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EAN : 9782824617824
304 pages
Éditeur : City Editions (28/10/2020)
3.73/5   33 notes
Résumé :
Fougueuse et indépendante, Anna Stein vient d’ouvrir un cabinet d’expertise d’art à Paris, mais sa jeunesse et son sale caractère font grincer bien des dents. Alors, quand le milliardaire François Borelli lui demande d’inventorier sa collection, c’est enfin la reconnaissance qu’elle attendait.
Mais quelques jours plus tard, Borelli est retrouvé mort. Malade, il avait certes déjà un pied dans la tombe, mais ne l’y aurait-on pas un peu précipité ? Lorsque d’aut... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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DavidG75
  17 mai 2021
« Quand tu bégaies en anglais, ça se remarque deux fois plus ; en italien, ça passe complètement inaperçu », San Antonio - Frédéric Dard

A la lecture de la quatrième de couverture, je me suis d'abord imaginé que ce livre de Carole Declercq allait m'entrainer dans une intrigue à la Da Vinci Code puisqu'il y était question du Louvre, d'un meurtre, d'un extravagant lord anglais, d'un policier italien, d'inavouables secrets et d'une fougueuse et indépendante jeune femme…
Et puis j'y ai lu ces quelques mots : « un délicieux Cosy Mystery à la française ». Un genre que je ne connaissais que par mes lectures adolescentes d'Agata Christie et que l'on pourrait définir comme un roman policier au style « léger », avec une pointe d'humour (parfois so British) et surtout sans violence ou scène de sang pour vous retourner l'estomac…
Bref, un livre parfait à dévorer le temps d'un week-end pluvieux !
Et si je vous mets sous le nez cette citation de San Antonio pour débuter cette chronique, c'est parce que vous allez voyager entre Paris et l'Italie à la lecture de ce livre, boire des Daïkiri Blood Trinitrine, manger des spaghetti al dente en sirotant un délicieux Brunello di Montalcino et faire la connaissance de nombreux personnages hauts en couleur gravitant autour d'Anna, notre jeune héroïne experte en art : un ancien amoureux en charge du service Acquisitions du Louvre, un libraire anglais qui mélange ses mots, assez fan de San Antonio pour en acheter 45 tomes en italien sans parler le moindre mot de la langue de Dante, un bardé de médailles et séduisant colonel del comando Carabinieri per la Tutela del Patrimonio Culturale (la police italienne en charge de la sauvegarde du patrimoine culturel et de la gestion des fraudes à l'Art), le dévoué et débrouillard collaborateur de l'héroïne et son écolo déjantée de petite amie…
Ajoutez à cela le serviable secrétaire, la brave cuisinière, la douce amie et l'antipathique fille d'un richissime vieillard, premier collectionneur privé de l'Art étrusque dont Anna est chargée d'établir l'inventaire, qui se retrouve à passer l'arme à gauche dans son lit et vous avez là tous les ingrédients de ce délicieux Cosy Mystery à la française !

J'ai plongé avec grand plaisir dans cette intrigue parfaitement équilibrée, où les personnages sont aussi attachants que caricaturaux, dans le bon dosage.
J'ai voyagé avec émerveillement dans l'histoire de l'art étrusque, d'influence hellénistique et avec étonnement dans le monde fermé des conservateurs de musées et des collectionneurs d'art, où il ne fait parfois pas bon de chercher à soulever la poussière !

Carole Declercq sait de quoi elle parle, elle qui est agrégée de lettres et de langues anciennes et grande passionnée d'art et de la Grèce. Elle signe ici un roman bien différent du touchant Les enfants d'Ulysse, tout en légèreté et humour et qu'on a du mal à quitter une fois celui-ci ouvert.
Un bon moment de lecture que je prolongerai prochainement avec le second tome !
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belette2911
  29 mai 2021
YES ! À peine les musées réouverts que j'avais déjà mon billet Thalys pour aller au musée du Louvre à Paris !
Bon, c'est au travers de la fiction que je suis entrée au Louvre sans faire la queue mais je m'en fiche parce que ça a fait du bien.
