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EAN : 9782290014431
283 pages
J'ai Lu (14/04/2010)
3.31/5   39 notes
Résumé :
On s'y délecte des aventures échevelées de la délicieuse, la scandaleuse, la très audacieuse Lady Diana Wynham, racontées par le prince Séliman, son secrétaire et confident, qui nous entraînent dans une course poursuite effrénée d'un bout à l'autre de l'Europe.

Jeune veuve aux mœurs joueuses et libérées mais aux finances en berne, LadyD. se lance à la conquête du camarade Varichkine, délégué bolchevik à Berlin. Il faut qu'il lui obtienne l'autorisatio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Dandine
  30 juillet 2021
Lecture d'ete. La lecture d'ete est un exercice beaucoup plus difficile que la lecture d'hiver. L'ete est une saison chaude ou mes enfants me distribuent de grands sourires, de chaleureuses accolades, parsement leurs rejetons dans ma cour et decampent sans prendre le temps de souffler. A moi de jouer le chef de bande, role qui ne me convient pas du tout. J'ai beau me concentrer, je perds toujours au monopoly, aux dames, au jeu des sept familles, et je dois essuyer les moues dedaigneuses de toute la marmaille. Je sors toujours trempe des batailles d'eau et la maffia courtaude en profite pour m'enduire de boue. Qu'est-ce qu'ils croient ces braillards, qu'on est au temps du goudron et des plumes? Heureusement que mon aide de camp arrive a temps et me sauve en brandissant un plateau de pizzas.
Le soir les plus grands s'eclipsent avec leurs tablettes, je joue le feu de camp et lis "Le vent dans les saules" aux plus petits assis par terre autour de moi. Eux jouent les attentifs (“assis par terre / voir le monde qui defile / et n'avoir pour domicile / qu'un bout de grand-pere”), mais les tetes basculent bientot. Au lit!
Moi aussi je vais au lit, le corps et le cerveau courbatures. Je me prescris une lecture legere. Ce sera La madone des sleepings, esperant avoir choisi juste.
Parfait ce livre! Juste ce qu'il me faut! Un roman d'aventures sans trop de sang, ou s'imbrique un peu de roman d'espionnage a l'ancienne (c'est ecrit dans les annees 20), le tout entrelarde de scenes legerement erotisees et de quelques histoires d'amour. Ecrit avec humour dans le registre d'un snobisme abusif.
Nous avons droit a un parfait gentleman aventurier (le grand-pere de Bond?) qui, pas par hasard, est francais bien qu'il porte un titre au charme oriental, prince Seliman; a une lady ecossaise, Lady Diana Wynham, femme fatale non archetypique, tres glamour, tres excentriquement british, et en fin de compte courageuse et brave, faisant honneur a sa noble caste (dixit l'auteur); face a elle un autre archetype, une femme de pouvoir qui n'hesite pas a torturer ni a assassiner, Irina Mourafiev.
Nous avons droit a la premiere incursion de l'Orient Express dans le roman d'aventures. Vienne, Budapest, Brasow, Bucarest, Constanza, Constantinople. Et a chaque etape le fin du fin. A Vienne le Ring et l'hotel Bristol, mais notre aventurier n'oublie pas de manger des haluschkas pres de l'eglise des Augustins. Sur le quai de Pest ce sera l'hotel Hungaria. A Istamboul le Pera Palace, mais on se promenera aussi du cote de Sirkedci ou de Iedi-Koule. Avant cela, a Berlin, nous logerons au fameux hotel Adlon, sis au coin de Sous-les-tilleuls et de Pariserplatz, mais nous irons lorgner, pleins de pitie, les peripatetitiennes de Friedrichstrasse. Sans oublier Cannes, ou nous mangerons au Ciro's.
Mais il y a aussi Batum dans la mer Noire et ses sombres geoles ou se retrouve enferme notre heros, contrefait par la Mourafiev. Batum, qui permet a l'auteur de nous dire ce qu'il pense du pouvoir sovietique en place. Et de son vrai visage, oppressant, baillonnant et etouffant la plus grande partie de la population. Un auteur qui des les annees 20 ne se laissait pas abuser par les decors presentes aux visiteurs etrangers? Ou peut-etre etait-il un anticommuniste enrage depuis le debut de la revolution?
