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EAN : 9782847208252
400 pages
Gaïa (01/03/2018)
3.35/5   13 notes
Résumé :
La rumeur de Prague monte jusqu'aux fenêtres d'un vieil homme qui se souvient. Tout jeune garçon, Slávek perd l'usage de ses jambes, renversé par la calèche du comte Sporck. L'éducation et la passion des arts le portent dans la Prague du XVIIIe siècle soumise aux épidémies, aux schismes religieux, aux conflits politiques.
Le théâtre y est naissant, et Slávek trouve sa place en maître des lumières.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  10 août 2018
J'ai découvert par hasard , il y a quelques jours, dans le fonds Littérature d'une librairie de ma ville, ce dernier ouvrage d'Anne Delaflotte Mehdevi...
J'ai hésité, car deux ouvrages de cette auteure, dans des sujets différents, m'avaient tellement enthousiasmée qu'une appréhension m'a saisie...un moment. Pour ces deux romans, qui se passent dans le monde des livres
et de la reliure... [inspirés de sa propre expérience de relieuse], je voulais nommer "La relieuse du gué" et "Le Portefeuille rouge "...
Là, changement radical de décor: nous sommes propulsés dans l'histoire politique, artistique, religieuse, sociale de Prague et de la Bohême,
au 18 ème siècle...!
A travers le récit d'un homme vieillissant, Slavek, se souvenant de sa vie...nous parcourons l'histoire de Prague et de la Tchéchoslovaquie...à un rythme soutenu, et ceci dans tous les domaines possibles...
Très jeune, notre héros, Slavek a été renversé par le carrosse d'un comte, qui en dédommagement offrit à ses parents une forte somme d'argent pour palier à son éducation et à son avenir... Ce comte aura provoqué involontairement son infirmité, mais par la suite , il l'aida, le conseilla et à la mort de son dernier parent, son père bien-aimé, il l'invita dans un domaine loin de Prague, où il avait créé un domaine thermal avec bibliothèque, Théâtre, etc... pour l'aider à trouver sa voie...
Et cette voie, il la trouva : de gardien du théâtre, il devient "le maître des Lumières" des spectacles programmés, trouvant une abondance d' astuces pour jouer avec la lumière, les contrastes, mettre en valeur les danseurs, musiciens...acteurs.

Une qualité supplémentaire de ce roman historique, et pas des moindres : le style, avec des tournures inusitées, ...finit de nous immerger dans l'atmosphère de ce siècle des Lumières... !

