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ISBN : 207011984X
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 192 notes)
Résumé :
«C'est un homme sans vertu, sans conscience. Un libertin, un impie. Il se moque de tout, n'a que faire des conventions, rit de la morale. Ses mœurs sont, dit-on, tout à fait inconvenantes, ses habitudes frivoles, ses inclinations pour les plaisirs n'ont pas de limites. Il convoite les deux sexes. On ne compte plus les mariages détruits par sa faute, pour le simple jeu de la séduction, l'excitation de la victoire. Il est impudique et grivois, vagabond et paillard. Sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
mariecesttout
10 mars 2014
J'ai été très intéressée par la construction de ce roman. D'abord il me semble que si, en effet, on a un peu de mal de temps en temps à réprimer une nausée à la lecture, c'est que tout est vu par le personnage principal, ce Gaspard, élevé dans la boue parmi les porcs, et que peut-être, dans la description initiale de Paris, il ne voit que cela.. Après, il y a une ou deux éclaircies, quand il change de vêtements, mais justement, ce Gaspard est tellement " cérébral" qu'il s'aperçoit vite que l'habit ne fait pas le moine et que la boue est partout..
La construction, oui, autour de la Seine, le Fleuve:
"S'il était parvenu à flotter au-dessus du Fleuve, songeait Gaspard, il aurait perçu dans ces éclats, le reflet de son véritable visage."
Le Fleuve, il croit qu'en quittant Quimper, il va pouvoir le dominer. .Que les ponts de Paris qui l'enjambent et permettent de passer d'une rive à l'autre suffiront à oublier. Mais les flots de boue qui charrient des cadavres s'écoulent complètement indifférents et Gaspard ne leur échappera pas deux fois. Tout part de la Seine et revient à la Seine. Toute son histoire. Sans la Seine, il ne serait pas à Paris. Et c'est sur un pont qu'il se renie une dernière fois.
En fait, le pire a été fait dès le départ, après c'est un enchaînement logique et classique, il croit être le maître de son destin alors que tout est déjà joué.
"Il fondait sur les hommes l'espoir d'être un jour parvenu, car c'était à ce jeu là que s'échinait la race: monter, gravir, écraser, abattre, déposséder, s'emparer , régner… Les hommes ne sont que les barreaux de l'échelle, il faut y poser le pied pour s'élever, se dit Gaspard. Il fut fier de sa métaphore."
Alors barreau après l'autre, il va grimper. Ignorant qu'en fait, il est manipulé par deux choses, son histoire d'abord:
"Mon drame est de n'avoir pas de ma vie une vision entière qui me la ferait comprendre ."
Et l'amour, car c'est effectivement une grande histoire d'amour , "il n'y a qu'un seul être dans lequel il pourrait s'abîmer, disparaître, déposer son âme dans l'espoir d'un jugement, d'une condamnation."
Sauf qu'il n'y a pas de condamnation à attendre d'un autre que lui-même, qu'on tombe des échelles et qu'on ne construit pas ," à l'image du siècle , un libertin, affranchi de toute morale," à partir de n'importe qui.
Et aussi qu'il arrive aux marionnettes d'échapper au fabricant.
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Luniver
06 juillet 2013
En 1760, Gaspard quitte son Quimper natal pour rejoindre la capitale. Ses hautes ambitions sont rapidement douchées par la vie à Paris : ville puante, hygiène inexistante, peaux couvertes de croûtes et d'irritations en tout genre. Gaspard a quitté une porcherie, mais se retrouve dans l'eau putride de la Seine, à charrier des troncs d'arbre, en évitant cadavres, déchets en tout genre et sangsues.
La chance semble enfin lui sourire quand il rencontre Billod, un perruquier qui le prend comme apprenti. Chez ce dernier, Gaspard croise le chemin du comte de V., un libertin sans morale, qui traîne toujours derrière lui une odeur de scandale. Fasciné par ce personnage, il se mettra à la disposition du comte, qui entreprend son éducation, partagée entre les bordels et les salons de la noblesse de Paris.
Ce roman provoque des sentiments contradictoires : il est très bien écrit, mais il fait faire la grimace plus d'une fois. L'auteur ne rate jamais une occasion de décrire une plaie purulente, une odeur de cadavre en décomposition, ou une étreinte sordide dans une chambre crasseuse. L'éducation de Gaspard est cruelle, et le jeune homme s'enfonce toujours plus loin dans l'abjection. Une réussite sur le plan littéraire, mais qui risque fort de maltraiter les estomacs un peu délicats.
