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ISBN : 2246783909
Éditeur : Grasset (02/05/2013)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 178 notes)
Résumé :
Londres, immédiat après-guerre. Ruth Ellis, enjouée, désirable, plaît aux hommes, et sans doute les choisit-elle fort mal. Dans un Londres pluvieux et charbonneux, théâtre de vices cachés au sein une société bien-pensante, d’entraîneuse, Ruth devient prostituée. Un jour, malheureuse, violentée, mais toujours belle, et mère de famille, elle tue son amant à bout portant. Elle est condamnée à la pendaison. Bourreau, fais ton œuvre !... Et si le bourreau avait une âme ?... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  15 juillet 2017
Bien qu'étiqueté roman, La pendue de Londres est l'histoire vraie de Ruth Ellis, dernière condamnée à mort et exécutée en Grande-Bretagne. C'est aussi l'histoire de l'exécuteur en chef du royaume britannique, Albert Pierrepoint, qui a également pendu haut et court 200 criminels nazis. Tout le talent de Didier Decoin explose dans cette histoire sombre et poignante, dans laquelle, en alternance, il révèle, sans artifices ni effets de manches littéraires, la vie de ses deux personnages principaux, dont les trajectoires finissent inéluctablement par se croiser, au petit matin du 13.07.55, jour de la pendaison de Ruth.

Avec humanité, sobriété et respect, sans jamais porter aucun jugement, l'auteur invite le lecteur à prendre connaissance de faits désormais historiques : la vie modeste d'Albert, qui effectue comme son père avant lui, son travail de hangman, méticuleusement, sans sadisme ni esprit de vengeance. Son objectif est de rendre la mort des condamnés la plus rapide et la plus indolore possible ; la vie chaotique de Ruth, violée comme sa soeur par son père dès son plus jeune âge, puis victime de sa beauté, prostituée par des maquereaux enrichis durant la guerre, battue comme plâtre par des compagnons alcooliques, jusqu'à perdre un enfant qu'elle porte. Les détails sont primordiaux, la longueur de la corde utilisée par Albert pour écourter le calvaire des suppliciés, le nombre et la couleur des hématomes ou blessures subis par Ruth, ses hospitalisations dues aux coups de ceux qu'elle croie être ses amoureux.

Didier Decoin excelle, à coup de petites phrases au vocabulaire simple et poétique à la fois, à rendre l'atmosphère glauque, jusque dans ses odeurs, du Londres de l'immédiat après-guerre, blitzée, ravagée, soumise aux rationnements alimentaires et aux pénuries d'électricité ou de charbon. Dans cet environnement fantômatique, certaines filles comme Ruth, ont gagné « la guerre du trottoir », exploitant ce dont la nature les a dotées. Peu à peu, l'auteur décrit les coups de canifs dans les certitudes d'Albert, qui découvre que la peine de mort n'a pas un effet dissuasif, et devient, après sa démission un an après l'exécution de Ruth, abolitionniste, courant largement porté par la condamnation inique de Ruth, victime avant d'être meurtrière.

Merci à Didier Decoin pour ce plaidoyer humaniste, vibrant d'émotions complexes. Ruth Ellis a été la dernière victime, en Grande-Bretagne, de ce que Raymond Chandler, dans une lettre adressée au London Evening Standard au moment de sa condamnation, a nommé «La sauvagerie médiévale de la loi ».
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Commenter  J’apprécie          668
Pancrace
  25 novembre 2018
J'ai lu Decoin avec souvent un petit sourire du coin des lèvres.
Ne vous méprenez pas, ces rictus ne sont dus qu'aux tournures de phrases enlevées et mutines,
le sujet et sérieux et sérieusement traité.
Il s'agit, au fil des chapitres menés en parallèle, de la carrière exemplaire d'un exécuteur extrêmement rigoureux et d'une jeune femme très séduisante dans le Londres de l'après-guerre.
L'un, bourreau de travail, l'autre, bourreau des coeurs.
Albert est toujours à la recherche de l'idéal pour infliger un minimum de souffrances à ses condamnés à la pendaison. Son obsession, la rapidité à les occire. Très apprécié, il ira même jusqu'en Allemagne, pendre les nazis après les procès de Nuremberg.
