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EAN : 9782020254946
329 pages
Éditeur : Seuil (01/11/1997)
3.12/5   80 notes
Résumé :
"Voilà l'histoire d'un amour si étrange, dit l'auteur, que je n'étais pas sûr d'oser jamais l'écrire. Mais l'envie de raconter aura été plus forte que mes pudeurs.

Raconter la passion qui, durant l'année 1912 - l'année du Titanic -, a entraîné un docker de cinquante-deux ans, Horty, et Marie Diotret, une très jeune femme de chambre du transatlantique, dans un monde qui n'était pas fait pour eux."

Dans le sillage d'Horty et de Marie, de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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cicou45
  28 juin 2013
Attirée plus par le titre et par la couverture (je n'ai même pas réellement pris la peine de lire la quatrième de couverture car je suis sans cesse à la recherches de nouvelles informations (romans, documentaires...) qui se rapproche (de près ou de loin) à l'histoire du Titanic, je n'ai pas réfléchi à deux fois en voyant cet ouvrage et en décidant de l'acheter.
Malheureusement, pour moi, cette histoire n'approche que de loin l'histoire du célèbre Titan des mers mais l'aborde néanmoins à travers ses personnages principaux, et m'a même permis d'apprécier ce dernier - plus grâce à l'écriture de Didier Decoin (auteur qui m'était inconnu jusqu'à présent) - qu'à l'histoire en elle-même. Horty, un docker de cinquante-deux ans, remporte pour la cinquième année consécutive, le portage de veau sur ses épaules dans un slalom assez complexe et plus que fatiguant. Cependant, cette année, à la place de remporter le veau qu'il charriait sur ses épaules, Horty remporte à la place, un voyage à Southampton pour aller voir la mise au flots du Titanic...En ce mois d'avril 1912, Horty dit au revoir à sa femme Zoé, pour ce qui devrait être une absence que de quelques jours mais qui va chambouler sa vie toute entière d'une façon inimaginable. En effet, en arrivant sur place, Horty fera la connaissance de Marie Diotret, une jeune et belle femme de vingt-deux ans, qui, elle, doit embarquer sur le géant des mers en tant que femme de chambre au service des richissimes femmes de première classe.
Entre ces deux êtres que tout sépare, Horty et Marie, va naître une amitié, de l'amour pour l'un des deux, du moins quelque chose qui va les rapprocher le temps d'une nuit, et qui laissera des traces indélébiles dans le coeur de cette même personne. Pour savoir qui est qui, je vous laisse le soin de découvrir cet ouvrage !
Je n'en dirai donc pas plus sur le reste de l'intrigue mais bon, imaginez-vous que, s'agissant d'une histoire se rapportant au Titanic, celle-ci ne peut être que dramatique (je pense d'ailleurs que cette précision était inutile mais au moins, je vous aurai prévenu) mais j'ai beaucoup apprécié le style d'écriture de l'auteur, le suspense qui y règne (puisqu'il y en a, contrairement à ce que l'on pourrait penser) et aux émotions que l'on ressent à chaque page ! A découvrir !
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Northanger
  31 mars 2013
Didier Decoin est un scénariste et écrivain français. Parallèlement à sa carrière littéraire, couronnée de succès puisqu'il est notamment Secrétaire général de l'Académie Goncourt, il signe un certain nombre d'adaptations pour la télévision (Le Comte de Monte-Cristo, Les Misérables, Balzac, etc.) La femme de chambre du Titanic est l'un de ses nombreux romans.
Je suis toujours à l'affût de nouvelles lectures sur le thème du Titanic et j'ai découvert ce livre à la bibliothèque il y a trois semaines.
Avril 1912. Horty, un docker français marié à Zoé, remporte le premier prix d'un concours qui consiste à courir sur le port, un veau juché sur les épaules. Mais contrairement aux années précédentes, au lieu de gagner le veau, il obtient la possibilité d'aller assister à l'appareillage du Titanic à Southampton. A cette occasion, il va faire la connaissance de Marie Diotret qui s'apprête à embarquer en tant que femme de chambre. Horty, pourtant fruste et peu sentimental, est sensible à la beauté et à la fragilité de cette jeune femme qui a la tête pleine de rêves : elle espère être remarquée au cours de la traversée par un riche américain qui lui proposera de l'épouser… Mais quelques jours après son retour en France, Horty apprend que le Titanic a sombré corps et biens dans l'Atlantique...
Ce roman me laisse une drôle d'impression. Je m'attendais à un récit un brin répétitif eu égard aux nombreuses lectures que j'ai déjà faites sur ce thème. Je m'attendais à découvrir le point de vue d'une domestique de première classe sur le naufrage. Je pensais y dénicher un luxe de détails sur le quotidien des grandes dames, leurs parures, leurs tenues, leurs préoccupations… En fait, il n'en est rien. C'est en cela que réside l'originalité du roman : si le Titanic est bien au centre du récit, on ne passe pas une seule minute à bord ! de ce point de vue, mon côté midinette a été déçu : pas de déclarations enflammées sur la proue ni de dentelles rehaussées de perles...
Après l'annonce de la catastrophe, Horty plonge dans une sorte d'état dépressif. On assiste alors à une idéalisation de Marie, Horty racontant à qui veut l'entendre la nuit passée avec elle. La prose de Didier Decoin est sobre et limpide, très agréable à lire. C'est un récit au réel parfum d'authenticité (les difficiles conditions de vie dans un port au début du XXème siècle, le commerce des marchandises des épaves ramenées vers le rivage, la prostitution...). Malgré tout, je n'ai pu m'attacher à aucun personnage et je n'ai pas vraiment adhéré à l'histoire. Peut-être qu'en d'autres temps, j'aurais adoré cette histoire d'amour peu commune et cruellement réaliste, mais pas cette fois... Un film est sorti en 1997 avec Olivier Martinez et Romane Bohringer, je ne l'ai pas vu mais j'espère le découvrir dès que possible.
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paulmaugendre
  17 avril 2021
Le propre d'un écrivain digne de son métier, de sa vocation, c'est d'absorber, dès les premières pages de son oeuvre, le lecteur.
Que celui-ci entre de plain-pied dans l'action et ne relâche plus son attention. Qu'il y ait communion entre le roman et le lecteur. Et c'est véritablement ce qui se produit dès la première page de la femme de chambre du Titanic.
Horty sue sang et eau lors du concours annuel du meilleur docker, ployant sous la charge d'un veau vivant, pendant douze minutes, en courant.
C'est la cinquième année consécutive qu'il remporte ce concours et Zoé a de quoi être fière de son homme. D'autant plus qu'en cette année 1912, les temps sont durs pour le petit peuple, et un veau aide à améliorer l'ordinaire.
Mais les organisateurs en ont décidé autrement et, cruelle désillusion, le premier prix ne sera pas le veau, offert à un quelconque hospice, mais un voyage. L'inauguration à Southampton de la première traversée du Titanic et son premier voyage à New-York. Qu'à cela ne tienne, Horty a gagné et il va profiter de son cadeau.
Et cet homme de cinquante deux ans, marié à la frêle Zoé, va découvrir l'aventure et l'amour dans le port de Southampton. Une rencontre va le marquer à tout jamais.
C'est un brave homme qu'Horty, un être frustre et peu compliqué. Lorsque l'hôtelière lui demande de prêter sa chambre à une jeune femme, tout d'abord il refuse. Puis il accepte, désemparé devant cette jeunette timide, innocente et enrhumée.
Marie Diotret doit le lendemain embarquer en qualité de femme de chambre sur le Titanic. Ils vont passer la soirée ensemble, à manger dans une gargote. Puis ils vont coucher ensemble. Mais attention : dans le même lit, soit, mais en tout bien tout honneur.
De retour chez lui, Horty ne garde de Marie qu'une image, une photographie prise sur le port, au moment du départ. de quoi alimenter les conversations de ses amis au café de la Tête d'écaille.
Jusqu'au jour où Horty apprend que le Titanic a sombré dans l'océan. Dès lors, Horty affabule. Sa nuit d'amour toute platonique avec Marie devient une nuit d'amour extravagante. Lui qui de l'acte sexuel n'a connu avec Zoé, sa légitime, que des étreintes rapides et hygiéniques, invente des jeux qui laissent pantois les habitués de la Tête d'écaille.
Zeppe, un ancien Monsieur Loyal, va même l'exhorter à se produire dans des théâtres, des salles dans lesquelles les spectateurs restent sous le charme. Marie revit pour et par Horty, excitant les jalousies.

