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ISBN : 284720122X
Éditeur : Gaïa (15/08/2008)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 178 notes)
Résumé :
Mathilde délaisse une carrière prometteuse de diplomate pour ouvrir un atelier de reliure dans un village de Dordogne.
Cuirs, fibres de bois, feuilles d'or et pigments accompagnent désormais le quotidien de la jeune femme qui restaure avec passion et minutie les ouvrages qu'on lui confie. Un matin, alors que la pluie bat le pavé de la ruelle, un visiteur franchit le seuil de l'atelier. Un homme d'une beauté renversante et enveloppé d'un parfum de fougère et d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  21 juin 2017
Elle s'appelle Mathilde Berger..
Diplomate de formation, ancienne du Quai d'Orsay, elle a démissionné pour accomplir le seul métier qui lui allait , celui de relieuse, cet artisanat noble, que son grand-père lui avait enseigné.
Elle quitte Paris, carrière , amis, s'installe à la campagne dans un beau village de Dordogne: Montlaudun;
Cuirs, fibres, feuilles d'or , pigments, colle, accompagnent Mathilde chaque jour qui restaure avec minutie et passion , les beaux ouvrages oubliés qu'on lui confie, des missels du curé aux ouvrages des archives locales et de vieilles éditions en cuir au dos désossés, aux reliures fatiguées , sortis opportunément des musées , afin de leur redonner un lustre certain.
Un matin, très tôt , un bel homme jeune, mystérieux et massif, lui apporte un drôle de livre de belle facture, dense, de beau papier relié à l'allemande ........
Las! Un peu plus tard, il se fait renverser par un camion .
A la morgue, famille ou amis, personne ne se présente.....n'en disons pas plus !
L'héroïne cherchera sans relâche qui peut- être cet homme sans identité .
D'une écriture fluide , ponctuée de citations de "Cyrano-de-Bergerac," nous découvrons un livre sur les rencontres et les secrets de famille, les failles et les douleurs, les rancoeurs et les faiblesses, l'amitié sincère et désintéressée à travers les personnages qui vivent dans la "ruelle " où habite Mathilde, l'horloger Mr Roche , fragile et bienveillant, amoureux fou de son métier, le cordonnier Sébastien , aux origines liées à celle de "l'inconnu ", le chaleureux boulanger André, simple, pétri de bon sens, chaleureux, qui sait "des Choses" , mais aussi la mesquinerie d'un maire et les ragots des petits villages, le charme bucolique de la campagne , une mystérieuse liste, les curiosités des uns et les rancoeurs des autres...
Un vibrant hommage aux beaux livres et au travail de la reliure au coeur d'une" enquête" qui sert de fil conducteur, des mystères, des rebondissements , des découvertes surprenantes!
Une bien belle histoire fraîche et agréable à lire malgré la première de couverture peu attirante.
Je l'ai emprunté à cause du titre , un premier roman original , limpide et bien écrit .
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gouelan
  09 novembre 2018
Mathilde est relieuse, elle aime redonner de la fraîcheur aux livres abimés, découvrir leur mystère calligraphié à l'encre ancienne, dissimulé sous une odeur de cuir, de pages jaunies, de déchirures, de moisissures. Cette passion, héritée de son grand-père, lui offre une chance de vivre en prenant le temps.
Un jour elle ouvre la porte de son atelier à un homme mystérieux, alors que dans la ruelle l'aube ne s'est pas encore pointée et que la pluie et le vent tambourinent les volets. Avec lui, les odeurs de cuir, de colle et de papier, se mêlent à l'odeur de forêt qu'il dégage, comme si un conte fantastique venait d'ouvrir ses pages. Il apporte sous son manteau un livre ancien à restaurer...
Dans cette ruelle, il y a le boulanger et ses croissants de sourire, le cordonnier qui fait taire les ragots comme il recolle les semelles, la vieille épicière qui collectionne les antiquités, l'horloger au cœur fragile, l'archéologue qui fouille le passé de ses pinceaux avant que la pelleteuse ne l'écrase...
Une belle découverte du métier de relieur, un moment de lecture agréable au milieu de toutes ces parfums ; parfums de secrets, d'artisanat, de passion, de Dordogne, pour nous faire découvrir celui de la vérité.
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fanfanouche24
  30 juin 2015
Une relecture de ce premier texte, qui met en scène notre sympathique relieuse, Mathilde !
Relecture que j'ai achevée il y a déjà plus de deux semaines, après avoir savouré "Le portefeuille rouge", récit où nous retrouvons notre relieuse, en but à une nouvelle aventure !
L'auteure a l'art et la manière de décrire, faire vivre son métier de relieuse-doreuse, ainsi que d'autres artisanats, comme le bijoutier-horloger du village où elle s'est installée, passionné lui aussi par les savoir-faire de sa profession...

