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ISBN : 2812922923
Éditeur : Editions De Borée (13/09/2018)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Alors que la quiétude règne sur la villa Médicis, un cadavre est découvert un matin dans l’une des fontaines des jardins. Ce drame bouleverse les artistes pensionnaires et le personnel, d’autant que la victime est le fils du directeur de ce lieu incontournable de l’art et de la culture. Dépêché sur place, le commissaire Castelli conclut rapidement à un homicide et ne tarde pas à découvrir que la victime entretenait des liens ambigus avec les résidents.

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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Ivre_de_mots
  10 décembre 2018
Merci à Babelio pour cette Masse critique, à l'auteur pour l'écriture de ce livre et aux éditions de Borée pour leur confiance.
Le roman tourne autour d'un meurtre suspect, celui d'un habitant de la villa de Médicis, Valente Peyron, le fils du directeur, retrouvé mort dans une fontaine, les yeux retirés de leurs orbites. Dans ce huis-clos, tout le monde est soupçonné d'être le coupable et personne n'aide le commissaire Castelli dans son enquête pour découvrir la vérité.
C'est à l'aveugle que je me suis lancée dans cette saga ou le scénario tourne autour de deux personnages phares, Marion et Yvan. Je n'avais encore jamais lu un livre de cette série, peut-être que j'aurai été plus emballé par ma lecture si ça avait été le cas. Ou pas. J'ai trouvé que ce roman avait beaucoup de longueur, je n'ai pas été porté par le mystère, ni par la tension de ce huis clos. Dans cet opus, nous (re)découvrons Marion, une femme que j'ai trouvé compliqué à cerner tellement elle m'a paru négative et sur la réserve tout le long de ma lecture. Celle-ci est une pensionnaire de la Villa et effectue des recherches historiques. Avec le mort, Marion a entretenu une relation charnel tout comme avec Yvan qui va intervenir en tant qu'expert en art pour organiser un événement qui est prévu depuis un moment, et ne peut être annulé. Ensuite nous faisons la rencontre du commissaire Castelli, un homme qui est déterminé à trouver le fin mot de cette histoire ou tout un tas de personnage sont concernés et semble avoir quelque chose à se reprocher.
Il est vrai que cette histoire ressemble un peu à une sorte de partie de Cluedo sauf qu'au lieu du Manoir, c'est d'une Villa qu'il s'agit. Je n'ai pas vraiment cherché à comprendre qui était le responsable, j'avais surtout hâte de savoir qui, comment et pourquoi avoir tué Valente. Dès le premier chapitre lu, l'auteur nous met dans le flou et jusqu'à le mot fin. Samuel, par de subtile indice mis au compte goutte, nous mets sur la piste de tueur, mais en nous embrouillant en même temps sur l'identité du tueur. L'énigme est sympa pour un lecteur qui désire jouer à l'enquêteur et elle se tient aussi ! Si j'avais pris le temps de chercher comme Castelli, peut-être que j'aurai compris qui était le responsable de tout le mystère qui découle du livre, malheureusement, je n'en ai pas eu l'envie. J'ai eu du mal à m'y retrouver avec tous les personnages, leurs secrets, leurs talents... Tous sont différents et caches des choses, si bien que j'ai été confuse et me suis retrouver à m'arracher les cheveux pour comprendre ce qu'il se passait. En revanche, j'ai apprécié que chacun d'entre eux avaient une raison qui auraient pu causer la morte de Valente et quelque chose qui les rendaient étrange à nos yeux.
Concernant la plume de l'auteur, je l'ai beaucoup apprécié. Je me suis retrouvée comme catapultée à Rome, dans la Villa Médicis qui existe belle et bien. Tout comme le montre bien sa couverture, nous sommes dans une ambiance sombre ou on ne peut faire confiance à personne. Les lieux sont biens décrits, tout comme l'art que les pensionnaires font. Peinture, jardinage, menuiserie,... En tant que lectrice, j'ai eu cette impression de me balader dans les allées de cette demeure et les souterrains mystérieux qui s'y trouve, tout en étant allongé dans mon lit. L'écriture est au passé, à la troisième personne du pluriel, j'ai peu l'habitude de lire un roman dont le point de vu est externe, c'est peut-être une des raisons pour lesquels je n'ai pas été conquise par ce livre, je n'ai pas ressentie les émotions des protagonistes ce qui, pour moi, est important. Toutefois, je ne peux pas reprocher le style de l'auteur qui sait nous retranscrire correctement les lieux, les détailler de sorte à ce que l'on s'y voit.
En conclusion, bien que j'ai été malheureusement déçue par ce thriller dû au fait que je l'ai trouvé lent, j'ai tout de même apprécié l'écriture de l'auteur qui m'a donné la sensation d'être en plein dans les lieux de la Villa Médicis tellement les descriptions étaient biens faites. Aussi, l'énigme qui entoure le meurtre m'a paru très plausible, bien que je n'ai pas cherché qui en était le coupable.
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Kathleene
  03 décembre 2018
Ce qui m'a fait pencher pour lire ce livre dans le cadre d'une masse critique littérature a été le fait que ce roman se passait dans le domaine de l'art. Domaine dans lequel je suis novice et néanmoins sensible aux émotions qui peuvent ressurgir a la vision de toutes ces oeuvres d'art et admirative devant le talent de ces créatrices et de ce créateurs, même si, tout ne me plaît pas.
Naviguer au sein de la Vila Médicis ne pouvait donc être que tentant.
J'ai ainsi fait la connaissance d'Yvan Sauvage, commissaire-priseur, dont le passé m'a l'air assez chargé au niveau de son vécu, tant d'un point de vue professionnel que personnel.
Me voilà donc propulsée dans les méandres des secrets et des uns et des autres. Notre commissaire-priseur apparaît comme quelqu'un de fort sympathique comparé aux autres personnages, aux caractères plutôt désagréables et dérangés ; sans parler de la personnalité du commissaire qui mène l'enquête. Cependant j'ai trouvé ces personnages trop irréels - peut-être parce que navigant dans un monde dont je n'ai pas les codes - et par conséquent inaccessibles. Pour le coup, je n'ai pas su trouver l'intrigue intéressante et je dois avouer que la personnalité du meurtrier et des résidants ne m'a pas convaincue. J'attendais peut-être trop d'éléments liés au domaine de l'art, oubliant par ailleurs qu'il s'agissait d'un polar.
Il aurait peut-être fallu que je lise les aventures précédentes du personnage récurrent qu'est Yvan Sauvage, afin de me faire une meilleure idée du contexte dans lequel il évolue.
D'une écriture plaisante à lire, ce polar est une lecture détente.
Merci à Babelio et aux Éditions de Borée de m' avoir permis de rentrer dans le monde étonnant d'Yvan Sauvage.
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Sagweste
  11 novembre 2018
Je remercie Samuel Delage et les Editions de Borée pour m'avoir fait confiance dans la lecture de ce roman.

