AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2234074754
Éditeur : Stock (28/12/2016)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Empire du Japon, époque Heian, XIIe siècle. Être le meilleur pêcheur de carpes, fournisseur des étangs sacrés de la cité impériale, n'empêche pas Katsuro de se noyer. C'est alors à sa jeune veuve, Miyuki, de le remplacer pour porter jusqu'à la capitale les carpes arrachées aux remous de la rivière Kusagawa.
Chaussée de sandales de paille, courbée sous la palanche à laquelle sont suspendus ses viviers à poissons, riche seulement de quelques poignées de riz, Mi... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
joedi
14 avril 2017
Dans un petit village de l'Empire du Japon, au XIIe siècle, vivent Katsuro et son épouse Miyuki. Katsuro est un pêcheur de carpes réputé car, une fois par an, il prend la route de Heiankyõ, lieu de résidence de l'Empereur, où il livre ses plus belles carpes au Bureau des Jardins et des Étangs. Or, il perd la vie lors de sa dernière pêche destinée à l'étang sacré. Katsuro mort, c'est son épouse Miyuki qui est désignée pour la livraison des carpes. Elle entreprend ce long voyage les épaules meurtries par l'écrasement de la palanche qui supporte les deux nasses dans lesquelles sont réparties les huit carpes destinées au Directeur du Bureau des Jardins et des Étangs.
Arrivera-t-elle au bout de ce long chemin semé d'embûches ?
Didier Decoin, d'une très belle écriture, livre un beau récit qui révèle les moeurs et coutumes ayant cours au Japon au XIIe siècle. À lire !
Commenter  J’apprécie          586
LiliGalipette
07 novembre 2016
Roman de Didier Decoin. À paraître le 28 décembre.
Katsuro pêchait les plus belles carpes dans la rivière Kusagawa. Tout Shimae le respectait pour l'honneur qu'il faisait rejaillir sur le village en livrant ces superbes poissons au Bureau des jardins et des étangs pour en orner les bassins des temples d'Heiankyô. À sa mort, sa veuve, la jeune et frêle Miyuki, décide d'honorer la commande passée à Katsuro et de livrer les dernières carpes pêchées par son époux. « Si elle échouait, le village tout entier serait déshonoré de n'avoir pas été capable de fournir des poissons aux temples d'Heiankyô. » Lourdement chargée de nacelles, elle chemine lentement jusqu'à la cité impériale, dépassant des obstacles géographiques et des surmontant des mésaventures humaines. Ce voyage harassant est un deuil en mouvement, un pèlerinage amoureux. « Depuis la mort de Katsuro, la jeune femme vivait dans un brouillard qui assourdissait les sons, détrempait les couleurs. Mais elle pressentait que cette opacité se dissiperait dès qu'elle prendrait la route, et qu'elle verrait alors le monde tel qu'il est en réalité, avec ses aspects positifs et ses pentes néfastes. Puis, lorsqu'elle aurait livré ses poissons, lorsqu'ils glisseraient dans les bassins des temples, sa vie s'empâterait de nouveau, l'obscurité la reprendrait. » Mais la livraison des poissons n'est pas la fin de l'aventure pour Miyuki.
Quel dépaysement que cette lecture ! Avec ses airs d'estampes, ce roman est très exotique et très sensuel. Il est également cruel : pirates sanguinaires, pèlerins escrocs, maquerelles féroces, rien n'est épargné à la pauvre Miyuki qui porte déjà sur ses épaules le triste héritage de son époux. Didier Decoin dépeint avec précision l'absurdité de l'administration impériale, mais également la très grande beauté qui peut naître d'un concours de parfums. « L'odeur séduisante ou fétide qu'il émet ne reflète jamais la réalité d'un être, [...] elle témoigne seulement de la façon dont cet être se manifeste à nous. » Ou quand l'essentiel est invisible pour les yeux...
De cet excellent auteur, je vous conseille Abraham de Brooklyn, John l'Enfer ou encore La promeneuse d'oiseaux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
Verdure35
15 février 2017
D .Decoin offre ici aux lecteurs de la Littérature, de la vraie , et tel qu'à son habitude, son roman est d'une lecture captivante.
Il nous fait entrer dans le Japon du XII ième siècle , au climat aussi rugueux que ne le sont ses habitants par l'intermédiaire d'une jeune femme Miyuki ,campagnarde pauvre et fraîchement veuve de son mari Katsuro, mort noyé en pêchant des carpes destinées aux étangs impériaux. C'était le meilleur pêcheur de cette région.