Beaucoup de voyages donc dans ce livre, beaucoup de peripeties. Beaucoup d'exotisme, beaucoup de coups de theatre, que je ne vais evidemment pas divulgacher ici. Et ca se laisse lire tres agreablement parce que le tout est toujours teinte d'humour, d'une legere ironie. Et par ci par la quelques tuyaux, quelques indices, pour marquer que l'auteur a une serieuse culture.
Un livre tres sympathique. Pour moi, le bon choix, au bon moment: de quoi me ressaisir entre deux assauts des armees impuberes. Mais il est tard et je vais arreter d'ecrire pour aller voir s'ils sont bien couverts…
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migdal
  03 septembre 2018
Après la lecture aussi éprouvante que passionnante du roman de Jérémy FEL "Héléna", voyager avec la Madone des Sleepings et le Prince Seliman est un agréable détour qui nous rajeunit de près d'un siècle et nous mène de Londres au Berlin dépravé et décadent des années 20 puis au fond de l'univers soviétique où nous affrontons la sanglante Irina Mouravieff.
Détente et badinage, certes, mais regard sur l'Europe au lendemain d'une guerre mondiale, et à la veille d'une deuxième conflagration …
Ce roman d'aventures connut entre les deux guerres un succès mondial et Maurice DEKOBRA collectionna les best sellers traduits dans le monde entier : ses ventes le plaçaient en tête du Box office. Mais son exil américain en 1940 marqua le début de l'oubli et il est aujourd'hui un illustre inconnu !
Et pourtant ses ouvrages valent largement, à mes yeux, certains des 567 romans de cette rentrée 2018.
Merci encore à madameduberry pour sa liste « Livres oubliés, pépites cachées: les anti best sellers » qui sort de l'ombre 25 titres qui méritent de sortir du purgatoire.
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sylvaine
  02 décembre 2019
Je connaissais bien sur de réputation La Madone des Sleepings, le film de 1955 mais j'ignorais tout du roman de Maurice Dekobra qui l'avait inspiré. C'est chose faite et j'avoue être agréablement surprise par cette rencontre.
Une aristocrate anglaise, que dis-je pas anglaise Ecossaise!! , veuve depuis quelques années se doit impérativement de trouver les fonds nécessaires à son fastueux train de vie .
C'est ainsi que Lady Diana Wynham s'entoure de la présence du Prince Seliman et lui confie le rôle de secrétaire, homme de confiance. Commence alors un périple mouvementé qui le mènera en Géorgie .
Nous sommes en 1925, le Bolcheviks ont pris le pouvoir en Russie, l'Europe fragilisée au sortir de la Grande Guerre cherche à redresser la barre , la Haute Société court de droite à gauche , de fête en fête et la sublime Lady Diana les fascine et les horrifie tout à la fois . Comment tolérer le mode de vie de cette femme , son "je m'en foutisme " du qu'en dira t'on et des convenances .
Même si ce roman m'a paru vieilli et suranné j'ai beaucoup apprécié ce personnage féminin hors norme pour son époque, cette femme indépendante qui prône le droit à la liberté de penser et de vivre. La photographie faite par Maurice Debroka de l'état politique de ces années 1920 est elle aussi digne d'intérêt. La Madone des Sleepings paru en 1925 a été l'un des très grands bestsellers de l'entre deux-guerres , son côté légèrement canaille n'est sans doute pas étranger à cela.
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dorian_brumerive
  07 août 2020
« La Madone des Sleepings » est en littérature que ce que l'on appelle au cinéma un « nanar », mais un « nanar » crucial, qui a marqué son époque. Il nous est difficile de comprendre pourquoi ce roman s'est vendu à des millions d'exemplaires dans le monde, et reste encore régulièrement réimprimé aux Etats-Unis, mais on peut néanmoins se pencher sur la recette avec laquelle il a été composé. car si l'ensemble est indéniablement un peu « gras », les ingrédients eux sont particulièrement subtils et très astucieux.
