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ISBN : 2747057372
Éditeur : Bayard Jeunesse (24/10/2018)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Tom Ward est mort en combattant le meilleur guerrier de l'obscur. Tandis que Grimalkin désespère de trouver quelqu'un pour mener les armées combattre le puissant mage Kobalos, Lenklewth qui s'est allié à Golgoth, le seigneur de l'hiver, Tom, le nouvel Epouvanteur ressuscite.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
ryce56
  05 novembre 2018
13 ans que le premier tome est sortis en France.

Toujours la même magie et la même qualité d'écriture de la part de Delaney ; des phrases courtes et percutantes.
Un scénario haletant qui tire avantage du lore développé au fil des volumes. L'univers est travaillé avec minutie et beaucoup d'affrontements passés prennent tout leur sens. En particulier les événements du Tome 3, le Secret de l'Épouvanteur, (qui paraît bien loin à nous autres, lecteurs) qui trouvent un écho particulier.

Mais ce tome me laisse tout de même un goût amer en bouche. Ce fut un plaisir de le lire bien entendue mais de nombreuses grosses ficelles scénaristiques nous tombent dessus une fois arrivé la moitié du tome. La série ne m'avait pas habitué à ça. Delaney c'est l'auteur qui ose faire mourir John Grégory dans le flot d'une bataille sans nous donner le nom de son meurtrier, qui mentionne la vision de son cadavre avant de nous renvoyer au combat. Il fait dans le réalisme cru, pas dans l'héroïsme et la surenchère.
Avant d'approfondir ce que je considère comme décevant, je tiens à noter l'absence d'illustrations dans ce volume. C'est la première fois qu'un tome de l'Épouvanteur n'a pas le droit à une illustration de David Wyatt par chapitre. La raison ? Je l'ignore, j'ai pourtant tenté quelques recherches sans succès. Il me semble bien que la version anglaise comporte des illustrations, alors pour quelle raison Bayard nous en a privé ?
Passons à l'histoire elle-même.

le personnage de Jenny est toujours aussi attachant et original. Un personnage vif d'esprit, au caractère bien trempé et à la répartie acerbe, voilà qui donne une touche de vitalité qui manquait beaucoup aux protagonistes habituels : que ce soit le taciturne John Grégory, le calme et réfléchi Thomas Ward ou la sombre et mystérieuse Alice Deane. Elle est impertinente, certes, mais cela participe au charme du personnage.
Cette fille est la digne héritière de John Grégory par sa mentalité, bien plus que ne l'est Thomas Ward qui semble ne plus se poser de questions quand à ces multiples recours à l'obscur et la nature de ses alliés. Là vient mon premier reproche : Thomas Ward a mûri et changer, c'est évident et assez plaisant. Mais je m'attendais à ce qu'il tire leçon de ce qui lui était arrivé avec Alice. Dans le précédent tome on nous dressait le portrait d'un Thomas Ward meurtri qui s'en voulait de ne pas avoir écouter son maître.
de notre point de vue, lecteurs, c'était grandiose ! Nous qui nous étions naturellement mis du côté du jeune couple lorsque le vieux Grégory mettait en garde Tom contre Alice pour finalement nous prendre la même claque que Tom lors de son volte-face. Je trouvais la mise en abyme délicieuse. Nous aurions dû autant écouter Grégory que n'aurais dû le faire tome.
C'est là qu'intervient le volume dont je fait la critique.

Vous allez me dire qu'il reste un tome, rien n'est fait.
C'est vrai.
Sans doute reste-t-il quelques surprises sous-jacentes donnant du sens à cette union.
Je l'espère.

J'apprécie énormément le personnage d'Alice pour son côté versatile, par son destin irrémédiablement funeste et par ses actes, elle donne beaucoup à réfléchir au lecteur et à notre héros. Mais dans ce tome énormément de choses son gâchés ou mal exploité. Peut-être est-ce fait exprès. Peut-être ce personnage nous réserve un retournement de situation finale qui donnera un meilleur goût à ce tome ? À ce soudain « on efface tout et on recommence » ?
Terminons sur le fait que les scènes de batailles sont toujours narrées avec un réalisme très osé pour de la littérature jeunesse. C'est une bonne chose. La traduction est toujours aussi impeccable et toujours réalisé par une seule et même personne : Marie-Hélène Delval. L'évolution des personnages et de leur mentalité est plus que jamais ressenti par le lecteur. Je ne me suis jamais senti aussi éloigné du Thomas Ward des premiers tomes qui me semblait bien plus vertueux, l'actuel est bien plus "gris" dans ses actes ou ses réflexions et paradoxalement plus craintif et raisonnable dans ses décisions, le début de la sagesse ? Un poil de passivité également, tout le monde le mène un peu par le bout du nez, je l'ai connu plus affirmé notre Tom, c'est peut-être ça qui m'irrite le plus au final.
Vivement la suite que je sois fixé. Ce tome est peut-être plus important qu'il n'y paraît, tout dépend de comment seront exploité les décisions qu'ont pu prendre les personnages dans ce tome. La fin sera-t-elle prévisible ou quelques éléments viendront chamboulés les forces en place que semble avoir définis ce tome ?

