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EAN : 978B08C74GQL4
121 pages
Éditeur : Librinova (02/07/2020)
4.31/5   24 notes
Résumé :
« Un récit à mi-chemin entre les Évangiles et "Psychose" d'Alfred Hitchcock. Une réussite ! »
— Amélie Nothomb

À 33 ans, Victor Sommer mène une vie discrète et monotone qui lui pèse. Secrètement, il aspire à devenir « quelqu’un » aux yeux du monde. Cette ambition est toutefois entravée par sa mère, une vieille infirme autoritaire et possessive qui l’empêche de proprement exister.

Mais voilà qu’un jour, cette dernière disparaît... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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coquinnette1974
  14 février 2021
Je remercie Vincent Delareux qui a eu la gentillesse de m'envoyer, en service presse, son roman : le cas VictorSommer.
À 33 ans, VictorSommer mène une vie discrète et monotone qui lui pèse. Il aimerait devenir « quelqu'un » aux yeux du monde mais cette ambition est toutefois entravée par sa mère, une vieille infirme autoritaire et possessive qui l'empêche de proprement exister.
Mais voilà qu'un jour, cette dernière disparaît sans laisser de traces.
Livré à lui-même, son fils va devoir faire face à ce monde qu'il n'a jamais appris à connaître... à ses risques et périls.
Car sa mère, sans doute, n'est pas aussi loin qu'il le pense…
Le cas VictorSommer est un très bon roman noir.
J'avais compris certains éléments assez rapidement mais cela n'a pas dérangé ma lecture car j'ai pris plaisir à découvrir le personnage de Victor. Je ne vais pas aller jusqu'à dire que je me suis attachée à lui toutefois il est intrigant cet homme.
Et oui, il est très étrange ce trentenaire qui vit avec sa mère depuis toujours. Il ne travaille pas, elle l'entretient. Cette femme est possessive, ne veut pas que son enfant trouve un emploi, elle le nomme mon enfant, l'infantilise.. Elle boude quand il trouve un travail, s'intéresse à une jeune fille. Victor est docile en apparence mais parfois, il se rebiffe et en a un peu marre de passer toute sa vie en compagnie de sa maman. Il aimerait vivre, être quelqu'un..
Quand sa mère disparaît, Victor le prend mal, il souffre.. Avant de vivre les choses beaucoup mieux...
J'ai aimé découvrir la vie de cet homme, la relation très particulière avec sa mère, ses confessions à son psy, sa relation naissante avec une jeune femme..
Il y a de très bonnes choses dans ce roman noir, qui est glaçant.
Vincent Delareux a une plume acérée, qui fait mouche. J'ai aimé l'histoire, les personnages même si Victor est un peu... déroutant, dirais-je.
Le dénouement quand à lui est très réussi.
Vous l'aurez compris, je trouve que le cas VictorSommer est une réussite.
Je vous invite à le découvrir ; ma note : 4,5 étoiles.
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dvall
  26 février 2021
Un court roman, à l'écriture simple mais précise, agréablement fluide. le style possède un charme désuet, étonnant pour un auteur si jeune. le narrateur de ce récit à la première personne est un homme célibataire de trente-trois ans, l'âge du Christ à sa mort dit-on… Victor Sommer habite depuis toujours chez sa mère, une femme vieillissante et possessive, inquisitrice et étouffante. Victor Sommer n'a pas besoin de travailler puisque sa mère l'entretient. Il n'a pas besoin de fréquenter du monde puisqu'il a sa mère pour lui. Il n'a pas besoin de « chez soi » puisque sa place depuis toujours est « chez elle ». Victor Sommer voit un psychiatre à qui il parle beaucoup de sa mère, et puis il y a ce père qu'il n'a jamais connu et dont la seule image qu'il garde en mémoire est une photographie entrevue une unique fois lorsqu'il était petit. Et puis un jour, sa mère se volatilise. Victor Sommer se retrouve seul face au monde et à son moi amputé…
Malgré ce tableau ni glorieux ni propice aux échappées aventureuses, l'auteur parvient à nous embarquer dans la psyché de son personnage narrateur, à nous faire ressentir ses angoisses et ses névroses, sa touchante sensibilité, sa vision cynique du monde et ses émois dévorateurs. Bien évidemment, Freud n'est jamais loin et le lecteur pressent que les méandres de l'inconscient et du subconscient viendront bientôt s'entremêler avec la réalité de ce monde dans lequel Victor Sommer ne parvient pas à trouver sa place ni à se révéler tel qu'il devrait être. La mécanique est efficace… du moins jusqu'à la moitié du roman. Car pour moi le charme s'est rompu en devinant bien trop précocement le dénouement de cette histoire. Les indices m'ont sauté aux yeux et cette révélation a gâché la seconde partie de ma lecture. Dommage, car c'est à ce moment que le récit bascule dans une ambiance un peu kafkaïenne qui aurait mérité d'être prolongée voire intensifiée, et surtout mieux voilée.
