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EAN : 9782213020211
473 pages
Fayard (23/10/1996)
3.56/5   34 notes
Résumé :
Gestapo, ces trois syllabes ont, pendant douze années, fait trembler l'Allemagne, puis l'Europe entière. Jamais, dans aucun pays et à aucune époque, une organisation n'atteignit cette complexité, ne détint un tel pouvoir, ne parvint à un tel point de " perfection " dans l'efficacité et dans l'horreur.

Jacques Delarue a voulu démonter son mécanisme, montrer comment le régime nazi n'a pu s'imposer que grâce à cette armature qui soutenait les moindres él... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Bonjour les babeliophiles petit retour sur ma dernière lecture de 457 pages sur ma liseuse.
L'auteur essaye avec son écriture de nous faire lire son engagement pour nous livrer la vérité. Pour cela il s'appuie sur des documents et d'autres sources fiables. Un sujet complexe et sombre de cette période. L'auteur détaillé l'organisation interne de la gestapo des ces opérations des ces horreurs de ces massacres toutnlenmonde y passe opposante politiques , antisémite bref l'horreur à l'état pure.
Certains passages sont longs et que j'ai lu en diagonale car je pensait rentrer rapidement dans le vif du sujet.
Toutefois, comme je le précise toujours, ceci est purement personnel.
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Retour sur une période des plus sombres de l'histoire de la seconde guerre mondiale en France.

2% de la population entrera en résistance contre l'occupant.

En effet, les écrits, témoignages et documents sont malheureusement là pour rappeler cette ferveur patriotique qui su rester si discrète pour tant de fiers patriotes.

A mettre entre les mains du plus grand nombre afin de ne pas perdre la réalité de notre mémoire.
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Un livre extrêmement complet sur l'une des organisations les plus terrifiantes du 20ème siècle. Jacques Delarue décrit patiemment la naissance puis la montée en puissance de la lugubrement célèbre Geheime Staatspolizei, avec tout ce qu'elle compte de règlements de compte en interne mais aussi sa détermination à éradiquer la moindre opposition. Un livre nécessaire pour comprendre comment s'est créée cette police secrète d'Etat, la manière dont elle a étendu son influence à travers tous les pays annexés et même plus loin, et finalement les raisons de son effondrement.
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La Gestapo, le SD, etc. ces noms résonnent et provoquent aujourd'hui encore l'effroi tant cette institution, instrument meurtrier des nazis, machine implacable aux arcanes d'une complexité peu commune, fût partie prenante de tous les crimes imputés au Troisième Reich. Jacques Delarue a édité ce livre sur l'histoire de la Gestapo en 1963. Véritable plongée dans l'horreur de bourreaux ordinaires, fonctionnaires d'un système où l'inhumanité était érigée en règle de conduite. On en ressort touché par l'effroi, l'on songe au NKVD soviétique avec cette méticulosité, cette rigueur toute germanique. Himmler, Heydrich, Kaltenbrunner, autant d'hommes qui ont servis cet instrument de terreur visant à éradiquer toutes formes d'opposition supposée ou réelle. Malgré son ancienneté cet ouvrage est des plus intéressant, c'est une première entrée en matière pour ceux qui souhaitent creuser cette question. Il existe peu d'ouvrages en français sur ce thème ce qui explique les nombreuses rééditions dont cet ouvrage fût l'objet. Bien sûr la recherche historique a depuis progressée rendant certains propos de l'auteur obsolètes, on pourra noter aussi quelques imprécisions ici et là. Néanmoins, ce livre se lit très bien, à découvrir donc pour les amateurs d'histoire sur cette période
Lien : https://thedude524.com/2011/..
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Finalement texte peu vieilli et qui demeure pertinent, principalement sur les débuts et la fin de cette organisation crapoteuse et délirante.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Cette jeune république, enfantée dans le désastre, devint très vite la bête noire des militaires qui remâchaient l'amère saveur de la défaite et commençaient à parler de trahison.
(...)
(les militaires) avaient constitués de curieuses formations, les " corps-francs", les "groupes de combat", sorte d'armées personnelles ne reconnaissant d'autres chefs que l'officiers qui les commandait. Ces groupes réduisirent les tentatives locales d'insurrection, prenant ainsi une hypothèque sur le régime, quand ils formèrent peu après les cadres de la nouvelle armée.
En même temps, les militaires découvrirent la politique, ou ce qu'ils crurent être la politique, et créèrent une sorte de service d'action psychologique qui organisa des "cours de pensée civique". L'un des animateurs de cette institution fut le capitaine Ernst Roehm.
Au début de l'été 1919, un nouveau Bildungsdoffizier sortit de ces cours. Il s'appelait Adolf Hitler et venait d'y recevoir les rudiments de la future doctrine nationale-socialiste. Tout a été dit sur le rôle déterminant des militaires allemands dans la naissance du nazisme. Alliés à certains industriels, ils créèrent ou soutinrent les groupuscules qui partageaient les idées antidémocratiques, prônaient le militarisme, relançaient l'antisémistime qui avait alors complètement disparu.