Je dois bien admettre que l'issue qui me satisferait le plus serais une opposition entre une Alice au sommet de ses capacités ayant un objectif finale diamétralement opposé à celui d'un Thomas Ward déterminé à accomplir son devoir au pris de grands sacrifices, comme lui seul sait le faire. Une sorte de conclusion qui nous rappellerai que l'obscure reste l'obscure et qu'il ne faut pas faire confiance aux filles avec des sabots pointus. Une fin douce-amère. C'est ce que mérite une telle histoire.
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Cyrlight
  23 novembre 2018
Comme le titre le laisse présager, Tom Ward est de retour dans La résurrection de l'Épouvanteur. Toujours accompagné de Jenny et de Grimalkin, il continue sa route vers les terres Kobalos, mais sa mort l'a affaibli et rien ne se passe comme prévu au-delà de la rivière Shanna.
J'avais été moyennement emballée par le précédent tome de cette saga que j'adore pourtant, et si j'ai un peu plus apprécié celui-ci, je ne le classerais pas pour autant parmi mes préférés, car il souffre de la continuité de certains défauts.
La question de la mort de Tom, aussi riche en suspens que celle de Jon Snow dans Game of Thrones, est rapidement résolue dans les premières pages, même s'il en ressentira les conséquences pendant une grande partie du roman. Cet épisode l'incite à douter et à se remettre en question, une introspection intéressante à suivre.
À cause de cela, Grimalkin a plus de mal à le mener à la baguette que précédemment, et doit user de procédés encore moins louables pour le soumettre à sa volonté. Autrefois mon personnage préféré, je n'aime pas ce qu'elle est devenue dans ce nouvel arc. Où est passée la talentueuse guerrière capable de mettre tout le monde à genoux, et qui a déjà semé la terreur parmi les Kobalos dans le pacte de Sliter ? Ici, elle enchaîne les erreurs, les mauvais jugements et échoue dans plus ou moins tout ce qu'elle entreprend.
Jenny suit toujours son apprentissage auprès de Tom, mais se démarque par son inutilité chronique. J'ai beau essayé de m'habituer à elle, je n'accroche pas du tout à son personnage, si insolent et si condescendant, notamment dans sa façon de traiter les sorcières.
Voilà en ce qui concerne les principaux protagonistes, mais ce tome est surtout celui des come back. Alice fait son grand retour, et même si cela fait plaisir de la retrouver, sa réconciliation avec Tom est trop rapide. Seul point positif, la romance qui débute (enfin) entre eux n'empiète pas trop sur le reste de l'histoire.
J'attendais aussi avec impatience de revoir Sliter... et j'ai été déçue. Il n'apparaît que durant quelques pages, surgit presque comme un cheveu sur la soupe et repart aussitôt. Et Meg... Évidemment, l'auteur a su toucher la corde nostalgique en nous ramenant dans l'atmosphère du Secret de l'Épouvanteur, avec Anglezarke et le grand amour de John Gregory, mais c'est une réapparition qui est très mal gérée. Certes, la boucle de leur histoire est bouclée, mais l'intérêt de la faire revenir pour deux-trois chapitres, où elle passe son absence sous silence et ne sert finalement pas à grand-chose, est excessivement limité.
L'histoire en elle-même est sombre et plaisante à suivre, et l'étendue de la menace Kobalos, qui font des ravages parmi les rangs adverses, pousse à se demander comment les humains vont pouvoir triompher d'eux. le suspens est, à ce niveau, au rendez-vous. La fin, en revanche, est plutôt expéditive, et l'une des morts en particulier aurait mérité d'être plus dignement traitée, au lieu de quoi elle perd presque tout son impact.
Somme toute, ce tome est un brin meilleur que Thomas Ward l'Épouvanteur, mais demeure tout de même très moyen. La gestion des personnages est devenue la principale faiblesse de cette histoire, que ce soit dans leur emploi ou leur attitude. J'espère sincèrement que la suite rectifiera le tir, même s'il est hélas trop tard pour certains.
Lien : https://leslecturesdelietcyr..
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Syl1984
  03 novembre 2018
