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ISBN : 2366298374
Éditeur : Actusf (06/04/2017)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 95 notes)
Résumé :
// Prix Imaginales 2018 des bibliothèques \\

// Prix Imaginales 2018 de la meilleure illustration pour Yana Moskaluk \\

Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ?
À la fois amante, mère et gu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  13 septembre 2017
« Je préfère encore ma folie qui nous rêve la tête haute à ta raisonnable soumission qui nous courbe l'échine ».
Boudicca fait partie de cette longue liste de personnages hauts en couleurs qui résistèrent à l'avancée inexorable de l'empire Romain. Ils vécurent dans le désert africain, dans les grandes plaines gauloises, dans les forêts impénétrables du nord de l'Europe ou les marais de la Tamise. Tous connurent le même destin. Une vie pleine de drames, de fureurs, de trahisons, d'exploits insensés, de succès éphémères, jusqu'à la chute finale et fracassante face aux légions romaines, ces « aigles d'acier, dont les boucliers rouges forment un mur qui repousse inexorablement » ceux qui ont le front de leur résister. D'eux, on ne sait pas grand-chose en vérité ! C'est à peine si les chroniqueurs de l'époque les citaient. Quelques lignes, quelques allusions ici et là ! La légende s'est occupée du reste en comblant les manques ; c'est pour cette raison, si longtemps après, qu'ils raisonnent encore si fort dans nos mémoires.
J'ai beaucoup aimé la Boudicca de Jean-Laurent del Socorro. Je me suis laissé emporter par le souffle de la légende, par cette épopée guerrière aussi vitale que vaine. Il décrit une femme vulnérable, et une guerrière irréductible. Il raconte avec des mots simples et beaucoup d'émotion l'histoire d'une reine brisée, aveuglée par la vengeance, mais capable de déposer sa couronne sur la tête d'une gamine pour rappeler à son armée de morts-vivants que c'est pour elle et son avenir qu'ils doivent se battre.


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TheWind
  23 septembre 2018
De Boudicca, reine des Icènes, on ne connaît que très peu d'éléments.
Les informations biographiques rapportés par Tacite et Dion Cassius sont bien maigrelettes.
Selon Wikipédia, la seule description qu'on a de Boadicée, cette guerrière celte qui aurait pris la tête de la rébellion bretonne face aux romains, nous vient de l'historien grec Dion Cassius : «  grande, terrible à voir et dotée d'une voix puissante. Des cheveux roux flamboyants lui tombaient jusqu'aux genoux, et elle portait un torque d'or décoré, une tunique multicolore et un épais manteau retenu par une broche. Elle était armée d'une longue lance et inspirait la terreur à ceux qui l'apercevaient »
Et cela suffit bien à enflammer notre imagination.
D'une plume légèrement teintée de fantasy et d'onirisme, Jean-Laurent del Socorro nous livre un aperçu de ce qu'aurait été la vie de Boudicca. Ce roman biographique est court. Trop court ?? Non, plutôt sobre et percutant. L'auteur n'a pas eu pour ambition de nous livrer une vision romancée de Boudicca. Il nous la dépeint sans ambages : fière guerrière rebelle, avide de liberté mais également mère protectrice, assaillie par le doute, aussi...
Mais, cet ouvrage n'est pas seulement un portrait de femme, il est aussi un vibrant hommage à un peuple insulaire qui ne se laissa pas soumettre par les Romains si facilement. Un peuple désuni par ses multiples royaumes mais capable pourtant d'alliances face à cette Louve vorace et implacable. Un peuple courageux et tenace face à l'envahissement de ceux qui voulaient écraser ses moeurs et ses coutumes.
Le roman est court, certes, mais il a l'avantage de donner l'envie de se replonger au coeur de la bataille, de retrouver par d'autres lectures -essais ou romans- l'héritage des Celtes.
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boudicca
  06 mai 2017
Après un premier roman prometteur mettant en scène la ville de Marseille à l'époque des guerres de religion (« Royaume de vent et de colère »), Jean-Laurent del Socorro opte à nouveau pour un cadre historique et met cette fois en avant le personnage de Boudicca. Il est assez délicat de faire la critique d'un livre pour lequel on a servi de relecteur (mon affection pour le personnage ne vous aura sans doute pas échappé^^), mais la version présente est finalement si différente de celle que nous avons eu entre les mains au tout début de son écriture que je pense malgré tout être à même d'en parler sans être taxée de parti pris. Un mot, d'abord pour présenter le personnage qui donne son nom au roman : Boudicca est une reine celte célèbre pour s'être révoltée en 61 après J.-C. contre les légions romaines cantonnées sur l'île de Bretagne dont elle faillit bien réussir à les expulser. On ne connaît finalement pas grand chose de ce personnage pourtant fort célèbre en Angleterre (vous avez peut-être eu l'occasion de contempler sa statue à proximité de Big Ben...), si ce n'est ce que quelques auteurs romains ont pu rapporter (à savoir quelques lignes sur les causes de la révolte, le nom des villes prises et brûlées et l'écrasement de la rébellion). L'originalité du roman tient au fait qu'au lieu de se focaliser sur cette partie justement moins floue de la vie de l'héroïne, Jean-Laurent del Socorro choisit plutôt de s'interroger sur ce qui a pu lui arriver avant, ce qui l'a forgé et lui a donné la force et le pouvoir de s'opposer de manière aussi vigoureuse aux Romains.
