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ISBN : 2234022665
Éditeur : Stock (30/11/2001)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 11 notes)
Résumé :

Jacques Delamain, éleveur et récoltant de Cognac, a été le fondateur de la collection Livres de la nature et toute sa vie un passionné d'oiseau. Il leur a consacré de nombreux ouvrages qui mêlent rigueur de l'observation scientifique et lyrisme émerveillé. Découvreur et enchanteur, il est un écrivain poétique et convaincant baptisé l'Homère des oiseaux. Paru en 1928, ce livre est le pre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
moravia
  22 avril 2015
Un livre de saison puisque c'est bien au printemps que les oiseaux chantent à gorge déployée.
Pourquoi les oiseaux chantent ? Voilà une question que je ne m'étais jamais posé tant la réponse me semblait évidente. Mais ce titre peut aussi inquiéter ceux qui redouteraient un ouvrage trop technique. Qu'ils se rassurent, cette question-là n'occupe qu'un chapitre dans lequel l'auteur est davantage poète que technicien.
Même si le vert de nos campagnes vous donne la nausée, qu'une syncope vous menace au coeur de la forêt, que le cri du pic noir vous fait dresser les cheveux sur la tête, vous pouvez ouvrir ce livre sans crainte.
Jacques Delamain , alors dans les tranchés de Flandres ou de Champagne, dans les moments de calme, guettait déjà avec ses jumelles, non pas l'Allemand, mais l'oiseau "dans le feuillage du printemps ou sur la branche sèche de l'hiver".
Belle image d'Épinal sans doute, pour indiquer que très tôt ce fut pour lui une passion. Il y a mis tout son savoir, mais aussi tout son amour.
Il parle merveilleusement de la place qu'occupent les oiseaux dans la nature et nous dit combien tout cela est fragile.
Que d'efforts ces êtres délicats consentent pour perpétuer leur espèce. Pourquoi les oiseaux chantent ?
Pour trouver une compagne, puis s'accoupler, construire un nid, élever les oisillons jusqu'au départ à l'automne dans une longue migration qui pour certains les conduit aux Indes ou en Afrique. Que de dangers il leur faudra affronter avant de revenir au printemps parfois sur le lieu exact de leur naissance pour à nouveau procréer !
Jacques Delamain évoque des oiseaux, qui hélas pour certains se font de plus en plus rares dans nos campagnes à cause de la bêtise humaine et de l'obscurantisme. S'y ajoutent aujourd'hui l'urbanisation et l'emploi de trop nombreux produits toxiques dans l'agriculture moderne.
Je prie pour que ce livre ne devienne pas l'évocation d'un monde disparu et qu'un jour nos enfants n'écrivent "Pourquoi les oiseaux ne chantent plus"
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ivredelivres
  26 novembre 2011
Après la Charente des libellules voici celle des oiseaux. Un texte qui date de 1930 mais une récente réédition qui nous permet de faire connaissance avec une oeuvre qui faisait le bonheur de Colette.
Prenez vous jumelles et en route derrière Jacques Delamain au gré des saisons, par les bois et les marais, au bord des rivières du pays charentais.
Au printemps la gente ailée doit se faire la voix : « le gosier devra être assoupli, et chaque jour les sons en sortent un peu plus purs » , les oiseaux doivent quand ils chantent pour la première fois se rappeler « la voix paternelle » et passer de chanteur timide à grand soliste ainsi « l'oiseau jouit de la note que son propre gosier module.»
Variété des combinaisons, trilles limpides, parfois même les oiseaux se rassemblent tel un quatuor ailé.
En hiver le chant est plus discret mais bien présent« Une sonnerie de perles de verre entrechoquées signale, dans le noyer, la troupe des proyers immobiles comme des feuilles brunes que l'hiver aurait oublié sur les branches »« La haie dépouillée a son chant d'hiver, doux, un peu triste : celui de la Fauvette traîne-buisson »
la migration d'automne
le Traquet-tarier en route vers le midi qui choisit pour se percher« un point culminant, la fusée terminale du pied de maïs, le bouquet de fleurs jaunes qui s'épanouit à l'extrémité de la longue tige du topinambour ou la branchette d'un buisson de prunellier »
Une chouette houspillée par des mésanges et des pinsons, des réunions amicales, des choeurs « de voix liquides et cristallines »
des passées d'oies sauvages, les « conciliabules bruyants » des pies.
