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EAN : 9782021404418
240 pages
Éditeur : Seuil (14/08/2019)

Note moyenne : 2.57/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Jean, un écrivain âgé, vit retiré dans un ancien couvent, pas très loin de Paris. Un soir, revenu par le train, il s'arrête dans le bar PMU du village. Pour boire un verre. Pour être seul au milieu des autres. La vision d'une jeune femme blonde, chanteuse d'un groupe amateur, va réveiller le passé.

C'était en 1976. Le jeune romancier est alors en résidence d'écriture aux États-Unis et cherche à s'encanailler. Dans le couloir d'un bar, il croise Platin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
BillDOE
  28 septembre 2019
Jean est un vieil écrivain. Il entre un soir dans un PMU où un groupe de rock se produit. Lorsqu'il voit la chanteuse, c'est le choc. Il se remémore une autre chanteuse rencontrée en 1976, alors qu'il est en résidence d'écriture aux Etats Unis. Elle s'appelle Platine. Elle se produit dans un bar du New York underground. de cette aventure il en tirera un livre, le prix Goncourt et un film.
Julien Decoin raconte comment à l'aube d'une vie, il est possible de ressusciter tout un épisode que la mémoire a pris soin d'enterrer sous une avalanche de souvenirs inutiles. Comme un électrochoc miraculeux, un concours de circonstances hasardeuses, la vie va offrir à Jean l'opportunité de ressusciter la féérie de cette rencontre avec la chanteuse blonde, pulpeuse et déjantée. Platines est Nico, chanteuse, mannequin, actrice, celle qui aura un enfant avec Alain Delon et chantera les chansons des membres du Velvet Underground ou de Bob Dylan. C'est l'époque de la beat génération, de Ginsberg et de Burroughs. le fantôme de Kerouac est encore « sur la route ».
L'écriture soutenue de l'auteur propulse le lecteur dans une course folle et haletante. A aucun moment l'ennui n'a sa place car il n'y a aucun intervalle pour souffler. L'histoire avance au pas de course. Heureusement, car le prétexte pour en faire un livre est léger. le roman de Julien Decoin ne tient qu'à un fil pour ne pas tomber sur la pile des livres que l'on oublie vite ou que l'on regrette d'avoir ouvert. S'il n'y avait pas le thème du souvenir de ces rencontres heureuses dont on regrette qu'elles se soient achevées un jour, il ne resterait qu'une couverture aguicheuse.
On comprend la nostalgie de Jean, qui a connu l'époque où le mot Liberté avait un sens et où se défoncer avec du LSD ou un simple joint autorisait l'accès au paradis sans avoir à demander la permission à St Pierre. Epoque bénite où la création artistique ne s'imposait aucune limite, cassait tous les codes des académies poussiéreuses et s'essuyait les pieds sur la bienséance.
Le roman de Julien Decoin, à part pleurer sur un passé révolu, n'ouvre pas la voie à une originalité débordante. Il se contente de s'apitoyer sur des choses qui sont mortes. Néanmoins, la plume aérienne et vivace de l'auteur nous emporte et fait de cette lecture un très agréable moment entre voyage onirique et poésie.
Merci à masse critique babelio, aux éditions du Seuil et son service marketing pour le gentil mot qui accompagnait le livre, pour cette jolie évasion, une histoire que l'on aimerait faire sienne écrite avec un talent certain.
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Bazart
  19 novembre 2019
Les années 70, le rock, le punk, studio 54 les années Palace,
l'histoire d'une jeune chanteuse punk qui rencontre un vieil écrivain...tous ces ingrédients pourraient faire un bon roman, sauf que là ca coince pas mal, l'ensemble sonne un peu artificiel, et branchouille et on sort de cette lecture tres mitigé....
Un mélange de Didier Decoin ( le papa de l'auteur) de Modiano, de Tournier si on sait lire entre les lignes
flash back seventies à gogo, aller retours entre Saint Germain et Manhattan ambiance triste et punk 2019...ni bien ni mal juste ennuyeux, enfin boring si vous préférez...