Miyuki, se doit de transporter cette dernière pêche vers les hauts dignitaires chargés , dès réception de remercier le village tout entier.
S'ensuit un « road movie »époque Heian, qui n'a rien à envier aux dangereux voyages effectués par des jeunes femmes seules, et à toutes les époques.
Miyuki effectue ce long voyage en ressentant toujours l'ombre de son époux près d'elle, et c'est pour ne pas le décevoir qu'elle supporte beaucoup de tourments.
Cette jeune femme , toute en retenue a eu une vie sexuelle intense avec son mari, et tous ses sens sont toujours en éveil.
Et c'est dans l'écriture de l'auteur qu'on se saoule d'odeurs, de couleurs , de fleurs ,fleuves,et paysages . le texte est d'une sensualité extrême.
La présentation des titres des personnages importants dans l'Empire apporte un rythme qui nous ramène opportunément dans le XII siècle , tant l'histoire de Miyuki et de sa fidélité à son mari, à son village est universelle.

D .Decoin offre ici aux lecteurs de la Littérature, de la vraie , et tel qu'à son habitude, son roman est d'une lecture captivante.
Il nous fait entrer dans le Japon du XII ième siècle , au climat aussi rugueux que ne le sont ses habitants par l'intermédiaire d'une jeune femme Miyuki ,campagnarde pauvre et fraîchement veuve de son mari Katsuro, mort noyé en pêchant des carpes destinées aux étangs impériaux. C'était le meilleur pêcheur de cette région.
Miyuki, se doit de transporter cette dernière pêche vers les hauts dignitaires chargés , dès réception de remercier le village tout entier.
S'ensuit un « road movie »époque Heian, qui n'a rien à envier aux dangereux voyages effectués par des jeunes femmes seules, et à toutes les époques.
Miyuki effectue ce long voyage en ressentant toujours l'ombre de son époux près d'elle, et c'est pour ne pas le décevoir qu'elle supporte beaucoup de tourments.
Cette jeune femme , toute en retenue a eu une vie sexuelle intense avec son mari, et tous ses sens sont toujours en éveil.
Et c'est dans l'écriture de l'auteur qu'on se saoule d'odeurs, de couleurs , de fleurs ,fleuves,et paysages . le texte est d'une sensualité extrême.
La présentation des titres des personnages importants dans l'Empire apporte un rythme qui nous ramène opportunément dans le XII siècle , tant l'histoire de Miyuki et de sa fidélité à son mari, à son village est universelle.

D .Decoin offre ici aux lecteurs de la Littérature, de la vraie , et tel qu'à son habitude, son roman est d'une lecture captivante.
Il nous fait entrer dans le Japon du XII ième siècle , au climat aussi rugueux que ne le sont ses habitants par l'intermédiaire d'une jeune femme Miyuki ,campagnarde pauvre et fraîchement veuve de son mari Katsuro, mort noyé en pêchant des carpes destinées aux étangs impériaux. C'était le meilleur pêcheur de cette région.
Miyuki, se doit de transporter cette dernière pêche vers les hauts dignitaires chargés , dès réception de remercier le village tout entier.
S'ensuit un « road movie »époque Heian, qui n'a rien à envier aux dangereux voyages effectués par des jeunes femmes seules, et à toutes les époques.
Miyuki effectue ce long voyage en ressentant toujours l'ombre de son époux près d'elle, et c'est pour ne pas le décevoir qu'elle supporte beaucoup de tourments.
Cette jeune femme , toute en retenue a eu une vie sexuelle intense avec son mari, et tous ses sens sont toujours en éveil.
Et c'est dans l'écriture de l'auteur qu'on se saoule d'odeurs, de couleurs , de fleurs ,fleuves,et paysages . le texte est d'une sensualité extrême.
La présentation des titres des personnages importants dans l'Empire apporte un rythme qui nous ramène opportunément dans le XII siècle , tant l'histoire de Miyuki et de sa fidélité à son mari, à son village est universelle.

D .Decoin offre ici aux lecteurs de la Littérature, de la vraie , et tel qu'à son habitude, son roman est d'une lecture captivante.
Il nous fait entrer dans le Japon du XII ième siècle , au climat aussi rugueux que ne le sont ses habitants par l'intermédiaire d'une jeune femme Miyuki ,campagnarde pauvre et fraîchement veuve de son mari Katsuro, mort noyé en pêchant des carpes destinées aux étangs impériaux. C'était le meilleur pêcheur de cette région.
