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Élisabeth Peellaert (Traducteur)
EAN : 9782259213806
312 pages
Plon (17/03/2011)
3.11/5   248 notes
Résumé :

Adam et Cynthia ont tout pour eux. Mariés à la sortie de la fac, ils forment un couple parfait auquel rien ne résiste. Deux magnifiques enfants et une brillante carrière dans la finance plus tard, leur beauté, leur provocante jeunesse et leur insolente réussite sont toujours inaltérées. Le monde autour n'existe pas, ou bien par le frisson du danger qu'il procure, mais leur noyau demeure, irréductible et indestr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
3,11

sur 248 notes

MELANYA
  02 février 2022
L'écrivain américain, Jonathan Dee, avec « Les privilèges », son cinquième roman, le premier à être publié en France, a reçu le prix Scott Fitzgerald et a été finaliste du prix Pulitzer. D'autres ont suivi : voir sa bibliographie.
« le mariage ! le premier d'une génération ; les futurs époux ont tout juste vingt-deux ans, ce qui est jeune pour l'époque. Leurs amis, pour la plupart, ont pris l'avion et sont arrivés hier. »
Ainsi débute ce livre : avec un mariage : quelle affaire…. Mais je ne fais que plaisanter car dans une vie, c'est un engagement (normalement à long terme : pour la vie, jusqu'à ce que la vie nous sépare…etc).
Ici, il s'agit de Cynthia et Adam Morey, jeunes, amoureux, qui se marient et ont rapidement deux enfants et qui, de plus, deviennent très riches. : un privilège pas donné à tout le monde. Il y a aussi New York, cette grosse pomme où ils vivent.
On suit leur parcours, leur évolution sur plusieurs années – une évolution presque sans problèmes. Ils sont riches, certes, mais pas des « m'as-tu-vu ? ». Leur argent sert à les protéger, eux et les leurs et ça va bien leur servir. de millionnaires ils passent à multi-millionnaires… ça paye d'investir en s'y prenant bien.
Concernant les émotions, gare, il faut s'en méfier.
Dès le premier chapitre, le ton est donné : c'est la chronique d'un couple programmé pour réussir : une vie facile qui devient rapidement brillante – des beaux enfants – des maisons – des amitiés – Adam brasse un argent invisible – il investit – un couple parfait dans un monde parfait (le leur).
Leur fils, Jonas, est un artiste (il joue dans un groupe de rock) - quelqu'un de bon et d'honnête qui ressent du dégoût pour le fric.
Quant à leur fille, April, elle se fait remarquer au point d'avoir un dossier de justice : « Deux heures avec les avocats ce matin, deux heures pour épuiser tous les moyens permettant de gommer le nom d'April des dossiers de justice et de la presse, autre sujet brûlant »
Amour, gloire et beauté ? de la décadence ou pas ? A voir.
Si voulez quelque chose de cynique, vous le trouverez à la fin.
Oui, mais mon ressenti dans tout cela ? Un ouvrage qui se lit car il est plutôt original et bien écrit. Par contre, il manque peut-être quelque chose (ce n'est que mon avis), un tout petit quelque chose : un brin d'humanité ? Pourtant, le couple a créé une fondation portant le prénom de Cynthia, ce qui en fait la première organisation caritative de la ville.
Ma conclusion est que Jonathan Dee a gagné avec « Les privilèges ».
Au fait, tout d'un coup, en voulant publier ma chronique (qui attendait comme d'habitude), j'ai pensé au livre de Tom Wolfe: « le bûcher des vanités » qui se passe lui aussi à New York.
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cicou45
  23 janvier 2012
Déception est le premier mot qui me vient à l'esprit en pensant à ce livre. J'avais lu de très bonnes critiques sur lui dans la presse littéraire, le classant parmi les vingt meilleures découvertes de l'année 2011 et je m'attendais donc moi aussi à une bonne surprise. Pourtant, ce que j'y ai trouvé, c'est plus de l'ennui qu'autre chose. Malgré de très bonnes citations et réflexions sur le sens de la vie, j'ai trouvé l'histoire assez plate et décousue.