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jcvetil
  24 mai 2020
"Platines" de Julien Decoin paru en septembre 2019, est son troisième roman.
Jean, le personnage central du livre, est un ancien écrivain, lauréat du prix Goncourt en 1978. Il vit aujourd'hui reclus dans un ancien couvent.
Alors qu'il descend un soir par le train, il rentre dans un PMU près de la gare afin de boire un verre. Alors qu'il est au comptoire, il découvre un groupe de rock amateur qui se produit dans l'établissement. Il va faire connaissance avec la chanteuse, blonde.
Il va sympathiser avec elle et va l'inviter chez lui alors qu'il ne reçoit plus personne.
Cette jeune fille, Marie, va lui rappeler une autre fille blonde : Platine. Une chanteuse qu'il a connu dans les années 70. Cette rencontre va inspirer Jean à écrire un roman. Il en décrochera le Goncourt. Jean va t'il revivre les mêmes sensations qu'à l'époque malgré une grande diffèrence d'âge ?
Ce roman de Julien Decoin est à la frontière entre le rock et la littérature. Il est divisée en 3 parties. Celle que Jean a vécu artistiquement.
Le personnage de Platine n'est pas sans rappelé celui de l'extravagante Debbie Harry, belle chanteuse blonde du groupe américain Blondie.
Même si l'histoire peut paraître un peu convenue, cette histoire va forcément ravir les adeptes de musique et de belle histoire littéraire.
Pour ma part, j'ai passé un beau moment de littérature. Un roman à lire dans cette période un peu compliquée.

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AnneNY
  30 septembre 2019
Je suis sortie de cette lecture assez mitigée. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé mais je ne peux pas dire que j'ai été emballée.
Jean a aimé Platine il nous le répète à chaque page mais je n'ai pas ressenti la folle passion entre eux. J'avais plus le sentiment de voir une rock star s'amuser avec un petit frenchie. Lui c'est sûr il l'a aimé, mais elle ?? Les descriptions de « leur vie à deux » étaient un peu tristes et sans grand intérêt. Concernant le lien entre Jean et la jeune demoiselle M là non plus, rien de très stimulant. En gros il ne se passe rien.
Que ça soit dans les souvenirs avec Platine ou que ça soit dans le présent ave M. je n'ai pas perçu l'évolution des sentiments entre ces personnages, je n'ai pas ressenti les liens, la passion qui pouvaient se nouer entre eux.
Concernant la construction du roman c'était bien parti, 1 paragraphe le passé, un paragraphe le présent, mais je n'ai pas aimé la 2ème partie du roman sur la réalisation du film. Je n'ai pas été emballée là aussi il ne se passe rien.
NY, les années 70, le CBGB, le rock punk, Warhol, tout était réuni pour que j'aime l'univers de ce roman mais au final je suis passé à côté ….
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manonlitaussi
  25 septembre 2019
Ce livre avait a priori tout pour me plaire un écrivain en résidence à New York qui écrit sur une chanteuse devenu icône rock'n roll  la fin des années 1970. Il reçoit un goncourt pour ce livre qui sera adapté au cinéma.
La magie n'a pas opérée. Les phrases étaient trop saccadées, ce qui m'a donné une impression d'histoire décousue, ne m'a pas accroché aux personnages. Les dialogues étaient secs, brefs, les phrases encore trop courtes comme balancées. le rythme correspond pourtant à l'esprit même du livre. C'est rapide, ca file à toute allure mais pour ma part, j'ai eu l'impression de m'accrocher à un cheval au galop. le style était maitrisé et correspondait à l'histoire mais je n'ai pas pu apprécier
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
LucilliusLucillius   16 octobre 2019
Platine rit et rougit. C'est la plus jolie chose qu'on ait faite pour elle par amour. La plus enfantine, la plus ridicule, la plus naïve et donc la plus jolie. On l'a soûler, on l(a droguée, on l'a attachée, on l'a forcée, on l'a trompée, on l'a battue, on l'a presque tuée par amour, mais ça, non, jamais. On ne l'a jamais embrassée par amour.