Ruth, de son côté, veut se sortir d'une adolescence difficile où son père lui prodiguait des marques d'affection allant bien au delà de ses attributions de papa. Sa beauté et sa grâce lui permettront d'accéder à des fonctions d'hôtesse puis de dirigeante de clubs très en vogue ce qui, lui évitera la déroute mais pas les nuits de rut. Soumise à ses nombreux amants, son violent mari, son adipeux employeur, la vie de Ruth est rude.
Aventure venimeuse, elle tombera follement amoureuse, totalement charmée par l'inconsistant et navrant David, piètre coureur automobiles autant qu'expérimenté coureur de jupons.
Pour Albert, la vie coule comme la bière dans le pub qu'il dirige pour pallier à ses maigres rémunérations de tueurs patentés, les clients se bousculant, fier de trinquer avec leur bourreau préféré. Il y croisera même Ruth et échangeront quelques phrases, destin facétieux.
Ma lecture défile, vive et élégante, envahie de situations tragiques et poignantes, galopante vers un drame que l'on sent poindre. Sentir, c'est le mot juste, Decoin émaille son récit d'une myriade de sensations olfactives imprégnant ce roman des effluves les plus chargées aux fragrances les plus fines, c'est agréable et pénétrant. On se laisse guider au parfum du souffle de Ruth : « un mélange de Navy Cut, de café, de pomme et de cannelle, le tout enrobé de l'arôme un peu gras de son rouge à lèvres. »
« Ruth a trop vécu la nuit, elle a trop bu, trop fumé, trop aimé. ». David la trompe, la bat férocement jusqu'à la faire avorter du bébé qu'elle porte. Après deux passages à l'hôpital, elle a trop souffert, trop subi. Bien que le P38 « dégage une odeur huileuse qui l'écoeure », elle le tue…
Ruth est inculpée et incarcérée à la prison d'Holloway dont le bourreau, vous l'aurez compris est Albert.
Les 33 pages restantes sont l'âme du livre. La réflexion. le terrain où Decoin nous coince.
« Albert, tu te sens vraiment prêt ? » Il s'agit d'exécuter une femme plus victime que coupable.
L'opinion publique prend parti, la reine s'émeut, le ministre de l'intérieur britannique s'interroge.
And you, are you ready? And you, what would you do for love?
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mariech
  17 octobre 2013
Londres1945 , Albert Pierrepoint , l'exécuteur en chef du royaume britannique est envoyé en mission en Allemagne pour pendre des criminels de guerre nazis .
Il doit notamment pendre une ancienne gardienne de camps Irma Gresse , à peine âgée de 21 ans , malgré son jeune âge , A Pierrepoint est impressionné par l'éclat métallique de son regard , un regard dur , sans émotions .
Quelque temps plus tard , on lui propose la gérance d'un pub à Londres , pub qui va attirer une clientèle de curieux , vu le métier de son propriétaire .
Celui ci met néanmoins un point d'honneur à ne jamais évoquer son métier , enfin son deuxième métier car comme il le dit ce n'est pas bien payé de pendre les gens .
Dans son pub , on peut lui serrer la main , ce que vient faire un grand nombre de curieux .
Un jour une jeune femme blonde décolorée , un peu trop maquillée croise la route d'A Pierrepoint , ils ne savent pas encore que le destin va les réunir de la pire façon .
Didier Decoin nous raconte l'histoire de Ruth Ellis qui a réellement existé , je n'avais pour ma part jamais entendu parler d'elle .
Ruth Ellis rêve d'être actrice , de rencontrer le grand amour .
Elle n'aura pas vraiment le destin dont elle rêve .
Didier Decoin restitue parfaitement l'époque du Londres d'après guerre .
Il nous explique comment une jeune femme assez jolie mais très naïve va finir par tuer son amant à bout portant .
Petite fille elle subit les avances de son père , puis elle rencontre un soldat canadien qui lui promet mont et merveilles avant de s'enfuir lâchement , il lui laissera pour s'excuser un gigantesque bouquet de fleurs .
Ruth est enceinte bien sur de ce soldat , elle élève son fils dans des conditions matérielles difficiles mais avec beaucoup d'amour .
Elle accepte de travailler dans un club assez glauque et fînalement deviendra prostituée à un moment de sa vie .
Éternelle amoureuse , elle trouvera sur son chemin des hommes alcooliques , violents .
On espère toujours que tout va s'arranger mais hélas , son dernier amant , dont elle est follement amoureuse et follement n'est hélas pas une image , se révèlera encore pire que les autres .