J'ai rencontré l'auteur pour la première cette année lors du salon de la 25ème Heure au Mans. Son nom m'était connu mais ni sa plume ni le charme et l'humour qu'il dégage en permanence. Il fait parti de ces belles rencontres que l'on fait au détour d'un salon. J'ai choisi de le découvrir par le biais de son tout dernier livre afin de me plonger dans son univers.

Je suis un peu mitigée sur le retour que je peux en faire. C'est une construction particulière où Samuel Delage vous emmène par paliers, nonchalamment, vers la résolution de son enquête. La Villa Médicis est un lieu d'ouverture aux artistes qui après avoir candidatés pour présenter un projet, s'ils sont retenus, peuvent y rester une année afin de le concrétiser.

Un meurtre va avoir lieu, celui d'un artiste, et un huis clos va s'instaurer entre le personnel administratif, les résidents et les policiers. Qui et surtout pour quel motif l'un d'entre est il mort de cette manière plutôt ahurissante?

La plume de Samuel Delage je l'ai trouvé assez poétique, chaque fait et geste, chaque lieu, petit recoin sont décrits avec précision, je n'avais pas à faire beaucoup d'effort pour me représenter ce lieu mythique. Les fresques, les statuaires, les petits chemins, les buis, même les souterrains se sont imprimés devant moi. Les diverses résidences des artistes sont à leurs images, s'intégrant parfaitement à leurs personnalités fantasques et énigmatiques. Tout au long du livre j'ai tenté de dérouler leurs objectifs premiers pour les confondre, rien n'y a fait.