La femme de chambre du Titanic est un roman d'amour, d'atmosphère, un roman noir également, et Didier Decoin fait vivre sous une plume alerte, légère, parfois humoristique, parfois pathétique, une galerie de personnages hors du commun.
Un paradoxe puisque ces personnages justement font partie de ce que l'on nomme le petit peuple et que théoriquement ils vivent dans un monde clos, fermé, et que rien d'extraordinaire, d'inhabituel ne peut leur arriver.
Tout ça à cause d'un concours gagné dans la sueur, la douleur et la rage de vaincre.
Lorsque j'avais participé comme animateur dans un débat auquel Didier Decoin avait été invité, en mai 1991, il avait déclaré que son souhait serait que La femme de chambre du Titanic soit adapté au cinéma avec dans le rôle principal Gérard Depardieu, un film réalisé par Milos Forman.
Ce projet a avorté. Mais il ne faut pas oublier que Didier Decoin, fils d'Henri Decoin le cinéaste, ne considère pas le film comme une oeuvre mineure par rapport au cinéma.
Lien : https://leslecturesdelonclep..
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Cannetille
  09 mars 2019
En 1912, Horty, docker de cinquante-deux ans, remporte le concours annuel de sa corporation dans sa ville du nord de la France, qu'il quitte alors pour la première fois : il a en effet gagné un voyage pour Southampton, afin d'assister au départ du Titanic. Lors de son bref séjour en Angleterre, il rencontre Marie, jeune femme de chambre sur le Titanic, et en tombe éperdument amoureux.