Il boit , la bat jusqu'à la laisser pour presque morte , Ruth lui trouve toujours un prétexte , lui pardonne .
On se dit que ce n'est pas possible d'accepter ça , c'est ce qui fascine mais de manière horrible .
Un portrait de femme qui se fait humilier , tromper , battre et qui demeure malgré tout éperdument amoureuse .
Jusqu'au jour où elle se rend compte qu'elle est prise dans une sorte de folie dont elle ne sait plus se sortir, elle n'a plus qu'un moyen à sa disposition , tuer son amant .
J'ai rarement lu un livre qui décortique si bien la folie amoureuse .
Ruth Ellis n'est pas décrite comme une criminelle sans remords comme Irma Greese ,elle a même un côté touchant .
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palamede
  11 décembre 2015
Quand il n’est pas patron de bar, Albert Pierrepoint exerce la fonction de bourreau. Dans ces deux activités, l’homme est consciencieux, professionnel et même, à ses heures, un peu sentimental. Ainsi, l’exécution d’une femme le répugne – à l’exception de cette horrible Irma Gresse, une ancienne gardienne de camp nazi – surtout quand il s’agit de la pendaison de la charmante et blonde Ruth Ellis, une jeune prostituée malchanceuse, amoureuse d’un homme qui la brutalise méchamment et qu’elle finira par tuer.
Didier Decoin comme souvent a choisi de raconter un fait divers authentique. Une histoire émouvante où l’auteur en faisant parler le bourreau montre la fonction vécue comme un travail « ordinaire ». Sauf peut-être pour la pendaison de Ruth Ellis en 1955, dont l’injustice flagrante n’a pas ému que son exécuteur puisqu’elle sera à l’origine de l'abolition de la peine de mort, en 1965, au Royaume-Uni.
Commenter  J’apprécie          360
montmartin
  05 février 2018
Inspiré d'une histoire vraie qui a défrayé la chronique dans l'Angleterre de l'après-guerre, le dernier roman de Didier Decoin, raconte l'histoire de la dernière femme condamnée à mort et exécutée par pendaison au Royaume-Uni. Ruth Ellis a 28 ans, elle est belle, hôtesse de night-club, mère de deux jeunes enfants et meurtrière de son amant, alcoolique et violent. Nous sommes en 1955, cette exécution va déclencher une prise de conscience. le monde entier s'est emparé de cette histoire. Didier Decoin, met en parallèle la descente aux enfers de la belle Ruth Ellis et la petite vie tranquille de celui qui sera chargé de la pendre, le bourreau. Un homme "attentif à ne pas faire souffrir les condamnés".
Voilà un vrai roman bien écrit, l'auteur à travers cette histoire dramatique nous dépeint avec justesse une cité de Londres remplie de brume, de maquereaux, de femmes brutalisées par la vie et leurs amants, de pubs où la bière coule à flots. Tout sonne juste, à lire sans aucun doute.
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critiques presse (6)
LaPresse   28 août 2013
Le roman à saveur historique est aussi un plaidoyer contre la peine de mort et une peinture tout en nuances des moeurs dans la capitale britannique.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama   24 juillet 2013
L'humanisme méditatif de l'écrivain lui dicte de poser sur les êtres et leurs destins un regard plus profond, nuancé — c'est l'une des qualités essentielles de ce beau roman grave.
Lire la critique sur le site : Telerama
Culturebox   01 juillet 2013
C'est l'histoire romancée de la dernière condamnée à mort en Grande-Bretagne, et de sa relation à son bourreau.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaLibreBelgique   13 juin 2013
Didier Decoin signe aujourd’hui "La pendue de Londres". Où, à partir de faits réels, il entrecroise en conteur-né le destin d'une prostituée qui tuera son amant à bout portant, et celui qui exécutera la sentence. Prenant et saisissant.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   20 mai 2013
Un livre passionnant, dérangeant par les questions qu'il soulève, impossible à lâcher tant qu'on ne l'a pas terminé!
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   16 mai 2013
Deux destins peu enviables qui nous emmènent dans un tourbillon où la légitime défense ,la responsabilité de la meurtrière nous taraudent comme elle s'immisce dans la pensée du bourreau jusqu'à l'exécution de la jeune femme: vertigineux.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   07 septembre 2013
Sur le territoire britannique, c'était le personnel médical de la prison qui avait la charge de peser et de mesurer les condamnés la veille de leur exécution, puis de me transmettre ces données afin que je puisse en déduire quelle longueur de corde j'allais devoir utiliser.