Yvan Sauvage, commissaire priseur et expert en arts va venir en aide au Directeur de cette villa pour organiser l'anniversaire de ce lieu magique. Mais il va se retrouver confronter à ses lubies, mettant à mal l'enquête du commissaire italien Castelli.Il y retrouvera une ex-amante, Marion, avec qui il essaiera d'y voir plus clair dans tout cet imbroglio, mais elle-même est assez paumée dans sa manière d'être.

La tempo est lente, laissant l'auteur nous poser à la fois les lieux et les personnages. L'enquête en devient presque secondaire. L'ambiance qui en découle est malsaine, pesante. Je me sentais engluée dans cet environnement où tous les protagonistes sont perclus de mystères. Démêler la pelote de laine est un défi à la hauteur du commissaire Castelli bien qu'il se retrouvera lui-même bien souvent énervé par cette langueur et ces cachotteries que chacun lui oppose.

La pression monte crescendo pour aboutir à une tension accablante et désagréable où tout va s'accélérer en peu de temps. le tueur va jouer avec tout le monde, bouleversant les certitudes.

J'ai eu comme un sentiment d'étouffement dans ce huis clos pourtant très bien conté. Peut-être me suis-je justement trop imprégnée de l'ambiance. J'ai aimé cette enquête dans l'enquête, ces petites choses qui mises bout à bout en viennent à parfaitement s'intégrer entre elles.

Je salue le travail de recherche de Samuel Delage pour tout ce qui est décrit, je n'ai qu'une envie en refermant ce livre celle d'aller trouver sur le net un reportage sur cette Villa Médicis pour la voir en vrai et confronter mes impressions.

