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EAN : 9782330132309
297 pages
Éditeur : Actes Sud (08/01/2020)
3.67/5   86 notes
Résumé :
Sans aucune attirance pour ce genre de pratique et par hasard convaincue par un ami, Hélène qui traverse avec son mari un passage très difficile, part pour onze jours s’enfermer dans le silence d’une méditation Vipassana. De cela, elle ne dit rien à personne. Elle laisse ses enfants, des jumeaux de 5 ans, en ayant auprès d’eux méticuleusement organisé son absence mais son mari Sébastien ne peut comprendre cet abandon qu’il interprète comme une trahison. Pendant 11 j... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
3,67

sur 86 notes

fanfanouche24
  13 janvier 2020
Un vaste roman incitant à la sagesse, à la connaissance de soi mêlant le
parcours d'un couple en crise, leurs doutes, leur vie commune remise en
question... comme une parabole de notre humanité éternellement
"belliqueuse" aux quatre coins de la planète...
Un faisceau d'analyses, de questionnements du personnage masculin,
Sébastien, journaliste à l'AFP sur l'actualité internationale au moment
des attentats des Twin Towers ...
Toujours très joyeuse de découvrir un nouveau roman de cet écrivain,
qui m'avait emporté d'enthousiasme avec "La grand-mère de Jade" ,
puis les "Brumes de l'apparence"...Il me reste dans mes réserves d'écureuil "La Nonne et le brigand"... et "La vie d'une autre"...
Ce roman met en scène un couple en pleine crise: Hélène, jeune mère de jumeaux de 5 ans, jeune femme originale , engluée dans une routine frustrante et un mari, Sébastien, journaliste à l'AFP, débordé de travail, devenu distant...
Après une scène plus violente, Hélène décide de partir dix jours, en pleine rentrée scolaire, sans expliquer sa destination, en dehors de cartes postales qu'elle adresse quotidiennement à ses enfants...
Sébastien, inévitablement, commence par se sentir perdu, imagine le pire: trahison, amant, double, vie, départ définitif ?
Pris par ses enfants et son travail dévorant de journaliste au moment des attentats du 11 septembre 2001... il enquête comme il peut, découvre dans l'ordinateur d'Hélène des écrits dérangeants. Femme au foyer, Hélène a une passion: l'écriture....dès qu'elle a un instant, elle écrit ... des billets parsèment les coins de l'appartement....
En réalité, aucun amant ou trahison de l'épouse : elle a senti la nécessité de partir faire une coupure radicale en entreprenant un stage de méditation... description détaillée de ces 10 journées animés d'exercices particuliers,[ qui me laissent perplexe, au simple fait de mon ignorance]...La narratrice, Hélène passe par tous les stades corporels imaginables; de douleurs insupportables à des états de bien-être, de sérénité... !
Des bienfaits réels induits par cette cure de silence et de retrait...pour cette jeune épouse-mère qui ne sait plus où elle se situe dans sa vie...
"Il est difficile d'imaginer soixante filles et femmes de tout âge, en situation de huis clos et en silence au XXIe siècle. C'est ce qu'aime Hélène dans ces jours étranges, cet espace de vie inconnu et l'extrême respect qui baigne cette aventure. Tout ressemble à un pensionnat avec ses dortoirs, ses règles assez strictes mais c'est le contraire d'une vie de régiment qui mènerait à une autorité punitive. Chacun s'est engagé et reste responsable de cet engagement. Pendant la méditation du début de l'après-midi, une fille court soudain vers la sortie comme si elle s'échappait. Hélène ne peut
s'empêcher de l'envier, de se dire que cette révolte, tous la portent en eux et n'osent pas la laisser déborder. le mal être des autres sécurise, normalise le désarroi de chacun. "(p. 90)
Le récit se déroule alternativement entre les narrations personnelles d'Hélène au fil de son stage de méditation et de Sébastien, dans son quotidien de père et son boulot de journaliste, en grande période de turbulences terroristes...