Chaque année je me réserve le jour de la sortie du nouveau tome de l'épouvanteur pour me plonger dans sa lecture, avidement, sans retenue. Et tous les ans, la magie opère à nouveau ! Qui est responsable ?
Est-ce l'auteur ? Non, pas exclusivment. Joseph Delaney y est pour quelque chose mais je ne connais pas, par exemple, le même engouement pour son autre série "Arena 13".
Est-ce l'univers ? Oui, l'univers est riche, travaillé, étrangement familier mais ce n'est pas un total revirement par rapport à d'autres univers de fantasy.
Est-ce cette ribambelle de personnages ? Je le pense bien. Quel plaisir d'avoir vu pendant toutes ces années Thomas évoluer pour passer d'apprenti à épouvanter, d'avoir vu Alice se tourner vers l'Obscur, d'avoir vu installer la relation entre Grimalkin, sorcière solitaire et les autres personnages !
Tous ces éléments font de l'épouvanteur une de mes séries préférées et ici, passée la déception de Bayard qui nous "nique" bien le contenu du livre soyons honnête, je retrouve cet univers que j'adore. Encore une fois, j'ai frissonné, j'ai été ému, et j'en ressors ravi et triste de voir le tome se termine et la fin de la série s'approcher.
Bon bien entendu
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LeParfumdesMots
  28 octobre 2018
Une fois ma déception passée, il sera très difficile et même impossible de ne pas apprécier de lire la suite des aventures de Thomas Ward. Joseph Delaney nous avait mis dans une situation horrible : le jeune épouvanteur est mort. Une fois encore, Bayard ne résiste pas à la tentation de rassurer le lecteur en donnant à ce tome le titre : La résurrection de l'épouvanteur. Aucun suspense sur la signification de ce dernier.
Alors que nous sommes toujours dans la continuité du premier cycle, l'auteur parvient à nous proposer un contenu totalement inédit. Alors que nous avions affaire à John Grégory, vieil homme campé sur ses positions avec un apprenti docile, nous retrouvons un couple bien plus « moderne », correspond mieux à la réalité : un jeune maître accompagné d'une apprentie arrogante et insupportable. Cette nouvelle relation permet au lecteur de se détacher assez facilement des romans précédents.
L'intrigue nous happe dès les premières pages et l'on ressent, dès la première page, la crainte de ne pas connaitre le dénouement à la fin du livre. Effectivement, même si Joseph Delaney nous propose une intrigue propre à ce deuxième roman, il veille également à nous proposer un fil conducteur pour les 3 nouveaux romans de ce second cycle. Et malgré toutes les hypothèses que l'on peut imaginer, rien ne se passe comme prévu.
Alors que l'on pourrait dire qu'il s'agit d'un bon livre, un événement totalement inattendu bouleverse notre lecteur : son retour !!! Malheureusement, je ne peux vous révéler cette information cruciale, mais elle vous comblera de bonheur… du moins, pour un grand nombre d'entre vous.
Le roman, écrit de la main de Thomas Ward et son apprentie Jenny, reflète parfaitement l'âge des narrateurs. Les récits de Tom évoluent au fur et à mesure qu'il vieillit. Quand à Jenny, on retrouve son impulsivité dans ce qu'elle raconte. Joseph Delaney a évité l'erreur grossière de proposer plusieurs narrateurs qui « écrivent et parlent » identiquement.
Lien : https://leparfumdesmots.blog..
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lorelei68
  25 octobre 2018
Ravie de retrouver Tom Ward dans cette nouvelle aventure. L'histoire reste toujours aussi captivante et cela reste un livre duquel on ne peut détacher les yeux.
Sans trop spoiler, en plus d'un retour totalement inattendu, on verra la fin d'un personnage emblématique de cette saga.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
LeParfumdesMotsLeParfumdesMots   28 octobre 2018
Je voulais être de retour dans la bataille, m'assurer que Jenny était saine et sauve et que nos troupes franchiraient la rivière.
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Videos de Joseph Delaney (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joseph Delaney
À l'occasion du SLPJ 2018, Pierre Krause de Babelio anime une rencontre entre Sean Easley et Joseph Delaney.
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