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EAN : 9782253107576
512 pages
Le Livre de Poche (29/09/2021)
3.63/5   281 notes
Résumé :
« Ma chérie, il faut que je t’explique quelque chose », dit-il en prenant sa main. « Ce n’était pas un rêve. C’était un téléchargement. »
Lorsqu’Abbie se réveille à l’hôpital, elle ne se souvient de rien. L’homme à son chevet prétend qu’il est son mari. Il est un géant de la tech, le fondateur d’une des startups les plus innovantes de la Silicon Valley. Il lui dit qu’elle est une artiste talentueuse, la mère dévouée de leur jeune fils – et la femme parfait... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
3,63

sur 281 notes
Lorsqu'elle reprend conscience sur un lit d'hôpital, elle se rend tout de suite compte que quelque chose cloche. A-t-elle eu un accident ? Est-elle amnésique ? Sa mémoire semble morcelée. Si son mari la rassure, tout va rentrer dans l'ordre, elle perçoit un malaise derrière les silences qui l'entourent. Elle devra faire face rapidement à une réalité sidérante. Elle tentera de reprendre en marche le cours de son existence, son mari, prodige de la créativité numérique à la tête d'une start-up à succès, ses talents d'artiste, et son jeune fils autiste.

Le roman à suspense fonctionne sans aucun doute, le lecteur est pris au jeu de la quête obstinée d'Abbie, qui essaie de découvrir ce qu'on lui cache et nous entraine dans son questionnement légitime et mystérieux.

L'auteur aborde aussi les thèmes de l'intelligence artificielle et de l'utilisation des robots dans l'amélioration de notre vie quotidienne. Avec une théorie étonnante sur les bienfaits de la consommation, qui dit en gros que pour arriver à une société idéale, peuplée de robots aidants, il faut engranger les bénéfices, car « chaque étape doit être financée par les bénéfices de la précédente ».

A travers l'histoire de Danny, l'enfant différent, l'auteur traite de l'autisme, avec une authenticité qui fait comprendre que le sujet est maitrisé car vécu de l'intérieur. L'occasion de parler des thérapies et des théories nombreuses censées soulager les familles et « guérir » les patients.


Les chapitres se succèdent en alternant les points de vue : Abbie s'exprime par l'intermédiaire d'un narrateur qui s'adresse à elle en la tutoyant, un groupe non identifié raconte en off l'histoire de la start-up. Il faudra arriver au terme du roman pour comprendre cette construction logique.

Le roman se tient, se lit avec plaisir.

Merci à Babelio et au Livre de poche.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Je n'ai pas réussi à rentrer dans ce roman, à croire en ce personnage d'Abbie, qui se réveille à l'hôpital, après cinq années de "coma" et à qui son mari annonce, qu'elle n'est pas une femme, mais un "cobot" ( compagnon-robot) ,parfaite copie de sa femme Abbie, disparue cinq ans auparavant, disparition dont il ne se remet pas.
Tim étant le créateur d'une start -up innovante de la Silicon Valley, spécialisée dans la robotique, a téléchargé des souvenirs , ce qui fait qu" Abbie , le cobot" est presque parfaite. Douée de raisonnement, douée d'empathie, elle va essayer de comprendre ce qu'il est arrivé à la vraie Abbie. Accident ? Meurtre ? Enlèvement ? Disparition volontaire ?
C'est que la vraie Abbie était un sacré personnage ! Adulée par les hommes , enviée, ou jalousée par les femmes . Sublime, charismatique, artiste en résidence dans l'entreprise de Tim, elle créait des oeuvres expérimentales, des "performances ", assez spéciales . La relation de couple avec son mari, sur la fin, n'était pas facile et harmonieuse . Leurs différences de point de vue en ce qui concernait l'éducation, l'apprentissage de leur fils atteint d'autisme, divergeaient. Abbie aurait eu de bonnes raisons de "disparaître", oui, mais elle n'aurait jamais laissé son fils . A moins que ...

