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La saga des désobéissantes tome 1 sur 2
EAN : 9782416006951
348 pages
Eyrolles (02/02/2023)
4.05/5   87 notes
Résumé :
Pauline Kermadec et Nathalie de Tresnel ont grandi ensemble. A dix-neuf ans, malgré des personnalités opposées, elles sont inséparables. Pauline, fille de diplomate réservée, pose un regard curieux et angoissé sur une Europe au bord du gouffre. Nathalie, issue d'une famille désargentée de la noblesse, lutte avec panache contre les préjugés et les convenances de son milieu. L'actualité de l'été 1938 les rattrape. Pauline doit suivre son père à Berlin, au chevet d'une... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
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C'est une saga que nous allons découvrir, l'histoire de plusieurs personnages qui va nous être contée sur trois volumes. Dans ce premier tome, nous allons faire la connaissance de chacun d'eux, au delà des deux héroïnes, il va nous falloir faire la connaissance de leurs familles, de leurs amis ainsi que de tous ceux qui feront cette histoire. Les parents jouent un rôle important, avec leurs positions dans la société qui nous rappellent qu'à l'époque, le mariage était une affaire de famille, de position sociale, de fortune et que l'on ne se mariait pas avec qui l'on voulait. Il y a aussi leur métier qui nous permettra d'avoir une large vue sur l'ensemble de la situation en cette période difficile où la guerre menace d'exploser. Il nous fallait tout découvrir pour bien être ancrée dans une période bien instable.

Les deux personnages centrales de cette histoire sont deux jeunes femmes de dix-neuf ans. Pauline Kermadec et Nathalie de Tresnel son deux jeunes françaises, vivant à Paris et amies depuis de longues années. Nous sommes en 1938, et elles ont fini le lycée, s'apprêtant ainsi à entrer dans le monde des adultes, mais l'époque est difficile, les gouvernements sont sous tension, à cause des Allemands et de cet homme qui les gouverne et qui semble ébranler le faible équilibre de l'Europe. Carole Declercq va se pencher sur cette année 1938, en nous contant l'évolution de cette Histoire et ces événements qui mèneront à la seconde guerre mondiale. On s'intéresse alors à plusieurs moments clés de cette année, nous permettant de prendre conscience de l'évolution de la situation qui mènera au conflit. On plonge alors dans le quotidien de tous ceux que l'on suit et aussi à la vie de quelques personnages qui gravitent autour du gouvernement et qui ont vent de tout ce qu'il se passe, on sent bien la tension montée au fur et à mesure chez chacun et ce de différentes façons, mais l'atmosphère est alors très lourde et on s'accroche à la moindre parcelle de bonheur et parfois de frivolité.

Nous débutons le roman en faisant la connaissance des deux jeunes femmes, avant d'en lire toute une partie qui se concentrera principalement sur Pauline. Son père est diplomate, et il va devoir partir en mission en Allemagne, c'est ainsi que nous allons les suivre et découvrir quelle est la situation dans ce pays où tout a démarré. Nous avons alors bien consciente de ce qu'il s'y passe et avons ici un aperçu des prémices de ce que seront les années à venir, le traitement des juifs, la suprématie d'un homme, et la conquête de ces pays qu'il souhaite lui appartenir. C'est sommairement résumé, mais on sent bien que tous les pays d'Europe sont sous tension et chaque acte et réaction pourrait faire basculer l'Histoire. Pauline est jeune et si elle a bien conscience de ce qu'il se passe, elle a aussi une partie d'elle insouciante et qui souhaite profiter de chaque instant, nous la suivrons alors dans la découverte d'une ville, Berlin et faisant la connaissance de quelques personnages, notamment lors de soirées mondaines où gravitent tout le gratin allemands auxquelles elle devra participer avec ses parents. Pauline vit aussi ces années où elle se demande quoi faire de son avenir, l'école est finie, et elle ne s'est pas engagée à faire des études, mais elle se questionne, posant ainsi quelques thématiques liés à la condition féminine dans ces années 30.

A Berlin, elle fera la connaissance de Hans von Hagueneau, un éditeur allemand de trente ans, qu'elle aura l'occasion de croiser à quelques reprises. Il aura suffit de peu, pour que l'intérêt de la jeune femme pour cet homme mature ne s'éveille, il saura rendre chaque rencontre à la fois mystérieuse mais aussi ouvrant ainsi à quelques possibilités de plus encore, lui offrant ainsi quelques moments bien agréables. C'est leur histoire qui nous sera contée dans la première partie du roman, leur relation prenant un tournant plus intime assez rapidement, suivant la fougue des sentiments de la jeune femme pour cet homme si captivant et un brin mystérieux. Un homme qui en tant qu'allemand apporte une ouverture sur ce pays, et nous permet de comprendre les différents points de vue de ce peuple sous le joug d'un dictateur.