Pour les fans de meurtres, je risque de doucher vos attentes puisqu'il faudra attendre un peu moins de la moitié du roman (il en fait 280) pour avoir un cadavre et encore, mort naturelle. Et avant le mort naturel ? Ben rien, nada… Pas d'enlèvements, pas de disparitions, pas de courses-poursuites.
Non, non, ne partez pas parce que même en prenant son temps durant plus d'une centaine de pages pour poser sa panoplie de personnages, à la limite de la caricature (mais ils étaient drôles) et planter ses décors, l'auteure ne m'a jamais donné envie de m'endormir ou d'aller voir ailleurs pour des trépidations.
Ne connaissant rien au monde de l'art et des musées, j'ai apprécié d'en apprendre un peu plus, sans que cela devienne indigeste ou lourd, sans que cela vire au cours magistral. À la fin du roman, je ne sais toujours pas grand-chose, mais c'était toujours plus qu'au départ. Je soulignerai aussi que ça ne vire jamais au Da Vinci Code et autres romans dérivés.
Comme je le soulignais plus hauts, les personnages sont assez typés, on est à deux doigts de la caricature, mais le ton du roman étant léger (sans être débilitant), les différents protagonistes allaient bien à l'atmosphère générale du récit sans pour autant virer à la série bas-de-gamme produite par une chaîne de télé fort connue pour que l'on s'abrutisse le soir et que l'on offre notre temps de cerveau disponible à Qui-Vous-Savez.
Si l'enquête n'a rien de transcendantal, rien d'exceptionnel, rien qui vous trouera le cul, le ton général fut une bouffée d'air frais pour moi qui avais lu mon lot de romans noirs, sombres et bourrés de morts, de dictature et autre.
C'est bien simple, je l'ai dévoré sur une petite journée, ayant bien du mal à le reposer tant je m'amusais comme une petite folle avec les personnages, dont Anna, son oncle Albert et Thomas Alexander, un lord anglais devenu libraire à Paris et fan de San-Antonio.
Anybref, sans révolutionner la littérature policière, sans avoir des cadavres à toutes les pages, en utilisant la violence avec parcimonie, l'auteure a réussi un agréable petit cosy-mystery à la française en nous faisant entrer dans le monde de l'art et des musées, le tout avec une plume légère, humoristique, sans pour autant être gnangnante ou simpliste.
Roman policier addictif, qui n'essaie pas d'en faire plus pour s'imposer, qui prend son temps sans pour autant que le lecteur ne s'emmerde. Un roman policier qui fait du bien au moral, qui apporte un rayon de soleil dans une journée grise et vous requinque d'un coup après des lectures assez dures.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Marieemmy
  12 décembre 2020
Je remercie Mr Poupet de ce beau cadeau et de la découverte de cette auteure que je ne connaissais pas.
J'ai beaucoup aimé ce polar sur fond d'art. L'art est une matière si riche et le combo littérature et art est tout à fait pertinent..
Le milieu de l'art (étrusque ici) est un monde fermé, plein d'enjeux, d'argent ...
Carole Declercq nous éclaire de faon précise et bien détaillée cette civilisation, ainsi que les dessous cachés de la vente du monde de l'art.
J'ai beaucoup appris et on voit que Carole est calée.
Moi qui ne suis pas polar en principe, je m'y mets par petites touches ces derniers temps (après les Mc Beaton, Frederic Lenormand et Marc Gervais), voilà une nouvelle auteure que je vais suivre car je pense qu'elle va faire un second tome.
La plume est belle, fluide, au vocabulaire précis et agréable à lire. Pas de longueurs, du suspens jusqu'au bout, entremêlant art et enquête à juste dose...
Bref un très bon moment de lecture.