Je n'ai pas réussi à croire, en l'empathie, en l'humanité d' "Abbie-cobot", à dépasser mes préjugés. D'autant que,sans cesse , me revenaient des images de la série télévisée Real Humans. Tout était comparé à cette série, forcément au désavantage de ce roman.
Je n'ai pas aimé ce couple, leur charisme, la façon dont tous les employés s'aplatissent devant Tim , le patron. Je n'ai pas aimé la petite voix omniprésente, ce narrateur mystérieux qui relate les faits de l'intérieur, de l'intérieur de l'entreprise, (même si je dois reconnaître que ce procédé est efficace au niveau suspens ).
Et c'est là que le bât blesse pour moi, les deux genres qui se télescopent qui fusionnent (la SF et le thriller ). Fusion malheureuse pour moi, réussie pour d'autres : c'est selon vos goûts littéraires.
Mais je dois reconnaître une chose à cette Femme parfaite, c' est la prise de risque artistique et son originalité.
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Abbie se réveille à l'hôpital, et ne se souvient de rien : page blanche, elle ne sait plus qui elle est, ni ce qui a bien pu lui arriver et cerise sur le gâteau, Tim, son mari, lui apprend qu'elle a été « téléchargée » : elle est devenue un « cobot », un bijou d'intelligence artificielle. Tim lui a donné un « corps » entièrement artificiel, mais splendide, bien-sûr, il suffit de descendre une fermeture éclair pour voir ce dont elle est constituée et il lui a donné des « émotions », en fonction de ce qu'elle était dans sa vie d'avant.

« le mot cobot est la contraction de « compagnon » et de « robot ». Des études menées avec des prototypes suggèrent qu'un robot peut soulager la douleur due à la disparition d'un être cher en apportant un réconfort, une présence, un soutien émotionnel durant la période de deuil. »

En fait, Abbie a disparu il y a quelques années et son mari fou de chagrin ne parvenant pas à faire son deuil l'a « reconstituée ». A priori, il a agi par amour et pour effacer son chagrin. Il lui « télécharge » régulièrement des « souvenirs ». Tim est un de ces géants de l'informatique et de la robotique avec son entreprise « Scott Robotics »

De retour à la maison, Abbie retrouve son fils Danny, victime d'un syndrome de Heller, un trouble désintégratif de l'enfance : tout allait bien jusqu'à l'âge de deux ans et brusquement il y a une régression, et les parents se retrouvent devant un enfant qu'ils ne reconnaissent plus. Danny semble la reconnaître mais il est chaperonné par Zian, son éducatrice très spéciale…

A priori, c'était un couple idyllique, Tim le passionné de robotique, et Abbie, l'artiste, un mariage en grande pompe digne d' Hollywood… En fait, les choses sont beaucoup moins romantiques que prévues, et on découvre peu à peu, la véritable personnalité de Tim, ses relations avec les membres de son équipe, et sa conception de la « femme » fait frémir. Certaines des formules qu'il emploie sont des perles….

Bref, j'ai beaucoup apprécié ce roman, thriller psychologique bien construit, que je n'ai plus lâché au bout d'une vingtaine de pages et devinez quoi ? J'avais de plus en plus envie de Abbie, donc l'IA gagne mais ne divulgâchons point !

Un grand merci à NetGalley et aux éditions Fayard Mazarine qui m'ont permis de découvrir ce roman et de retrouver l'univers de J. P. Delaney dont il faut absolument que je procure « La fille d'avant »!