Le lecteur découvre ici l'histoire de Cynthia et d'Adam, un couple a qui la vie a souri durant toute leur existence. Mariés très jeunes, ils ont eu deux enfants, Jonas et April, ont réussi à amasser une somme d'argent colossale qui leur à permis de donner à ces derniers la meilleurs éducation possible et de n'avoir à se priver de rien.
On suit donc le déroulement de leur vie, leurs ambitions toujours grandissantes, leur amour toujours aussi vivaces et l'on suit également les voies que leurs deux enfants, très différents l'un de l'autre, ont décidé d'emprunter.
April, qui a compris dès le début que l'argent ouvre toutes les portes, est bien décidée à en profiter, se rendant parfaitement compte qu'elle a grandi dans un monde de privilégiés. Quant à son frère, artiste dans l'âme et plus bohème, a décidé de rompre avec ce milieu mais à quel prix ?
Une réflexion sur l'argent et ce qu'il peut ou non nous apporter. Si je devais citer une citation bien connue et pour conclure sur cet ouvrage, je dirais simplement que "L'argent ne fait pas le bonheur mais qu'il y contribue beaucoup !"
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Reine
  28 septembre 2011
“Un mariage!” La première phrase donne le ton de ce roman qui raconte l'histoire d'un couple de new-yorkais ultra-riches. Dans la vie de Cynthia et Adam, les ratés n'existent pas. Certes, il fait une chaleur accablante à Pittsburgh. Les demoiselles d'honneur sont en nage. Les invités s'évanouissent sur les bancs de l'église. Eh bien, cela contribue à faire de leur mariage un événement mémorable. Ainsi pense Cynthia. A peine marié, le couple retourne à New York. Adam fait carrière dans la finance et Cynthia décore leur appartement. L'argent coule à flots. Rien ne s'oppose à leurs envies. Pas la loi, qu'ils n'hésitent pas à bafouer, confiants de ne pas se faire prendre. Pas même leurs enfants, April et Jonas, qui n'ont pas le pouvoir de les décevoir. Dans cette société où l'argent et l'apparence sont tout, Adam et Cynthia sont les plus jeunes, les plus beaux, les plus prometteurs. On les envie d'abord un petit peu. Et puis, au fil des pages, l'absurdité de leur vie apparaît. Parce que tout leur sourit et que rien ne les touche, Adam et Cynthia se déshumanisent. On étouffe dans cette famille conçue comme une forteresse, qui ne s'embarrasse des autres que pour se faire valoir ou faire la fête. On déteste ce monde où tout s'achète, même une femme qui veille son compagnon à l'article de la mort. On guette le moment où la machine à succès va s'enrayer. le point de rupture n'arrive jamais.
Je n'aurais pas spontanément choisi de lire ce roman qui est au programme de mon club de lecture. Les plongées dans le monde de l'argent et de l'apparence ne m'attirent pas en général. Cependant, j'ai lu Les privilèges d'une traite. Si April et Jonas ont le profil des héros de “Gossip girl,” Cynthia et Adam sont des personnages atypiques, loin des caricatures. Ils s'aiment, ils ont conscience de leur supériorité et ils pourraient se suffire à eux-mêmes, mais non. Ils choisissent de se lancer dans une absurde course à l'argent. Très vite, ils ont tout, sans avoir le temps de ne rien désirer : un appartement immense, une maison de campagne luxueuse, des vacances de rêve... Leur réussite ne doit faire aucun doute. Comme si le regard des autres - dont ils n'ont que faire - leur était néanmoins nécessaire pour exister. La démonstration en quatre volets est implacable. le couple devient peu à peu le jouet de cette société factice qu'il croit dominer, allant jusqu'à lui sacrifier ses propres enfants sans en avoir conscience. Il manque une âme à ce roman, comme à ses personnages, mais force est de reconnaître que Jonathan Dee a réussi son coup et écrit un très bon livre.
A lire, dans la même veine, "La belle vie" de Jay MacInerney et "Le bûcher des vanités" de Tom Wolfe.