Ce roman reste une découverte intéressante et je lirai certainement le prochain ouvrage de ce jeune auteur prometteur.
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Melaniedesforges
  22 juin 2021
I. Entre réalisme et burlesque
Un truc que j'ai vraiment aimé dans ce roman c'est son ton. Parce que le roman est bel et bien sombre, mais au final il y a cette petite touche d'absurde qui vient te coller un sourire à la figure de temps à autre. Victor n'est pas du tout un bout-en-train, loin de là ! Il n'est pas du genre à te sortir son répertoire de blague Toto à l'apéro. de toute façon il n'est même pas du genre à venir à ton apéro, donc la question ne se pose pas. En fait, Victor est comique malgré lui.
C'est un don à ce stade-là ! Son cerveau est clairement monté à l'envers, ça ne fait aucun doute et du coup, par moments, il a des réflexions, des gestes qui nous paraissent totalement incohérents dans notre logique mais qui matchent avec la sienne. On en vient à rire de ses pensées tordues sans jamais les remettre en question parce que c'est tout à fait « normal » qu'un type comme lui puisse penser ça.
On accepte tout ça parce que dès le début, Vincent Delareux nous montre que l'on ne se trouve pas dans le monde régi par notre logique. Dès le début, on comprend que Victor a un sacré grain et qu'il faut juste se laisser guider par la mécanique de son cerveau tordu.
II. Tu vois Psychose ? Bah, voilà !
J'aime d'amour Psychose. Pour tout te dire, dans mon premier appartement, j'avais l'affiche de cinéma du film. Genre l'affiche originale. D'époque. Grandeur nature. Au-dessus de mon lit ! Mon chat étant passé par là, l'affiche a pas fait long feu. M'enfin ! Je suis une grosse fan également de Bates Motel, donc tu te doutes bien que j'avais prévu, un jour dans ma vie de lire le roman de Robert Bloch à l'origine du film.
Je l'ai toujours pas lu, mais pourtant j'ai l'impression que c'est fait maintenant que j'ai fini le cas Victor Sommer ! Tu y retrouves Norma Bates, chère maman de notre tueur chéri, il y a pas à dire. Je ne sais pas vraiment si Vincent Delareux a écrit son roman avec l'intension de rendre hommage à Psychose, mais le pari est réussi. On sent clairement des liens qui se forment, on va pas se mentir, mais pourtant à aucun moment on a une impression de plagiat ou de copier-coller.
Vincent Delareux a réussi à prendre ce thème et à se l'approprier.
Il y a une autre influence que j'ai sentie dans ce roman. Alors, je ne vais pas faire la meuf ignorante, je sais très bien qu'Amélie Nothomb a lu ce roman. Vincent Delareux utilise même l'avis de l'auteure pour sa com. Et il a raison de le faire ! Donc je me doute bien que si Vincent a envoyé son roman à Amélie Nothomb, c'est qu'il l'estime et lit ses romans. Et en effet, j'ai peut-être senti une certaine influence sur sa plume. Mais encore une fois, Vincent s'approprie les codes et rend hommage. Jamais il ne plagie. Et c'est ça qu'on aime !
III. Suspens alors que pourtant…
Bon, là je vais essayer d'expliquer mon point de vue sans spoiler. Ça va être dur, je vais pas te mentir ! Tu sais que je suis 100% honnête donc je vais te raconter tout ce que j'ai ressenti.
Dès le premier chapitre, je me doutais déjà plus ou moins de ce qui s'était passé.
