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ISBN : 2330076150
Éditeur : Actes Sud (05/04/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Les doigts habiles de la relieuse du gué viennent de se poser sur un vrai trésor, un exemplaire du Premier Folio de Shakespeare, découvert par une consœur acariâtre.

Voilà un travail de restauration inédit pour Mathilde. D'autant qu'un trésor peut en cacher un autre, si l'on gratte la poussière des papiers anciens, si l'on déchiffre les traits de plumes à l'encre passée.

Si l'on ouvre le portefeuille rouge.
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
25 mai 2015
Une autofiction jubilatoire... que je viens de dévorer en 2, 3 jours, avec d'autres lectures en alternance !
l'auteure s'est reconvertie comme relieuse...à la suite de son grand-père qui lui enseignait son art pendant les vacances, en s'éloignant de la "Diplomatie" où elle s'était originellement engagée professionnellement !
Reconversion qu'elle narre fort bien dans la "Relieuse du gué", récit que j'avais déjà beaucoup apprécié en 2008, comprenant une intrigue semi-policière..la restauration d'un livre rare, mystérieux apporté par un personnage non moins mystérieux....
Cela m'avait évoqué l'univers des auto-fictions , aventures réelles et pleines de suspense de l'antiquaire , Yvonne de Bremond D'Ars...
Tout dernièrement, en fouinant dans une des librairies de ma ville, j'ai eu la fort agréable surprise d'apercevoir sur les tables de nouveautés ce dernier texte de cette écrivaine-relieuse... qui nous entraîne dans une nouvelle aventure qui nous fait approcher cette fois au plus près le Grand Shakespeare.
Ce récit est très prenant quant à ces beaux métiers de relieur, restaurateur...qui nous introduisent dans les mondes voisins et reliés à ces univers: collectionneurs, commissaires-priseurs, bibliophiles, experts, conservateurs, dans une intrigue haletante, qui nous dévoilera peu à peu un face à face torturé, aussi passionné que manipulateur...entre deux relieuses, dont la narratrice... et deux trésors qui vont enflammer, faire exploser ce duo !
Je n'en dis pas plus... j'ose croire que ces modestes lignes auront "titillé" votre curiosité de découvrir cette auteure, relieuse de talent, qui exprime avec moult talents et en mots magiques l'amour de son art et des rencontres... dont ce très attachant microcosme du village où "notre" relieuse s'est installée, où elle s'est construite de solides amitiés, auprès de ses voisins commerçants et autres...
un très fort joli moment de lecture ... avec comme chaque fois le besoin de "ralentir" appréhendant que l'histoire finisse trop rapidement !!!
ET, "cerise sur le gâteau" ce texte m'a donné envie de me" pencher plus avant" sur le Grand Shakespeare... ce qui n'est pas rien !!!!
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Macha_Loubrun
18 mars 2016
Dans son atelier, Mathilde, une jolie relieuse, travaille avec les outils de son grand-père, dans un petit village du Sud-Ouest. Mais une étrange consoeur, Astrid Malinger, vient troubler sa vie monotone pour lui proposer un travail de restauration particulièrement délicat sur un exemplaire du premier Folio de Shakespeare !
Mathilde devra se rendre dans l'atelier d'Astrid durant une semaine, à une soixante de kilomètres de son domicile, avec l'interdiction absolue de parler du livre qui sera très vite convoité par les bibliophiles du monde entier…. Mathilde découvre alors la perversité d'Astrid mais aussi d'étranges feuillets dans un portefeuille rouge…
Les gestes méticuleux, la sensualité des peaux, la beauté des objets tranchent avec la rudesse d'Astrid, la tension est palpable à chaque page. Mathilde est désormais en proie à bien des tourments. Elle se livre à de passionnantes recherches historiques pour découvrir l'origine de l'étrange manuscrit tandis que le comportement d'Astrid ne cesse de l'inquiéter. Mais le charmant Karel, commissaire-priseur, est là pour veiller sur elle..
Le récit permet de plonger de manière passionnante dans le milieu des collectionneurs, le charme de ce roman en trois actes opère dès les premières lignes. Les personnages, parfois un peu lisses, sont attachants et les dialogues sonnent juste. Il y a quelques longueurs à la fin de l'histoire mais l'intrigue tient le lecteur en haleine jusqu'au bout. Anne Delaflotte Mehdevi, elle-même relieuse, signe un roman captivant qui donne vraiment très envie d'en savoir plus sur l'oeuvre et la vie Shakespeare.
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Srafina
12 janvier 2017
Dans ce roman Anne Delaflotte Mehdevi mêle le romanesque à une intrigue policière mouvementée liée à la découverte d'un manuscrit rare.
J'ai beaucoup aimé découvrir ce métier de relieur, ces outils, la façon de manier les parchemins, les informations sur la nature des matériaux qui constituent les livres anciens. Très intéressant.
De plus pour ne rien gâcher, l'histoire en elle même est haletante et accrocheuse.
On vit la passion de la relieuse pour son travail, mais aussi à travers le livre, c'est Shakespeare et son frère qui sont à l'honneur. On découvre des anecdotes qui ont constituées sa vie. Mathilde, la narratrice, s'investit totalement dans un jeu de piste pour identifier l'inconnu qui a écrit ce livre en papier de chiffon. le roman montre un aspect peu connu du célèbre écrivain britannique même si certaines questions restent en suspens et sans réponses.
Pour moi une belle découverte de la plume de Anne Delaflotte Mehdevi, ainsi que de son héroïne, Mathilde, dont je vais m'empresser de découvrir les autres romans, et surtout le premier : La relieuse du gué.
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sylvaine
30 mai 2015
C'est avec un grand plaisir que j'ai retrouvé Mathilde Berger, relieuse à Montlaudin petite ville du S-O de la France.Dans la Relieuse du gué nous avions suivi son arrivée à Montlaudun après le décés de son grand-père, son abandon d'une carrrière dans la diplomatie pour reprendre la maison et l'atelier de reliure de son grand-père .
Débarque dans la ruelle du gué Astride Malinger, remieur-doreur réputé. , elle vient chercher Mathilde pour l'assister dans la restauration d'un livre ancien.Mathilde accepte et découvre un Premier Folio de Shakespeare dégotté dans une brocante......
Une fois encore je me suis laissée porter par l'écriture d'Anne Delaflotte Medhevi. Une écriture vive, rapide, précise, les pages défilent à vitesse V.
Si vous aimez le livre en tant qu'objet, si vous voulez découvrir les coulisses de ce métier de relieur, la fièvre des collectionneurs et entendre narrer dés épisodes de la vie de Shalkespeare ce livre est fait pour vous.
quant à moi je vais sûrement me plonger enfin dans les textes de Shakespeare merci Mme Delaflotte
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Josephine2
23 juin 2015
L'écriture d'Anne Delaflotte Mehdevi est très élégante et pleine de délicatesse. On entre dans l'histoire et on ne lâche plus le livre. Elle sait mettre du suspens là où il faut et sait nous mettre en haleine.
Une jeune relieur-doreur, Mathilde Berger, est contactée par une autre relieur-doreur, Astride Malinger, pour effectuer un travail sur un folio exceptionnel. En secret. Au moment de régler le travail réalisé, Astride Malinger remet en question les conditions du contrat.
Pour en finir Mathilde Berger demande à être payée par le don d'un portefeuille rouge contenant des folios et qui n'intéresse pas Astride Malinger. Celle-ci accepte. Et c'est là que tout commence…
J'ai beaucoup aimé l'atmosphère de ce livre que j'ai trouvé au demeurant reposant, ainsi que la description des ateliers et du savoir-faire des artisans. J'ai beaucoup d'admiration pour leurs métiers. Moi qui ne sais rien faire de mes dix doigts.
Pour ne rien gâcher, le papier utilisé par l'éditeur Gaïa, est très agréable, doux et beau.
En tout cas un petit roman que je recommande pour les vacances.
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Citations & extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche2420 mai 2015
16 août 1626- Dimanche