D'abondantes digressions sur l'actualité, l'assassinat du général Massoud, les enquêtes du reporter et documentariste , Christophe de Fonfilly [***de qui,par un curieux hasard, un reportage de 1998 était programmé hier sur LCP- AssembléeNationale ], les attentats du 11 septembre, celui de la rue de Rennes, en 1986, vécu par Hélène...
Un roman aux résonances universelles : sur nos comportements individuels aussi bien que collectifs...
"Chaque être contiendrait alors le poison et son antidote. L'autre ne serait pas à combattre frontalement, mais à atteindre en chacun, là où sa résonance est extrême. L'autre n'aurait pas la bonne ou la mauvaise solution, il ne serait pas la vérité ou le mal incarné. Il serait -la raison d'aimer- (...)
Voilà. C'est juste ça, se dit-elle. Chacun est dépecé par ses propres empêchements." (p. 336)
Ces dix journées de séparation, de coupure transformeront à jamais Sébastien et Hélène...Une reconstruction sera t-elle possible ?
Comme un roman d'apprentissage, rempli d'enseignements pour remettre à plat, faire évoluer nos propres comportements individuels afin d'être plus en harmonie avec nos semblables, participer ainsi à notre modeste mesure, à un monde moins "guerrier" !
Travail sur soi, philosophie de vie pour garder l' espoir d'un monde meilleur ? Utopie ? Tout -est-il possible ?
-" Pourquoi crois-tu au miracle ? me murmurait-il chaque soir.
- Parce que j'ai toujours vécu dans un monde où l'homme a marché sur la lune ! Je ne sais pas ce qu'est l'inaccessible. Je crois que le désir d'abord, puis le rêve et enfin le travail, sont à la base de tout projet, si fou soit-il ! Et surtout, il faut s'aimer.Fort, inconditionnellement ." (p. 383)
@Françoise Boucard@13 janvier 2020
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alexb27
  12 mai 2020
Ce roman est avant tout le récit d'une expérience : celle qu'Hélène va vivre en expérimentant le silence pendant 10 jours avec la méditation Vipassana. 10 jours loin de son mari Sébastien avec lequel elle s'est disputée violemment avant son départ, 10 jours sans ses jumeaux de 5 ans, 10 jours pour mieux se retrouver. Cet éloignement va être pour elle une révélation (pour moi aussi qui était plutôt sceptique sur le concept). Sa manière d'être, ses envies, sa perception de l'existence vont considérablement changer suite à cette introspection. Tandis qu'Hélène vit intensément ces bouleversements et cette découverte de soi, Sébastien, de son côté, doute, rage, se confronte à son rôle de père et à la violence du monde avec les attentats du 11 septembre 2001. En tant que journaliste, il en est le premier spectateur. Ces événements, cette séparation décidée unilatéralement par Hélène le fait se questionner sur leur relation, leur couple, leur amour, leur avenir... Avec Sankhara, Frédérique deghelt propose de sa plume limpide et gracieuse, un roman de l'intime d'une grande richesse, aux multiples facettes :  radioscopie d'un couple en déroute, portrait d'une écrivaine qui s'ignore,  intéressante réflexion sur la méditation et interrogations judicieuses et légitimes sur la géopolitique mondiale. Au final, un texte séduisant, qui sonne toujours juste. À découvrir donc 😀
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mumuboc
  10 août 2020
"C'est une lutte de se méfier de soi-même et de tout ce qui pousse à abandonner. (p123)"
Un roman repéré et voulu depuis sa sortie pour plusieurs raisons. J'aime la plume de Frédérique Deghelt que j'ai découvert il y a plusieurs années avec La grand-mère de Jade et puis avec Les brumes de l'apparence, deux romans que j'avais beaucoup aimés pour la sensibilité et les émotions qu'ils renfermaient. Mais ce qui m'avait attirée également avec Sankhara c'est le thème d'une retraite de méditation pour l'héroïne afin de trouver à la fois des réponses mais aussi se retrouver elle-même..... Pourquoi partir, abandonner son foyer sans explication sinon une lette annonçant son retour dans dix jours, comment se vit cette coupure pour chacun, homme et femme, dans le silence ou l'agitation, seule ou dans le monde et sa fureur
"Pourquoi essayais-je de plaire à tout le monde en voulant contenter chacun tout en étant si peu troublée de ne ressembler à personne. (p127)"
Dans ce roman à travers un couple, Hélène et Sébastien, deux mondes s'affrontent. Ils s'aiment mais ne se comprennent plus, ne se retrouvent plus, tellement unis mais tellement différents. Parents de jumeaux de 5 ans, elle se rêve écrivain et s'essaie à inventer des histoires mais n'allant pas au bout de sa démarche, lui est journaliste à l'AFP et, de par son job, est ancré dans la réalité. Elle dans l'imaginaire, lui dans le concret et c'est là le fond du roman : deux mondes s'affrontent, deux personnalités mais aussi deux temps : l'une est dans le temps ralenti, calme, en pleine communion avec la nature mais aussi son corps, l'autre vit dans la vitesse au gré du flux de l'actualité.