Ce qui frappe d'entrée, c'est que si « Mon Coeur Au Ralenti », le roman précédent dont le prince Seliman était déjà le personnage principal, était un récit déjà un peu fantasque, mais à l'intrigue policière plutôt classique, très inspirée des romans noirs américains, « La Madone des Sleepings » relève de plusieurs genres. le roman est divisé en plusieurs parties contrastées et néanmoins complémentaires. Maurice Dekobra a retrouvé ici la verve des feuilletonistes du XIXème siècle, mais en chassant impitoyablement le tirage à la ligne et le remplissage forcené qui faisaient de ces ouvrages des volumes épais et interminables. Son roman ne dépasse pas les 300 pages, et y gagne un certain dynamisme, une grande énergie qui faisait défaut à « Mon Coeur Au Ralenti ».
Bien que commençant de manière plutôt bavarde et érotique, le récit évolue assez vite vers l'aventure, puis vers l'espionnage, puis à nouveau l'aventure, le mélo, et au final le dénouement spectaculaire et feuilletonesque. Ces montagnes russes narratives ont un grand impact sur le maintien de l'intérêt du lecteur le long d'un récit à l'intrigue assez minimale et aux personnages limités et stéréotypés. Il y a du feu d'artifice, dans « La Madone des Sleepings », une succession assez heureuse de séductions bavardes, de décadentisme décomplexé, d'aventures trépidantes, de pamphlets anticommunistes, et d'une sorte de mélange improbable mais efficace entre mélo sentimental et papillonnage débridé. le livre doit beaucoup de son charme à cette dimension copieuse d'éléments littéraires très divers mais très appréciés, chacun à leur manière, à l'époque de la publication de ce roman, qui apparaissait alors comme une synthèse de vieilles ficelles et d'idées modernes.
L'anticommunisme, déjà présent dans « Mon Coeur Au Ralenti », se trouve ici décuplé, au point d'être à la base de tout le roman. Mais son importance permet aussi de disséquer la démarche de l'auteur en deux sous-thèmes forts, et néanmoins différents :
– D'abord Maurice Dekobra pratique une partie de sa propagande sur des éléments assez classiques : le bolchevisme serait la revanche des ratés sur l'élite. La nouvelle philosophie prolétarienne ne serait que le cache-misère de la jalousie et de l'envie des pauvres de s'emparer des richesses et des biens de personnes plus méritantes. C'est évidemment un reliquat de pensée impériale et monarchiste, qui place la hiérarchie des classes sociales comme un ordre naturel. le personnage de Varichkine est l'archétype de l'arriviste militant, ayant en lui une part de sauvagerie et de cruauté, mais qui n'en est pas moins un ambitieux, ne demandant pas mieux que d'appartenir au grand monde ou à l'élite, qu'il ne combat que parce qu'il n'a aucune chance d'y rentrer. Selon Dekobra, les bolchevistes eux-mêmes ne croient pas au bolchevisme, ils n'y adhèrent que pour faire carrière. Bien des personnages secondaires dans ce roman partagent plus ou moins la même philosophie. Seule Irina Mouravieff demeure une militante fanatique pure et dure, et très logiquement, Dekobra en fait un monstre de sadisme.