Ouais, dit comme ça, ça parait violent. Mais c'est là où Vincent Delareux a puisé tout son suspens. Bon déjà, dès le début, tu sais que la mère Sommer va disparaitre (c'est dit dans le premier chapitre et de toute façon, c'est le pitch du résumé, donc je ne t'apprends rien). Mais pendant tout le premier tiers du roman, tu vis l'avant. Tu attends ce moment où elle va prendre la poudre d'escampette. Et c'est là que tu as du suspens. Tu sais ce qui va arriver, mais tu ne connais pas le contexte.
Et la tension elle reste même après ! Encore une fois, depuis le début, je me doutais un peu de ce qui se cachait derrière cette disparition et pourtant j'avais envie de connaitre la suite. Je voulais arriver au dénouement pour une raison simple : Je voulais savoir comment Victor le découvrirait et surtout quelle serait sa réaction.
C'est là où Vincent se démarque vraiment de l'univers Psychose. S'il avait simplement fait un roman avec pour seule tension la disparition de la mère, ce bouquin ne sortirait pas du lot. Mais tout l'intérêt du livre réside dans ce qui amène Victor au point final. L'important n'est PAS le point final, mais le chemin parcouru pour y parvenir.
Créer du suspens alors qu'on se doute déjà de la fin, ça c'est très fort !
IV. L'après-lecture
Alors, oui, j'ai pas été surprise par la fin et je n'ai peut-être pas eu le feu d'artifice que j'attendais, mais d'un côté, je pense que ce n'était pas non plus le but recherché par l'auteur. Il ne voulait pas nous surprendre avec un dénouement digne des meilleurs twists, il ne voulait pas qu'on se retrouve la bouche grande ouverte à se dire « mais comment j'ai pu passer à côté ? ». Parce que, de toute façon, ça aurait pas collé avec l'ambiance du roman.
On est sur un roman psychologique. Une ambiance lourde, une mère menaçante même lorsqu'elle n'est plus là. Tout ça, c'est subtil, c'est invisible et pourtant si présent. C'est discret mais rudement angoissant pour ce fils qui vit dans l'ombre maternelle. Donc forcément, la fin devait être cohérente avec ça. La fin devait être discrète mais rudement dark.
Il y a des romans qui nous marquent par leur fin explosive ou surprenante, et il y a des romans qui nous marquent par le cheminement que l'on a parcouru tout au long de leur lecture. le cas Victor Sommer fait parti de la deuxième catégorie.
V. PÉPITE OU PAS PÉPITE ?
Pour moi, c'est une pépite. Alors je m'excuse d'avance pour cette comparaison réchauffée au microonde, mais le cas Victor Sommer est vraiment un roman à la Amélie Nothomb mais avec la patte de Vincent Delareux. L'ambiance prévaut largement sur la chute. Tout se joue dans cette tension qui nous maintient, dans cet accident qu'on connait déjà mais que l'on voit arriver sur nous sans pouvoir y faire quelque chose.
Je te le recommande vraiment, et je dois bien avouer que je vais garder un oeil sur Vincent Delareux, parce que je pense avoir reniflé un très bon auteur, là !
Lien : https://www.melaniedesforges..
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bagus35
  24 février 2021
Merci à SimPlement et à l'auteur,Vincent Delareux, pour l'envoi en service presse de ce bon roman .Victor Sommer ,33 ans,vit encore chez sa mère qui pourvoit à toutes ses dépenses mais l'empêche d'avancer dans la vie.Cette mère castratrice lui refuse de travailler ou de faire de belles rencontres alors Victor va enfin se rebeller en répondant à une annonce pour un travail et en s'ébattant avec Eugénie ,une ancienne camarade de classe ,mais à quel prix?Un roman noir à découvrir.
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Yumiko
  21 juin 2021
J'aime particulièrement les romans noirs psychologiques, surtout quand ils sont menés de main de maître comme c'est le cas ici. L'auteur nous plonge dans une histoire qui éveille de drôles d'émotions en nous avec cette étrange relation qui lie une mère à son fils de 33 ans. Victor est clairement sous la coupe de cette mère possessive qui le garde bien au chaud dans ses filets et compte bien l'empêcher de voler de ses propres ailes.
Mais voilà qu'un jour, suite à un début de prise de position de ce fils qui n'osait rien dire jusque-là, cette même mère va s'en aller. Définitivement ? Rien n'est moins sûr… Mais voilà, Victor se retrouve livré à lui-même et totalement libéré de ses chaînes. Un peu dérouté au départ, il va finir par y voir un certain intérêt et oser vivre vraiment sa vie. Mais est-il aussi libre qu'il semble le croire ? Que lui apportera cette liberté ?