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blackbookspolar
  10 décembre 2020
Anna Stein est jeune mais n'a pas froid aux yeux. Elle a ouvert son cabinet d'expertise d'art à Paris et travaille d'arrache-pied pour être reconnu dans un monde élitiste et fermé. Sa pugnacité est récompensée lorsque le richissime François Borelli, homme d'affaire accompli et collectionneur d'art lui demande ses services pour inventorier ses oeuvres avant sa mort. Seulement, sa mort ne devait pas arriver aussi vite ! Anna se retrouve malgré elle au coeur d'une enquête des plus étranges. Borelli n'est pas le seul à mourir. Mais que se passe-t-il autour de cette collection d'art ? Accompagnée par son employé Fabien et par un lord anglais devenu libraire, Anna va tenter de comprendre ce qui se passe et percer ce mystère. Elle rencontrera des personnages haut en couleur et mettra les pieds dans un trafic d'art qui pourrait bien la mettre elle-même en danger.
Enquête étrusque au Louvre. En voilà un titre étrange et énigmatique ! Lorsque j'ai reçu ce cosy-mystery à la française, n'ayant jamais approfondi mes maigres connaissances en histoire de l'art, j'ai d'abord commencé par faire une petite recherche sur Google pour tenter de comprendre ce mot : étrusque. Voici ce que j'ai trouvé : c'est le nom donné aux habitants d'Etrurie, ancienne région d'Italie correspondant à la Toscane actuelle, qui fut l'ennemi des romains.
Voilà, maintenant que vous êtes aussi bien informés que moi (ne me remerciez pas c'est normal), je peux commencer ! Cette lecture était complétement inédite pour moi, étant une néophyte dans le genre littéraire qu'est le cosy-mystery, je me suis laissée séduire par le résumé et la promesse d'un personnage principal ayant, semble-t-il un caractère fort et fougueux. Promesse tenue, je n'ai pas été déçue ! Anna est aussi attachante qu'intelligente et les personnalités qui l'accompagnent ne sont pas à laisser sur le bord de la route ! Tonton Albert est drôle et gentil, Fabien et Capucine apportent la fraicheur, Illaria et son tempérament impétueux et Thomas Alexander qui met une petite touche british appréciable dans ce genre de lecture. Bref, vous commencez à me connaître, quand les personnages sont réussis c'est 50% du plaisir !
En suivant Anna dans son aventure, on voyage, on apprend, on se cultive (sans aucune lourdeur) et on découvre des mots d'antan qu'on avait oublié. C'est léger, c'est addictif. Les pages se tournent sans même qu'on s'en rende compte et ça, même si le suspense n'est pas le moteur. On se sent bien dans cette lecture et on veut continuer tout simplement.
City Éditions à quand même le nez pour nous sortir des romans agréables, qui changent de ce qu'on à l'habitude de trouver et qui met un vent de fraicheur dans notre bibliothèque. J'en profite pour les remercier ! Carole Declerqc nous livre ici une enquête pétillante et drôle, chose que je ne pensais pas possible lorsqu'il s'agit d'art. Avouons-le, aussi beau soit le musée du Louvre, on sait tous qu'on ne s'y rend pas pour se fendre la poire. J'ai donc passé un super moment à travers cette histoire qui a su me convaincre en plus de me distraire. Malgré la légèreté apparente, on remarque la connaissance du sujet par l'auteure et la transmission de savoir sans pour autant nous assommer. La plume est belle et réfléchie, les chapitres rythment parfaitement l'ensemble. On en redemande.
Pour les amateurs de livres policiers purs et durs, faites une pause et prenez un plaisir différent en lisant Enquête étrusque au Louvre, je vous promets un moment sympa et divertissant. On en a tous besoin en ce moment.
Lien : https://black-books.fr/2020/..
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Enya75
  19 février 2021
Annoncé comme un cosy-mystery à la française, ce roman artistico-policier ne faillit pas, il est très bien qualifié et, dès les premières pages, j'ai beaucoup aimé me plonger dans l'univers d'AnnaStein, l'héroïne de ce roman.
J'adore les enquêtes dans le monde de l'art, comme celles concoctées par Iain Pears, lues il y a quelques années, mais ici on se retrouve surtout dans l'univers des marchands d'art, des collectionneurs et des trafiquants, et par là, des pratiques qui s'utilisent pour obtenir à tout prix un objet. Un domaine "sous-marin", obscur et abscon pour le néophyte. J'ai trouvé le choix de ce sujet très intéressant, et quand je baigne dans l'art, c'est topissime.
