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Olivier Frébourg (Préfacier, etc.)
EAN : 9782849901243
204 pages
Éditeur : Editions des Equateurs (31/03/2011)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 14 notes)
Résumé :

Jacques Delamain, éleveur et récoltant de Cognac, a été le fondateur de la collection Livres de la nature et toute sa vie un passionné d'oiseau. Il leur a consacré de nombreux ouvrages qui mêlent rigueur de l'observation scientifique et lyrisme émerveillé. Découvreur et enchanteur, il est un écrivain poétique et convaincant baptisé l'Homère des oiseaux. Paru en 1928, ce livre est le pre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
moravia
  22 avril 2015
Un livre de saison puisque c'est bien au printemps que les oiseaux chantent à gorge déployée.
Pourquoi les oiseaux chantent ? Voilà une question que je ne m'étais jamais posé tant la réponse me semblait évidente. Mais ce titre peut aussi inquiéter ceux qui redouteraient un ouvrage trop technique. Qu'ils se rassurent, cette question-là n'occupe qu'un chapitre dans lequel l'auteur est davantage poète que technicien.
Même si le vert de nos campagnes vous donne la nausée, qu'une syncope vous menace au cœur de la forêt, que le cri du pic noir vous fait dresser les cheveux sur la tête, vous pouvez ouvrir ce livre sans crainte.
Jacques Delamain , alors dans les tranchés de Flandres ou de Champagne, dans les moments de calme, guettait déjà avec ses jumelles, non pas l'Allemand, mais l'oiseau "dans le feuillage du printemps ou sur la branche sèche de l'hiver".
Belle image d'Épinal sans doute, pour indiquer que très tôt ce fut pour lui une passion. Il y a mis tout son savoir, mais aussi tout son amour.
Il parle merveilleusement de la place qu'occupent les oiseaux dans la nature et nous dit combien tout cela est fragile.
Que d'efforts ces êtres délicats consentent pour perpétuer leur espèce. Pourquoi les oiseaux chantent ?
Pour trouver une compagne, puis s'accoupler, construire un nid, élever les oisillons jusqu'au départ à l'automne dans une longue migration qui pour certains les conduit aux Indes ou en Afrique. Que de dangers il leur faudra affronter avant de revenir au printemps parfois sur le lieu exact de leur naissance pour à nouveau procréer !
Jacques Delamain évoque des oiseaux, qui hélas pour certains se font de plus en plus rares dans nos campagnes à cause de la bêtise humaine et de l'obscurantisme. S'y ajoutent aujourd'hui l'urbanisation et l'emploi de trop nombreux produits toxiques dans l'agriculture moderne.
Je prie pour que ce livre ne devienne pas l'évocation d'un monde disparu et qu'un jour nos enfants n'écrivent "Pourquoi les oiseaux ne chantent plus"
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ivredelivres
  26 novembre 2011
Après la Charente des libellules voici celle des oiseaux. Un texte qui date de 1930 mais une récente réédition qui nous permet de faire connaissance avec une oeuvre qui faisait le bonheur de Colette.
Prenez vous jumelles et en route derrière Jacques Delamain au gré des saisons, par les bois et les marais, au bord des rivières du pays charentais.
Au printemps la gente ailée doit se faire la voix : « le gosier devra être assoupli, et chaque jour les sons en sortent un peu plus purs » , les oiseaux doivent quand ils chantent pour la première fois se rappeler « la voix paternelle » et passer de chanteur timide à grand soliste ainsi « l'oiseau jouit de la note que son propre gosier module.»
Variété des combinaisons, trilles limpides, parfois même les oiseaux se rassemblent tel un quatuor ailé.
En hiver le chant est plus discret mais bien présent« Une sonnerie de perles de verre entrechoquées signale, dans le noyer, la troupe des proyers immobiles comme des feuilles brunes que l'hiver aurait oublié sur les branches »« La haie dépouillée a son chant d'hiver, doux, un peu triste : celui de la Fauvette traîne-buisson »
la migration d'automne
le Traquet-tarier en route vers le midi qui choisit pour se percher« un point culminant, la fusée terminale du pied de maïs, le bouquet de fleurs jaunes qui s'épanouit à l'extrémité de la longue tige du topinambour ou la branchette d'un buisson de prunellier »
Une chouette houspillée par des mésanges et des pinsons, des réunions amicales, des choeurs « de voix liquides et cristallines »
des passées d'oies sauvages, les « conciliabules bruyants » des pies.