On apprend tout avec bonheur, les noces, les amitiés et les haines, les cris de colère et la lutte contre des assaillants plus forts,
Au gré des saisons avec un art certain de la pédagogie Jacques Delamain fait partager sa passion, son savoir. Il parait qu'il dormait fenêtres ouvertes pour ne rien perdre du chant de la nature. Son journal d'ornithologue se poursuit jusque dans les tranchées « dans le fracas de la Première Guerre »
Ceci n'est pas un livre de science mais bien un poème, une ode à la nature, véritable chant d'amour qui surpasse toute les encyclopédies.
Ouvrez vos fenêtres, écoutez, laissez vous captiver par ce magicien plein de gaieté.
Jacques Chardonne son beau-frère dit de l'auteur :
« Jacques Delamain était un grand artiste en prose, quand il décrivait ce qu'il aimait: l'oiseau si mobile, multiple dans ses couleurs, ses coutumes et presque insaisissable. Ce n'était pas un écrivain -né; il le fut par accident. Tout à coup, pour exprimer ce qui était sa passion et comme l'obsession de sa vie, il eut un style de virtuose, le trait juste, infiniment souple et varié, sans surcharge, sans la moindre coquetterie dans la phrase; style nu, plein de nuances, avec des ressources incroyables. »
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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critiques presse (1)
Lexpress   22 août 2011
Après avoir lu ce livre, on n'écoute plus les oiseaux comme avant, on ne les regarde plus comme de petites choses sans importance.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   04 mars 2015
Prenant de la hauteur dès son envolée, il est vite hors de portée de la vision humaine ; aussi, ce que nos yeux perçoivent de la migration n'en est-il le plus souvent que la frange inférieure, rabattue vers la terre par des difficultés de course ou la nécessité de la subsistance ou du repos. Jusqu'à mille mètre, l'aviateur qui s'élève voit s'écouler la masse principale des voyageurs ; à deux mille, il rencontre encore des bandes ailées : à cinq mille les forts voiliers comme les Pluviers, les Bécasseaux sont ses rares compagnons d'un instant. A tous les niveaux, la vitesse normale du migrateur, qui peut varier suivant les espèces de vingt à cent cinquante kilomètres à l'heure, est considérément accrue ou réduite par celle du courant aérien qui l'emporte ou lui résiste.
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moraviamoravia   27 février 2015
Le Coucou, oiseau parasite aux amours équivoques, lointain voyageur d'Afrique et d'Asie, friand des chenilles velues, les processionnaires, qui quittent justement en longues files leurs nids soyeux sous les pins, lance en arrivant, dans la matinée grise, sa double note moqueuse, que répètent les petits pâtres.
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moraviamoravia   26 février 2015
Quelle perruche du Nouveau monde surpasse en beauté ce Bouvreuil de notre pays qui expose sa poitrine ponceau, sa calotte noire et son manteau gris sur les tiges dépouillées des lilas dont il vient décortiquer les graines brunes, par les journées d'hiver ?
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moraviamoravia   15 juillet 2016
Mais il y avait, dans le jardin, une paire de chardonnerets qui revenait, chaque printemps, nicher sur la branche horizontale d'un if, et, dans la tête toute rose d'un grand arbre de Judée en fleur, les Fauvettes cherchaient des insectes. Par les soirées de juillet, autour du clocher qui dominait la maison, les Martinets tournaient en criant ; à mesure que le jour tombait, ils montaient plus haut, perdus bientôt dans la nuit.
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moraviamoravia   01 mars 2015
Par étapes, pendant des semaines, voyageant surtout de nuit ou de grand matin, raccourcissant les traversées de mer par la voie des péninsules, l'Espagne et l'Italie, ils affrontent le long voyage, les périls de la tempête et de l'oiseau de proie, les pièges de l'homme.
C'est la suprême épreuve d'endurance qui éclaircira les rangs, éliminera les faibles et n'amènera à pied d'œuvre, pour la reproduction de l'espèce, que les forts, les adroits ou les heureux. Presque toujours, les mâles sont partis les premiers, en avance d'une dizaine de jours.
C'est qu'il faut que là-bas, dans le pays natal, au nord, à l'arrivée des femelles, le choix soit déjà fait par eux des endroits où se fixeront les couples ; avant l'époque des noces, la préparation de la demeure, le jalonnement du terrain de chasse.
Dans bien des espèces, au site familier, les époux de l'an dernier se retrouveront, et cette double fidélité au lien conjugal et au lieu natal durera jusqu'à la mort.
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