Comme on le dit souvent, qu'importe le but c'est le chemin parcouru qui est le plus important et c'est effectivement le cas dans ce roman. Chacun à sa manière va faire un travail sur soi, tenter de trouver ses failles, ce qui les oppose alors que leur rencontre était une évidence. L'action se situant en  Septembre 2001, le monde est également à la veille de vivre un cataclysme, d'autres guerres vont se mener, d'autres événements vont entrer en ligne de compte.
Partir sans explication après une dispute plus violente pour rejoindre un groupe de méditation, coupée du monde et vivant avec la règle du silence, se ressourcer et reprendre contact avec soi, avec la nature, c'est ce à quoi aspire Hélène. Faire le point, comprendre ce que son couple est devenu mais aussi ce qu'elle est et voudrait devenir  :
"Mais là soudainement, Hélène se dit qu'on ne peut combattre l'ombre de l'autre qu'en faisant grandir sa propre lumière. Jamais en lui reprochant sa part d'obscurité. (p196)"
Sébastien, lui  se bat pour maintenir son poste au sein de l'agence de presse et va devoir prendre en charge la rentrée des classes et le quotidien de deux enfants qu'habituellement Hélène gérait pratiquement seule, ne travaillant pas à l'extérieur mais entendant régulièrement les remarques de Sébastien que c'est lui qui travaille, lui qui fait vivre le foyer, lui qui ramène l'argent.....
Frédérique Deghelt revient sur dix jours qui vont changer leurs vies, non seulement leurs vies mais aussi le contexte de celles-ci. Avec précision, justesse, l'auteure se glisse dans ses personnages les laissant nous exposer les turpitudes auxquelles ils devront faire face mais en prenant également la parole pour nous décrire les situations, sensations ou pensées dans lesquelles ils se débattent.
"Des noeuds commencent à se former au plus profond de nous-même. Les sankharas. Ce sont ces sankharas, perceptions physiques inconscientes, qui sont engrammés dans le corps et nous rendent heureux ou malheureux. (p157)"
Il y a beaucoup d'analyse du comportement psychologique humain et à la manière de Goenka, le professeur birman de méditation, l'auteure se penche sur les comportements de chacun, les réflexes et les méthodes pour arriver à trouver le juste équilibre, l'équanimité tant recherchée. J'ai trouvé la démarche finement restituée, étudiant toutes les circonvolutions du cerveau, de son processus de défense et de résistance.
Frédérique Deghelt coiffe dans la dernière partie sa casquette de journaliste qu'elle a été pour revenir sur l'effondrement des Twins Towers, les signes avant-coureurs du 11 Septembre, les implications politique et méandres du fonctionnement des médias. Elle fait preuve d'une bonne connaissance de l'humain et de son mental,  ses réactions et comportements. Pour qui s'intéresse à ce domaine il trouvera dans ces réflexions et progression matière à se retrouver, à réfléchir et à se reconnaître parfois comme je l'ai fait.