– Ensuite, Maurice Dekobra stigmatise un autre aspect du bolchevisme : le fait que ce soit une doctrine rigide, rigoriste, basée sur l'effort collectif et l'effacement de l'individu devant l'Etat. Dekobra l'hédoniste, le collectionneur de femmes, se hérisse, se cabre devant cette doctrine du devoir commun aussi sacrificiel qu'un devoir chrétien. Il n'est plus là question de vision sociale, mais bien plus d'un dégoût du sectarisme. Car contrairement à la plupart des auteurs célèbres pour leur rejet du communisme, Maurice Dekobra n'est pas véritablement un conservateur. Il n'est jamais question de religion dans ses romans. Il n'y a presque jamais de prêtres, de curés, ni même de personnages ou de figurants qui soient dévots ou simplement croyants. En bon tentateur de ces dames, Dekobra fait l'impasse sur tout ce qui touche à la morale. Il n'en dit pas du mal, il fait comme si elle n'existait pas. L'essentiel de ses personnages est constitué de gens riches et décadents, ou fort désireux de le devenir. On suppose qu'à ses yeux, les gens qui n'ont pas cette tournure d'esprit n'ont aucun intérêt. de ce fait, il juge le bolchevisme comme une incarnation politique de la morale religieuse. Il y trouve sous une forme nouvelle les mêmes dérives liberticides et autoritaires, et sur ce plan-là, il est assez prophétique. On trouve sous sa plume, dès 1925, les critiques qui seront durablement émises sous les régimes de Staline et de ses continuateurs jusqu'à la chute de l'U.R.S.S. Il parle déjà de transfuges qui veulent passer à l'ouest, tout un imaginaire qui alimentera les romans et les films d'espionnages trente ou cinquante ans plus tard. Même si l'on ne partage pas sa vision hiérarchisée de ce que doit être une civilisation ou son éloge permanent de la richesse et de la fatuité, il faut admettre qu'il a été lucide sur la dérive dictatoriale qui allait progressivement s'installer en U.R.S.S.
Cette position fait que, même s'il est réactionnaire, Maurice Dekobra est, à son époque, un chantre de moeurs plutôt progressistes. Il demeure un jouisseur dont les romans s'échinent à donner le mauvais exemple. Plus encore que Victor Margueritte et sa « Garçonne », Maurice Dekobra est resté l'auteur par excellence des Années Folles. Ses héroïnes sont des vaporeuses et des lascives pour la beauté de la chose, et non pas comme la Monique Lherbier de la « Garçonne », à la suite d'une trahison amoureuse. Lady Wynham est en ce sens un personnage fantasmatique qui conserve presque cent ans après, toute la fascination exercée de son temps sur des lectrices encore inhibées, dans une France où tout le monde n'allait pas faire la fête la nuit. Aujourd'hui, de par celle liberté frisant l'inconscience et cette nymphomanie tranquille, il est néanmoins difficile de la voir autrement que comme un fantasme masculin un peu trop parfait pour être vrai. Cependant, Maurice Dekobra a su la doter d'esprit, d'érudition, d'un humour irrésistible, capricieuse sans être infantile, avec une part d'ombre à peine esquissée, laissant entendre que Lady Wynham mène certes la vie qu'elle veut mais se sent surtout moyennement capable d'en mener une autre. La peur de l'ennui, l'horreur de ce rôle fade d'épouse modèle, le refus du devoir, le refus de la contrainte sont ses épouvantails. Sans que cela soit explicitement dit, Maurice Dekobra arrive à la même conclusion que Victor Margueritte : la femme ne mérite pas la vie que l'homme l'a obligée à mener durant tant de générations.
On comprend que ce message ait parlé au coeur de plusieurs dizaines de millions de lectrices, même si là où Victor Margueritte, homme de gauche, cultive l'espoir d'une société future plus juste, Maurice Dekobra, homme de droite, refuse d'espérer : la liberté, c'est l'argent. Point final. Une fois qu'on a beaucoup d'argent, on peut s'acheter toutes les libertés que l'on veut, et on serait bien bête de ne pas le faire.
