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Critique de liredelivre


liredelivre
  13 novembre 2015
Un démarrage un peu long, comme je vous le disais. Une première partie du roman se concentre sur l'univers d'Arena 13 : la ville, ses habitants, leurs coutumes, l'arène, leur passé. C'est un monde complexe et riche que Joseph Delaney a monté brillamment, mêlant d'une manière unique la magie et les codes habituels de la dystopie. Cependant, il n'y a pas assez d'éléments pour l'instant pour confirmer cette idée. La présence de la magie est en tout cas certaine ! Et si on le découvre petit à petit, c'est tant pour assimiler chaque détail que parce qu'on apprend avec Leif, au fur et à mesure de ses questions, de ses cours.
Leif, venu d'un petit village du sud, est un jeune homme courageux et dominé par une seule ambition : devenir le meilleur combattant Min de l'arène 13 pour affronter un jour Hob - le djinn qui tyrannise la ville et ses habitants. Têtu, déterminé, Leif est un adolescent honnête et respectueux, épris de justice et un brin agressif. C'est aussi une forte tête loin d'être du genre à se démonter. Mais il n'est pas le seul à avoir un fort caractère... Tyron, son maître d'armes, n'en a pas moins à lui apprendre de côté-là comme vis-à-vis du combat. Et Kwin, sa fille, marche dans ses traces - même si pour elle, l'arène ne sera toujours qu'un rêve. On croise aussi Deinon et Palm, l'un moins antipathique que l'autre, les deux autres apprentis novices de Tyron.
Difficile de résister à ce récit tant la volonté de Leif est forte et tant l'auteur happe son lecteur. Non seulement par le biais d'un univers fourni, mais aussi grâce à la tension qui habite littéralement Arena 13. de l'action, des combats, l'atmosphère est parfois aussi violente que sanglante. Chaque chapitre est incisif, donne envie d'en savoir plus, d'en lire plus. Une fois les bases posées et l'univers un peu moins flou, je n'ai plus décollé mes yeux du roman, avalant pratiquement les deux cents dernières pages d'une traite !
Ayant lu la saga L'épouvanteur, s'il fallait chercher la petite bête, je pourrais reprocher à Arena 13 d'avoir une structure similaire à cette série qui a fait connaître l'auteur : même relation élève/mentor, même univers un peu en huis-clos, même relations impossibles. Mais ça fonctionne ! Ça prend, ça accroche et ça emporte. Tyron est un mentor beaucoup plus dur que ne l'a été John Grégory ; le contexte spatio-temporel est vraiment différent ; les situations ne sont pas les mêmes. Finalement, Arena 13 se démarque de L'épouvanteur, notamment par une tournure plus sombre, plus violente - un aspect judicieusement mis en évidence par la couverture.
Enfin, il y a cette petite touche, ce petit rappel aux gladiateurs. Même si c'est ici totalement réinventé et réinterprété, j'ai apprécié les valeurs évoquées ; courage, force, respect, l'arène n'est pas seulement un lieu de combat où chacun risque sa vie, malgré les règles de sécurité. C'est un mode de vie, avec ses idées, ses aspirations, ses risques. Elle effraie autant qu'elle fascine, de même que l'ambition de Leif d'y être le meilleur. Sa volonté de détruire Hob finit également par devenir la nôtre, je me suis enivrée de sa soif de justice, son désir de rébellion, gagnée par les murmures et les cris qui rythment la vie dans l'Arène 13.
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