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EAN : 9782234074750
396 pages
Éditeur : Stock (28/12/2016)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.77/5 (sur 343 notes)
Résumé :
Empire du Japon, époque Heian, XIIe siècle. Être le meilleur pêcheur de carpes, fournisseur des étangs sacrés de la cité impériale, n’empêche pas Katsuro de se noyer. C’est alors à sa jeune veuve, Miyuki, de le remplacer pour porter jusqu’à la capitale les carpes arrachées aux remous de la rivière Kusagawa.

Chaussée de sandales de paille, courbée sous la palanche à laquelle sont suspendus ses viviers à poissons, riche seulement de quelques poignées de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (106) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  14 avril 2017
Dans un petit village de l'Empire du Japon, au XIIe siècle, vivent Katsuro et son épouse Miyuki. Katsuro est un pêcheur de carpes réputé car, une fois par an, il prend la route de Heiankyõ, lieu de résidence de l'Empereur, où il livre ses plus belles carpes au Bureau des Jardins et des Étangs. Or, il perd la vie lors de sa dernière pêche destinée à l'étang sacré. Katsuro mort, c'est son épouse Miyuki qui est désignée pour la livraison des carpes. Elle entreprend ce long voyage les épaules meurtries par l'écrasement de la palanche qui supporte les deux nasses dans lesquelles sont réparties les huit carpes destinées au Directeur du Bureau des Jardins et des Étangs.
Arrivera-t-elle au bout de ce long chemin semé d'embûches ?
Didier Decoin, d'une très belle écriture, livre un beau récit qui révèle les moeurs et coutumes ayant cours au Japon au XIIe siècle. À lire !
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jeunejane
  09 juin 2018
Didier Decoin nous transporte dans le Japon impérial du XIIème siècle. La période Heian synonyme de paix.
Le shintoïsme est la religion qui y règne : tous les éléments de la nature sont des dieux dignes d'un grand respect ainsi que les esprits des défunts.
Miyuki, jeune femme de 27 ans devient veuve de son mari Katsuro qui se noie dans le fleuve.
Son métier consistait à pêcher des carpes dans le fleuve, Miyuki les nourrissait pour qu'elles soient dignes d'être livrées à l'empereur afin d'orner les jardins des temples de la ville.
Après sa mort, Miyuki entreprend un voyage avec ses poissons accrochés à des paniers sur une palanche pour aller livrer les dernières carpes pêchées par Katsuro au directeur du bureau des jardins et des étangs.
La charge est moins lourde que son chagrin, son amour pour son mari défunt est immense.
Plus qu'un roman, c'est un véritable conte que Didier Decoin nous livre avec des odeurs, des sensations imagées, magnifiquement décrites. L'auteur a du effectuer un grand travail de documentation, être certainement passionné par cette période.
En lisant, j'ai revu les estampes d'Hiroshige défiler sous mes yeux en imagination.
Un roman de grande qualité peut-être un peu trop éloigné du monde que je connais pour que je m'y plonge totalement.
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FredMartineau
  17 novembre 2019
Un beau voyage historique dans le Japon médiéval que ce livre de Didier Decoin. le bureau des jardins et des étangs n'a pas eu de mal à m'emporter au XIIe siècle et à me faire suivre les aventures de cette veuve de pêcheur, qui perpétue une lourde charge en mémoire et en l'honneur de son défunt mari tant aimé...
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isabelleisapure
  30 septembre 2017
Lorsque Katsuro, pêcheur dans un modeste village, se noie dans la rivière, c'est un compagnon de vie que perd Miyuki.
Pour le village entier, c'est la menace d'un déshonneur. En effet, Katsuro était un pêcheur renommé, fournisseur de carpes d'ornement pour les étangs sacrés de la cour impériale. Son mari disparu, c'est Miyuki qui est chargée d'emmener les carpes à Heiankyo.