Le roman est découpé en trois parties bien distinctes, trois temps qui correspondent chacun à un statut occupé par l'héroïne à différents moments de sa vie : fille de roi, d'abord, puis épouse et mère, et enfin reine et chef de guerre. La narration est à la première personne et reflète finalement assez bien le caractère du protagoniste : l'auteur opte pour un style direct et dynamique, sans fioritures, sans superflus, à l'image de cette reine guerrière volontaire et plus à l'aise avec les armes que les mots. L'un des principaux points forts du roman vient justement de cette héroïne qui connaît une évolution intéressante au fil des chapitres, passant d'une enfant chicaneuse en mal d'amour paternel à une reine fière sincèrement soucieuse du bien-être de son peuple. Sans pouvoir véritablement être qualifiée de sympathique (un peu trop arrogante à mon goût), la Boudicca dépeinte ici force malgré tout le respect et parvient à plusieurs reprises à émouvoir, notamment par son incapacité à exprimer ses sentiments aux divers membres de son entourage. Pour ce qui est de la reconstitution historique, l'auteur ne s'embarrasse pas vraiment de détails mais les scènes chargées de mettre en avant le mode de vie celte de l'époque et les relations entretenues entre les chefs de tribu et les Romains reposent sur une solide documentation. Jean-Laurent del Socorro ne commet d'ailleurs pas l'erreur d'adopter une vision manichéenne du conflit et tente au contraire de le dépeindre dans toute sa complexité. L'ouvrage s'achève par une nouvelle intitulée « D'ailleurs et d'ici » mettant en scène l'un des plus célèbres événements de la fin du XVIIIe : le début du Boston Tea Party. Un avant-goût de ce que l'auteur nous réserve pour son prochain roman...
Avec ce nouvel ouvrage, Jean-Laurent del Socorro rend un bel hommage à cette héroïne celte célébrée en Angleterre et revient avec succès sur deux moments de révolte inattendus qui ont marqué l'histoire (le tout enrobé dans une superbe couverture !). Si vous souhaitez poursuivre votre découvert du personnage, je vous encourage fortement à découvrir la superbe tétralogie « La reine celte » dans laquelle Manda Scott propose elle aussi une biographie romancée de Boudicca.
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Tatooa
  06 février 2019
Trop court ! Beaucoup trop court... C'est son seul défaut. J'en aurais bien pris 200 pages de plus, à dire vrai, tellement c'était bien.
Tellement cette Boudicca résonne en moi, avec son humanité, ses souffrances, ses silences, ses rebellions.
Oh, à mon petit niveau, hein. Je suis pas une meneuse d'hommes... Et ça ne me fait pas rêver.
Mais je connais la bataille, même si moins sanglante. D'ailleurs hier il s'est passé un tas de choses qui m'ont rappelé mes combats, mes blessures, mes cicatrices sont redevenues sensibles.
La synchronicité à la Jung a encore frappé.
« Je préfère encore ma folie qui ME rêve la tête haute à ta raisonnable soumission qui TE courbe l'échine ».
Si vous aimez les histoires de gens qui ne courbent pas l'échine, ce livre formidablement bien écrit, aux personnages forts, est fait pour vous.
Même si trop court.
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Aelinel
  21 mai 2017
Après l'excellent Royaume de vent et colères, premier roman de Jean-Laurent del Socorro, j'attendais avec une impatience manifeste, la parution de son dernier roman sur la reine celte Boudicca. En effet, vous connaissez tous ma passion pour la période romaine. Malheureusement, ma lecture n'aura pas été à la hauteur de mes espérances. J'ai même exceptionnellement attendu deux jours avant de rédiger ma chronique afin de ne pas vous livrer une réflexion dite "à chaud". Et pourtant, même avec cette prise de recul, ma déception reste inchangée.
Boudicca dont le nom signifie "Victoire" est née en 28 après J.-C. lorsque son père, le roi Icène, Antedios, remporte une bataille décisive sur le clan ennemi des Trinovantes. Mais, sa naissance marque aussi la disparition de sa mère morte en couche. Boudicca grandit alors à l'ombre du ressentiment de son père et fait tout pour attirer son attention et gagner son amour. Dotée d'un caractère aussi flamboyant que sa chevelure, elle n'hésite pas à défier quiconque et à prendre les armes pour devenir une guerrière renommée...