#Lafemmeparfaite #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Est-ce bien écrit ? pas particulièrement. Y a-t-il des incohérences ? des invraissemblances ? Oui mais je n'y ai pas prêté attention ou plus exactement cela ne m'a pas gênée dans ce style de roma. Ce roman est-il additif ? oui oui et encore oui. Bien que ce dimanche le soleil était au rendez-vous, je n'ai pas eu envie de poser le roman pour aller me dégourdir les jambes, trop préoccupée par la situation de Abbie ou plus exactement du robot d'Abbie. Mais attention, ce n'est pas un robot qui exécute bêtement à la lettre ce que l'on lui demande, non ce robot humanoïde à de l'empathie, une réflexion et c'est tout ce qui fait l'intérêt de ce livre aux notes fantastiques.
JP Delaney a sans doute aimé créer de toute pièce le robot d'Abbie mais je pense qu'il a tout autant aimé nous balader dans des chemins ou le doute ne cesse de germer.
Si Abbie est le robot d'Abbie c'est parce qu'elle a disparu et que Tim, son mari a réussi à créer son double (voilà qui est très très résumé). A ce couple, s'ajoute Danny, leur fils autiste. Les méthodes décrites pour aider ce petit bonhomme a moins souffrir sont terribles, et même si elles sont prohibées, elles existent encore selon l'auteur. ( à très petite échelle heureusement !)
l'emploi du "tu" m'as souvent perturbée, embrouillée mais cela est sans doute voulu...
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Appréciant les romans de J. P. Delaney, j'ai eu la chance de recevoir son dernier roman : La femme parfaite, grâce aux éditions Fayard, via net galley.
Alors qu'elle croit rêver.. Abbie se réveille à l'hôpital et découvre.. que sa vie a été... téléchargée !
L'homme à son chevet prétend qu'il est son mari. Tim est un géant des nouvelles technologies, et le fondateur d'une des startups les plus innovantes de la Silicon Valley.
Il lui dit qu'elle est une artiste talentueuse, la mère dévouée de leur jeune fils – et la femme parfaite. Cinq ans plus tôt, elle aurait eu un grave accident.
Et donc, cinq ans après sa mort, la jeune femme est ressuscitée sous la forme d'une Intelligence Artificielle !
Abbie est un robot, ce qui est un peu difficile à digérer pour elle qui pense être la vraie Abbie !
Doit-elle croire son époux quand il affirme qu'il veut qu'ils restent ensemble pour toujours ?
Et que lui est-il vraiment arrivé cinq ans plus tôt ?
La femme parfaite est un roman surprenant, et ce de la première à la dernière page. Je suis allée de surprises en surprises avec Abbie et son mari. Ce dernier a une attitude très étrange, il lui demande de rester à la maison le temps qu'elle se réhabitue toutefois il ne lui dit pas pourquoi. Il ne dit pas non plus ce qui est arrivé à la vraie Abbie cinq ans auparavant. L'intelligence Artificielle n'a pas accès à tout sur Internet, comme si le contrôle parental était activé, elle a du mal à comprendre le comportement de Tim, son besoin de contrôle.
En parallèle de la résurrection d'Abby (si je puis dire) nous découvrons la rencontre entre Abby et Tim, comment ce dernier l'a conquise, comment ils ont construits leur relation.. Nous découvrons des zones d'ombre dans le couple, dans le comportement de Tim ou de son épouse. Et puis nous découvrons aussi Danny, leur fils, qui est autiste.
Tout se déroule peu à peu et j'ai beaucoup aimé ce thriller psychologique.
L'histoire est originale, ce n'est pas tous les jours qu'une femme se réveille en apprenant qu'elle est une IE ! Il fallait y penser.
Danny est un petit garçon très touchant, et j'ai trouvé que l'auteur détaillait bien l'autisme, sans en faire trop. Il explique énormément de choses, de façons claires et compréhensives même si on ne connaît pas grand chose à ce handicap (comme c'est mon cas).
J'ai compris à la fin de l'ouvrage pourquoi ; en fait J.P. Delaney a un fils autiste, c'est pour cela qu'il maîtrise le sujet et ça se sent quand on le lit.
Abby m'a touché, aussi bien la femme qu'elle était que l'IE qu'elle est devenue. D'ailleurs, une question se pose à un moment : est t-elle humaine ou un robot ? Peut t-on lui enlever ses souvenirs et la réinitialiser comme un simple robot ?
Il y a énormément de surprises tout au long de ce roman, jusqu'aux dernières pages.
La femme parfaite est un thriller psychologique réussi et je lui donne quatre étoiles et demie.
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Citations et extraits (128) Voir plus Ajouter une citation
Quand un enfant meurt, c’est une tragédie aux yeux du monde entier. Les parents sont accablés par le chagrin, mais le chagrin peut s’estomper tôt ou tard. Le syndrome de Heller, lui, vous prend votre enfant et le remplace par un inconnu, un zombie brisé qui bave et habite son corps. D’une certaine manière, c’est pire que la mort. Car vous continuez à aimer cet inconnu, tout en portant le deuil de l’adorable petite personne que vous avez perdue.
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La mère d’un enfant autiste sait que les sentiments qu’elle éprouve pour lui ne seront jamais réciproques. Son enfant ne lui dira jamais Je t’aime, jamais il ne lui fera un dessin pour la fête des Mères, jamais il ne rentrera à la maison pour lui présenter fièrement une maquette réalisée à l’école, une petite amie, une fiancée ou un nouveau-né. Jamais il ne te racontera sa journée ni ne te confiera ses plus grandes peurs.

