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ISBN : 2809810036
Éditeur : L'Archipel (20/02/2013)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 90 notes)
Résumé :
1944, Auschwitz : le commandant du camp organise un jeu sadique et démoniaque avec dix déportés : il leur donne une nuit pour désigner lequel d’entre eux devra mourir le lendemain.

Pourquoi ? Trois prisonniers se sont évadés, et ceux qui restent doivent payer.
Quelle sera leur réponse face à cette cruauté poussée à l’extrême
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
belette2911
  15 décembre 2012
Si je devais tirer une conclusion de ce roman, je dirais que "L'union fait la force", comme la devise nationale de la Belgique ("Eendracht maakt macht" en néerlandais dans le texte) et certains, dans mon petit pays, feraient bien de se mettre à méditer dessus !
Ou de lire ce roman, tout simplement, ils comprendraient peut-être... *intense réflexion* Non, ils ne comprendraient pas...
Ce roman, c'est un huis-clos et une belle leçon de vie.
Les huis-clos, lorsqu'ils sont bien écrit, possèdent ce sentiment oppressant que j'apprécie très fort.
Habituellement, mes huis-clos sont policiers ou appartiennent à la fantasy. Là, c'était un tout autre genre, bien plus oppressant que les précédents.
Pourquoi ? Parce que nous sommes dans un camp de la mort...
Et que se passe-t-il quand trois prisonniers s'échappent du camp d'Auschwitz ? Et bien, ça fou en rogne les allemands !
Et que font-ils ?
Oh, il y a un SS qui choisit dix prisonniers, au hasard, et hop, au Bloc 11 durant trois jours ! Généralement, de ce trou à rat, on n'en ressort que mort...
Las, lorsque les dix prisonniers ressortent, vivants mais mal en point, c'est pour se retrouver alignés devant un mur pour être fusillés. Et c'est là que le commandant, se sentant pousser une envie de sadisme pur, décide de suspendre l'exécution.
Du sadisme alors qu'il suspend l'exécution ? Oh que oui !
Enfermé durant quelques heures (une soirée et la nuit), les prisonniers vont devoir choisir lequel d'entre eux sera fusillé demain matin. Un pour en sauver dix. Mais lequel ?
On pourrait croire que le choix sera vite fait, surtout quand il y a parmi eux un kapo et son assistant salaud, mais c'est sans compter sur le talent de l'auteur, les nombreux retournements de situation, le fait que personne n'est tout noir ou tout blanc et sans oublier le sadisme du commandant...
Ayant commencé une partie d'échec avec son fils et comparant ce qui se déroule dans le Bloc 11 à cette partie d'échec, le machiavélique commandant enlève quelques prisonniers pour les remplacer par d'autres.
Et rien ne tournera comme les prisonniers l'auraient aimé...
C'est un livre oppressant dans le sens où on ne sait pas ce qu'il va se passer au prochain chapitre et que la situation peut vite changer, les chapitres s'alternant pour nous fournir deux points de vue : d'une part celui des prisonniers s'entre-déchirant pour savoir lequel d'entre eux sera sacrifié et d'autre part, celui du commandant vicieux.
Ce que j'ai apprécié aussi, c'est que la vie dans le camp soit décrite de manière crue, mais sans voyeurisme.
Bien que j'ai désigné quelques noms de prisonniers qui, à mon sens, méritaient de mourir, je me suis vite rendue compte que ceux qui paraissaient "mauvais" ne l'étaient pas toujours par méchanceté pure, mais bien souvent dans le but de protéger leur baraquement de la violence des SS.
Quant à ceux qui avaient l'air les plus angéliques, ils ne l'étaient pas tant que cela...
Chacun à un petit secret et mon point de vue à bien souvent changé, rien n'étant fixé.
Dans le Bloc 11, les personnages représentent tous une caractéristique bien précise (juifs, homosexuel, opposant politique, criminel, kapo, un SS, une femme, un vieux,...) que certains pourraient taxer de "trop stéréotypée" mais le commandant ne les a pas rassemblé au hasard : c'est en fait un camp à petite échelle, chacun des prisonniers représentant, à sa manière, les occupants du camp de la mort.
Qui sera sacrifié sur l'autel de la folie humaine ? Je ne vous dirai rien, sauf que je ne m'attendais pas à une telle fin. Étonnante et qui prouve que seul, nous ne sommes rien, mais à plusieurs, nous sommes importants. "L'union fait la force"...
Tout le monde peut changer et en y mettant chacun du sien, on peut s'en sortir ou aider un autre à vivre. Ils auraient pu rester au tapis, mais ils se sont relevés.
Mon seul bémol concernera le lexique sur le vocabulaire des camps placé à la fin du livre, ce qui n'est pas très pratique lors de la lecture.
Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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bilodoh
  13 mars 2014
C'est un « jeu de rôle » que je déteste, un jeu parfois utilisé en classe pour illustrer la psychologie de groupe et les dilemmes éthiques, une mise en scène où on demande à un groupe de sacrifier l'un des siens pour permettre la survie des autres
C'est ce qu'on demande à des détenus d'Auschwitz, enfermés dans une buanderie et qui ont jusqu'au matin pour désigner celui qui sera fusillé.