On apprend tout avec bonheur, les noces, les amitiés et les haines, les cris de colère et la lutte contre des assaillants plus forts,
Au gré des saisons avec un art certain de la pédagogie Jacques Delamain fait partager sa passion, son savoir. Il parait qu'il dormait fenêtres ouvertes pour ne rien perdre du chant de la nature. Son journal d'ornithologue se poursuit jusque dans les tranchées « dans le fracas de la Première Guerre »
Ceci n'est pas un livre de science mais bien un poème, une ode à la nature, véritable chant d'amour qui surpasse toute les encyclopédies.
Ouvrez vos fenêtres, écoutez, laissez vous captiver par ce magicien plein de gaieté.
Jacques Chardonne son beau-frère dit de l'auteur :
« Jacques Delamain était un grand artiste en prose, quand il décrivait ce qu'il aimait: l'oiseau si mobile, multiple dans ses couleurs, ses coutumes et presque insaisissable. Ce n'était pas un écrivain -né; il le fut par accident. Tout à coup, pour exprimer ce qui était sa passion et comme l'obsession de sa vie, il eut un style de virtuose, le trait juste, infiniment souple et varié, sans surcharge, sans la moindre coquetterie dans la phrase; style nu, plein de nuances, avec des ressources incroyables. »
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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charlottelit
  13 avril 2020
un poète qui vit avec les oiseaux et leurs chants
un délicieux moment
une écriture très agréable
aucun ennui ne se profile
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critiques presse (1)
Lexpress   22 août 2011
Après avoir lu ce livre, on n'écoute plus les oiseaux comme avant, on ne les regarde plus comme de petites choses sans importance.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   04 mars 2015
Prenant de la hauteur dès son envolée, il est vite hors de portée de la vision humaine ; aussi, ce que nos yeux perçoivent de la migration n'en est-il le plus souvent que la frange inférieure, rabattue vers la terre par des difficultés de course ou la nécessité de la subsistance ou du repos. Jusqu'à mille mètre, l'aviateur qui s'élève voit s'écouler la masse principale des voyageurs ; à deux mille, il rencontre encore des bandes ailées : à cinq mille les forts voiliers comme les Pluviers, les Bécasseaux sont ses rares compagnons d'un instant. A tous les niveaux, la vitesse normale du migrateur, qui peut varier suivant les espèces de vingt à cent cinquante kilomètres à l'heure, est considérément accrue ou réduite par celle du courant aérien qui l'emporte ou lui résiste.
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DransebDranseb   13 juin 2020
L'oiseau n'est jamais tout à fait silencieux, créature sociable, nerveuse, perpétuellement en alerte, qu'un coup d'aile emporte dans l'espace, il doit communiquer constamment avec ses semblables à travers l'étendue. Il faut que le signal porte loin pénètre le bois touffu, perce le vent. Du gosier aux multiples membranes, commandées par des muscles puissants, sortiront des sons, différents pour chaque espèce, ayant chacun une expression propre. Le cri d'appel rallie la bande dispersée dans les chaumes, vibre à travers la bourrasque, sur la côte marine, pour convier les Mouettes et les Hirondelles de mer au festin commun, ou retentit, aigu et mystérieux, pour assurer le contact entre les migrateurs nocturnes.

Page 16
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moraviamoravia   27 février 2015
Le Coucou, oiseau parasite aux amours équivoques, lointain voyageur d'Afrique et d'Asie, friand des chenilles velues, les processionnaires, qui quittent justement en longues files leurs nids soyeux sous les pins, lance en arrivant, dans la matinée grise, sa double note moqueuse, que répètent les petits pâtres.
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moraviamoravia   15 juillet 2016
Mais il y avait, dans le jardin, une paire de chardonnerets qui revenait, chaque printemps, nicher sur la branche horizontale d'un if, et, dans la tête toute rose d'un grand arbre de Judée en fleur, les Fauvettes cherchaient des insectes. Par les soirées de juillet, autour du clocher qui dominait la maison, les Martinets tournaient en criant ; à mesure que le jour tombait, ils montaient plus haut, perdus bientôt dans la nuit.
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moraviamoravia   26 février 2015
Quelle perruche du Nouveau monde surpasse en beauté ce Bouvreuil de notre pays qui expose sa poitrine ponceau, sa calotte noire et son manteau gris sur les tiges dépouillées des lilas dont il vient décortiquer les graines brunes, par les journées d'hiver ?
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