Je reconnais à ce roman des qualités indéniables : je citerais ainsi la fluidité du style d'écriture. En effet, je n'ai pas vu défiler les 250 pages du roman (cette édition comprend en sus de Boudicca, la nouvelle D'ailleurs et d'ici d'une dizaine de pages du même auteur ainsi que le premier chapitre de Sorcières associées d'Alex Evans) et c'est exactement ce que j'avais apprécié dans le précédent opus de l'auteur. le récit, partagé en trois parties chronologique et biographique, est claire. le lecteur sait donc parfaitement où l'auteur veut aller : de fille de roi (28-43 après J.-C.), Boudicca devient épouse et mère (44-59) puis Reine et guerrière (60-61).
De plus, Jean-Laurent del Socorro semble avoir fait un bon de travail de documentation au préalable : preuve en est la bibliographie donnée à la fin du roman. Et je dois dire qu'il a du mérite car les sources historiques sont peu nombreuses : seuls Tacite, un quasi contemporain en parle dans ses Annales ainsi que Dion Cassius, dans son Histoire Romaine, datant de plus d'un siècle après les faits. J'ai même beaucoup aimé, à la fin, le petit clin d'oeil aux sources littéraires romaines :
"Dion Cassius, dans son Histoire Romaine, assure que Catus Decianus put s'enfuir avant la destruction de Londinium et qu'il gagna la Gaule pour y trouver refuge. N'en croyez rien. J'ai vu de mes propres yeux Boudicca se saisir du procurator pour l'attacher à un pilori." (P. 237-238)
Malheureusement, ce roman est affaibli par quelques défauts. Personnellement, j'affectionne peu, en littérature, le point de vue interne, préférant l'omniscient ou le roman choral. Mais, il s'agit d'une question de goût et je ne peux en aucun cas l'incomber à l'auteur. En revanche, les personnages manquent cruellement de profondeur ce qui n'a pas facilité mon immersion dans le récit. Je n'ai pas vraiment éprouvé d'empathie à l'égard de Boudicca, pourtant le narrateur. Très honnêtement, il me reste de ce récit, une impression très superficielle et le sentiment qu'il a été trop survolé sans vraiment jamais rentré dans le détail. J'en ressors donc un peu frustrée.
En conclusion, j'ai été déçue par Boudicca ; surtout après Un royaume de vent et de colère, je m'attendais à mieux. Je suis bien embêtée car je me faisais une joie d'aller rencontrer l'auteur à la Convention SF du mois de juillet, à Grenoble. Que vais-je bien pouvoir lui dire moi qui ai si peu goûté son dernier opus? Délicat...
Lien : https://labibliothequedaelin..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   02 mai 2017
Le style de l’auteur semble s’être amélioré depuis Royaume de vent et de colères. Combiné au fait que le roman soit court, il se dévore d’une seule traite.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   05 février 2019
- Aucun combat n'est facile, ni aucune victoire. Les hommes sont par nature immobiles. C'est pour cela qu'il faut des femmes et des hommes comme toi et moi pour forcer le destin à se mettre en marche.
(Caratacos à Boudicca)
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TatooaTatooa   04 février 2019
Il n'y a pas de hasard, ni d'autre destin que celui que nous choisissons d'incarner.
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Eric76Eric76   08 septembre 2017
Mentir aux autres, ce n'est pas un problème. Mais se mentir à soi-même, c'est vouloir faire d'une illusion sa propre réalité.
Commenter  J’apprécie          724
EnkiEnki   14 mai 2017
J’insiste pour être des chars qui flanqueront les romains.
— Ysbal, je sais que tu ne sais pas manœuvrer un char mais tu pourras toujours nous suivre à cheval.
— Ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Autant trois hommes, c’est facile à mener, autant deux chevaux, c’est largement plus dur. C’est que c’est malin, un cheval…
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EnkiEnki   10 mai 2017
Les vétérans du clan l'affirment tous : n'importe qui peut donner un coup, mais seuls les plus habiles savent les dévier. Le bouclier fait le guerrier véritable.
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Videos de Jean-Laurent Del Socorro (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Laurent Del Socorro
Seconde partie de la soirée fantasy organisée par la médiathèque Bonlieu à Annecy le jeudi 8 février animée par Jérôme Vincent des éditions ActuSF avec Jean-Luc Bizien, (L?Appel du Dragon), Jean-Laurent del Socorro, (Boudicca) Fred Fromenty de la Librairie Omerveilles à Grenoble et l?illustrateur Marc Simonetti.
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