Comme je l'ai déjà formulé, ces deux enquêtes dans l'univers de la reliure m'ont fait songer aux récits très vivants, et prodigues en suspens de l'antiquaire-écrivain, Yvonne de Bremond D'Ars, qui utilisait avec talent les expériences de son métier, pour nous plonger dans des aventures riches
en rebondissements...
Cette "Relieuse du gué" est une histoire prenante, poignante...
Hormis la "Reliure", l'archéologie possède une place de choix dans cette auto-fiction...
Un seul regret infime : la conclusion de l'histoire m'a laissé quelque peu sur "ma faim". Un goût d'inachevé, d'incomplétude, après avoir vibré, avoir été captée par l'histoire et le destin de jumeaux...à travers un atlas mystérieux de magnifiques dessins anonymes, originaux d'un "fanum" ,à restaurer . Comme j'ai été entraînée par la ténacité des recherches de notre relieuse. Je n'en dis pas plus... C'est déjà trop !!!
Le grand plaisir de ma lecture de "La relieuse du Gué" et du "Portefeuille rouge" tient autant au suspens , savamment dosé qu'à l'abondance d'éléments informatifs, sur la Reliure, les livres, mais aussi différents
savoir -faire que l'auteure nous fait pénétrer et aimer....
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bilodoh
  03 juillet 2015
Ah l'amour, l'amour des beaux livres et surtout des belles reliures… 
Mais la relieuse ne lit presque jamais les livres qu'elle touche à l'exception de Cyrano qui l'accompagne depuis toujours et qu'elle cite abondamment.

C'est tout le contraire pour moi, car à part quelques beaux livres sur l'art ou les voyages (et bien sûr les bds), ma bibliothèque contient peu de grands livres à couverture rigide. Je me nourris le plus souvent de « poches » qui prennent moins de place et sont plus faciles à transporter. J'aime les belles couvertures illustrées, mais j'aime surtout les mots sur les pages, les histoires qu'on y raconte et les émotions qu'elles suscitent.

Si je ne me suis pas reconnue dans la relieuse, j'ai quand même apprécié la passion de l'artisane et je me suis amusée des jolies citations de Cyrano.
C'est aussi une histoire d'amour et d'intrigues tissées avec imagination, bien que parfois un peu tirées par les cheveux.

Avec cette lecture, je me suis posé la question : quels livres de ma bibliothèque mériteraient une belle reliure pour les conserver ? Si on imagine sans mal les classiques du 19e ou un « Petit prince » illustré, quels jolis fers à dorer notre relieuse utiliserait-elle pour encadrer « Dune » ou « La Horde du contrevent » ?

Et vous, quels livres auriez-vous envie d'habiller d'une belle jaquette de cuir souple ?
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sandrine57
  09 mars 2012
Après un début de carrière, à Paris, dans la diplomatie, Mathilde a choisi de renouer avec le métier de son grand-père. A Montlaudun, une petite ville de Dordogne, dans une ruelle préservée du tumulte, elle a ouvert sa boutique de reliure. Les affaires démarrent tranquillement avec quelques clients soucieux de restaurer leurs livres et les municipalités de la région qui souhaitent faire relier leurs archives. Mathilde s'installe dans sa nouvelle vie rythmée par son travail, les visites matinales d'André le boulanger et ses promenades vespérales vers le gué.
Un jour de mauvais temps, trop tôt pour que la boutique soit ouverte, un homme étrange et très beau se présente avec un livre ancien à relier. Malheureusement, il meurt le jour même, renversé par une voiture. Intriguée par l'homme et par son livre, Mathilde va chercher à savoir qui il était et d'où lui venait son énigmatique ouvrage.
Il y a beaucoup de douceur, de beauté et de délicatesse dans cette histoire. C'est avec un grand plaisir que j'ai marché dans les pas de Mathilde dans cette ruelle hors du temps avec ses sympathiques artisans. J'ai aussi parcouru la montagne et la forêt à la recherche des amis de son mystérieux client. Et puis,je l'ai suivie dans son atelier pour assister au minutieux et patient travail de reliure.
C'est un livre qui prend son temps, qui nous berce au rythme d'une histoire belle et mystérieuse. Il y est question de livres, d'amitié et même d'amour, de choix de vie, de transmission et de souvenirs. A lire et à déguster sans se presser.
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   31 mai 2015
Sur le seuil de sa boutique comme je m'éloignais. L'horloger me fit un petit geste enfantin de la main.
Que de solitude dans cette ruelle, que de solitude.

