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ISBN : 2234074754
Éditeur : Stock (28/12/2016)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 144 notes)
Résumé :
Empire du Japon, époque Heian, XIIe siècle. Être le meilleur pêcheur de carpes, fournisseur des étangs sacrés de la cité impériale, n'empêche pas Katsuro de se noyer. C'est alors à sa jeune veuve, Miyuki, de le remplacer pour porter jusqu'à la capitale les carpes arrachées aux remous de la rivière Kusagawa.
Chaussée de sandales de paille, courbée sous la palanche à laquelle sont suspendus ses viviers à poissons, riche seulement de quelques poignées de riz, Mi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  14 avril 2017
Dans un petit village de l'Empire du Japon, au XIIe siècle, vivent Katsuro et son épouse Miyuki. Katsuro est un pêcheur de carpes réputé car, une fois par an, il prend la route de Heiankyõ, lieu de résidence de l'Empereur, où il livre ses plus belles carpes au Bureau des Jardins et des Étangs. Or, il perd la vie lors de sa dernière pêche destinée à l'étang sacré. Katsuro mort, c'est son épouse Miyuki qui est désignée pour la livraison des carpes. Elle entreprend ce long voyage les épaules meurtries par l'écrasement de la palanche qui supporte les deux nasses dans lesquelles sont réparties les huit carpes destinées au Directeur du Bureau des Jardins et des Étangs.
Arrivera-t-elle au bout de ce long chemin semé d'embûches ?
Didier Decoin, d'une très belle écriture, livre un beau récit qui révèle les moeurs et coutumes ayant cours au Japon au XIIe siècle. À lire !
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anlixelle
  07 juin 2017
Avec le bureau des jardins et des étangs Didier DECOIN nous invite à un voyage dans le Japon médiéval, à la fois très olfactif et spirituel.
C'est à un récit très élégant qu'il nous convie grâce à une langue fouillée qui tourne hélas, très vite, aux phrases à rallonge, parfois même quelque peu alambiquées.
Je n'ai pas vraiment adhéré à cette histoire de jeune veuve livreuse de carpes impériales, d'abord en raison de son style mais également d'un récit qui perd en force au fur et à mesure du roman. En fait, il ne se passe pas grand chose....
Ce voyage au pays des corps avec leurs parfums et le côté terrien de l'héroïne Miyuki ne m'ont pas convaincue. le romancier s'est plu à mettre longuement en mots les odeurs de la vie, tantôt écoeurante et nauséeuse, tantôt sucrée comme l'érotisme (dont il parsème son texte) ou le kaki trop mûr.
A force de rêveries inattendues, d'odeurs décrites en long et en large, d'un style souvent dense, c'est moi qui ai fini par être quelque peu écoeurée .
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LiliGalipette
  07 novembre 2016
Roman de Didier Decoin. À paraître le 28 décembre.
Katsuro pêchait les plus belles carpes dans la rivière Kusagawa. Tout Shimae le respectait pour l'honneur qu'il faisait rejaillir sur le village en livrant ces superbes poissons au Bureau des jardins et des étangs pour en orner les bassins des temples d'Heiankyô. À sa mort, sa veuve, la jeune et frêle Miyuki, décide d'honorer la commande passée à Katsuro et de livrer les dernières carpes pêchées par son époux. « Si elle échouait, le village tout entier serait déshonoré de n'avoir pas été capable de fournir des poissons aux temples d'Heiankyô. » Lourdement chargée de nacelles, elle chemine lentement jusqu'à la cité impériale, dépassant des obstacles géographiques et des surmontant des mésaventures humaines. Ce voyage harassant est un deuil en mouvement, un pèlerinage amoureux. « Depuis la mort de Katsuro, la jeune femme vivait dans un brouillard qui assourdissait les sons, détrempait les couleurs. Mais elle pressentait que cette opacité se dissiperait dès qu'elle prendrait la route, et qu'elle verrait alors le monde tel qu'il est en réalité, avec ses aspects positifs et ses pentes néfastes. Puis, lorsqu'elle aurait livré ses poissons, lorsqu'ils glisseraient dans les bassins des temples, sa vie s'empâterait de nouveau, l'obscurité la reprendrait. » Mais la livraison des poissons n'est pas la fin de l'aventure pour Miyuki.
Quel dépaysement que cette lecture ! Avec ses airs d'estampes, ce roman est très exotique et très sensuel. Il est également cruel : pirates sanguinaires, pèlerins escrocs, maquerelles féroces, rien n'est épargné à la pauvre Miyuki qui porte déjà sur ses épaules le triste héritage de son époux. Didier Decoin dépeint avec précision l'absurdité de l'administration impériale, mais également la très grande beauté qui peut naître d'un concours de parfums. « L'odeur séduisante ou fétide qu'il émet ne reflète jamais la réalité d'un être, [...] elle témoigne seulement de la façon dont cet être se manifeste à nous. » Ou quand l'essentiel est invisible pour les yeux...
De cet excellent auteur, je vous conseille Abraham de Brooklyn, John l'Enfer ou encore La promeneuse d'oiseaux.
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isabelleisapure
  30 septembre 2017
Lorsque Katsuro, pêcheur dans un modeste village, se noie dans la rivière, c'est un compagnon de vie que perd Miyuki.
Pour le village entier, c'est la menace d'un déshonneur. En effet, Katsuro était un pêcheur renommé, fournisseur de carpes d'ornement pour les étangs sacrés de la cour impériale. Son mari disparu, c'est Miyuki qui est chargée d'emmener les carpes à Heiankyo.