De retour à Paris, c'est alors que nous pourrons suivre l'évolution de leur relation, dictée par les inconvénients de la distance mais aussi de la situation tendue entre leurs pays. Nous retrouvons aussi à ce moment-là Nathalie, la meilleure amie de Pauline, qui vit elle aussi quelques moments importants dans la vie d'une jeune femme. de son côté, elle s'intéresse et s'amourache d'un jeune homme, Charles Savigny qui s'est engagé dans l'armée, et qu'elle ne voit qu'à de rares occasions lors de ses permissions. Nous pourrons découvrir alors ce qu'elle vit et ressent, tout en continuant à suivre Pauline. On replonge dans la vie parisienne, avec tous ces étudiants qui se veulent engager dans une direction politique et qui manifestent leur point de vue. On fréquente les fêtes étudiantes où beaucoup se connaissent, gravitant dans un même milieu, permettant ainsi à chacun de faire connaissance, ou encore d'approfondir quelques relations naissantes. Malgré la société qui a peur de ce qu'il pourrait se passer, tous ces jeunes gens continuent de vivre et tentent au mieux de profiter de la vie, tandis que les adultes et ce encore plus ceux apparentés au gouvernement tentent au mieux de sauver le pays et l'Europe.

A travers chaque personnage, on découvre un milieu social, des idées politiques, et de vastes sujets traitant de la vie des années 30. Pauline est amoureuse d'un allemand, Nathalie D un jeune homme qui s'est engagée dans une carrière militaire alors que le pays pourrait bien basculer dans un conflit, et il y a aussi leurs amies qui seront citées, afin de bien comprendre le positionnement de cette jeune génération à la veille d'une guerre qui durera plusieurs années. On est pris alors dans ces moments où ils profitent alors même qu'ils n'ont pas conscience que la vie va brutalement changer, et nous qui savons ce qu'il va se passer, on découvre cela avec d'autant plus d'émotions et d'implications dans leurs relations. On se questionne sur le devenir de chacun, on a peur pour certaines situations, s'attachant à chacun d'eux au fil des pages que l'on tourne. En proposant une multiple narration, Carole Declercq a la possibilité de nous fournir bien des informations de chacun de ses personnages, ce qui nous offre un ensemble construit et très développé sur la situation alors en Europe.

A la fin de ce tome, on sent que l'Histoire est sur le point de basculer et on est d'autant plus inquiet sur le devenir de chaque personnage. Carole Declercq a clairement pris le temps de nous poser un décor historique imposant et nécessaire pour bien en comprendre tous les enjeux et les répercutions sur chacun des personnages. Nous allons pouvoir suivre l'évolution de chacun d'eux, et ce de différents points de vue : français, allemand, gouvernement, armée, population… et j'en passe, nous aurons ainsi une vue globale de tout ce qu'il s'y passe. Elle utilise des marqueurs temps, liés à l'Histoire et c'est ainsi que nous avons bien conscience de ce temps qui passe pour finir par éclater dans un conflit qui mettra à mal tout ce que ces personnages vivaient jusque là. C'est passionnant et je suis tellement curieuse de découvrir ce qu'il va advenir de chacun d'eux. On connait l'Histoire avec un grand H, alors on s'imagine bien des choses sur ce qui va leur arriver et Carole a su insuffler quelques pistes qui ouvrent tout un champ des possibles.

Elle a fait un travail de recherches minutieux, nous offrant ainsi un récit très bien détaillé et parfaitement bien développé. On imagine bien alors que la saga va être passionnante à lire, et qu'elle sera jalonnée de rebondissements qui auront bien des conséquences. L'attente jusqu'à l'automne va être intenable, j'aurai aimé pouvoir enchainer les trois tomes. La gourmandise et l'envie de tout savoir et de ne pas quitter ses personnages et leur histoire rendant l'attente encore plus difficile.
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Une couverture qui fait rêver et que je trouve sublime, une quatrième de couverture prometteuse avec un de mes thèmes de prédilection, j'ai tout de suite compris que j'allais aimer ce livre et je ne me suis pas trompée, ce roman m'a totalement embarquée et je n'arrivais même pas à le lâcher tellement j'étais en symbiose avec Pauline et Nathalie, les deux héroïnes de l'histoire.

