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ISBN : 202006832X
Éditeur : Seuil (01/05/1984)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 43 notes)
Résumé :

Babe Ozouf, Catherine et Carole sont filles de la Hague. Leur saga - qui s'étend sur trois générations - est scandée par un même geste, un acte que l'amour inspire: faire naître la lumière et le feu dans la nuit. Par trois fois, ce geste simple et fatal provoquera un naufrage: naufrage de navires et naufrage de destinées. Trois hommes traverseront la vie de ces jeunes femmes: Michael Bernstein, le pianiste; le pein... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
araucaria
  11 mars 2018
Trois générations, trois femmes, trois naufrageuses dont les destins basculent à cause d'un feu allumé, à La Hague en bord de Manche... Trois amours aussi... trois femmes passionnées portant des cheveux couleur de feu. Un livre que j'ai apprécié, et qui m'a rappelé deux autres romans "L'Auberge de la Jamaïque" de Daphné du Maurier et aussi "Naufrages" de Akira Yoshimura, où le lecteur rencontre la volonté de se faire naufrager les navires. Avec le roman de Didier Decoin, les naufrages sont plus subtiles et ont subi une forte empreinte de psychogénéalogie. le texte de Didier Decoin diffère aussi des deux autres, car plus moderne, plus débridé, et offrant des passages chargés d'érotisme. Un auteur que je découvre, un roman agréable.
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mariemy
  20 janvier 2017
J'avoue que je me suis laissée emporter par cette saga. J'ai énormément aimé la première partie c'est à dire Babe Ozouf, de superbes descriptions de la lande, des couleurs, des odeurs, un personnage de femme sans concession. Aimer c'est entrer en religion, elle tentera de retrouver dans un feu cette même sensation éprouvée avec l'être aimé. La seconde partie avec Catherine Ozouf j'ai apprécié mais il manque l'intensité de la première partie. Quant à la troisième partie j'ai été très déçue, trop et un peu brouillon. Mais c'est vraiment à lire avec plaisir si on aime les grandes sagas.
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Alicata
  12 février 2018
Je ne connaissais pas encore l'auteur et j'ai acheté ce roman pour me retrouver quelques heures durant dans le Cotentin. La description des lieux est fidèle mais l'histoire s'enlise et tourne vite court. Dommage pour cette fascinante contrée !
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Degrez
  11 août 2014
Le meilleur de d'Decoin
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   09 mars 2018
Reste à choisir le tronc.
Pensive, elle va de l'un à l'autre, déchiffre les inscriptions calligraphiées qui mentionnent à qui ou à quoi sont destinées les offrandes. Quitte à voler, elle veut éviter de léser les plus pauvres : saint-Joseph, l'éternel éclipsé par la gloire de Marie, à qui on ne donne presque jamais, sauf de la menue monnaie, et c'est souvent pour se débarrasser de ces petits sous crispants qui déforment les poches; les Ames du Purgatoire, que les gens regardent plus ou moins de travers, qu'ils redoutent comme des vagabonds qui avouent sortir de prison - on n'aime pas les punis, on ne se résout pas à les considérer comme de vraies victimes; les Missions Etrangères sonnent le creux elles aussi, c'est si loin l'Afrique, la République de M. Fallières n'a qu'à assumer ses responsabilités, entretenir ses danseuses - qu'elles soient noires ne les rend que plus coûteuses, plus capricieuses dit-on.
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araucariaaraucaria   03 mars 2018
L'aubergiste dans la cour examine les gendarmes, les chevaux, et Babe enfin - mais d'un regard agacé, comme si elle ne méritait pas d'être ainsi soupesée par un honnête homme.
- Et elle? demande-t-il. Que voulez-vous pour cette fille?
Jean et Guillaume ne répondent pas. Gendarmes ou non, ils ont vaguement peur de déplaire à ce gaillard qui, si ça lui chante, peut parfaitement les envoyer au diable sous prétexte que ses chambres sont toutes occupées. Il faudrait alors traîner Babe à travers les ruelles à la recherche d'une grange, d'une bergerie, risquer qu'elle tombe encore et passe cette fois pour de bon sous les sabots.
L'aubergiste balance sa lanterne, les ombres des chevaux grandissent démesurément sur le mur de l'autre côté de la poterne :
- Il y a des chaînes et des anneaux dans l'écurie. Les chaînes sont préférables à tout, messieurs : une nuit bien tranquille, quel est le prisonnier qui ne viendra pas à bout d'une corde en la rongeant? Les femmes encore jeunes ont des dents qui valent bien les nôtres.
- Elle couchera dans notre chambre, décide Guillaume.
- Elle mangera avec nous autres, dit Jean.
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araucariaaraucaria   08 mars 2018
Quand la petite fille aux bras chargés de cierges s'avance dans la nef de la cathédrale, l'organiste à sa tribune joue la Toccata de la 5e symphonie de Widor.
Il la joue pour elle toute seule, il la joue chaque fois qu'elle vient garnir les chandeliers de l'autel et des chapelles latérales. Alors la petite, c'est invariable, se tourne vers lui. Sans le voir, car il se déchaîne à ce moment-là sur son clavier, elle lui adresse un salut de la tête. Lui, il s'est bricolé tout un jeu de miroirs pour pouvoir la regarder.
Il ne sait pas qui elle est.
Il l'appelle la-petite-fille-tout-court, ou la-petite-fille-du-vendredi puisque c'est ce jour-là qu'elle est chargée de remplacer les cierges usés.
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araucariaaraucaria   02 mars 2018
Barbe Ozouf aimait trop la beauté pour supporter longtemps le prénom qu'on lui avait infligé : à huit ans, elle en fit sauter le r et on la connut désormais sous le nom de Babe. Habitant une région proche des îles anglo-normandes, la Hague, certains prononçaient Babe à l'anglaise, comme un diminutif de baby.
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araucariaaraucaria   10 mars 2018
Une nuit de 1893, Babe Ozouf alluma un grand feu sur une haute falaise dominant la mer. Elle provoqua ainsi le naufrage du trois-mâts allemand Altenbrüch. Conduite à la prison de Saint-Lô, elle fut jugée et condamnée à mort. Mais avant d'être exécutée, elle mit au monde une petite fille qui fut confiée à des religieuses de Bayeux. Babe Ozouf lui avait donné le nom de Catherine...
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Videos de Didier Decoin (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Didier Decoin
http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 77 de l'émission Dialogues littéraires d'avril 2017, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : Pierre Adrian pour "Des âmes simples" (Équateurs), Didier Decoin pour "Le bureau des jardins et des étangs" (Stock), puis la chronique du rayon Littérature étrangère par Delphine. Présentation : Élise le Fourn. Interviews par Laurence Bellon et Élise le Fourn.
Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues
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