(....) D'où m'est venue l'étrange idée de marchander avec toi, de me taire à la condition que tu m'apprendrais à écrire ?
Mon silence pour une leçon.
Je n'ai jamais été envoyé à l'école, même pas à la "Petty".
Pourquoi un serviteur en aurait -il eu besoin ?
Est-ce que j'avais souffert de ne pas maîtriser cet art auparavant ?
Je ne me rappelle plus.

L'idée de ce marché m'est venue, comme les larmes
aux yeux, comme le rire au petit enfant.
Tu as sauté sur tes pieds et tu m'as embrassé.
Tu as tenu parole et j'ai gardé la mienne.

Quel réconfort d'écrire en anglais à défaut de pouvoir le parler ici.
Vois comme tu continues à bien m'aider, mon frère. (...)
John (p.117)
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fanfanouche24fanfanouche2423 mai 2015
Avec ou sans Karel, j'aurais eu l'idée de cette médiathèque de l'épistolaire, où l'on écoute disques et acteurs en chair et en os lire aux visiteurs les lettres des frères Van Gogh, de Sévigné, une médiathèque où les anonymes viennent déposer des cartes postales à la Sacha Guitry, des échanges de courriels façon Audiard, des textos de mère à son enfant, d'amant à sa maîtresse, mais aussi, les petits billets d'amour de mon grand-père à ma grand-mère, la copie des lettres de John à son frère. Et relier tout ça. (p.253)
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fanfanouche24fanfanouche2420 mai 2015
25 février 1617- Dimanche

(...) Deux de tes amis acteurs travaillent à rassembler les histoires que tu as écrites, à cette tâche, je ne saurais aider.
Je ne rejoins pas seulement un ami, frère après toi, dans ce moulin sur la rivière Darenth, en faisant cela, je te sers. Je façonnerai le lit de ton esprit, qui a tracé la carte de celui des hommes, et ainsi tu vivras pour toujours dans le rire et les larmes, l'amour et la peine, dans toutes les âmes des jours qui viennent. (...) (p.112)
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fanfanouche24fanfanouche2422 mai 2015
Je complétais en pensée l'histoire qu'il racontait, je le faisais en anglais, pour garder cette distance, et, à mesure que le récit avançait, j'y voyais plus clair. Je voyais par exemple que si la relieur-doreur n'avait pas été troublante, puissante, je n'aurais pas collaboré. Je n'aurais pas collaboré avec un gentil relieur parce que n'aurais pas sacrifié mes rituels, ma routine-j'entends mon rythme, mon équilibre, celui qui permet à l'artisan de rentrer dans ses gestes, comme un acteur dans son costume, dans son texte-, à un relieur ordinaire, pour une mission ordinaire; (p.194)
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fanfanouche24fanfanouche2421 mai 2015
Karl et moi avons parlé de John, des Lépine, de fidélité et de nous. Un "nous" tout neuf, timide, exaltant. Cet instant serait resté gravé dans nos mémoires où qu'il se soit passé, en pleine rue, quelques heures plus tard sur le quai de la gare, à la salle des ventes ou dans mon atelier, mais qu'il ait lieu dans cette resserre lui a conféré ce petit quelque chose de sacré qui lui est resté attaché. (p.144)
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