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KRISS45
  14 août 2015
Non, je n'ai décidément rien à dire sur ce roman qui, à aucun moment, n'a suscité mon intérêt. A priori, je n'ai rien contre la réussite sociale et les privilèges des riches américains ou autres, surtout quand leur fortune leur permet de financer des fondations mais je me suis terriblement ennuyée en compagnie de la famille peinte par Jonathan Dee. Leurs enfants choyés et protégés dans leur jeunesse laissaient espérer quelque originalité mais il n'en fut rien.
Ce milieu assez occulte et qui véhicule bien des clichés aurait pu donner à l'auteur l'occasion d'une bonne étude de caractères mais cela semble au-delà de ses capacités tant ses personnages sont fades et imprécis.
Expliquez moi quel but poursuit Jonathan Dee en écrivant ?
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isathomasgutt
  21 mai 2012
Impossible de ne pas faire la comparaison avec "Freedom" de Jonathan Franzen, tant à travers ces deux livres, leur auteur respectif s'attache à faire la radiographie de la société américaine du début de ce siècle à travers le prisme de la famille.
J'aime beaucoup le talent des auteurs américains à raconter des histoires, dans une langue fluide et simple, mais qui recèle beaucoup d'ironie et qui accroche, dès les premières lignes. On pénètre un univers très visuel, quasi cinématographique, fait de descriptions minutieuses mais jamais ennuyeuses des attitudes des personnages.
Le livre s'ouvre sur le mariage des héros, Adam et Cynthia, âgés alors de 22 ans, et parcoure 25 ans de leur vie. L'ascencion sociale, l'ambition sont les maîtres-mots de ce couple qui part de rien et qui réussira de manière aussi fulgurante que naturelle, comme s'ils y avaient toujours cru et qu'il ne pouvait en être autrement.
C'est d'ailleurs ce qui frappe, dans cette vie de couple, la confiance et la foi inébranlables qu'éprouvent Adam et Cynthia l'un pour l'autre. C'est pour l'autre, par l'autre et grâce à l'autre qu'ils se réalisent. Sans l'un, l'autre n'est rien, ils en sont parfaitement conscients et le cultivent jalousement.
L'argent, amassé tant et plus, n'est pas un objectif en soi mais une manière d'y arriver: avoir de l'argent, c'est acquérir la sécurité. Pourtant, c'est aussi source de dérives, et cet aspect excessif est parfaitement incarné par le personnage de la fille d'Adam et Cynthia, April, qui semble tout droit sortie d'un épisode de "Gosspi Girl". Elle est la seule à avoir ce rapport décomplexé et déculpabilisé à l'argent qui lui fait dire, à son frère, Jonas, que ne pas ne pas profiter des privilèges que la vie leur offre "n'est pas noble, c'est juste de la pose".
Dans cet aveuglement à tout ce qui ne fait pas partie de leur monde, reste un socle indestructible: la famille, en son noyau dur, ultime repaire dans lequel la protection s'offre de manière inconditionnelle.
Il faut le déguster, ce livre, et apprécier tout le cocasse de certaines situations, comme lorsque Cynthia, alors jeune mère de famille un peu déboussolée et prise d'un profond ennui dans sa vie familiale, explique les règles du poker à ses enfants de 6 et 8 ans et les fait jouer avec de l'argent... Absolument jouissif!
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critiques presse (3)
Lexpress   30 novembre 2011
Avec ce quatrième roman brillant (mais le premier traduit en France), l'Américain Jonathan Dee saisit quelque chose de particulièrement juste de notre époque, sans pour autant jamais tomber dans la chronique sociale manichéenne.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs   07 juillet 2011
Entretien avec Jonathan Dee : "En brossant le portrait des Morey, je me suis attaché à toutes ces choses que Fitzgerald aurait pu voir et comprendre: le changement perpétuel, l'accélération du temps, la mentalité décadente des nouveaux riches américains. Tout ceci est assez intemporel et ne varie guère d'une époque à une autre."
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaPresse   01 juillet 2011
Un portrait pétrifiant d'une Amérique plus que jamais divisée en classes sociales, quoi qu'on en dise.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
fbalestasfbalestas   07 décembre 2017
Il vit que Barron’s recommandait vivement la vente sur des actions pharmaceutiques appelées Amity. Il jugeait depuis longtemps que Barron’s manquait tragiquement d’imagination et décida de s’amuser à leur donner tort. Il acheta dix mille actions, qu’il revendit une semaine plus tard avec une perte nette de quatre cent quatre-vingt mille dollars.