Courageuse, la frêle jeune femme entreprend cette longue traversée semée d'obstacles et de rencontres plus ou moins heureuses. Si les désillusions et le découragement frappent Miyuki confrontées à la violence des éléments, à l'âpreté du chemin et aux trahisons humaines, elle est également portée tout au long de son périple par l'amour qui l'a unie à Katsuro. Celui-ci lui revient en mémoire dans les gestes qu'il lui a appris pour veiller sur ses carpes, dans le souvenir de ses propres récits de voyage, des paysages qu'il lui a décrits, des auberges dont il lui a parlé, dans les réminiscences aussi du plaisir et de la complicité partagée.
Le Bureau des Jardins et des Etangs est un roman d'une sensualité envoûtante et d'une sensibilité exquise. L'écriture délicate et subtile demande à être savourée à petites doses, pour profiter de chaque parfum, de chaque arôme, de chaque frôlement d'étoffe et se laisser bercer.
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anlixelle
  07 juin 2017
Avec le bureau des jardins et des étangs , Didier DECOIN nous invite à un voyage dans le Japon médiéval, à la fois très olfactif et spirituel.
C'est à un récit très élégant qu'il nous convie grâce à une langue fouillée qui tourne hélas, très vite, aux phrases à rallonge, parfois même quelque peu alambiquées.
Je n'ai pas vraiment adhéré à cette histoire de jeune veuve livreuse de carpes impériales, d'abord en raison de son style mais également d'un récit qui perd en force au fur et à mesure du roman. En fait, il ne se passe pas grand chose....
Ce voyage au pays des corps avec leurs parfums et le côté terrien de l'héroïne Miyuki ne m'ont pas convaincue. le romancier s'est plu à mettre longuement en mots les odeurs de la vie, tantôt écoeurante et nauséeuse, tantôt sucrée comme l'érotisme (dont il parsème son texte) ou le kaki trop mûr.
A force de rêveries inattendues, d'odeurs décrites en long et en large, d'un style souvent trop dense, c'est moi qui ai fini par avoir la nausée.

Lien : http://justelire.fr/le-burea..
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critiques presse (4)
LaLibreBelgique   08 mars 2017
Un voyage initiatique et sensuel dans le Japon impérial.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   23 janvier 2017
Avec le périple d'une jeune femme convoyant des poissons dans le Japon millénaire, Didier Decoin exalte les sens.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LesEchos   18 janvier 2017
Dans une incarnation antérieure Didier Decoin aurait-il vécu dans le Japon du XII e siècle ? La lecture du « Bureau des Jardins et des Etangs » tend à étayer cette hypothèse.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Telerama   18 janvier 2017
Comme de sensuelles estampes, empli d'amour et d'étrangeté, d'odeurs et de couleurs, le voyage initiatique d'une jeune veuve dans le Japon médiéval.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (78) Voir plus Ajouter une citation
DidiliDidili   26 septembre 2018
De belles carpes ? Le plus beau poisson de votre Yodogawa ne pourra jamais rivaliser avec aucun de notre rivière. Les nôtres sont les plus longues, les plus lourdes, les plus fuselées, les plus puissantes. Leurs écailles sont comme des éventails, ni tout à fait ouverts, ni tout à fait fermés. Quelle délicatesse, quelle harmonie ! Ce n'est pas diminuer les mérites de mon mari de dire que les eaux de la Kusagawa, étaient aussi riches que lui, était pauvre. Vous parlez de votre pêcheur comme si... -Oui, oui, l'interrompit vivement Miyuki, oubliant le respect qu'elle devait au maître du sanctuaire, vous devinez juste : Katsuro est mort, emporté comme les fleurs du prunier par un jour de grand vent. Pourtant, même si les fleurs ont été dispersées, foulées aux pieds, le prunier qui les a portées refleurira au printemps prochain - Mais quand, et dans quel monde, renaîtra l'âme de mon mari ? Les lèvres de Togawa Shinobu, qui n'étaient déjà pas bien épaisses s'affinèrent davantage encore - c'était sa façon de sourire, le sourire bienveillant qu'il adressait aux enfants, aux vieillards. - Je n'ai pas la réponse, jeune dame. Sans doute pourrais-je vous proposer des hypothèses, voire des espérances, mais rien qui soit certain. Car le plus infaillible des certitudes est précaire, inconstance, douteuse. Ce qui paraît encore vrai ce matin sous la pluie sera peut-être un mensonge lorsque le nuage sera passé. Ce que je crois c'est que l'âme - ne saute pas d'un corps dans un autre : elle est intimement chevillée à la créature qu'elle a animée, de sorte que l'extension de la chair entraîne nécessairement celle de l'esprit qui lui est associé.