L'auteur nous propose une histoire au fil rouge très bien tissé. Nous suivons le parcours de Victor avec curiosité et beaucoup d'interrogations. Pourquoi sa mère ne revient pas ? Que se passe-t-il vraiment ? Que signifient ces rêves, qui ressemblent plus à des cauchemars, qu'il fait très souvent ? Nous sentons que des révélations vont arriver, sans être totalement sûrs de ce qui va venir et du tournant qui sera pris par le roman.
Le récit est très bien construit et le côté psychologique de cet ouvrage est vraiment bien maitrisé. Les personnages sont complexes et toutes leurs facettes sont bien développées, de quoi nous donner envie d'en apprendre toujours plus et de les suivre de bout en bout. Victor se révèle au fur et à mesure et nous nous demandons où tout cela va nous mener.

Je dois admettre que j'avais anticipé certains événements, m'attendant clairement à certains retournements de situation. Toutefois, cela n'enlève rien à la qualité de cette histoire, car l'auteur l'a vraiment bien ficelée. C'est un excellent roman noir qui ravira les fans du genre avec son personnages principal bien torturé et qui ne demande qu'une chose : sortir de la cage dans laquelle il a été enfermé un peu malgré lui.
En bref, ce roman est à conseiller à tous les fans de romans noirs psychologiques. Ils trouveront ici tous les ingrédients qui en font un bon dans le genre.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
bagus35bagus35   19 février 2021
J’ai en horreur cette propension qu’ont les animaux à s’accoupler de manière irraisonnée. Ceux-là n’obéissent qu’à des pulsions primaires dont ils sont les esclaves. Il en va de même pour l’être humain qui, paraît-il, est lui aussi un animal. Des milliers d’entre eux s’adonnent en ce moment à des parades dégoûtantes et à des pratiques que je n’ose pas me figurer tant elles me mettent mal à l’aise. Voilà une vérité que je dois énoncer avec regret : l’Homme ne mérite pas sa majuscule pompeuse, car il n’est rien d’autre qu’une bête.
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AngeliqueLeslecturesdangeliqueAngeliqueLeslecturesdangelique   15 mai 2021
Je suis entré dans la salle de consultation et me suis installé sur le fauteuil en face de son bureau. Il a chaussé une paire de lunettes, a saisi un stylo entre son index et son majeur et m'a lancé comme un affront :
« Comment les choses ont-elles évolué depuis notre dernier rendez-vous ? »
Comme d'habitude, cette question m'a paru saugrenue. Séance après séance, je me demande ce que le docteur appelle « les choses ». Considère-t-il mon existence comme un vulgaire objet parmi d'autres ? Dans ce cas, c'est avec regret que je dois lui donner raison. Après tout, ma vie n'est rien de plus qu'un bien que je possède et dont je pourrais me débarrasser à la première occasion, si d'aventure je venais à m'en lasser.
Ne sachant que répondre à l'interrogation du docteur, je me suis contenté de hausser les épaules en lâchant nonchalamment :
« Maman est toujours en vie. »
Cette phrase s'était imposée d'elle-même, sans que je comprenne pourquoi. Je n'avais pas réfléchi avant de la prononcer. elle ne rimait à rien.
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VincentDlrxVincentDlrx   11 juillet 2020
Les gens qui parlent beaucoup m’ennuient. Ceux-là expriment leurs vues sur tout, sans retenue. Ils n’ont rien à cacher.
Les muets, eux, m’intriguent bien davantage : s’ils n’ouvrent pas la bouche, c’est souvent par peur de laisser s’échapper des secrets qu’ils taisent depuis trop longtemps. Voilà ce qui m’intéresse : comprendre ce que leur silence dissimule. 
Commenter  J’apprécie          50
LectureChroniqueLectureChronique   19 mars 2021
Ne sachant que répondre à l'interrogation du docteur, je me suis contenté de hausser les épaules en lâchant nonchalamment : "Maman est toujours en vie". Cette phrase s'était imposée d'elle-même, sans que je comprenne pourquoi.
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VincentDlrxVincentDlrx   02 juillet 2020
Être fataliste, c’est avoir conscience de sa mort inéluctable, prendre la mesure de sa misérable condition et s’en attrister. Être réaliste, c’est la même chose, sans la tristesse.
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