"-Non c'est parce que dans ma tête je m'appelle Alex. Ahmed, c'est le passé de mes parents. Une terre que je connais comme un touriste, sur laquelle je suis un étranger. Mais moi, ça je le sais. Ceux que tu verras dans les cafés, ils n'y ont jamais mis les pieds au bled. Il ne savent pas ce que ça signifie vivre là-bas. Ils croient qu'ils pourront continuer à porter des Nike, à avoir des téléphones portables à mille euros en trafiquant, bref à être les rois du monde tout en gagnant le droit d'être de vrais et bons musulmans. Ils veulent Allah et le capitalisme en crachant sur le capitalisme et sans donner leur vie à Allah. Ils sont nés au pays de la culture mais ils sont ignorants ! (p310)"
J'ai beaucoup aimé la construction (chaque chapitre est un jour de retraite, Hélène et Sébastien prenant tour à tour la parole) mais aussi l'écriture, fluide, douce et plus énergique quand il s'agissait de Sébastien, qui déroule avec parfois une pointe d'ironie ou de gravité le scénario d'une thérapie différente pour chacun des protagonistes soit dans le silence et "l'inaction" apparente, soit dans l'avalanche des informations et du flux qu'elles entraînent à un moment charnière du monde.
Un roman d'une époque où les attentes divergent mais où la profondeur psychologique et comportementale prend toute sa place. Frédérique Deghelt installe deux séismes : l'un conjugal l'autre mondial mais chacun, à son niveau, remettra tout en question.
Lien : https://mumudanslebocage.wor..
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Bazart
  09 février 2020
Héléne, une femme qui ne s'entend plus avec Sebastien, son mari, décide de tout quitter pendant dix jours pour partir méditer pendant dix jours.
Elle abandonne ainsi sans crier gare Sebastien, ainsi que ses jumeaux de cinq ans, alors qu'on est juste à la rentrée scolaire et surtout qu'on est en 2001, quelques jours avant l'écroulement des Twin Towers, et l'écroulement également d'un certain monde occidental..
Journaliste à l'AFP, Sebastien devra faire face à cet abandon conjuagal et en même temps cette déflagradation historique, deux événements qu'il prendra de plein fouet entre incompréhension et rage plus ou moins contenue.
Frederique Deghelt dont on a dit souvent à quel point on aime beaucoup la plume et la musicalité alterne les points de vue d'Hélène et Sébastien pour aborder des questionnements qui datent peut être d'il y a 20 ans mais qui sont toujours cruellement d'actualité tant ce besoin de méditer et de revenir sur soi quand la vie semble se dérober à nous et filer entre nos doigts est toujours aussi prégnants.
Loin des clichés sur la méditation, Frédérique Deghelt cherche surtout dans Sankhara à sonder les questionnements intérieurs, de toucher du doigt ce moment où notre vie personnelle semble conditionnée par l'état du monde et que l'introspection nécessaire par avant tout par une re connexion à soi même.
" Puis au pied des Twin Towers, levant la tête vers leur sommet, Sebastien avait été très impressionné. C'était une sorte de vertige insensé. En les fixant, il perdait l'équilibre et les tours elle même semblaient vaciller."
Et c'est toute la force de ce beau roman de Frédérique Deghelt d'épouser avec intensité et force un propos qui parle à tout le monde, et de donner la parole aux deux protagonistes d'un couple avec des aspirations et des cheminements divergents .
A la fois simple dans ses thématiques et profond dans les réponses qu'il apporte, ce roman, d'une belle fluidité est une valeur sure de cette rentrée littéraire de début 2020.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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SophieWag
  20 novembre 2020
Septembre 2001 Hélène ne sait plus où elle en est de sa relation avec le père de ses jumeaux, elle part pour une retraite de méditation de 10 jours, pendant lesquels elle ne pourra ni appeler ni être jointe. Elle a tout prévu, les enfants recevront une lettre par jour, postée par une amie. Mais elle n'a pas dit à Sébastien où elle allait, juste qu'elle serait injoignable pendant 10 jours. Tour à tour, Hélène et Sébastien prennent la parole, chaque chapitre étant un jour de retraite avec la vision alternée de ces deux êtres qui vivent des choses totalement différentes.