Une corde trop courte, entraînant donc une chute trop brève, pouvait compromettre la rupture des vertèbres cervicales et l'arrachement de la partie haute de la moelle épinière ; or c'étaient ces deux lésions qui provoquaient une mort quasi instantanée. Une chute trop longue risquait, elle, de décapiter le supplicié.
...
Mais ma préoccupation, c'était Irma Grese, la jeunesse d'Irma Grese qui pouvait l'inciter à commettre n'importe quelle folie.
Contrairement à mon principe de discrétion, je voulus en savoir un peu plus sur elle. O'Neil me répéta qu'elle était un monstre, une fille dépravée, abjecte et cruelle, qui avait pris son plaisir, vraisemblablement d'ordre sexuel, à terroriser et torturer les détenus du camp où elle avait officié. L'adjudant O'Neil ne lui reconnaissait plus rien d'humain :
- C'est une bête qui va crever demain matin, conclut-il en perdant un peu de son flegme, une sacrée foutue sale bête qui ne mérite aucune compassion.
Sans doute. Mais pour moi, Fraulein Grese était d'abord une matière vivante que j'étais chargé de transformer en matière morte, et j'entendais accomplir cette mission avec autant de détachement, de célérité et d'efficacité que j'en avais mis jusqu'à ce jour.
En me fondant sur la table officielle établie par le Home Office à partir des calculs de James Berry, lequel avait officié comme exécuteur de 1884 à 1891, je décidai donc de passer au cou d'Irma Grese une corde longue de très précisément deux mètres et vingt-trois centimètres.
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MahpeeMahpee   31 août 2014
C'est ainsi que la jeune fille qui ressemble un peu à Marilyn Monroe et le bourreau qui ressemble un peu à Stan Laurel se rencontrent un soir de brume par le plus grand des hasards, et presque aussitôt s'écartent l'un de l'autre sans pressentir le moins du monde que la vie, et la mort, vont bientôt les réunir à nouveau.
Il n'y avait rien ce soir-là, aucun signe, aucun présage donnant à penser qu'ils allaient un jour se retrouver. Leurs destins étaient déjà tracés, mais ils n'étaient pas visibles, ils étaient encore de ces choses qui croissent dans le silence, qui bourgeonnent dans les ténèbres, comme certains cancers, comme certaines amours aussi, il y a tellement d'informulé dans un être humain.
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jeunejanejeunejane   14 novembre 2014
J'aimais ce que je faisais. Je ne dirais pas que j'y prenais du plaisir, non, mais j'éprouvais une forme de satisfaction à accomplir ce travail du mieux qu'un être humain pouvait le faire. Ce n'était pas tant la justice que je servais que ceux qu'elle condamnait : grâce à moi, grâce à mon application,ma minutie, mon savoir-faire, ils mouraient vite dans un minimum de souffrances.
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rkhettaouirkhettaoui   16 mai 2013
Les hommes sont synonymes de peaux grasses, de cous massifs piquetés de petits poils oubliés par le rasoir (dès qu’ils commencent à blanchir, ils se rasent avec moins d’attention), de nez épais aux narines broussailleuses, d’yeux jaunis, d’haleines lourdes. Une fois dévêtus, débarrassés du carcan des chemises empesées, leurs corps semblent s’effondrer sur eux-mêmes, leurs masses graisseuses ballottent les unes sur les autres, ils ont la fesse molle, oblongue, crayeuse.
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rkhettaouirkhettaoui   16 mai 2013
Il sort un trousseau de clés, le fait tinter devant le visage de la jeune femme. Elle le happe comme ferait une truite d’un appât le coince entre ses dents, tire un peu pour l’arracher aux doigts boudinés de Maury. Celui-ci fait mine de résister. Ruth tire davantage, émet des petits jappements, des grognements. La truite se fait chienne. Conley la voit très bien avec un collier de cuir autour du cou et un anneau pour y accrocher une laisse.
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Videos de Didier Decoin (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Didier Decoin
http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 77 de l'émission Dialogues littéraires d'avril 2017, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : Pierre Adrian pour "Des âmes simples" (Équateurs), Didier Decoin pour "Le bureau des jardins et des étangs" (Stock), puis la chronique du rayon Littérature étrangère par Delphine. Présentation : Élise le Fourn. Interviews par Laurence Bellon et Élise le Fourn.
Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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