Lorsque, quelques jours après son retour à la maison, la nouvelle du naufrage du paquebot se répand, Horty croit Marie perdue et sombre dans la dépression et la boisson. Idéalisant Marie jusqu'à l'obsession, il se met à raconter, sans répit et à l'envi, ce qui devient une histoire d'amour chaque jour plus formidable.

Autour de lui, fascinée par le rêve d'Horty, gravite toute la population des villes portuaires : dockers, soutiers, lamaneurs, glaneuses, prostituées, misérables migrants ou riches voyageurs attirant escrocs et profiteurs de tout poil... Mais qui était véritablement Marie ? Et que lui est-il advenu après son embarquement sur le Titanic ?

Didier Decoin nous livre à nouveau une histoire habilement construite, qui tient le lecteur en haleine jusqu'à l'excipit encore une fois magistral. Il nous plonge dans un de ses univers de prédilection : le milieu maritime. On y découvre une population hétéroclite survivant autour des activités portuaires, toute une galerie humaine extraordinairement réaliste, d'autant plus fascinée par l'histoire que raconte Horty qu'elle vient transcender leur quotidien si dur et si morne.

Le sentiment prévalent est au final celui de la tristesse, de la désillusion et de la résignation, mais aussi celui de l'espoir : derrière la grisaille, l'espoir ne demande qu'à renaître. Et si toucher le fond permettait, enfin, de larguer les amarres et, finalement, d'oser vivre ?

Neuvième coup de coeur parmi mes lectures de Didier Decoin.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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Esorlecram
  27 mars 2015
Didier Decoin nous conte ici une histoire originale et poignante.
Horty, docker français, a gagné un concours dont le prix est un court voyage jusqu'à Southampton pour assister au départ du Titanic.
Dans le modeste hôtel qui l'héberge, il rencontre Marie, une jeune paumée qui embarque le lendemain comme femme de chambre. Il partage sa chambre avec elle pour lui donner un toit, mais se garde de tout contact charnel.
Lorsqu'il apprend le naufrage, l'image de Marie le hante et ne le quitte plus. Il se repasse le film de cette nuit bizarre, l'embellit quelque peu, puis beaucoup, la raconte à ses copains et finit par en faire un véritable spectacle qu'il interprète au théâtre local.
C'est alors que Marie réapparaît…
Ce livre est avant tout l'histoire d'un rêve, qui envahit de plus en plus la vie de Horty au fur et à mesure qu'il s'éloigne de la réalité. Au fil des pages, on se sent de plus en plus proche du personnage, décrit sobrement mais avec beaucoup de chaleur humaine.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou45   28 juin 2013
"La souffrance était la seule monnaie d'échange entre les hommes. A la différence de l'argent, de cela au moins tous étaient riches, et vivre consistait simplement à mesurer à tout instant si les souffrances qu'on imposait ou qu'on subissait étaient supportables ou non. Et, à dire vrai, personne n'en savait rien."
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cicou45cicou45   27 juin 2013
"[...] on ne peut s'empêcher d'aimer rageusement ce que l'on sait appelé à disparaître bientôt."
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sweetie9sweetie9   13 juillet 2014
Les femmes des armateurs ne sont pas particulièrement cruelles, mais la chute de l'homme et de son veau est la seule chose un peu amusante. Sinon, bien que le concours excède rarement une petite heure, préparatifs compris, elles trouvent le temps long. Il faut dire que c'est tout les ans pareil, et tous les ans bien trop tôt en saison. Fin mars, il fait encore froid sur le port. Il pleut quelquefois. Il n'y a rien pour se protéger. La pluie feutre les chapeaux, ramollit les voilettes, elle tache les longues robes grises ou mauves.
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NorthangerNorthanger   31 mars 2013
C'est une longue histoire, dit Horty. Pour la comprendre, il faut que tu l'écoutes jusqu'au bout sans m'interrompre. Quand je te dirai qu'il pleuvait, il faudra que tu imagines la pluie. Pareillement, quand je te dirai qu'il faisait nuit, il faudra que tu essayes d'imaginer la pluie. Les mots sont si pauvres, ma petite.
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CannetilleCannetille   09 mars 2019
Innocence était un mot qu'on entendait et qu'on voyait partout, mais qui ne décrivait rien de réel - juste une jolie supposition que les hommes faisaient en espérant qu'elle se vérifierait peut-être un jour (...). Alors, s'il n'y avait pas d'innocents, il n'y avait pas non plus de coupables, il n'y avait qu'un grouillement d'individus plus ou moins dangereux, qui se faisaient souffrir les uns les autres par des moyens variables. La souffrance était la seule vraie monnaie d'échange entre les hommes. A la différence de l'argent, de cela au moins tous étaient riches, et vivre consistait simplement à mesurer à tout instant si les souffrances qu'on imposait ou qu'on subissait étaient supportables ou non.
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Videos de Didier Decoin (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Didier Decoin
http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 77 de l'émission Dialogues littéraires d'avril 2017, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : Pierre Adrian pour "Des âmes simples" (Équateurs), Didier Decoin pour "Le bureau des jardins et des étangs" (Stock), puis la chronique du rayon Littérature étrangère par Delphine. Présentation : Élise le Fourn. Interviews par Laurence Bellon et Élise le Fourn.
Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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