"Cyrano
Oh ! je ne me fais pas d'illusion ! -Parbleu,
Oui, quelquefois, je m'attendris dans le soir bleu;
j'entre en quelques jardins où le soir se parfume;
Avec mon pauvre grand diable de nez je hume
L'avril,- je suis des yeux, sous un rayon d'argent,
Au bras d'un cavalier, quelque femme, en songeant
Que pour marcher, à petits pas dans la lune,
Aussi moi j'aimerais au bras en avoir une. (p.85) "
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YzouYzou   06 avril 2014
J'organisai mon outillage. Éponge, boîtes, contenant les feuilles d'or, coussinet, mes deux billons sur lesquels on couche les deux couvertures laissant tomber au milieu le bloc de feuillets. Je préparai mon composteur, l'outil où je coucherais les caractères composant les titres et les noms des auteurs. Pour l'heure, je n'allumais pas le réchaud amélioré par mon grand-père pour chauffer mes fers à dorer mais pour préparer une colle de pâte fraîche, mélange de farine et d'eau. Je laissai refroidir puis je l'appliquai sur les dos de mes livres, à l'endroit où je coucherais l'or.
Je laissai sécher puis grattai le surplus de colle avant d'appliquer une couche de bol d'Arménie. "Boldarménie", petite, je croyais que c'était un personnage, un ami de mon grand-père. Ce n'est qu'une argile très fine qui permet l'adhérence de l'or. Après l'avoir dissous dans de l'eau additionnée de blanc d’œuf, je l'appliquai et j'attendis encore. Puis je lustrai les surfaces encollées. Ensuite seulement, j'appliquai une couche légère de blanc d’œuf étendu de dix fois son poids d'eau. J'attendis encore... et j'étais de plus en plus calme.
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fanfanouche24fanfanouche24   05 juin 2015
J'avais une anecdote aussi à propos des châtaignes. Je viens du nord de la Loire, il y a des châtaigniers, mais peu, et fragiles, mon grand-père en avait un qui avait résisté aux maladies et au gel. Tout des contrastes de cet arbre l'émerveillait: au printemps, la beauté de ses fleurs mâles duveteuses, à l'automne, ses bogues épineuses, sa qualité de mâle et de femelle, sa fragilité et sa force, son bois résistant mais souple, un arbre de pauvres mais des plus généreux. (p.197)
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fanfanouche24fanfanouche24   06 juin 2015
Cyrano

Baiser. Le mot est doux !
Je ne vois pas pourquoi votre lèvre ne l'ose;
S'il la brûle déjà, que sera-ce la chose ?
Ne vous en faîtes pas un épouvantement;
N'avez-vous pas tantôt, presque insensiblement,
Quitté le badinage et glissé sans alarmes
Du sourire au soupir et du soupir aux larmes !
Glissez encore un peu d'insensible façon :
Des larmes au baiser il n'y a qu'un frisson ! (p.253)
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fanfanouche24fanfanouche24   28 mai 2015
J'ai démissionné pour faire le seul métier qui m'allait et auquel j'avais essayé d'échapper, celui de relieuse.
C'est mon Allemand de grand-père qui m'avait appris cet artisanat. il ne me venait pas à l'esprit quand j'étais enfant que cela pût être un métier de grande personne tant je prenais de plaisir à le faire à ses côtés. (p. 38)
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