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rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2019
Elle porte une robe courte qui dévoile ses cuisses nues. Des bottines noires qui s’arrêtent aux chevilles. Des seins bombés, collés l’un à l’autre. Ils ne sont pas comme ça d’habitude. Pas autant. Elle mâche un chewing-gum et c’est peut-être ce qui la rend vulgaire, ou ce rouge à lèvres outrancier, ou ce noir sur les yeux, ou son assurance. Elle est blonde et elle boit une bière à la bouteille.
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rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2019
Quand on est seul on n’a besoin que d’une seule table pour travailler, pour manger, pour boire. Elle ne sait pas pourquoi, c’est le vin, peut-être, elle l’imagine avec quelques années de moins à prendre des groupies sur cette table. Quand on est connu, se dit-elle, on doit baiser sur les tables. Plus que quand on n’est personne. Elle a déjà baisé sur une table, elle n’est personne. Ça devient gênant de l’imaginer pantalon baissé, elle fait diversion avec du concret et essaie de glaner quelques informations sur sa vie. On ne sait pas grand-chose de lui en ville. Juste qu’il est riche, célèbre, et acariâtre. Personne ne le voit jamais, d’aucuns pensent qu’il est retourné là-bas, à New York. Comme on ne sait pas, on se contente de ressasser le passé et ses histoires.
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rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2019
Il doit trouver quelques périphrases malignes pour se faire comprendre : devenir une canaille, s’y perdre et s’y frotter, s’aventurer un court instant, avec toujours, toujours, cette idée de définitif et d’irréversible. Sans retour. C’est à petit feu, c’est lent, ça dure une vie si on s’y prend bien. La jeune fille ne saisit pas toutes les nuances mais le nouveau bar dont tout le monde parle lui apparaît comme suffisamment canaille pour cet auteur à la française – en français dans sa bouche et avec son accent, il faut y entendre quelque chose de Sartre, petit rat littéraire germanopratin pas franchement sexy. Ça l’amuse même, l’insolente, de l’embarquer là-dedans, qu’il en ait pour son argent et qu’il découvre son rêve américain des bas-fonds de Manhattan.
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LucilliusLucillius   11 octobre 2019
Alors Jean balance leurs instruments dans leur bagnole et leur dit d'aller se faire foutre. C'est là qu'il les traite de branleurs. La pire insulte pour lui qui ne supporte pas l'idée de "se branler", c'est-à-dire ne rien faire sauf se donner du plaisir.
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Videos de Julien Decoin (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julien Decoin
Jean, un écrivain âgé, vit retiré dans un ancien couvent, pas très loin de Paris. Un soir, revenu par le train, il s'arrête dans le bar PMU du village. Pour boire un verre. Pour être seul au milieu des autres. La vision d'une jeune femme blonde, chanteuse d'un groupe amateur, va réveiller le passé.
C'était en 1976. le jeune romancier est alors en résidence d'écriture aux États-Unis et cherche à s'encanailler. Dans le couloir d'un bar, il croise Platine, rock star déjantée du New York underground. de cette furtive rencontre, il tire un livre qui paraît en 1978 et remporte le prix Goncourt. Quelques mois plus tard, elle accepte, contre toute attente, de jouer son propre rôle dans l'adaptation du roman qu'il doit réaliser lui-même. C'est le début de leur aventure, mais il demeure le petit « Frenchie » dans les vertiges de Manhattan. Et les histoires d'amour ont souvent une fin. Celle-ci le fracassera.
Accepter de voir Marie, la jeune chanteuse sans grand talent, à la même blondeur platinée, c'est courir le risque de remuer des souvenirs douloureux dont l'isolement est censé le protéger. C'est aussi s'ouvrir une chance : celle d'écrire à nouveau.
Sur un rythme soutenu, et inspiré par le personnage extravagant de Debbie Harry, du groupe Blondie, Julien Decoin signe un roman à la fois nostalgique et extrêmement contemporain, dans un esprit punk et romantique.
Julien Decoin travaille dans le cinéma comme assistant réalisateur. En 2018, il a réalisé son premier court-métrage, L'autostoppeuse. Platines est son troisième roman, après Un truc sauvage (2014) et Soudain le large (2017).
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