Enjoy!
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Lorrainedesmordusdelecture
  31 décembre 2018
Arcanes Médicis de Samuel Delage
Mon avis:
Je vais avoir du mal à vous expliquer tout mon ressenti par écrit.
Il y a un point négatif sur ce livre, mais l'auteur n'y est pour rien... La quatrième de couverture nous parle du meurtre du jardinier, alors que dans l'histoire, nous ne l'apprenons que vers la fin. Je l'ai vraiment vécu comme un énorme spoil de la part de la maison d'édition et je me suis focalisée sur ce détail... Je me demandais quand ce fameux meurtre allait survenir...
Le rythme de lecture s'accélère vraiment à 50 pages de la fin où tout vient d'un coup pour la plus grande surprise du lecteur... J'aurais aimé retrouver ce rythme un peu plus tôt dans l'histoire.
Les descriptions du lieu montrent que l'auteur a fait beaucoup de recherches sur ce lieu magnifique.
Je ne me suis pas sentie dans un huis-clos même si l'auteur respecte le pari de rester au sein de la villa. C'est juste que je me sens dans un huis-clos uniquement quand je ressens une angoisse. Là, j'avais des interrogations sur l'histoire, mais pas d'angoisse.
Les personnages sont tous très différents mais j'ai parfois été un peu perdue car ils sont nombreux ( n'hésitez pas à prendre des notes) , l'auteur les démarque pourtant très bien les uns des autres.
La richesse des descriptions permet de bien visualier les scènes. Ce livre est très centré sur l'art, la peinture et vu que je ne suis pas sensible à cet art et bien je pense que c'est ce qui justifie que je n'ai pas accroché comme je l'aurais aimé. Si vous aimez l'art, il est fait pour vous, car l'intrigue est bien menée car je ne m'attendais pas à cette fin.
6.5/10
Résumé :
Villa Médicis, Rome. Un cadavre avec les yeux énucléés et découvert un matin dans l'une des fontaines du jardin. C'est le choc au sein de l'institution, d'autant que la victime est le fils du directeur. Dépêché sur place, le commissaire Castelli conclut rapidement un homicide et ne tarde pas à découvrir que la victime entretenait des liens ambigus avec les résidents.
Dans ce huis-clos où chacun devient un suspect potentiel, un jeu psychologique et macabre s'instaure avec le tueur qui, particulièrement retors et manipulateur sème le trouble parmi les pensionnaires et le personnel.
Les tensions montent quand on retrouve le corps du jardinier avec les yeux énucléés, comme la première victime, à proximité d'un accès à l'une des nombreuses galeries sillonant les sous-sols de la Villa. quels sont les mobiles du tueur? Qui sera la prochaine cible?
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Ticafouillou
  13 septembre 2018
ROME, de nos jours. Alors que la nuit règne sur la Villa MEDICIS, l'un des artistes qu'elle abrite, Valente PEYRON, surprend un cambrioleur dans son atelier. La confrontation vire à la bousculade et le voleur s'enfuit avec un objet si cher au coeur de l'artiste que celui-ci se lance à la poursuite de l'Arsène LUPIN. Alors que PEYRON est sur le point de récupérer son bien, un coup violent l'envoie se fracasser le crâne sur la vasque de pierre de la fontaine. Si son corps est vite découvert le lendemain, ses yeux, eux, ont disparu. L'affaire s'annonce épineuse pour le commissaire CASTELLI d'autant que personne ne semble prêt à coopérer. Et encore moins Yvan SAUVAGE, l'Expert en art, dont la présence n'est pas due qu'à sa volonté de réconquérir l'historienne de l'art Marion EVANS, résidente de la Villa; il cache manifestement un bien plus sombre dessein.
ARCANES MEDICIS va vous mettre les nerfs à rude épreuve. Pourtant, pas de tension extrême dans ce roman, pas de rebondissements étonnants. Non, ce qui va vous agacer, c'est ce sentiment de tourner en rond - tout comme CASTELLI - dans votre recherche du coupable. Non pas que le récit soit ennuyeux, bien au contraire, c'est juste que Samuel DELAGE ne nous donne pas le moindre os à ronger et prend un malin plaisir à nous faire tourner bourrique. "Mais c'est qui ce foutu coupable?" est la phrase qui a accompagné ma lecture jusqu'aux toutes dernières pages. le suspense est intenable.
En effet, ARCANES MEDICIS c'est d'abord un huis clos étouffant dans un décor pourtant idyllique, celui de la Villa MEDICIS à ROME. le coupable est forcément dans ces murs, mais qui, pourquoi et comment? Parmi tous ces artistes logés à la Villa, chacun est suspect, et d'abord à cause de cette aura de mystère qui entoure par définition ces hommes et ces femmes fantasques, originaux, créatifs incompris évoluant dans un monde à part. Si leur décalage est signe de leur talent pour les habitués de la Villa, pour le quidam comme pour CASTELLI, la différence est souvent signe de dangerosité...
Le cadre de ce polar, le milieu de l'art et particulièrement la Villa MEDICIS, est particulièrement original par rapport à mes lectures habituelles, et j'ai cru comprendre qu'il était une composante récurrente des ouvrages de Samuel DELAGE. Si je me suis parfois perdue dans les références culturelles (l'auteur sait de quoi il parle... mais pas moi!), cela fonctionne parfaitement car l'écriture nous transporte réellement au cour de la Villa MEDICIS; on a l'impression d'y être, on arpente les allées avec CASTELLI et les soutterains avec SAUVAGE.
Le duo que forment les personnages d'Yvan SAUVAGE et Marion EVANS (déjà présents dans les précédents romans de l'auteur) est très intéressant car tous deux sont loin d'être lisses et leur relation est complexe donc passionnante.
J'ai seulement une réserve; j'avoue avoir été un peu déçue du coupable en définitive; j'ai trouvé qu'il manquait de panache et ses motivations m'ont laissée quelque peu perplexe, mais ça c'est sûrement dû à mon esprit tordu de lectrices de thrillers et à tous les scénaris diaboliques que le talent de Samel DELAGE m'a forcé à échafauder.
Merci Samuel DELAGE pour ce voyage en ITALIE !

Lien : http://cousineslectures.cana..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
bibliobleuebibliobleue   02 septembre 2018
Cet art topiaire commence à lui sortir par le nez. Tout comme la statuaire disséminée dans les jardins. Tant qu'on y est, l'ordre classique, la symétrie, les décors, les trompe-l'oeil dans tous les coins, les vieilles pierres, il en a sa claque. Ce bel écrin renferme trop de miasmes. Il se sent plus à l'aise dans les quartiers périphériques de l'est romain, au milieu d'un squat encombré d'ordures calcinées ou devant le cadavre d'une prostituée égorgée dans un studio miteux de Testaccio, qu'à marauder du matin au soir dans ces allées princières.
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bibliobleuebibliobleue   02 septembre 2018
Chaque fois qu'il démarre une enquête, son esprit se vide. La procédure gouverne chacun de ses mots, chacun de ses gestes. Il va devoir endosser la fonction, et ça lui donne l'impression de couler du ciment dans ses veines.
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