J'aime beaucoup l'écriture douce de Frédérique Deghelt que j'avais déjà appréciée dans La vie d'une autre. Dans ce roman, on découvre en plus la quête spirituelle de l'autrice ainsi que ses réflexions intimes car il faut avoir vécu soi-même cette expérience pour la livrer. J'ai adoré ce livre. Et Frédérique Deghelt passe en tête de mes "auteur.e.s" préféré.e.s!
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Citations et extraits (119) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   06 janvier 2020
Il est difficile d'imaginer soixante filles et femmes de tout âge, en situation de huis clos et en silence au XXIe siècle. C'est ce qu'aime Hélène dans ces jours étranges, cet espace de vie inconnu et l'extrême respect qui baigne cette aventure. Tout ressemble à un pensionnat avec ses dortoirs, ses règles assez strictes mais c'est le contraire d'une vie de régiment qui mènerait à une autorité punitive. Chacun s'est engagé et reste responsable de cet engagement. Pendant la méditation du début de l'après-midi, une fille court soudain vers la sortie comme si elle s'échappait. Hélène ne peut s'empêcher de l'envier, de se dire que cette révolte, tous la portent en eux et n'osent pas la laisser déborder. Le mal être des autres sécurise, normalise le désarroi de chacun. (p. 90)
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fanfanouche24fanfanouche24   09 janvier 2020
C'est là sans doute, entre zéro et cinq ans que toutes les histoires s'élaborent. Je construisais en osmose avec ce lieu magique. les adultes qui m'entouraient n'étaient que douceur et bienveillance. Je les faisais rire. Ils m'aimaient et cet amour faisait grandir la certitude d'avoir une place qui fut mienne, d'être accueillie. Ce n'est que plus tard que j'ai compris que partout où j'irais, il faudrait toujours recommencer pour avoir le droit d'être là...( p. 79)
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fanfanouche24fanfanouche24   09 janvier 2020
Ma vie est parsemée d'écrits abandonnés dans de jolis cahiers que j'oublie et qui révèlent, quand je les retrouve, une toute autre version de mon vécu, parfois à l'opposé de mes souvenirs si bien que ma mémoire me fait l'effet d'une sorcière qui saupoudrerait mon cerveau de philtres divers pour transcender l'oubli ou travestir le réel. (p. 68)
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fanfanouche24fanfanouche24   13 janvier 2020
- Pourquoi crois-tu au miracle ? me murmurait-il chaque soir.
- Parce que j'ai toujours vécu dans un monde où l'homme a marché sur la lune ! Je ne sais pas ce qu'est l'inaccessible. Je crois que le désir d'abord, puis le rêve et enfin le travail, sont à la base de tout projet, si fou soit-il ! Et surtout, il faut s'aimer. Fort, inconditionnellement . (p. 383)
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CarosandCarosand   04 mars 2020
Si l'éternité existe et qu'elle n'est pas remplie de livres alors elle ne sert à rien pense-t-elle brusquement en regardant les arbres. Elle voit les mots de ses pensées s'afficher comme des bulles de savon qui se glissent entre les poussières et le silence doré du matin. Cette nuit, elle a fait un rêve étrange. Elle ouvrait des livres, mais elle ne comprenait pas ce qui était écrit. Au début elle a cru que ce n'était pas dans sa langue mais aucun livre, aucune langue ne lui était familière. Pire, elle reconnaissait les mots, mais ne savait plus ce qu'ils voulaient dire. Elle s'est éveillée en larmes... Pourtant lire ne lui manque pas. Elle devine que ce qui est gravé dans le silence reste à écrire.
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Vidéo de Frédérique Deghelt
Frédérique Deghelt présente son livre Sankhara, paru aux Editions Actes Sud. Elle est interrogée par Céline de la librairie Murmure des mots à Brignais.
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