Les personnages sont attachants, à commencer par AnnaStein, mais aussi Fabien, son homme de confiance, puis son oncle, le libraire de son oncle etc... Toute une galerie de personnages très bien campés, dont la psychologie n'est pas occultée, tout est décrit en finesse, adroitement, la plume est très agréable à lire, parfaitement documentée, le tout est frais et pétillant.
AnnaStein, une jeune femme pas toujours bien lunée, mais pas mal élevée pour autant, (je déteste les héroïnes mal dégrossies et sans classe, ce n'est pas du tout le cas ici) est experte en art et a ouvert un cabinet à Paris, dans lequel le jeune Fabien L assiste aussi bien qu'il le peut. Et il peut beaucoup de choses, Fabien. Il est très efficace. Nous faisons la connaissance de l'oncle d'Anna et de son libraire, Alexander Thomas. Anglais expatrié, notre libraire aussi se met en quatre pour rendre service à Anna. C'est alors que François Borelli, un collectionneur d'art étrusque lui demande de répertorier sa collection. Et c'est là que le fameux Borelli, déjà bien malade, est retrouvé mort... Point de départ de toute une aventure.
J'ai beaucoup aimé cette lecture, bien que le dénouement se laisse deviner un petit peu. J'attends le tome 2 et les suivants avec impatience.
Lien : https://lecturesdartlubie.bl..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MissYasakiMissYasaki   27 février 2021
L'oncle Albert ignora sa dernière remarque et promena un regard amoureux sur la bibliothèque qui occupait tout un pan de mur. Pas un seul petit morceau de cellulose moderne. Que des ouvrages anciens collectés au fil des ans, avec méticulosité. Certains précieux, d'autres beaucoup moins, pour lesquels, il n'avait pas moins de tendresse.
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JLB21JLB21   19 février 2021
Anna, dont la tête tournait un peu de pouvoir admirer sans retenue ni barrière ces objets étrusques posés avec une désinvolture étudiée, se sentit prise de vertige à l'idée qu'il y avait sans doute quelque part dans cet appartement et dans les multiples coffres de la fondation Borelli d'autres pièces encore plus précieuses pour nécessiter qu'on les mette à l'abri.
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LuckySophieLuckySophie   09 juin 2021
Alors... Comment est-elle ?
Hadrien prit une mine effrayée en roulant des gobilles.
- Un dragon ! Un beau dragon, certes, mais la Méduse du Caravage, à côté, c'est Casimir. Elle a jeté un oeil sur ma carte de visite. Elle a marmonné : "Schneider. Département des acquisitions, musée du Louvre..." puis elle s'est transformée. J'ai cru que ses yeux allaient lui sortir des orbites. Un truc de fou. Elle m'a traité de sangsue des Carpates. Elle m'a dit que c'était une honte, que son père n'était même pas encore froid... Il est mort, le vieux ?
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MissYasakiMissYasaki   28 février 2021
Si vous pensez que, quelque part, cette revue italienne existe encore, je vous en trouverai un exemplaire. Foi de Thomas. La devise de la maison Sandringham, qui est toute récente car c'est ma grand-mère qui l'a fait ajouter à notre blason, c'est : "Si tu ne parviens pas à résoudre un problème, c'est que le problème, c'est toi."
- Et alors ?
- Eh bien, justement, jamais ma grand-mère ne m'a dit que j'étais un problème. Même quand je ressemblais à Kurt Cobain. Je vous trouverai votre revue.
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AngeliqueLeslecturesdangeliqueAngeliqueLeslecturesdangelique   30 novembre 2020
Anna, pensive, remisa son portable dans sa poche. Borelli. L'homme d'affaires. Le grand patron. Le milliardaire. Et surtout le propriétaire de l'inestimable collection Borelli, convoitée par tous les plus grands musées du monde. La jeune femme reprit sa fourchette dans la main, un sourire aux lèvres. Elle était à peu près sûre de recevoir sou peu un appel d'Hadrien. Car le monde de l'art était petit. Très petit.
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