L'histoire commence cinquante ans plus tard, par un homme qui remonte dans ses souvenirs, on sait donc dès le départ qu'il y aura un « happy end » pour au moins un des prisonniers. On assiste aux délibérations de ce groupe disparate, composé à dessein de membres d'origine et de professions variées. Qui doit-on sacrifier? le plus faible? Celui qu'on déteste le plus? Celui qui a moins de mérite? le rabbin? L'homosexuel? La femme? L'Allemand? Celui qui a le moins le goût de vivre?

Ce roman se déroule à huis clos, un peu comme une pièce de théâtre, et j'ai personnellement l'impression qu'il manquait un petit quelque chose dans la densité des personnages, ce petit éclat qui aurait pu rendre l'histoire totalement bouleversante.

C'est toutefois une belle occasion de réfléchir à nos propres valeurs : qui auriez-vous choisi de sacrifier? Et pourquoi?
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domeva
  21 septembre 2013
Un roman très fort sur la survie.Où la partie d'échecs est une réflexion sur la stratégie employée pour que des hommes s'entretuent,mais tous ne veulent pas jouer et changent les règles.
Beaucoup d'émotions en lisant ce roman.
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DrJackal
  18 décembre 2011
Livre lu totalement au hasard, sans réellement m'attendre à grand chose, et pourtant je fus happé par l'histoire, par le style et par l'horreur décrite simplement.
Auschwitz 1944 une évasion, suivi d'une punition, mais le cruauté est la et on suit se huis clos à la JP Sartre dans un enfer plus réel que jamais.
Un style littéraire simple, pas de figure de style superflue juste la simplicité dans l'horreur, on imagine parfaitement la faim, la douleur, la mort environnante, et seul l'envi de vivre qui pousse tous ses miséreux a survivre dans se camp d'extermination.
On sent que l'auteur a passé du temps a se documenté pour pouvoir reconstruire la vie des camps au plus juste en y mêlant horreur, respect, et témoignage dans une livre ou la fiction se confond parfaitement avec la réalité.
Livre à lire absolument.
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delphlabibliovore
  18 septembre 2016
L'histoire se passe à Auschwitz en 1944. Trois des détenus se sont évadés. le commandant enferme dix prisonniers dans le " Bloc 11". le temps de désigner qui sera fusillé.
" Bloc 11" est un roman huis-clos dans lequel l'univers est oppressant à jamais. A l'intérieur de ce bloc, on apprend plus sur les conditions de vie de chaque détenu et sur les comportements des SS. Dix prisonniers vont en sortir mal en point, ces derniers s'alignent devant un mur pour être fusillés mais le commandant Breitner en a décidé autrement; il n'exécute aucun d'entre eux. La seule solution est de les enfermer une nuit dans le " Bloc 11" afin de choisir qui sera fusillé.
Pendant ce temps-là, le commandant fait une partie d'échecs avec son fils; il compare ce jeu au dix prisonniers du bloc 11. Les détenus ne sont en fait que de vulgaires pions. le comportement machiavélique du commandant se fait alors ressentir.
" Les déportés savaient qu'ils n'avaient pas le droit de s'adresser aux SS, encore moins au commandant...C'était une infraction qui pouvait être punie de mort immédiate. Breitner les fixait un par un, se délectant de leur désarroi."