Les jeunes filles sont différentes tant physiquement que dans leur façon de vivre et de penser. Pauline incarne la sagesse, le calme et la réflexion. Elle est fille unique et vit dans un somptueux appartement Parisien. Son père, Victor, est diplomate, sa mère, Adélaïde a des origines Allemandes du côté de sa mère. Pauline est plutôt studieuse et très ouverte sur le monde, elle parle énormément avec son père et n'hésite pas à lire les journaux qu'il ramène à la maison.

Nathalie est issue de la noblesse mais ses parents tirent le diable par la queue. Son père, Pierre, a fait des placements hasardeux et la famille en pâtit. Il possède des oeuvres d'art mais la maison de campagne aurait besoin d'être rénovée et l'appartement qu'ils occupent à Paris semble bien vieillot. Nathalie est pétillante et n'a pas sa langue dans sa poche, étudier l'ennuie et pourtant, elle est capable de discuter peinture avec des professionnels parce qu'elle a appris de son père. C'est une jeune fille optimiste qui répand la joie de vivre. Elle a un frère, Louis, plus âgé qu'elle qui ne laisse pas Mathilde indifférente.

Pauline et Nathalie sont amies depuis qu'elles se sont rencontrées dans une institution religieuse de jeunes filles sept ans auparavant. Elles ne se sont plus quittées depuis, passant même les vacances d'été ensemble, mais cette année, il n'y aura pas de villégiature dans la longère des Kermadec à Saint Brieuc. Edouard Daladier, Ministre des armées, envoie toute la famille Kermadec à Berlin et Nathalie devra se contenter de sa maison de campagne avec son frère et ses parents.

Carole Declercq nous embarque, avec les Kermadec, dans ce Berlin des années 1938 où un certain Hitler a déjà posé ses jalons pour régner sur l'Europe, mis en oeuvre son projet de race aryenne et commencé son épuration du peuple juif. Elle nous plonge dans l'atmosphère étrange et stressante de cette ville qui serait si merveilleuse sans ce fou sanguinaire qui va faire trembler le monde.

La famille Kermadec descend à l'Adlon, hôtel luxueux et réputé de la capitale à deux pas de la porte de Brandebourg, où logent diplomates, journalistes et richissimes hommes d'affaires venus de partout. Ce lieu est un cocon qui masque la vraie vie extérieure où drapeaux frappés de la croix gammée flottent partout dans la ville et où des exactions sont commises sur les juifs, dans certains quartiers, par les chemises brunes.

Rien n'est laissé au hasard, l'autrice nous décrit parfaitement les lieux, -tellement bien qu'on a l'impression d'y être- et mélange habilement les véritables faits d'histoire -on s'achemine lentement vers la seconde guerre mondiale- et les premiers émois amoureux de Pauline qui va faire la connaissance d'un certain Hans von Haguenau, un homme séduisant, de dix ans son ainé, qui est, parait-il, éditeur.

L'homme est assez cavalier, semble insaisissable, est toujours là où on ne l'attend pas et réserve bien des surprises, peu importe, Pauline se jette à corps perdu dans ce début de romance et tombe amoureuse de son éditeur Allemand, mais les évènements et la politique ramènent la famille Kermadec de toute urgence à Paris. Commence alors un échange épistolaire entre Pauline et Hans qui promet à la jeune femme de vite la rejoindre à Paris et d'envisager, un destin commun.

Nathalie, de son côté, tombe sous le charme de Charles de Savigny, un Saint-Cyrien affecté dans un régiment d'infanterie. le jeune homme est un peu comme la famille Tresnel, désargenté, mais il plait énormément à Nathalie, même s'il a des idées un peu conservatrices concernant la famille et la place de la femme. Je suis d'ailleurs surprise que Nathalie qui semble si libre, adhère aux idées de Charles qui pense farouchement que les femmes n'ont pas besoin d'étudier et sont là pour se marier et fonder une famille.

J'aime beaucoup le caractère des deux jeunes femmes qui, malgré l'époque, osent s'affirmer et décident de vivre la vie qu'elles ont choisie. Pauline est un peu montrée du doigt parce que Hans est Allemand, il faut dire que les problèmes s'accumulent entre la France et l'Allemagne, mais Pauline fait fi de tout cela et saura rallier ses parents à sa cause pour pouvoir épouser son bel Allemand. Nathalie va douter d'une future union avec Charles et ne va pas hésiter à le laisser tomber pour obtenir ce qu'elle veut.

Je suis sous le charme du quotidien des deux amis que l'on suit et surveille comme du lait sur le feu. Je le répète, j'ai l'impression de vivre cette histoire et non de la lire, c'est dire à quel point je suis plongée dans le récit !