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AmandineMM
12 août 2011
Époustouflant. Avant de commencer à lire ce livre, je m'attendais à me retrouver dans l'ambiance d'un roman libertin à la Crébillon fils : dans un milieu aristocratique idéalisé, galant et débauché, mais cette attente a été détrompée dès la première ligne : « Paris, nombril crasseux et puant de France. » C'est dans l'univers du Parfum de Süskind que del Amo m'a plongée, happée même. En effet, le roman s'ouvre sur une description, en très grande partie olfactive, du Paris puant et dégoutant du siècle des Lumières. Si beaucoup l'ont jugée trop étendue et répétitive, au détriment de l'intrigue, ça n'a pas été mon cas : adepte des lenteurs romanesques et des démonstrations stylistiques, j'ai beaucoup apprécié celles-ci. L'auteur manie la langue française avec virtuosité pour présenter à l'imagination de son lecteur un portrait précis de ses personnages, ainsi que de la ville et de son fleuve qui exerce une si grande influence sur le protagoniste principal, Gaspard. Ce jeune homme, fraîchement arrivé dans la capitale française et avide d'en atteindre les hautes sphères, devra tout d'abord en traverser tous les bas-fonds, y perdre ses illusions et suivre une cruelle éducation pour finalement devenir un homme de ce siècle, un libertin. Cette ascension est narrée sans concession, ni idéalisation, de manière très crue par del Amo : pour cette raison, je déconseille ce roman aux âmes sensibles. le bonheur et l'amour n'ont pas de place dans cet univers cruel et cynique mis en scène dans ce roman, et l'horreur ne se trouve pas toujours là où on l'attend.
Un très grand roman selon moi.
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carre
11 avril 2012
On ne pourra pas reprocher à Jean-Baptiste del Amo son manque d'ambition, car une éducation libertine n'en manque aucunement.
Et pourtant c'est avec un sentiment mitigé que j'ai refermé son roman.1760. le jeune Gaspard quitte sa Bretagne natale pour débarquer à Paris bien décidé à y réussir. le jeune homme est ambitieux, mais plutôt rustre, sans moralité et surtout guère attachant. Il fréquente les quartiers mals famés et les lieux de débauches pour assouvir son appétit sexuel, tout en gardant à l'esprit l'avantage qu'il peut obtenir de ces aventures. La description du Paris du XVIII ème siècle est l'un des points forts du roman, ville tentaculaire, avec sa zone portiaire ou la vie sur la Seine est remarquablement décrite.
Alors que les principaux personnages sont plutôt réussis, mon problème vient du fameux Gaspard terriblement antipathique, de plus del Amo semble prendre plaisir à mettre son lecteur mal à l'aise, notamment dans la présentation des corps souvent laids ou dans les actes sexuels plutôt sordides.
Le roman souffre aussi d'une baisse de rythme qui m'a empêché de l'apprécier pleinement.
Mais, j'avoue que ce premier opus de del Amo malgré ces quelques réticences, ne vous laisse au final pas indifférent. Et je m'attelerai certainement à son second roman "Le sel".
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myloubook
26 janvier 2009
Une éducation libertine rappelle bon nombre de classiques des XVIIIe et XIXe siècles, mettant en scène un jeune homme prêt à tout pour conquérir sa place dans la haute société. Parti de rien, Gaspard a quitté Quimper et la ferme familiale pour Paris : de la Seine à l'atelier d'un perruquier, des bordels aux meilleurs salons parisiens, il gravit rapidement les échelons de la société.
Il rencontre tout au long de son parcours plusieurs personnages qui joueront un rôle clef, influençant sa réussite ou déterminant les changements qui s'opèrent en lui. Parmi eux: Lucas, qui lui trouve un premier métier ; Billod, maître perruquier émoustillé par le jeune provincial ; le comte de V., amoral et qui, sans avoir la prestance d'un Valmont, est le personnage qui m'a le plus séduite ; Emma, la prostituée au grand coeur ; les d'Annovres, sans autre intérêt que leur fortune et leur cercle d'habitués ; Adeline, leur fille, qui devine l'imposture de Gaspard ; enfin le baron de Raynaud, décati mais plein d'ardeur.