On ne comprend que trop bien pourquoi ce roman a eu tant de succès en Amérique…
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araucaria
  09 juillet 2016
Livre d'aventure qui me rappelle un peu "Gatsby le Magnifique" à cause de cette période des années folles où des personnes vivaient une existence oisive et luxueuse, au luxe même très tapageur..., et où les classes sociales se mélangent; nouveaux riches, aristocrates désargentés, femmes bien nées qui sont aussi des cocottes ou des "poules de luxe". le titre ne me plaisait pas, ni l'illustration de couverture. Mais ce roman, qui a connu un certain succès, se lit comme un livre facile et est plutôt agréable.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
migdalmigdal   02 septembre 2018
Don Juan disait : Une de plus !... J'aurais volontiers soupiré : Une de moins, ayant de boucler le périple de ma vie ratée !... Le Tueur de Femmes, comme on l'appelle chez les Britanniques, est-il fier de conlempler sur les mur de son fumoir les dépouilles de ses victimes ? Les cornes menues de la jouvencelle qui tomba sans défense, un soir de printemps ? Le dix-cors de ia coquette altière qui succomba devant l'hallali des snobs ? La fourrure blanche de l'épouse vertueuse qui mourut en luttant jusqu'au bout contre l'appel de ses sens déchaînés ? Le pelage changeant de l'affranchie blasée qui expira en beauté pour chercher une volupté nouvelle ? Pauvres trophées de chasse dont s'enorguellit le trappeur en habit noir et qui ne laissent dans son cœur fatigué que la cendre d'une pincée de souvenirs.
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MarcBibliothecaMarcBibliotheca   20 mai 2010
Lady Diana ferma les yeux. Ses mains se crispèrent davantage sur la chair satinée de ses seins. Deux boutons de rose germèrent à l'ombre verte des émeraudes. Elle frissonna dans le fond de jupe qui moulait en mauve la courbe jolie de ses hanches, entrouvrit les paupières et me scruta, silencieusement, derrière la trame ténue de ses longs cils. Les ondes, issues de nos deux corps, se cherchèrent dans l'espace. Nos désirs inavoués jouèrent à cache-cache dans le dédale de l'Indécision. J'eus peur du geste précis, annonciateur d'une volonté qui va s'affirmer. Alors...
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KickouKickou   09 octobre 2018
(A lire avec l'accent russoviétique.)
- Parce que nous sommes tous réactionnaires, sur ce sujet, mon cher. On peut nationaliser les mines et les champs de seigle. Mais l'amour ? Il est cuirassé contre les balles dumdum des innovateurs... Il est immunisé contre les sérums des pacifistes... Quand la paix règnera sur la terre, - puissions-nous ne jamais voir ce stade ultime de paralysie générale chez les civilisés ! - la guerre se sera réfugiée dans le coeur des amoureux.

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migdalmigdal   31 août 2018
Cher ami, il y a deux choses en ce monde qu'on ne peut pas savoir exactement : si l'on n'est pas trompe par une femme et si un bolcheviste est sincère...
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araucariaaraucaria   09 juillet 2016
-Lady Wynham, à quel âge avez-vous été déflorée?
- A dix-neuf ans, par mon mari.
- Avez-vous eu une sexualité infantile très développée?
- A partir de treize ans, oui... J'étais curieuse... Je lisais des ...
- Non, je parle de votre enfance... Par exemple, vers l'âge de cinq ou six ans, éprouviez-vous déjà une sorte de jouissance embryonnaire lorsqu'un homme vous faisait sauter sur ses genoux?
- Pas du tout.
- Bien... Avant de vous donner à votre légitime époux, vous aviez sans doute offert le stradivarius de votre sensibilité à l'archet de vos courtisans?
- Certainement... Des flirts assez poussés... Sans pourtant consommer l'acte final.
- Avez-vous des zones érogènes hypersensibles?
- J'ai celles qui sont communes à toutes les femmes docteur...
- Pas de réaction délectable, par exemple, quand on vous mord?
- Si, j'adore cela, docteur... Mais ce n'est pour moi... comment dire?... qu'un petit four grignoté en passant devant le buffet de la volupté...
- A quel âge vous êtes-vous livrée pour la première fois aux plaisirs solitaires?
- Environ douze ans.
Le professeur Traurig scrutait Lady Wynham de ses yeux gris d'acier. J'étais à la fois amusé et un peu gêné par cette étonnante confession, dont Lady Diana ne semblait éprouver aucun embarras.
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Maurice Dekobra : La Madone des Sleepings
Olivier BARROT présente le livre de Maurice Tessier alias Maurice Dekobra
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