L'autrice distille quelques informations deci, delà, qui ne sont pas pour rassurer le lecteur, voilà que je me mets à douter et à me poser tout un tas de questions. Et si Pauline faisait fausse route ? Elle est très amoureuse d'Hans mais qu'en est-il de son côté ? l'homme est-il vraiment ce qu'il prétend être ? Que va-t-il se passer si la guerre éclate ?

Concernant Nathalie j'émets aussi quelques réserves, je pense aux prédictions d'un certain marchand d'art du nom de Cléoménidès, qu'elle a rencontré plusieurs fois -j'ai cru, un certain moment, que la jeune fille pouvait s'éprendre de cet homme séduisant et cultivé, même s'il semble bourru- comment une jeune fille libre comme l'air, avec des idées féministes peut-elle se ranger et se contenter d'élever des enfants alors que le marchand d'Art lui avait laissé entrevoir qu'elle avait les capacités pour être, pourquoi pas, son assistante.

Je ne veux pas en dévoiler plus, j'en ai peut-être déjà trop dit et je trouve si délicieux de découvrir le quotidien des deux jeunes femmes qu'il serait dommage d'en rajouter. J'ai passé un merveilleux moment de lecture, j'avais l'impression de faire partie de l'histoire tellement c'était intense. J'ai aimé le caractère des deux amies, j'ai aimé le parallèle avec les faits historiques et cet acheminement inexorable vers la guerre. J'ai tout aimé dans ce roman qui m'a procuré une réelle évasion, il y a des histoires comme ça dans lesquelles on s'engouffre tout de suite, où on se sent bien et parfaitement à sa place. Les personnages annexes ont aussi une histoire à raconter et je pense que dans le tome 2, avec la guerre, on en apprendra un peu plus sur la famille Rosenberg qui est juive.

Vous l'avez compris, je suis plus que conquise, c'est un énorme coup de coeur que je suis ravie de partager avec vous et je vous invite bien sûr à lire ce roman. J'ai déjà hâte de lire la suite mais il va falloir attendre Novembre pour tenir le nouveau tome dans mes mains et ça va être dur d'attendre !
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Je découvre la plume de Carole Declercq avec ce premier tome de la "Saga des Dėsobéissantes". L'auteure nous brosse, avec beaucoup de détails historiques, l'état de l'Europe en 1938, en particulier celui de la France et de l'Allemagne.

Ses deux héroïnes, Pauline et Nathalie, jeunes femmes de 19 ans, amies inséparables, découvrent la vie et l'amour dans cette période difficile et mouvementée.

La lecture est plaisante, la plume de l'auteure belle et fluide et cependant il m'a manqué un "petit je ne sais quoi" pour être totalement emportée même si j'attends de connaitre la suite de l'histoire, notamment le rôle dans le conflit de Hans, l'énigmatique cousin allemand de Pauline.
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Et bien on peut dire que quand les éditions Eyrolles se lancent dans une saga historique, ils ne font pas semblant car celle-ci est une pépite.
Amoureux de l'histoire, foncez, vous allez vous régaler.

1938, Pauline et Nathalie sont 2 amies inséparables bien qu'issues de milieux très différents. Si l'une est fille de l'un des conseillers du Président français, chargé aux affaires étrangères l'autre est issue d'une famille de nobles désargentés.
Alors que L Histoire est en marche, Pauline, lors d'un voyage professionnel de son père, va s'amouracher d'un éditeur allemand tandis que Nathalie, restée à Paris va se laisser conter fleurette par un militaire français...
Et je n'en dirais pas plus! Car le plaisir est dans la découverte vous en conviendrez.
Je dois dire que ce tome est assez dense car il y a énormément de personnages et qu'il faut un certain temps pour bien rentrer dans l'histoire, mais une fois que vous y êtes vous ne pouvez plus lâcher ce roman.
La part belle est faite à L Histoire avec un grand H car l'auteure nous présente les prémices de cette guerre à travers différents points de vue et l'on sent réellement toute la passion qu'elle doit avoir pour cette période.

Le roman se termine alors que la guerre est sur le point d'éclater (enfin nous on le sait) et cela nous laisse sur des charbons ardents.

Un saga qui commence très fort et que je ne saurais que vous conseiller.

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Ce premier tome « les heures insouciantes » est le début d'une saga romanesque au coeur des années 40.

Une saga qui va se décliner en 3 tomes, à venir « les heures hostiles » (octobre 2023) puis « les heures sauvages » (mars 2024) et présentée comme une vaste fresque de l'Europe, au coeur de la tourmente des années sombres, à travers le regard lucide et révolté de deux jeunes françaises qu'une amitié sans faille continue d'unir, par-delà les séparations et les différends.