Miyuki, se doit de transporter cette dernière pêche vers les hauts dignitaires chargés , dès réception de remercier le village tout entier.
S'ensuit un « road movie »époque Heian, qui n'a rien à envier aux dangereux voyages effectués par des jeunes femmes seules, et à toutes les époques.
Miyuki effectue ce long voyage en ressentant toujours l'ombre de son époux près d'elle, et c'est pour ne pas le décevoir qu'elle supporte beaucoup de tourments.
Cette jeune femme , toute en retenue a eu une vie sexuelle intense avec son mari, et tous ses sens sont toujours en éveil.
Et c'est dans l'écriture de l'auteur qu'on se saoule d'odeurs, de couleurs , de fleurs ,fleuves,et paysages . le texte est d'une sensualité extrême.
La présentation des titres des personnages importants dans l'Empire apporte un rythme qui nous ramène opportunément dans le XII siècle , tant l'histoire de Miyuki et de sa fidélité à son mari, à son village est universelle.
D .Decoin offre ici aux lecteurs de la Littérature, de la vraie , et tel qu'à son habitude, son roman est d'une lecture captivante.
Il nous fait entrer dans le Japon du XII ième siècle , au climat aussi rugueux que ne le sont ses habitants par l'intermédiaire d'une jeune femme Miyuki ,campagnarde pauvre et fraîchement veuve de son mari Katsuro, mort noyé en pêchant des carpes destinées aux étangs impériaux. C'était le meilleur pêcheur de cette région.
Miyuki, se doit de transporter cette dernière pêche vers les hauts dignitaires chargés , dès réception de remercier le village tout entier.
S'ensuit un « road movie »époque Heian, qui n'a rien à envier aux dangereux voyages effectués par des jeunes femmes seules, et à toutes les époques.
Miyuki effectue ce long voyage en ressentant toujours l'ombre de son époux près d'elle, et c'est pour ne pas le décevoir qu'elle supporte beaucoup de tourments.
Cette jeune femme , toute en retenue a eu une vie sexuelle intense avec son mari, et tous ses sens sont toujours en éveil.
Et c'est dans l'écriture de l'auteur qu'on se saoule d'odeurs, de couleurs , de fleurs ,fleuves,et paysages . le texte est d'une sensualité extrême.
La présentation des titres des personnages importants dans l'Empire apporte un rythme qui nous ramène opportunément dans le XII siècle , tant l'histoire de Miyuki et de sa fidélité à son mari, à son village est universelle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          82
oran
16 mai 2017
Amakusa Miyuki, âgée de vingt-sept ans est veuve, son époux Katsuro, pêcheur de carpes s'est noyé. Au Japon, à l'époque de Heian (La paix), on a atteint l'âge moyen d'espérance de vie pour une paysanne. Mais Miyuki va poursuivre son petit chemin de vie en décidant de continuer d'approvisionner en carpes , ornements vivants, les bassins et les étangs impériaux.
Mais le chemin qui sépare le village de la capitale Heiankyo va être long, semé d'embûches…
En nous racontant cette histoire originale avec une plume spirituelle trempée non pas dans l'encre de Chine mais dans une laque japonaise singulière, Didier Decoin nous invite à nous initier aux coutumes de l'Empire du Soleil levant du XII e siècle.
Il nous décrit avec verve les rites curieux, déconcertants, les pratiques de cette société moyenâgeuse qui peuvent nous paraitre quelques fois saugrenues.
Sa plume devient pointe-sèche poétique pour nous dépeindre quelques scènes d'un érotisme exotique, des pages friponnes à la mode nippone qui s'animent en estampes à la fois réalistes et idéalistes.
Un roman, pas un traité savant d'histoire. Des anachronismes, sans doute, peu importe ! Decoin nous livre à la fin du récit la bibliographie sur laquelle il s'est appuyé pour étoffer cette histoire, pour qu'elle prenne vie subtilement avec les couleurs, le rythme, les vibrations, les effluves de ce temps lointain, peut-être pas tout à fait révolu sur quelques points dans certaines contrées reculées de l'archipel japonais.
Et puis, un satisfecit pour cette couverture artistique qui reprend une oeuvre de Yuji Moriguchi « Deep water » de 2005.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Levant
12 mai 2017
Qu'il est long et harassant le chemin qui mène au Bureau des Jardins et des étangs pour la jeune Miyuki, chargée qu'elle est des viviers de carpes qu'elle doit livrer aux étangs de l'empereur. Je l'ai éprouvé ce chemin, à cette lecture appesantie de longues descriptions que trop peu d'événements viennent attiser, même quand la sensualité des corps est invoquée.