747 - [Le Livre de Poche n°2392, p. 19-20] Préambule
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Le nazisme est né du complexe de la défaite. Quand l'Allemagne dut s'avouer vaincue en novembre 1918, ses militaires refusèrent d'admettre cette défaite qu'ils pensaient ne pas avoir méritée.
Les cadres traditionnels de l'armée impériale allemande, dominée par la caste des officiers prussiens cultivaient depuis toujours les habitudes et les sentiments militaristes qu'ils développaient jusqu'à l'hypertrophie. Se considérant comme les seuls maîtres de l'Allemagne et des peuples de serfs qu'ils persistaient à y voir, ils ne purent accepter l'idée de leur capitulation et en tirer des enseignements. Ils commencèrent à répandre la version d'une armée invaincue mais victime d'une trahison. Ils oubliaient de dire qu'en novembre 1918 les troupes allemandes avaient encore 184 divisions en ligne, mais n'en avaient plus que 17 de réserve et 2 fraiches seulement, alors que les alliées (en) alignaient 205, mais disposaient de 103 divisions de réserve dont 60 fraîches, que les renforts américains venaient grossir chaque jour.

742 - [Le Livre de Poche n°2392, p. 15-16]
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Ces monstres furent le plus souvent des hommes comme les autres, avec des côtés presque attachants. Leur destinée a changé de cours le jour où l'hitlérisme leur a donné une nouvelle "morale" en substituant à leur propre conscience une soumission totale au dogme nazi. C'est alors la dictature d'un "gang", le régime de la force brutale, la fin du droit le plus élémentaire.
L'être humain est un fauve dangereux. En période normale, ses instincts mauvais demeurent à l'arrière-plan, jugulés par les conventions, les habitudes, les lois, les critères de la civilisation. Mais que vienne un régime qui non seulement libère ses impulsions terribles, mais en fasse des vertus, alors du fond des temps le mufle de la bête réapparait sous le masque fragile du civilisé, déchire cette mince écroce et pousse le hurlement de mort des temps oubliés.
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Dès le 22 juin 1933, une instruction signée de Goering enjoignait aux fonctionnaires de surveiller les paroles et les actes des employés de l'Etat et de dénoncer ceux qui critiqueraient le régime. On obtenait ainsi une sorte d'auto-surveillance puisque chacun espionnait ses voisins et était espionné par eux. Et pour garantir le fonctionnement de ce système de délation, la circulaire de Goering précisait que le fait de renoncer à faire des rapports de dénonciation serait considéré comme un acte d'hostilité à l'égard du gouvernement !
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(Hitler) avait compris que le pouvoir lui appartiendrait à condition de le conquérir dans la légalité, c'est à dire en usant de la force, mais entourée d'artifices; en violant la loi, mais à l'abri de solides complicités, en feignant de jouer le jeu de la démocratie, mais en la minant de l'intérieur.
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Vidéo de Jacques Delarue
Gestapo française.
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