Dans ce 1er volet, nous sommes en 1938 et nous découvrons notamment dans la 1ère partie Pauline entourée de sa famille : Adélaïde sa mère et Victor, son père, un diplomate, Conseiller aux affaires allemandes de Daladier. Et sa meilleure amie Nathalie, qui vient régulièrement lui rendre visite dans leur appartement parisien.

Lors de l'été 1938, Pauline doit suivre son père à Berlin lorsque ce dernier doit participer aux négociations qui tournent autour de l'affaire des Sudètes. C'est l'été des ballets diplomatiques et des dîners mondains. Elle y fait la connaissance de Hans, un éditeur allemand.

Dans la seconde partie, c'est la famille de Nathalie qui est plus mise en avant, la famille de Tresnel avec Pierre le père, Hortense la mère et Louis le frère. Une famille de nobles, qui portent la particule, mais qui sont désargentés et assez originaux.

Nathalie va, elle, croiser le chemin d'un jeune officier.

Les désobéissantes, ce sont ces jeunes femmes à l'aube de leur vie de femme. Elles vont faire leurs apprentissages dans le contexte particulier de cette période sombre de l'histoire.

Aussi différentes soit-elles, Pauline et Nathalie sont très complices et répondent toujours présentes l'une pour l'autre. Elles partagent une amitié sans faille.

Pauline qui est à la base une jeune fille plutôt réservée va se révéler lors de son séjour en Allemagne. C'est une jeune fille cultivée qui sait ce qu'elle veut et qui a du cran. Nathalie est plus exubérante tout en gardant les pieds sur terre.

La plume de l'auteure est fluide et arrive sans difficulté à créer du suspense ce qui fait que j'avais du mal à lâcher mon livre.

J'ai adoré suivre ces deux jeunes filles entre Paris et Berlin et le temps va me sembler bien long d'ici la sortie du prochain volet. Je ne peux que vous recommander la lecture du premier tome de cette saga qui m'a littéralement emportée 😍 !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
- Pour tout vous dire, je ne lis que des romans.
Hans parut surpris.
- Vous ne lisez pas Hugo, Lamartine, Vigny, Baudelaire? Mallarmé, Valéry? Et vos nouveaux poètes? Eluard, Aragon.... Le théâtre, ça se conçoit. C'est d'abord un spectacle. Je connais un tas de gens qui ne supportent pas de lire une pièce. Mais un poème...
- Non, vraiment. Je ne lis que des romans, répéta-t-elle. Je ressens le besoin de m'identifier aux personnages des histoires que je lis. Avec des poèmes, c'est impossible. Je ne suis pas sensible à ce qu'ils expriment. Quant au théâtre, c'est trop d'agitation pour moi…
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Ces fameuses lois de Nuremberg, dont on parlait tant en Europe C'était donc cela qu'elles avaient obtenu? Séparer les gens en deux catégories? Ceux qui avaient des droits, comme sa mère et elle, « ceux qui n'en avaient aucun ? Elle imagina dans ce même salon de thé Adeline Rosenberg. Après tout, elle ne portait pas sur son visage qu'elle était juive. Elle était aussi blonde qu'Adélaïde. Et aussi riche belle et élégante. Mais elle ne serait pas rentrée. Elle serait restéeal porte, comme un chien, et on l'aurait sans doute molestée, elle aussi
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Les nazis détestent Berlin. Tout projet visant à le réduire d'abord en miettes avant de le reconstruire leur convient. […] Ils considèrent que c'est un petit noyau de palais de riches entouré d'une énorme ceinture de Rouges. À leurs yeux, les Berlinois
sont des esprits indépendants qu'il est impossible de réformer. Ils les trouvent arrogants, brutaux, hargneux.
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- J'ai l'impression d'être sur une autre planète. C'est un peu effrayant, tous ces drapeaux. Même l'hôtel en est couvert.
Un tissu rouge marqué en son centre d'une grosse araignée noire à laquelle on avait arraché des pattes claquait à proximité de la fenêtre, attirant l’œil malgré lui.
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Oui c'est plus facile à bien des égards, se dit Pauline à qui l'on avait répété à maintes reprises depuis qu'elle était enfant que rien n'était fait en ce monde pour faciliter la vie des femmes mais qu'elle avait beaucoup de chance d’être née dans un milieu privilégié et qu'elle devrait toujours s'en remettre pour la tranquillité de son esprit au pouvoir décisionnaire de ses parents puis, plus tard, de son mari.
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Les Heures insouciantes,tome1 de La saga des désobéissantes - Carole Declercq - Éd.Eyrolles
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