Il aura toujours besoin de toi, plus que n’importe quel autre enfant, parce qu’il est incapable de livrer bataille seul. Il a besoin de toi pour ne pas être écrasé par le monde. Il a besoin que tu sois son interprète, sa protectrice, son garde du corps, son avocate. Il a besoin que tu y réfléchisses à deux fois avant de mettre en marche l’aspirateur, le micro-ondes, le sèche-cheveux ou tout ce qui peut le faire souffrir. Que tu te battes contre les médecins, les serveurs, les professeurs, les alarmes d’incendie, ces imbéciles du marketing qui changent l’emballage des Cheerios sur un coup de tête, sans penser que cela va le perturber pendant des jours.

Il se peut qu’il n’accepte jamais que tu le serres dans tes bras, et encore moins de te serrer contre lui. En revanche, tu peux te dresser face au monde entier, en faisant de ton corps un bouclier, afin de parer les coups.

Il aura besoin que tu lui enseignes, laborieusement, les bases de la vie quotidienne : imiter, réclamer à manger, choisir des vêtements. Comment faire la différence entre un sourire et un froncement de sourcils, savoir déchiffrer les étranges contorsions d’un visage humain.
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Tim Scott était, ou serait bientôt, à l’intelligence artificielle ce que Bill Gates était aux ordinateurs, Steve Jobs aux smartphones et Elon Musk aux voitures électriques. On l’idolâtrait, on le craignait. Même ceux qui n’avaient pas réussi à suivre et dont on avait dû se séparer le respectaient. Et ils étaient nombreux. Scott Robotics n’était pas qu’une entreprise. C’était une mission, un Blitzkrieg dans une guerre de marché qui allait façonner l’avenir de l’humanité, et Tim était moins un P-DG qu’un commandant en chef qui menait l’assaut en première ligne, notre Alexandre le Grand. Son physique dégingandé, ses pommettes de rock star et son ricanement idiot ne parvenaient pas à masquer sa détermination d’acier, une détermination qu’il exigeait de chacun de nous en retour. Les journées de vingt heures étaient la règle plus que l’exception. Les jeunes diplômés de Stanford qu’il recrutait habituellement se sentaient valorisés, et non pas exploités, par cette éthique professionnelle démente. (À cet égard, ses entretiens d’embauche étaient devenus légendaires. On vous faisait entrer dans son bureau vitré, où il était occupé à envoyer des mails, et vous attendiez patiemment qu’il vous dise – sans lever les yeux – « Je t’écoute ». À vous, alors, d’expliquer pourquoi vous vouliez travailler dans sa société.
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Et Danny ? te demandes-tu. Est-il plus ou moins humain que d'autres ? Certains pourraient qualifier sa psychorigidité, son amour des horaires et son absence d'imagination de robotique. Quand des gens évoquent leur "humanité", ils font référence à leur empathie, à leur compassion, à leur code moral. Mais, évidemment, Danny n'est pas moins humain parce qu'il ne possède pas ces qualités. Il est humain d'une autre façon, voilà tout : c'est un être qui possède un ratio psychorigidité/empathie inhabituel.
Le véritable critère pour évaluer l'humanité d'une personne, songes-tu, c'est peut-être son attitude vis-à-vis des êtres comme Danny. Cherchera-t-elle aveuglément à les "réparer" pour qu'ils ressemblent aux autres, ou bien acceptera-t-elle leur différence pour faire en sorte que le monde s'y adapte ?
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La mère d’un enfant autiste sait que les sentiments qu’elle éprouve pour lui ne seront jamais réciproques. Son enfant ne lui dira jamais Je t’aime, jamais il ne lui fera un dessin pour la fête des Mères, jamais il ne rentrera à la maison pour lui présenter fièrement une maquette réalisée à l’école, une petite amie, une fiancée ou un nouveau-né. Jamais il ne te racontera sa journée ni ne te confiera ses plus grandes peurs.

Il aura toujours besoin de toi, plus que n’importe quel autre enfant, parce qu’il est incapable de livrer bataille seul. Il a besoin de toi pour ne pas être écrasé par le monde. Il a besoin que tu sois son interprète, sa protectrice, son garde du corps, son avocate. Il a besoin que tu y réfléchisses à deux fois avant de mettre en marche l’aspirateur, le micro-ondes, le sèche-cheveux ou tout ce qui peut le faire souffrir.
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