Cynthia ne savait rien de tout cela, et si elle l’avait su, son inquiétude aurait été disproportionnée parce qu’elle n’avait aucune idée de la quantité d’argent qu’Adam avait réussi à placer sur des comptes dont elle ignorait l’existence. Il ne voyait pas comment justifier un petit voyage à Anguilla en solo alors que les vacances de printemps commençaient dans moins d’un mois et il lui fallait donc ronger son frein et attendre. Il lança l’idée que ce serait peut-être leur dernier voyage. Il dit qu’il en avait fait le tour et qu’il avait envie d’explorer d’autres endroits, peut-être le Pacifique Sud. Elle le crut. Tout ce montage, se rappelait-il à lui-même, avait été réalisé pour elle, et il se trouvait qu’il avait fonctionné exactement comme il l’avait espéré : il l’avait vu enlisée et malheureuse, et il n’avait pas pu le supporter ; il s’était représenté la vie qu’il voulait leur offrir, mais elle ne se concrétisait pas assez vite et il avait fait ce qu’il fallait pour accélérer les choses, pour les conduire, intacts, en ce lieu sans limites qu’elle méritait et dont il avait toujours su qu’ils l’occuperaient. Ce n’était pas la richesse en soi. C’était une vie en grand, une vie plus vaste que nature. L’argent n’était qu’un simple instrument.
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cicou45cicou45   22 janvier 2012
"[...] son passé se présenta sous un aspect menaçant et, chose étonnante, impossible à éradiquer. On ne pouvait le défaire, il ne vous appartenait plus, et pourtant il demeurait toujours là. C'était une découverte. Il était tout aussi réel - plus réel, en fait [...] que le présent, mais, d'un autre côté, il restait inviolé, à l'intérieur d'une protection de verre, et même si vous vouliez vous en débarrasser, vous ne pouviez pas."
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mayflymayfly   18 novembre 2012
Il ne suffisait pas de croire en son avenir, il fallait s'emparer de son avenir, le hisser hors du fleuve du temps, et, ce faisant, on rompait avec les légions de béni-oui-oui tristes et pathétiques qui croyaient que le monde était leur patrimoine. Ce genre de foi docile dans la justice des choses n'était pas dans le tempérament d'Adam. Lui aussi, il donnerait tout pour ses enfants, risquerait tout pour eux. Il savait ce qu'il risquait. Mais tout ça n'était qu'une mise à l'épreuve. Les risques les plus nobles étaient les risques secrets. Fortuna favet fortibus.
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cicou45cicou45   20 janvier 2012
"[...] on ne pouvait pas se contenter de ne rien faire. Il ne suffisait pas de croire en son avenir, il fallait s'emparer de son avenir, le hisser hors du fleuve du temps, et, ce faisant, on rompait avec les légions de béni-oui-oui tristes et pathétiques qui croyaient que le monde était leur patrimoine."
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FRANGAFRANGA   31 janvier 2012
Tout de même, l'appartement de Colombus était si merveilleusement excentrique que Cynthia n'imaginait pas s'en lasser un jour : un duplex qui donnait directement sur le planétarium situé derrière le musée d'Histoire Naturelle. La nuit, la lumière bleue des sphères luisait à travers les murs de verre du planétarium, et du haut des baies vitrées au trentième étage, il semblait presque à Cynthia que leur maison regagnait la planète après un voyage dans l'espace. Les enfants disposaient de l'étage inférieur pour eux seuls ; il avait une entrée séparée, ce qui signifiait qu'elle suivait leurs allées et venues avec moins de précision qu'auparavant. Ils étaient trop âgés pour avoir l'envie ou le besoin qu'on les accompagne à l'école et leurs vies étaient si occupées, et pas seulement sur le plan social, qu'il n'était pas toujours possible de savoir quand exactement elle les verrait la prochaine fois. Pas plus qu'Adam d'ailleurs.
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