand-mère, tout ça finit en eau de boudin. Pour vous donner une idée du niveau, l'auteure décrète que son héroïne, dans son jardin, cultive des soucis (les plantes). S'en suivront des métaphores télescopées, des allusions poisseuses et des bons mots réchauffés. Je referme ce bouquin avec le sentiment d'avoir été trompée sur la marchandise et de ne pas être compatible avec Les Éditions de Minuit qui se complaisent à faire des montagnes avec des riens du tout.
Bilan : 🔪🔪
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          231
lucia-lilas
  03 septembre 2019
Rien de bien nouveau sous le soleil.
Un début « in medias res », une première phrase d'accroche censée ferrer le lecteur, un « je » et un « tu » bien mystérieux (les joies du Nouveau Roman), le petit thriller qui se met doucement en place (tout le monde appréciera), des personnages dont on dévoile progressivement la sombre nature (ah… la complexité de l'âme humaine), une petite satire sociale qui va bien (faut bien se moquer un peu des bobos, de leurs écoquartiers, de leurs Biocoop et de leur fixette sur leur empreinte environnementale…)
A vrai dire, tout ça m'a semblé un peu « fabriqué », un peu « déjà vu » et un peu trop dans l'air du temps …
Le sujet en deux mots : las de Paris, les Caradec s'installent en banlieue parisienne, dans un écoquartier tout neuf. Ils découvrent progressivement des voisins bruyants, lourdingues, intrusifs et parfois sympas…Des voisins, quoi. Fini le bel anonymat parisien. Il faut partager sa vie avec les Lecoq (Arnaud et Annabelle), leur môme qui chiale et leur sale chat roux, les Taupin, les Lemoine, les Benani, les Bohat et quelques autres.
Bref, l'idéal que l'on s'était imaginé part bien vite en fumée...
Cela dit, si cette promiscuité est un peu pénible, elle est largement compensée par le bonheur de vivre dans des meubles en matériaux durables, une nouvelle cuisine à quatorze mille euros sans l'électroménager et un gazon bien vert et qui pousse bien dru.
Seulement, un autre bémol va venir s'ajouter au fléau des voisins et de leur sale chat poilu : le coûteux échangeur thermique, censé récupérer la chaleur des eaux usées pour compléter le travail des panneaux solaires, ne fonctionne pas correctement et personne ne comprend d'où vient la panne. Et évidemment, ça énerve tout le monde !
Et en plus, y a le chat, le chat qu'il faut zigouiller.
Derrière chaque être humain se cache une bête effrayante et capable de tout.
Voilà le décor.
Bon …
Une fresque sociale un peu mordante, un petit thriller qui peine à retenir l'attention du lecteur, des personnages un brin caricaturaux, une écriture qui rappelle vaguement le Nouveau Roman…
Certes, c'est amusant, caustique, quelques formules sont assez drôles.
Ça se lit.
Mais ce n'est pas indispensable.

Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250

critiques presse (3)
LaCroix   17 octobre 2019
Il plane sur Propriété privée des ombres délicieusement inquiétantes. S’y plonger s’apparente à contempler ces photos de familles, couleurs passées et visages flous, où les sourires affichés pourraient dissimuler quelques colères intimes et drames collectifs.
Lire la critique sur le site : LaCroix
NonFiction   04 octobre 2019
Mêlant satire sociale et polar subtil, Julia Deck tient son lecteur en haleine et en joie avec les difficultés qu’il y a à vivre ensemble aujourd’hui.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Actualitte   01 octobre 2019
Julia Deck chatouille, pique et frappe là où ça fait vraiment mal. On rit jaune, on grince des dents et on ressent un peu de gêne, un peu de honte.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
lemillefeuilleslemillefeuilles   14 novembre 2019
Oui, les géants de la finance s'en tiraient à bon compte cependant que les cadres, qui apportaient la vraie valeur ajoutée à l'entreprise, étaient plombés par des impôts tels qu'ils devaient parfois se satisfaire, l'été, de trois semaines en Bretagne. Et elle adressait un regard mélancolique au bleu du ciel comme si elle y apercevait les Arnault, les Dassault, les Bolloré s'envoler pour les Tropiques avec l'argent qui lui était dû.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
lemillefeuilleslemillefeuilles   13 novembre 2019
- Les soucis sont résistants, ai-je répondu, ils se relèvent du pire comme du meilleur.
Commenter  J’apprécie          110
michdesolmichdesol   29 octobre 2019
Le centre-ville se transformait à une vitesse effarante.Alléchée par le prolongement du métro, une nouvelle population investissait la commune. Et ces classes intermédiaires, qui bénéficiaient d'un bond spectaculaire de leur pouvoir d'achat par simple franchissement du périphérique, exigeaient des commerces à leur mesure – boutiques de créateurs, équitables, biologiques -, refoulant chaque jour un peu plus loin les derniers vestiges de l'ancien peuplement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
victoryhelenevictoryhelene   15 septembre 2019
Je connaissais les microshorts d'Annabelle. Elle en possédait toute une collection, qu'elle assortissait avec des talons compensés quand elle avait flairé le gogo à l'agence. J'avais également noté à quel point les microshorts confèrent de l'esprit à celles qui les portent, et combien leurs auditeurs les créditent soudain d'une verve insoupçonnée.
Commenter  J’apprécie          81
michdesolmichdesol   29 octobre 2019
Voguant vers les quarante ans, Inès conjuguait famille nombreuse et dynamique modernité. Du matin au soir, elle s'ingéniait à réinventer les goûters d'anniversaire, la chandeleur, et toutes les occasions qui lui permettaient d'exhiber ses talents d'hôtesse. Lorsqu'elle était invitée, elle apportait toujours une bricole en provenance d' « une boutique géniale dans le Marais ». Et, si la soirée devait se prolonger, elle faisait appel à la petite Benani pour garder sa progéniture, en n'oubliant jamais de lui confier du repassage afin de ne pas la payer à rien faire quand les enfants seraient au lit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Julia Deck (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julia Deck
Payot - Marque Page - Julia Deck - Propriété privée
autres livres classés : voisinageVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






Quiz Voir plus

Viviane Elisa-quoi?

Qui Viviane tue-t-elle au début du roman ?

Son psychologue
Son psychanalyste
Son père
Son hamster

7 questions
18 lecteurs ont répondu
Thème : Viviane Elisabeth Fauville de Julia DeckCréer un quiz sur ce livre
.. ..