Les chapitres s' alternent selon deux points de vue; celui des prisonniers et du commandant. Les réfléchissent sur leur sort à savoir qui sera tué et l'autre voit cette situation comme un jeu.
" C'est ainsi que nous devons procéder, en nous unissant contre l'ennemi. Même si nos tribus ont nourri de la défiance les unes envers les autres, il est temps de rester soudés."
" Bloc 11" est un roman écrit un peu comme un thriller; l'auteur, Piero Degli Antoni, a su décrire l'horreur dans ce camp d'extermination à sa façon. La survie est une priorité pour les prisonniers et la partie d'échecs amène plus à une stratégie et à une réflexion. le suspense se tient au fil des pages; les rebondissements sont nombreux.
" Bloc 11" est un roman qui se lit très vite et une fois la dernière page tournée, j'en suis sortie toute interrogative. La pression s'installe au fur et à mesure de la lecture mais ne redescend pas pour autant à la dernière page.
" Bloc 11" est au final un roman jouant avec les émotions des lecteurs.

Lien : http://delphlabibliovore.blo..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   10 décembre 2012
- Mais alors, pourquoi es-tu entré dans l'armée ?

- Dis-moi, Otto, tu ne t'es jamais rendu compte d'une chose ? Nous en arrivons à détester nos parents, nous les maudissons et nous nous jurons de ne jamais devenir comme eux... Et puis nous finissons par commettre les mêmes erreurs.

- C'est ainsi que tu es entré dans la SS.

- Mon père appartenait à la Wehrmacht. Ils haïssent les SS. Ils nous considèrent comme des indisciplinés indignes de confiance, sans traditions militaires, corrompus politiquement. Pour être honnête, Otto, je crois que je suisi entré dans la SS pour contrarier mon père.
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bilodohbilodoh   13 mars 2014
– Le roi n’est pas seulement celui qui, dans la bataille, commande les soldats. Il est plus que cela. Il est l’idéal pour lequel tous les autres se battent. C’est le Saint Graal, le but ultime, la vraie raison de toutes les guerres. Ce n’est ni une personne ni une simple pièce, mais un élément beaucoup plus important que tout cela. Il est la raison même pour laquelle nous combattons. (p.109)
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belette2911belette2911   10 décembre 2012
(En parlant des bombardiers qui sont passé non loin du camp d'Auschwitz)

- Ils sont allé ailleurs, constata Paul. Ce sont eux qui n'ont rien à faire de vous. Je suis militaire et je sais comment raisonnent les militaires, de ce côté comme de l'autre, aussi bien les communistes que les nazis ou les capitalistes. Leur mission est de frapper les objectifs industriels. Sans armes, on ne fait pas la guerre. Sans armes, les ennemis ne peuvent nous tuer. Pour arriver jusqu'ici, les bombardiers doivent couvrir deux mille milles en territoire ennemi. Croyez-vous qu'ils vont risquer leurs équipages pour sauver une poignée de civils ?

- Des dizaines de milliers de civils, rectifia Moshe.

- Pour les militaires, le civil n'est qu'une entrave au bon déroulement des opérations. Il y a les soldats de leur camp et les soldats ennemis.
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belette2911belette2911   10 décembre 2012
- Moshe fait des affaires avec les Scheuls du camp, mais c'est pour survivre. Il nous aide aussi : grâce à lui, nous obtenons des choses qui, sans cela, nous seraient inaccessibles. Mais toi, Berkovitz, tu ne t'es pas contenté de troquer quelques cigarettes ou une chemise neuve. Tu as conclu des affaires avec les nazis, tu as prêté de l'argent aux Krupp, aux Thyssen, aux Fliks, aux Schaeffer ou qui sais-je. Tu ne te préoccupais pas de ce qu'ils faisaient, d'Hitler, des nazis, des armes qu'ils fabriquaient, des Juifs qu'ils voulaient exterminer... Il n'y a que l'argent qui t'intéressais. Tu pensais que l'argent te sauverais, parce que 'argent n'est ni aryen ni juif. Tu t'es rendu compte trop tard de la véritable nature de tes amis. Ils t'ont trompés pour mieux te voler...
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belette2911belette2911   06 décembre 2012
- Vous avez quatorze heures pour désigner lequel de vous sera tué. Peu m'importent les critères selon lesquels vous le désignerez : le plus jeune, le plus vieux, le plus inutile, le plus antipathique ... Faites comme vous voulez. En cela, je vous laisse libres.

Il sourit. L'ironie de la phrase ne lui avait pas échappé.

- Au fait, j'allais oublier. Si vous ne me donnez pas un nom demain matin, vous serez tous fusillés. Bonne chance !
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