Un roman très dense, qui est aussi un hommage vibrant à la ville de Prague, cité omniprésente de cette narration, que notre narrateur-protagoniste central se refuse à quitter... [Ville que l'on sent magique ,où l'auteure a vécu vingt-ans ]
Une galerie de personnages des plus attachants , qui nous accompagnent
pour nous raconter de façon dynamique les bouleversements politiques et religieux de cette cité d'art et d'histoire ...!!
Hommage à une ville mais aussi au Théâtre... lieu de vie et de création,
rempart à toutes les intolérances, guerres, douleurs humaines, etc.
"Qu'un nouveau théâtre vienne se nicher sous le toit de cette maison commune, au coeur du coeur de mon quartier, oui cela, même d'où j'étais, j'avais fini par l'entendre. (...)
De nuit, sous la charpente en forme de coque de navire renversé, bientôt on jouerait la vie.
Oui, cela je l'entendais.
Quand j'écrivais que cette bête d'homme a besoin pour vivre d'autre chose que de pain et d'eau." (p. 326)
Une magnifique lecture... vraiment captivante, à maints égards...
Il ne me reste qu'à découvrir... dans un avenir pas trop lointain... cette fameuse ville de Prague, tant vantée par notre narrateur [sûrement le porte-parole de notre auteure, ... au vu de son attachement passionnel et indéfectible à ce lieu, en dépit des épreuves,des conflits décrits, au fil du récit ]...
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sandrine57
  20 octobre 2018
Alors que ses dernières forces l'abandonnent et que la vie peu à peu le quitte, Slavek Sykora prend la plume pour coucher sur le papier l'histoire de sa vie et de sa ville. Né à Prague en 1707, il grandit dans la vieille ville, entouré de fidèles amis, choyé par sa mère et protégé par son père, maître d'oeuvre, qui l'emmène sur tous ses chantiers. Cette enfance heureuse, libre et insouciante prend un tournant tragique un jour qui pourtant se voulait festif puisque la ville toute entière reprenait vie après avoir vaincu la peste. Alors qu'il flâne le nez au vent avec ses amis, Slavek passe sous les roues de la calèche du comte Sporck. Il survit miraculeusement à l'accident et le médecin réussit à éviter l'amputation de ses jambes, mais il ne pourra plus jamais courir dans les rues de sa ville. Conscient de ses responsabilités, le comte prend en charge l'éducation de Slavek et lui promet d'être toujours là pour lui venir en aide. Grâce à son aide financière, Slavek pourra bénéficier d'un précepteur qui l'instruira sur le monde, et plus tard, trouvera un emploi dans le théâtre construit par Sporck. Il sera le ''maître des lumières'', celui qui s'occupe d'éclairer les acteurs et la scène, à Prague ou dans la ville thermale de Kuks où il suivra le comte durant l'été. Une vie somme toute bien remplie, épanouie et heureuse, malgré les amours contrariés, les drames, les guerres, les deuils.
Une traversée enchantée de Prague au XVIIIè siècle.
Slavek, héros discret et séducteur, nous raconte sa ville bien-aimée qui a su s'épanouir malgré les épidémies, les guerres, les sièges, les conflits religieux. Architecture, sculpture, musique, peinture, théâtre...Prague est une ville d'art où Slavek peut exercer sa passion de la lumière grâce à son protecteur et mécène, le comte Sporck, personnage ayant réellement existé et qui fut à l'origine de la ville thermale de Kuks où il fit construire un château, des bains, un théâtre, une bibliothèque. C'est dans cette campagne que Slavek pourra choisir sa voie et qu'il deviendra éclairagiste. Condamné à marcher avec des béquilles, il n'en sera pas moins un séducteur et connaîtra nombre de femmes, des femmes aimées, des femmes perdues, des femmes qui seront remplacées par son amour pour Prague. Ville de conflits mais aussi ville d'art, Prague sera son éternel amour, un berceau qu'il ne voudra jamais quitté malgré les heurts, les bombardements, les famines.
Anne Delaflotte-Mehdevi possède l'art de partager ses passions. Après la reliure dans La relieuse du gué, elle évoque ici une ville qu'elle aime et où elle a vécu. Bien documenté sans être didactique, parsemé d'anecdotes et de solides références historiques, son roman est une rencontre réussie avec un personnage et une ville. Slavek et Prague, indissociables, sauront vous amuser, vous émouvoir, vous instruire, vous convaincre. Un roman lumineux.
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sylvaine
  03 août 2018
Anne Delaflotte Medhevi qu'attendais-je de votre dernier roman ? Acheté sans hésiter parce que c'est vous j'espérais y retrouver un style, une histoire, une belle part laissée à l'imagination qui m'avait envoutée à la lecture de la Relieuse du gué et du Portefeuille rouge . J'ai eu entre les mains un roman historique de bonne facture, un roman explicitant l'histoire de cette ville de Prague que vous appréciez à juste titre , l'histoire d'un personnage hors normes Slavek Sykora,resté infirme après avoir été renversé par le carrosse du comte Sporck qui prendra en charge son éducation , éducation digne de celle d'un jeune aristocrate. A travers sa vie c'est un pan de l'histoire de la Bohème qui se déroule sous nos yeux. le propos est précis, historiquement fiable je n'en doute pas mais le tout m'a semblé bien pesant . Voilà c'est dit même si je suis déçue je guetterai bien sur votre prochain ouvrage , on ne se refait pas.
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nathaliebullat
  27 juillet 2018
Résumé Nathalie bullat 27 07 18
La lumière : c'est le coeur de ce roman.
le rayonnement des philosophes du XVIIIème siècle, les lumières du théâtre, les lumières de Prague il y a trois siècle.
Le jeune Slavek vit dans une famille modeste mais heureuse qui a échappé à la grande peste de 1713. Mais le destin lui jouera un tour dont les conséquences bouleverseront sa vie. Il sera renversé par la calèche du prince Spocks. Ses jambes broyées, il passera le reste de sa vie sur des béquilles.
Mais le Comte est un homme bon, éclairé, très influencé par les philosophes français et débordant de projets.
Il prendra en charge l'éducation de Slavek par le biais d'un précepteur renommé. Il lui permettra de découvrir le monde du théâtre en lui confiant le poste de gardien des machines qui placent le décor et surtout en lui confiant la charge de s'occuper des lumières. Car sans bonnes bougies, pas de bonnes lumières, pas de théâtre !
Paradoxalement c'est l'homme qui a provoqué son accident qui lui permettra d'être libre en lui offrant un destin que ses parents n'auraient jamais imaginé !
Slavek inventera des procédés qui amélioreront l‘éclairage des scènes. Il croisera Mozart et Casanova, Vivaldi, les grands maitres Italiens et Allemands qui feront la renommée de l'Opéra.
Il aime Prague pardessus tout. Mais sa ville, alors dominée par les Jésuites, souffrira des conflits religieux et des assauts des soldats Français, puis Autrichiens et Prussiens.
Roman très documenté porté par une plume extrêmement riche, peut être un petit peu trop empesée,( à mon humble avis !)
mais qui sait si bien nous plonger dans le 18ème siècle ou les changements de société seront importants et où les lumières triompheront sur l'obscurantisme religieux…
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tomsoyer
  21 mai 2018
un roman que j ai eu du mal à commencer beaucoup de personnages et de fait historique à Prague en 1770 qui m ont un peu desorienté.
De nombreux retours en arrière et des repères un peu religieux un peu déconcertants.
Mais une fois les repères pris le destin de ce jeune garçon est intéressant
On découvre le milieu du théâtre de l'époque
Un roman que j 'ai aimé et qui me donne envie de découvrir son autrice
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   08 août 2018
Ainsi je lui appris qu'au début du XVe siècle, l'empereur du Saint-Empire et roi de Bohême Sigismond délivra aux Tsiganes présents sur ces terres des lettres de protection. Fort de ces lettres éditées chez nous, ils arrivèrent en France, d'où le nom de Bohémiens qu'on leur donna là-bas. (...)
Notre siècle n'aime plus le peuple de Lasdislav [Chef des Tsiganes]. Les seigneurs, les bourgeois, les paysans, l'Eglise, tous lui donnent à porter malheurs et méfaits, pêle-mêle, quand il n'y a pas de quoi. (p. 213-214)
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fanfanouche24fanfanouche24   07 août 2018
Josef n'avait pas le goût de vivre sans Ludmila.