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fanfan50fanfan50   05 juin 2018
Mais était-ce une odeur agréable, celle qui montait de Miyuki ?
- Si je sens quoi, sensei ?
- L'oeuf. Enfin, il me semble.
- Le jaune ou le blanc ?
Kusakabe avait posé la question comme si la réponse de Nagusa pouvait changer la face du monde. Et Nagusa se mit à réfléchir comme si, lui aussi, accordait une extrême importance à ce qu'il allait dire.
- L'oeuf que tu tapotes sur le rebord d'un bol, la coquille se fendille, tu achèves de la rompre, tu sépares le blanc du jaune, normalement ils ne devraient rien sentir ni l'un ni l'autre, et pourtant si, le blanc surtout.
- A quoi diriez-vous que cette odeur vous fait penser, sensei ?
La question pouvait paraître oiseuse à bien des gens, mais Kusakabe Atsuhito ne laissait jamais passer une occasion de s'instruire. Fils d'un modeste commerçant, il avait eu le privilège d'être initié très tôt à l'écriture et à l'arithmétique par un grand-oncle qui, ayant choisi d'entrer en religion, s'était retiré dans un monastère de montagne où il régnait sur une riche compilation de livres savants. Kutsakabe avait passé presque toute son adolescence dans ce monastère haut perché, profitant des violentes tempêtes de neige qui l'isolaient du reste du monde pour dévorer de précieux ouvrages réservés en principe à l'éducation des samouraïs.
- Cette odeur, lui répondit Nagusa, me rappelle celle du riz trop lavé, trop chauffé, trop cuit, et celle d'une toilette de soie qu'une servante étourdie a oubliée sous la pluie et qui est à présent définitivement gâchée, et plus que tout, elle m'évoque la nausée, la beauté souillée, et puis la mort des oiseaux - mais tout ça est un peu la même chose, n'est-ce pas ?
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FredMartineauFredMartineau   17 novembre 2019
Le vent tombé, le ciel redevenu clair, le fleuve clapotait doucement contre les flancs de la barque que le courant d'aval emportait au milieu d'une flottille de bateaux chargés de longues gerbes d'avoines, ou lestés des ordures ménagères ramassées entre les pilotis des maisons et que de vieux mariniers conduisaient vers l'aval, vers la baie de Naniwa où elles seraient jetées à la mer.
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joedijoedi   12 avril 2017
Car, à force d'être échangées dans le seul but de flatter, répétées toujours avec la même grandiloquence, à force, en somme, de n'être fécondées que par elles-mêmes, les louanges s'appauvrissaient, elles perdaient leur fonction de surprendre, d'exalter et de dilater, elles n'étaient plus qu'un bruit de fond comme celui de la pluie du matin sur les toits.
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hcdahlemhcdahlem   29 mars 2017
« Les dieux avaient créé le néant pour persuader les hommes de le combler. Ce n'était pas la présence qui régulait le monde, qui le comblait: c'était le vide, l'absence, le désempli, la disparition. Tout était rien. Le malentendu venait de ce que, depuis le début, on croyait que, vivre, c'était avoir prise sur quelque chose, or il n'en était rien, l'univers était aussi désincarné, subtil et impalpable, que le sillage d'une demoiselle d'entre deux brumes dans le rêve d'un empereur.
Un monde flottant. 
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Videos de Didier Decoin (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Didier Decoin
http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 77 de l'émission Dialogues littéraires d'avril 2017, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : Pierre Adrian pour "Des âmes simples" (Équateurs), Didier Decoin pour "Le bureau des jardins et des étangs" (Stock), puis la chronique du rayon Littérature étrangère par Delphine. Présentation : Élise le Fourn. Interviews par Laurence Bellon et Élise le Fourn.
Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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