D'abord un peu trop simple, trop grossier pour le raffinement de la vie qu'il ambitionne, Gaspard apprend l'art et la manière de s'exprimer et de se comporter en société. Il découvre à ses dépens que les hommes ne sont pas toujours fiables et, avant d'atteindre son but, passe à plusieurs reprises de l'espoir à la déchéance avant de décider de prendre son destin en main.
Personnage ambitieux, Gaspard évoque Rastignac, dans un roman aux influences littéraires multiples – et lorsqu'il n'y a peut-être pas de rapport direct, on peut malgré tout faire quelques rapprochements : Balzac, mais aussi Maupassant et son Bel-Ami ; Zola avec l'expression récurrente « ventre de Paris » et des scènes évoquant les parvenus des Rougon-Macquart ; le Parfum de Süskind, notamment avec l'introduction de Paris, personnage à part entière, ville monstrueuse, bassement humaine, éructant, exhalant un remugle immonde ; évidemment Laclos et Sade, dont les Infortunes sont vendues sous le manteau, tandis que le comte Etienne de V. semble issu d'un accouplement sulfureux entre Valmont et Dolmancé. J'ai aussi pensé à Ambre, l'héroïne du roman éponyme de Katrin Winsor qui évoque la détermination d'une jeune campagnarde prête à tout pour conquérir titre et fortune dans l'Angleterre de Charles II. Peut-être y a-t-il également dans ce roman une influence de Jean Teulé, d'après ce que j'ai pu lire de son récit sur François Villon.
J'ai beaucoup apprécié l'aspect ambitieux de ce texte à l'écriture soignée, au langage savamment travaillé, au vocabulaire assez riche (malgré un champ lexical du corps et de ses sécrétions peut-être trop récurrent), aux métaphores nombreuses. C'est un roman fleuve comme on en trouve finalement assez peu aujourd'hui dans la littérature française – du moins c'est mon impression. Moins de poésie, d'introspection. Plus de narration, dans la tradition des grands classiques. J'ai vraiment savouré ce choix qui confère un caractère assez inédit à ce roman. A noter que quelques personnages évoluent en marge du récit, le temps de quelques pages. Ce focus sur d'autres habitants de la capitale tentaculaire suscite la curiosité du lecteur et relance parfois l'action en observant la scène sous un angle inattendu.
Pourtant je ne suis pas totalement convaincue : Une éducation libertine rappelle énormément le Parfum par son introduction (voire même en général, par le caractère vampirique et autodestructeur de Gaspard). Il peine à s'affranchir de ses nombreuses influences. Les personnages sont à mon avis un peu stéréotypés et ont pour beaucoup un petit air de déjà vu. Antipathique au possible, Gaspard m'a fait mourir d'ennui avant de jouer les arrivistes. Et c'est au final cette première partie (environ 200 p) que j'ai trouvée très longue, en particulier lors de l'apprentissage de Gaspard et de sa relation avec Etienne, avec des descriptions qui me semblaient redondantes et un héros qui ramait, brassait de l'air mais n'avançait certainement pas. Plus séduite par d'autres personnages que l'on ne connaît que superficiellement, j'ai mis trop de temps à m'intéresser au destin de Gaspard, malgré une deuxième partie lue d'une traite et vraiment appréciée (à part les descriptions de la chair mutilée du héros, qui m'ont finalement donné la nausée – mais cela ne m'était jamais arrivé lors d'une lecture et doit très certainement compter parmi les réussites du roman).
J'attendais peut-être un peu trop de ce roman mais Jean-Baptiste del Amo est sans aucun doute un écrivain prometteur que je serais curieuse de relire un jour. Et, malgré mes réserves, Une éducation libertine est un bon roman, voire plus encore.
Merci beaucoup à Gallimard et à Guillaume Teisseire, chef d'orchestre organisé et toujours très sympathique !
Lien : http://www.myloubook.com/arc..