Il lutta encore quelque temps pour moi.

Un jour le voyant torturé de fatigue, luttant pour garder les yeux ouverts, boire une gorgée d'eau d'oiseau entre deux respirations calamiteuses, je lui dis qu'il pouvait, s'il le devait, partir tranquille, que Josef et Ludmila m'avaient donné en dix-sept ans ce que peu de parents auraient donné en cent, que j'avais fait de si bonnes réserves que je pourrais soutenir toutes les pestes à venir.

Mon père avait confiance en moi.
Il me crut. (p. 153)
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fanfanouche24fanfanouche24   04 août 2018
Les compagnons de mon père étaient maçons, appareilleurs, charpentiers, sculpteurs. Attirés par l'embauche, beaucoup venaient d'Italie, des pays allemands, et même de France. (...)
La ville de mon enfance est couverte d'échafaudages. Que j'aimais le spectacle de cette ville ébrouant ses vieilles pierres. (p. 15)
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fanfanouche24fanfanouche24   10 août 2018
Qu'un nouveau théâtre vienne se nicher sous le toit de cette maison commune, au coeur du coeur de mon quartier, oui cela, même d'où j'étais, j'avais fini par l'entendre. (...)
De nuit, sous la charpente en forme de coque de navire renversé, bientôt on jouerait la vie.

Oui, cela je l'entendais.

Quand j'écrivais que cette bête d'homme a besoin pour vivre d'autre chose que de pain et d'eau. (p. 326)
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fanfanouche24fanfanouche24   09 août 2018
Les chrétiens ne voulaient plus que la ville juive s'étende, les murs ne devaient plus bouger, jamais. (...)
Plusieurs jeunes femmes m'apparurent non seulement très belles mais magnifiquement vêtues, quand j'étais habitué, lorsqu'elles allaient à leurs affaires dans les autres villes de Prague, à les voir habillées de façon terne, sauf un foulard jaune barrant leurs fronts. C'est qu'on ne voulait pas que les juifs soient beaux et à leur avantage au milieu des chrétiens, aussi ne devaient-ils sortir de leurs murs qu'habillés humblement, et en se signalant d'un voile, d'un ruban, d'un col, toujours jaunes, cette couleur leur étant assignée. Ils allaient déguisés en somme. Quel théâtre que le monde. (p. 221)
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Vidéo de Anne Delaflotte Mehdevi
Marguerite, fille et petite fille d'enlumineurs, vit sur le pont Notre-Dame. Son frère jumeau est épileptique. Marguerite le veille, le maintient littéralement en vie. Sa mère préfèrerait que Marguerite soit malade plutôt que son fils. Elle harcèle et accable sa fille. Pour compenser et conjurer cet enfermement, Marguerite s'arrime à la manifestation primordiale de la vie qu'est la lumière, la couleur.
Elle va gagner sa place dans l'atelier familial, non sans peine.
Toute sa vie, elle marche sur une ligne de crête, un chemin borné par le pont Notre-Dame et le Petit Pont. Chaque jour elle traverse l'île de la Cité, de l'atelier d'enluminure à l'apothicairerie de son parrain où elle vient s'approvisionner en pigments.
Jusqu'au jour où elle rencontre Daoud. Un maure - l'ennemi absolu.
Histoire, portrait de femme, amour des couleurs et de la vie, art du livre, le nouveau roman d'Anne Delaflotte-Mehdevi possède un véritable charme.
+ Lire la suite
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