Il y a dans ces pages une certaine retenue du mouvement, une forme de tension allusive qui laisse planer une menace permanente, un culte de l'honneur et de la vertu par lesquels le lecteur croit y reconnaître des ambiances très codifiées du théâtre no. Ambiance qui ne serait pas complète sans une scène finale costumée avec des parures colorées, lourdes et engoncées, typiques du décorum de ces représentations.
La relance de l'intrigue est tardive et très attendue. Miyuki se retrouve, à son corps défendant, et peut-être pour sa perte, porteuse d'une force suggestive propre à matérialiser le fantasme d'un prince. Cette tension dramatique a, à mes yeux, sauvé cet ouvrage de l'enlisement de son intrigue somme toute peu séduisante.
Cet ouvrage reste intéressant du fait de son style, respectueux de la culture dont il se veut l'ambassadeur, et de la remarquable précision de la documentation que le profane en matière de moyen-âge japonais, que je suis, a cru y détecter.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          181

Les critiques presse (4)
LaLibreBelgique08 mars 2017
Un voyage initiatique et sensuel dans le Japon impérial.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress23 janvier 2017
Avec le périple d'une jeune femme convoyant des poissons dans le Japon millénaire, Didier Decoin exalte les sens.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos18 janvier 2017
Dans une incarnation antérieure Didier Decoin aurait-il vécu dans le Japon du XII e siècle ? La lecture du « Bureau des Jardins et des Etangs » tend à étayer cette hypothèse.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama18 janvier 2017
Comme de sensuelles estampes, empli d'amour et d'étrangeté, d'odeurs et de couleurs, le voyage initiatique d'une jeune veuve dans le Japon médiéval.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
oranoran16 mai 2017


(…) le directeur du Bureau des Jardins et des Étangs se pencha par-dessus le parapet peint en rouge, (…) Il observa les pauvres gens qui, sur les berges étriquées, s’agitaient et brassaient l’air sans raison apparente. Une nuée d’éphémères, une grappe de moucherons étourdis pensa Nagusa, se demandant s’il n’allait pas s’en inspirer pour composer quelque tanka (1), histoire de passer le temps (…)
1 – Ancêtres des haïkus, les poèmes appelés tanka constituèrent au Japon à l’époque Heian une des formes les plus élevées de l’expression littéraire au point que seuls les membres de la cour impériale pouvaient la pratiquer ; toute personne de rang inférieure surprise en train de compose un tanka était passible de la peine de mort.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
joedijoedi12 avril 2017
Car, à force d'être échangées dans le seul but de flatter, répétées toujours avec la même grandiloquence, à force, en somme, de n'être fécondées que par elles-mêmes, les louanges s'appauvrissaient, elles perdaient leur fonction de surprendre, d'exalter et de dilater, elles n'étaient plus qu'un bruit de fond comme celui de la pluie du matin sur les toits.
Commenter  J’apprécie          220
hcdahlemhcdahlem29 mars 2017
« Les dieux avaient créé le néant pour persuader les hommes de le combler. Ce n'était pas la présence qui régulait le monde, qui le comblait: c'était le vide, l'absence, le désempli, la disparition. Tout était rien. Le malentendu venait de ce que, depuis le début, on croyait que, vivre, c'était avoir prise sur quelque chose, or il n'en était rien, l'univers était aussi désincarné, subtil et impalpable, que le sillage d'une demoiselle d'entre deux brumes dans le rêve d'un empereur.
Un monde flottant. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
joedijoedi14 avril 2017
Gareki glissait ses deux mains de part et d'autre de la lune, ouvrait grand la bouche et faisait mine de mordre à belles dents dans le halo bleuté comme dans un gâteau.
Commenter  J’apprécie          170
LiliGalipetteLiliGalipette11 octobre 2016
Après une longue claustration accompagnée de la stricte observance des restrictions alimentaires liées au deuil, et après avoir lustré le corps de Katsuro à l'aide d'une étoffe sacrée dstinée à en absorber les impuretés, Amasuka Miyuki s'était soumise au rituel destiné à la purifier de la souillure entraînée par la mort de son mari.
Commenter  J’apprécie          80
autres livres classés : japonVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
1408 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre
. .