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Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver03 juillet 2013
La pédérastie était considérée comme une perversion, un vice auquel les hommes se livraient dans l'anonymat, craignant d'être jetés au cachot. Les clients payaient aussi l'assurance de pouvoir s'adonner à leurs penchants en toute sécurité, sans risquer d'être surpris par les rondes du guet, culotte sur les guêtres, dans l'ombre humide d'une rue. Il y avait dans leurs gestes et dès lors qu'ils s'enfermaient avec Gaspard – ou, par extension, tout autre garçon – cet affolement que la fermeté de leurs regards ne parvenait pas à masquer, la certitude qu'eux-mêmes avaient acquise de commettre un acte condamné, attisant en eux une culpabilité dévorante. Leur inclinaison avait sans doute ardemment lutté contre l'idée de cette bienséance avant que, s'avouant vaincus et ne sachant comment apaiser ce feu, ils ne cèdent à l'appel impérieux et ne prennent le chemin des bordels. Certains en concevaient un dégoût personnel, puis le déportaient sur l'objet de leur désir. Gaspard apprit à deviner ces clients dont l'œil brillait de rancœur, comme s'il eût été coupable, lui, Gaspard, de ce sentiment. Ce mépris pour cette partie difficilement contenue de leur identité, ils le reportaient sur Gaspard, car il était plus simple d'accuser le giton que de se désigner, eux, comme responsables.
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lilibaliliba02 juin 2010
C'est un homme sans vertu, sans conscience. Un libertin, un impie. Il se moque de tout, n'a que faire des conventions, rit de la morale. Ses mœurs sont, dit-on, tout à fait inconvenantes, ses habitudes frivoles, ses inclinations pour les plaisirs n'ont pas de limites. Il convoite les deux sexes. On ne compte plus les mariages détruits par sa faute, pour le simple jeu de la séduction, l'excitation de la victoire. Il est impudique et grivois, vagabond et paillard. Sa réputation le précède. Les mères mettent en garde leurs filles, de peur qu'il ne les dévoie. Il est arrivé, on le soupçonne, que des dames se tuent pour lui. Après les avoir menées aux extases de l'amour, il les méprise soudain car seule la volupté l'attise. On chuchote qu'il aurait perverti des religieuses et précipité bien d'autres dames dans les ordres. Il détournerait les hommes de leurs épouses, même ceux qui jurent de n'être pas sensibles à ces plaisirs-là. Oh, je vous le dis, il faut s'en méfier comme du vice.»
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NanneNanne31 août 2010
Tant d'autres défilaient à l'atelier et Gaspard les découvrit peu à peu. Chacun portait jusque-là ses histoires, ses non-dits, des secrets bien gardés que l'on s'empressait de répéter après s'être fait désirer un peu. Billod se régalait de la confidence, jurait à longueur de temps de ne rien dire mais cédait au moindre assaut d'une cliente, puis faisait promettre le silence, ce qu'elle jurait à son tour avant de s'offusquer que l'on pût douter de sa parole. Ils apprenaient ensuite que l'un et l'autre n'avaient pas tenu promesse, se grondaient gentiment, souvent ne disaient rien.
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LuniverLuniver28 juin 2013
Les passeurs plantaient leurs barques entre les bateaux. Ils embarquaient la foule des travailleurs de l'autre rive, s'engueulaient, frappaient l'eau à grand coup de pagaie, filaient au travers du Fleuve, évitaient l'inévitable : la collision, l'accident, le naufrage. Il n'était pas rare qu'un homme tombât à l'eau, fût entraîné par le courant ou les profondeurs du Fleuve. On usait alors de perche en bois. Mais la longueur et le poids de l'instrument en rendaient le maniement périlleux, et il arrivait qu'à défaut de sauver le misérable, la perche le transperçât ou l'assommât, achevant ainsi d'en faire un noyé.
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AmandineMMAmandineMM14 août 2011
Il sourit puis, contre toute attente, leva une main, la posa sur la joue de Gaspard. Les doigts parcoururent l’arête de la mâchoire, du lobe de l’oreille au menton, et le tissu du gant crissa sur la barbe naissante. « Alors, dans ce cas, que désirez-vous ? demanda-t-il avec une sollicitude retrouvée. – Devenir comme vous, monsieur », répondit aussitôt Gaspard. Il se reprocha son empressement. Étienne l’avait poussé dans ses derniers retranchements, et il le suppliait. L’index s’arrêta sur son menton, y imprima une pression. La rue autour d’eux avait disparu. Le halo de la bougie frémit sur leurs visages. « Oh, constata Étienne après un silence, devenir moi. » Gaspard était suspendu à ces paroles, relié par ce doigt sur son visage, à quelques centimètres de ses lèvres.
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Vidéo de Jean-Baptiste Del Amo
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