Courageuse, la frêle jeune femme entreprend cette longue traversée semée d'obstacles et de rencontres plus ou moins heureuses. Si les désillusions et le découragement frappent Miyuki confrontées à la violence des éléments, à l'âpreté du chemin et aux trahisons humaines, elle est également portée tout au long de son périple par l'amour qui l'a unie à Katsuro. Celui-ci lui revient en mémoire dans les gestes qu'il lui a appris pour veiller sur ses carpes, dans le souvenir de ses propres récits de voyage, des paysages qu'il lui a décrits, des auberges dont il lui a parlé, dans les réminiscences aussi du plaisir et de la complicité partagée.
Le Bureau des Jardins et des Etangs est un roman d'une sensualité envoûtante et d'une sensibilité exquise. L'écriture délicate et subtile demande à être savourée à petites doses, pour profiter de chaque parfum, de chaque arôme, de chaque frôlement d'étoffe et se laisser bercer.
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Josephine2
  28 juin 2017
Miyuki doit rejoindre le Bureau des Jardins et des Etangs, pour y livrer les carpes promises par son mari, pêcheur de son état, malheureusement mort noyé. Carpes qu'elle portera sur son dos à l'aide d'une palanche. A travers le périple de Miyuki, nous traversons le Japon du XIIème siècle. Nous découvrons les us et coutumes de l'époque, les dangers à chaque coin de rue, la survie des petites gens.
Mais surtout, il y a les odeurs. Sentez, respirez toutes les effluves, les exhalaisons, les fumets du Japon à cette époque, où ce qui importe n'est pas tant l'odeur du corps que la beauté intérieure.
Partant de là, il est sûr que les corps sentent la crasse, l'urine, la bouse, les étangs… En tout cas pour ce qui concerne le petit peuple, les gens de rien.
Grâce à ce qu'elle est, à son naturel, à sa façon d'être, Miyuki va permettre au vieux maître du Bureau des Jardins et des Etangs, de briller une fois de plus à la Cour, juste avant de partir pour d'autres firmaments.
Humez, humez bonnes gens, venez écoutez la légende de Miyuki, laissez-vous porter par les embruns, les odeurs, les parfums, la mélancolie aussi. Suivez son parcours et partez loin à la découverte d'autres horizons. Un beau voyage.
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Les critiques presse (4)
LaLibreBelgique   08 mars 2017
Un voyage initiatique et sensuel dans le Japon impérial.
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Lexpress   23 janvier 2017
Avec le périple d'une jeune femme convoyant des poissons dans le Japon millénaire, Didier Decoin exalte les sens.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos   18 janvier 2017
Dans une incarnation antérieure Didier Decoin aurait-il vécu dans le Japon du XII e siècle ? La lecture du « Bureau des Jardins et des Etangs » tend à étayer cette hypothèse.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama   18 janvier 2017
Comme de sensuelles estampes, empli d'amour et d'étrangeté, d'odeurs et de couleurs, le voyage initiatique d'une jeune veuve dans le Japon médiéval.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   12 avril 2017
Car, à force d'être échangées dans le seul but de flatter, répétées toujours avec la même grandiloquence, à force, en somme, de n'être fécondées que par elles-mêmes, les louanges s'appauvrissaient, elles perdaient leur fonction de surprendre, d'exalter et de dilater, elles n'étaient plus qu'un bruit de fond comme celui de la pluie du matin sur les toits.
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hcdahlemhcdahlem   29 mars 2017
« Les dieux avaient créé le néant pour persuader les hommes de le combler. Ce n'était pas la présence qui régulait le monde, qui le comblait: c'était le vide, l'absence, le désempli, la disparition. Tout était rien. Le malentendu venait de ce que, depuis le début, on croyait que, vivre, c'était avoir prise sur quelque chose, or il n'en était rien, l'univers était aussi désincarné, subtil et impalpable, que le sillage d'une demoiselle d'entre deux brumes dans le rêve d'un empereur.
Un monde flottant. 
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joedijoedi   14 avril 2017
Gareki glissait ses deux mains de part et d'autre de la lune, ouvrait grand la bouche et faisait mine de mordre à belles dents dans le halo bleuté comme dans un gâteau.
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oranoran   16 mai 2017


(…) le directeur du Bureau des Jardins et des Étangs se pencha par-dessus le parapet peint en rouge, (…) Il observa les pauvres gens qui, sur les berges étriquées, s’agitaient et brassaient l’air sans raison apparente. Une nuée d’éphémères, une grappe de moucherons étourdis pensa Nagusa, se demandant s’il n’allait pas s’en inspirer pour composer quelque tanka (1), histoire de passer le temps (…)
1 – Ancêtres des haïkus, les poèmes appelés tanka constituèrent au Japon à l’époque Heian une des formes les plus élevées de l’expression littéraire au point que seuls les membres de la cour impériale pouvaient la pratiquer ; toute personne de rang inférieure surprise en train de compose un tanka était passible de la peine de mort.

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LiliGalipetteLiliGalipette   11 octobre 2016
Après une longue claustration accompagnée de la stricte observance des restrictions alimentaires liées au deuil, et après avoir lustré le corps de Katsuro à l'aide d'une étoffe sacrée dstinée à en absorber les impuretés, Amasuka Miyuki s'était soumise au rituel destiné à la purifier de la souillure entraînée par la mort de son mari.
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Videos de Didier Decoin (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Didier Decoin
http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 77 de l'émission Dialogues littéraires d'avril 2017, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : Pierre Adrian pour "Des âmes simples" (Équateurs), Didier Decoin pour "Le bureau des jardins et des étangs" (Stock), puis la chronique du rayon Littérature étrangère par Delphine. Présentation : Élise le Fourn. Interviews par Laurence Bellon et Élise le Fourn.
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